Tag: Vaucluse

  • Le mouvement Debout de Ruffin se lève en Vaucluse

    Le mouvement Debout de Ruffin se lève en Vaucluse

    Pas une nouvelle liste de gauche à Avignon mais un nouvel acteur politique. Le mouvement Debout, impulsé par le député ex-LFI François Ruffin, vient de s’implanter en Vaucluse. Fort de 400 sympathisants et 50 adhérents, il a été présenté ce vendredi à Avignon. « La politique doit servir à protéger les gens, pas à les écraser, François Ruffin représente une voix qui n’a jamais accepté que la résignation devienne la règle, il montre que l’on peut mener un combat sans se trahir », fait valoir Philippe Pascal, référent départemental.

    Connu comme lanceur d’alerte comme inspecteur de l’Urssaf, – « François Ruffin faisait partie de mon comité de soutien » – celui qui a porté une candidature DVG aux dernières législatives à Avignon avant de soutenir au second tour Raphaël Arnault, défend « la dignité au travail, la justice fiscale, les services publics et la lutte contre la précarité ». Des thèmes qu’il entend porter dans la campagne des municipales mais pas à n’importe quel prix.

    « On va discuter avec David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI) mais on ne veut pas de liste hétéroclite entre amis d’aujourd’hui ensemble et ennemis d’hier puis de demain, on veut échapper à la cuisine et aux arrangements dont les gens ont marre », pose Philippe Pascal, orphelin de Joël Peyre dont il était un soutien initial. « Certains m’ont demandé de prendre sa suite mais il y a déjà assez de listes à gauche pour ne pas rajouter de la division », estime-t-il. Debout Vaucluse pourrait donc aussi ne soutenir aucun candidat mais « dans tous les cas, on appellera à voter à gauche, le pire serait d’abandonner le terrain aux marchands de haine », assure Philippe Pascal. Notons que hors Avignon, Philippe Armengol, maire-candidat de Velleron est membre de Debout.

  • Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    La suspension totale de l’activité du centre de santé dentaire Santéa à Avignon a été levée par l’Agence régionale de santé (ARS) de Paca ce jeudi 22 janvier, après plus de trois mois d’arrêt.

    Dans l’arrêté portant sur cette réouverture, l’ARS estime qu’après une visite de contrôle effectuée le mardi 23 décembre dernier dans l’établissement par deux inspecteurs de santé publique et de l’action sanitaire et sociale, et des documents complémentaires fournis le 31 décembre, « les divers manquements portant atteinte à la qualité et à la sécurité des patients ont totalement cessé ». La suspension avait été maintenue une première fois le 17 novembre dernier par le directeur général de l’ARS Paca.

    Une décision qui peut faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

    Graves manquements

    La fermeture du site faisait suite à une inspection menée le 23 septembre dernier par des agents de l’ARS. Dans l’arrêté publié alors par l’organisme de santé, on faisait état d’une « absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques », ainsi que d’une « absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires ». Dans le détail, étaient évoqués des porte-instruments rotatifs « susceptibles d’engendrer des contaminations croisées entre deux patients », l’absence « de preuve de maintenance interne et externe des équipements de la salle de stérilisation » et une « salle de stérilisation inadaptée à l’activité de préparation des dispositifs stériles du fait de sa configuration et de ses équipements ». Ce qui expose la patientèle à « un risque de contamination bactérienne et virale (VHC, VHB, VIH) ».

  • Des soignants unis pour un meilleur parcours de soins

    Des soignants unis pour un meilleur parcours de soins

    Quasiment tous les dirigeants des établissements et organisations de santé du Vaucluse étaient réunis ce vendredi 23 janvier à l’occasion de la signature de la convention-cadre entre les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et le Groupement hospitalier de territoire (GHT) de Vaucluse pour une « coopération territoriale entre les acteurs de santé et l’amélioration du parcours des patients ».

    Derrière ces termes techniques se cache une vraie demande des professionnels de santé, comme évoqué lors de la signature du document dans les locaux de la CPAM de Vaucluse. « Cela permettra de mieux connaître le fonctionnement de chacun », précise Valérie Lapierre, présidente de la CPTS Synapse Comtat Venaissin et infirmière libérale à domicile autour de Carpentras. Avec une attention particulière sur le parcours des patients entre les acteurs de la médecine de ville, à savoir les professionnels de santé libéraux, et les établissements de santé comme les hôpitaux publics du territoire. « On souhaite fluidifier le parcours du patient. Parfois, par exemple, une infirmière apprend qu’une personne qu’elle suit a été hospitalisée pendant le week-end. Ou encore que la médication a changé. Ces nouveaux processus doivent régler ces questions », poursuit Valérie Lapierre. On trouve au total dix établissements hospitaliers et neuf CPTS sur le département.

    « Aujourd’hui marque une étape de tout le travail qui a été effectué et qui restera à poursuivre. On ne doit plus avoir de silo, de frontière entre la ville et l’hôpital », lance fièrement le docteur Borhane Slama, président de la Commission médicale de groupement de Vaucluse, à l’initiative du texte, et qui souhaite aussi le voir évoluer « vers les établissements privés ».

    Partage des tâches

    Il précise ensuite comment se traduit concrètement cet accord avec les établissements signataires, à savoir la création de « groupes de travail sur des problématiques spécifiques », ou encore le fait de « travailler sur la télémédecine et la téléconsultation », et surtout le « déploiement d’outils numériques communs ». « Cela ne rend rien obligatoire mais tout possible », avance Pierre Pinzelli, directeur de l’hôpital d’Avignon.

    Loïc Souriau, directeur de l’ARS en Vaucluse, évoque parmi les priorités le suivi de la santé mentale, estimant que « la ville doit prendre sa part ». Ce à quoi Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice du CH de Montfavet, ne manque pas de rebondir en estimant « que ce n’est pas en grossissant l’établissement que l’on va régler le problème mais en partageant les tâches ».

  • Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Aucun doute qu’Arthur Gea a joué, ce jeudi, à Melbourne, le plus grand match de sa carrière. La rencontre phare de la journée en Australie a opposé le Vauclusien au Suisse Stan Wawrinka, 40 ans et triple vainqueur en Grand Chelem. Un thriller de 4h33 qui a tourné en faveur du joueur le plus expérimenté (4-6 6-3 3-6 7-5 7-6). Il a fallu attendre le super tie-break, au bout du 5e et dernier set, pour connaître le vainqueur de ce 2e tour. Gea a concédé sa première défaite en 2026 après avoir remporté le Challenger calédonien de Nouméa puis en sortant des qualifications du premier grand tournoi de l’année.

    Jamais il n’avait autant joué sur un seul match durant sa jeune carrière. Une grande performance, mais même face à un quadragénaire, le joueur français a fini par faiblir physiquement. L’envie était là, les jambes à la limite. « J’étais prêt à finir en chaise roulante, ce n’était pas loin d’ailleurs… J’ai l’impression que c’était très suivi en France. Ça peut m’ouvrir des portes », a-t-il lâché en conférence de presse. Bien parti lors du premier set (6-4), le natif de Carpentras a vu son adversaire égaliser. En menant 2 manches à 1, Arthur Gea s’est offert un matelas mais l’Helvète a sorti un splendide passing de coup droit pour empocher le 4e set (5-7).

    Cette fin de partie a été haletante avec plusieurs balles de break sauvées par le Tricolore. Wawrinka montrait qu’il était en mission, doigt sur la tempe pour montrer au public et à son adversaire que tout se jouait dans la tête à ce stade du match. Le tie-break a été à sens unique (10-3), mais le Français a appris. Prochain rendez-vous pour lui, l’ATP 250 de Montpellier, début février, où il sera invité.

  • Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Très loin de l’agitation et des problématiques actuelles des agriculteurs, l’association Terre de liens mise sur le local. Quoi de plus logique donc de se pencher sur les municipales, élection locale par excellence. Ce jeudi matin, à la ferme de la Durette à l’entrée sud d’Avignon, une vingtaine de candidats et ou leurs représentants à Avignon, Apt, Orange, Morières, Cadenet, dont les membres du système de sécurité alimentaire ou même Tavel (Gard) a répondu présent à l’invitation de Terres de lien, qui aide à l’acquisition de terres agricoles en soutenant les installations paysannes. « Parler des municipales est une grande première, campe Serge Bastet, co-trésorier de Terre de liens Paca. On est convaincus que le travail commence en local, or, dans la région, on ne consomme que 12% de ce que l’on produit. »

    Pendant plus de deux heures, les échanges ont alterné entre boîte à outils, exemples concrets et partage d’informations. Les candidats ou certains déjà élus, avaient des questions techniques ou pratiques. « Peut-on toucher des aides à l’installation pour les agriculteurs si la commune porte un projet ? », demande par exemple Céline Celce, candidate d’union de la gauche à Apt. « Oui, il faut faire un bail à ferme », lui répond un bénévole de Terre de liens.

    Élue à Tavel, Flavie Cayol vient, elle, chercher des conseils pour porter le projet d’une ferme municipale capable d’alimenter la restauration scolaire. Jean-Pierre Cervantès (Les Écologistes), soutien de David Fournier (PS), ou Julien De Benito (PCF), adjoint au maire en charge de l’alimentation durable, appui de Mathilde Louvain (PCF), ont soulevé l’enjeu d’une régie municipale agricole. Même si le modèle de ferme pilote agro écologique de la Durette est difficilement duplicable à l’infini, il démontre que quand les collectivités s’emmêlent « on s’en sort bien, avec un chiffre d’affaires cette année de 160 000 euros, qui permet de vivre de notre activité », souligne Julien Ronzon, un des quatre agriculteurs installés.

    Parmi les cinq mesures de Terre de liens, figurent la lutte contre la précarité alimentaire ou la protection de la ressource en eau. « Depuis peu, les communes ont le droit de préemption autour des zones de captage d’eau pour installer des agriculteurs », insiste Mylène Maurel, administratrice à Terre de liens. Notons que si l’association n’avait pas convié le RN, la quasi-totalité des candidats ayant répondu présents représentaient la gauche.

  • À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    Depuis un peu plus de deux semaines, la chose était entendue. Il ne manquait plus que le jour et la forme de l’officialisation : à Avignon, la maire sortante Cécile Helle (PS), qui a renoncé à briguer un 3e mandat, a officialisé son soutien à David Fournier (PS), pour tenter de lui succéder. « Celui qui incarne aujourd’hui le rassemblement et surtout la continuité de l’action qui a été conduite, c’est David Fournier », annonce la première magistrate dans La Provence. Un appui en forme presque de service minimum, qui s’est décanté en ce début d’année. « Ce mois-ci, il y a eu une clarification dans mon camp », expose Cécile Helle. À savoir le renoncement de Joël Peyre (PRG), élu aux finances.

    Ce revirement dans la campagne à gauche laisse le champ libre à David Fournier dans la majorité. Déjà, au lendemain de l’annonce de Joël Peyre, Cécile Helle avait – sans encore le nommer – désigné David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », nous confiait-elle à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    « Intérêt général et loyauté »

    « C’est un soutien important, dont je suis très fier et me donne encore plus de responsabilités à aller dans le sens du rassemblement », réagit David Fournier, auprès de La Marseillaise. L’actuel adjoint à l’administration générale n’a aucun souci à assumer le bilan : « Je suis comptable des actions de la majorité, fier qu’on ait rétabli les finances de la Ville, instauré la gratuité de la garderie, des activités périscolaires ou des rénovations d’école. »

    Lors d’un conseil municipal, en décembre 2023, il avait salué le travail de Cécile Helle, « bienfaitrice d’Avignon ». Si, aujourd’hui, ce soutien sonne comme une évidence, cela ne l’était pas au départ. Dans La Provence, Cécile Helle admet qu’elle aurait pu appuyer « un autre candidat s’il avait incarné le rassemblement à gauche ». Notamment Joël Peyre, « qui avait assurément les qualités pour incarner ce rassemblement », reconnaissait-elle début janvier.

    Si David Fournier aime à confier qu’il connaît Cécile Helle depuis les années lycées, « quand en 1986, elle à Aubanel et moi à Mistral, on manifestait contre la loi Devaquet », les deux socialistes ont aussi été en concurrence. Michèle Fournier-Armand, mère de David, alors députée, s’était positionnée pour briguer la Ville aux municipales 2014 avant de soutenir Cécile Helle. « Loyauté et intérêt général nous ont toujours guidés », conclut David Fournier.

  • Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Organiser un marathon est tout aussi fastidieux que de se préparer à en courir un. Une véritable course de fond, surtout quand c’est une première. S’il y a eu, il y a presque dix ans, quatre éditions du marathon des Côtes-du-Rhône, couru côté gardois, le tout premier marathon (42,195km) et semi (21km) d’Avignon déboule le 27 septembre prochain. « Avec Christophe De Cecco, cela fait deux ans qu’on prépare ce projet car il manque cette distance reine en Vaucluse », expose Bertrand Delhomme, co-organisateur. Les deux Vauclusiens, eux-mêmes coureurs et expérimentés dans la mise sur pied de tels événements (semi-marathon du Ventoux, 10 km d’Althen) ont créée une association dédiée, Provence sport organisation et compte sur 350 bénévoles.

    Seconde édition dès 2027

    « Il y a une dynamique exceptionnelle en France sur le marathon, avec 80 courses dont 10 nouvelles cette année », relève Bertrand Delhomme. Peu se déroulent dans les proches environs (Montpellier, Salon en biennale), quand celui de Marseille n’a pas survécu au Covid. Preuve de l’attente, les inscriptions, ouvertes fin octobre, ont été prises d’assaut : deux heures pour les 1 000 dossards du semi et deux semaines pour les 2 500 du marathon. Les listes d’attente sont embouteillées avec 2 000 coureurs sous le coude pour le semi et 500 pour le marathon. « C’est une première, on est sur une jauge prudente, à taille humaine, mais ça crédibilise déjà le projet », note Bertrand Delhomme.

    Parmi les inscrits, on dénombre 1 000 Vauclusiens. Quelque 80 départements sont représentés et 20 nationalités, Allemands, Belges ou Anglais en tête. « S’il est trop tôt pour estimer les retombées économiques, environ 4 000 personnes sont attendues à Avignon au moins sur le week-end. Nous avons la volonté de créer une dynamique positive sur le territoire et de donner envie aux gens d’y revenir », développe le co-organisateur. La Ville d’Avignon est un partenaire logistique indispensable et Bertrand Delhomme croit en la continuité du projet, peu importe qui prendra les rênes de la mairie dans deux mois : « On ne voulait pas attendre 2027, on porte un événement fédérateur qui a un impact positif. »

    Les parcours « sont propices au tourisme et à la performance », plaide Bertrand Delhomme. À savoir un très faible dénivelé (70 m pour le marathon) sans que le tracé ne s’apparente qu’à de grandes lignes droites en aller-retour. « On aurait aimé aller sur l’île de l’Oiselet jusqu’à la passerelle mais cela n’a pas été possible », regrette le co-organisateur, qui devrait dévoiler le parcours du marathon d’ici à un mois. Il devrait emprunter une grande partie de celui du semi, dévoilé déjà en décembre avec un départ depuis la gare centre, une entrée dans l’intra muros porte Saint-Lazare, passage devant le palais des Papes, le pont d’Avignon puis direction l’île de la Barthelasse. Les arrivées se jugeront sur l’allée Marie-Josée-Roig devant les lettres AVIGNON. En cas de succès de cette première édition, les organisateurs ont déjà en tête une seconde cuvée, plus tôt dans l’année, fin février, afin d’ouvrir la saison des marathons.

    Des fonds pour l’hôpital

    Le marathon et son sponsor NGE se sont rapprochés du centre hospitalier d’Avignon. Sur chaque dossard, 1 euro sera reversé au fonds de dotation Av’ence, pour financer « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être ». Une soixantaine de dossards solidaires seront aussi mis en vente pour les entreprises : 120 euros par dossard reversés au fonds.

  • Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson a trouvé son nid et organise sa crémaillère. On ne parle pas ici du petit animal aux innombrables épines, mais de l’inauguration, ce samedi 24 janvier, du lieu d’autodéfense juridique populaire lancé par plusieurs associations de la Coordination étrangers Vaucluse en octobre dernier.

    Ainsi, à partir de 17h30, concerts à gogo, restauration et buvette sont mises en place dans la cour de sa maison aux murs blancs pour célébrer cette installation. Car celle-ci marque une étape majeure pour les structures solidaires locales, avec une meilleure coordination des actions en justice.

    Ces trois derniers mois, après la promesse d’achat signée, se sont enchaînés des chantiers participatifs pour rénover le lieu et la récupération de matériels en tout genre pour être prêt à accueillir du monde en son antre. Une première assemblée générale s’est d’ailleurs déjà tenue ce vendredi 9 janvier. « Plus que jamais, nous avons l’impression que nos vies nous échappent, que les décisions majeures sont prises pour nous, sans nous. D’où parfois cette émotion collective, cet affect commun que la situation est très grave, très compliquée », précise le collectif dans un communiqué. Une campagne de financement en ligne est également lancée pour permettre à l’association d’acheter des parts de la SCI et du bâtiment. Avec, à terme, l’objectif d’une « autonomie financière » avec les adhésions des membres, l’organisation d’événements ou encore des fonds privés de l’économie solidaire.

  • Le dialogue de sourds se poursuit au centre hospitalier d’Avignon

    Le dialogue de sourds se poursuit au centre hospitalier d’Avignon

    La cérémonie des vœux du Centre hospitalier d’Avignon, qui était prévue ce mercredi 21 janvier en début d’après-midi, a été annulée. Dans un communiqué de presse, le centre hospitalier explique que l’événement « doit se tenir dans un climat apaisé », que « ces conditions ne semblent pas réunies » et refuse « que ce moment de concorde soit l’occasion pour certains de rentrer dans de vaines polémiques ».

    La CGT avait annoncé, en effet, qu’avec des soignants, elle allait profiter de l’événement pour interpeller la maire d’Avignon et présidente du conseil de surveillance, Cécile Helle (PS), en se basant sur les conclusions d’un rapport d’expertise d’un cabinet agréé. Le syndicat expliquait notamment ce mardi 20 janvier, lors d’une conférence de presse, que règne au centre hospitalier Henri-Duffaut « un environnement propice à la souffrance, aux risques sanitaires et à la dégradation des soins », notamment au bloc opératoire. Il décrivait également un directeur qui « persiste dans une logique exclusivement gestionnaire » sans « jamais évaluer la charge de travail réelle ». Pierre Pinzelli, le directeur, confiait à La Marseillaise avoir « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble » et qu’il fallait « arrêter la personnalisation des choses car il y a une gestion déconcentrée des services ».  Les syndicats se sont bien mobilisés comme ils l’avaient prévu. Une vingtaine d’agents se sont ainsi présentés devant le directeur de l’établissement. Et la tension était palpable. Dans les bureaux de l’administration pour le confronter sur ces points, les salariés, avec les représentants des syndicats CGT, FO et CFDT en tête, ont été reçus par le dirigeant avec un « je suis en visioconférence donc je ne suis pas disponible », suivi d’un « vous ne disposez pas de mon agenda ». Avant de tourner les talons vers son bureau.

    « Attitude cavalière »

    Une réunion « en petit comité » de 2 à 3 représentants par organisation syndicale a été proposée par l’équipe de direction. Mais les syndicats ne s’y sont pas rendus. « Il ne dispose pas de notre agenda non plus. C’est facile de convier des gens et d’annuler au dernier moment. Des salariés ont attendu pour rien et doivent récupérer leurs gosses à l’école, donc on ne sera pas là à sa réunion », précise Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier, qui dénonce également « l’attitude cavalière » de son directeur. « On est sur les mêmes revendications. On ne veut pas revivre l’année précédente, qui était très difficile. Il ne prend simplement pas en considération le personnel », appuie Farid Benmohamed, représentant FO. « Le sujet est général et profond. À trois syndicats, on sera plus fort », confirme Ludivine Russo, responsable adjointe de la section CFDT de l’établissement.

  • À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    Une réponse au maire RN sortant Grégoire Souque, accusant la liste de se présenter « comme apolitique sans parti pris ». Rappelons que l’édile s’est lancé en campagne en se présentant divers droite sans s’assumer d’extrême droite. « Plutôt que de mener un débat de fond et de présenter des propositions, il choisit la polémique et la confusion, stratégie qui peine à masquer cinq années d’inaction », pique la liste de gauche dans un communiqué, défendant des valeurs de « solidarité, justice sociale, écologie et démocratie participative »