Tag: Vaucluse

  • À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    Dans une des salles de l’agence France Travail de Joly-Jean, à Avignon, pas moins de quinze ordinateurs ont été offerts à quinze femmes dans le besoin ce mardi 14 octobre, dans le cadre du dispositif « Femmes connectées 2.0 ».

    Une opération lancée localement, « car on a constaté que des femmes que l’on accompagnait avaient du mal à se positionner sur des offres, notamment car elles ne disposaient pas d’un matériel informatique approprié », détaille ainsi Jean-Louis Peignien, directeur de l’agence. « Sans numérique, il est devenu très difficile de répondre aux offres. Cela favorise l’autonomie de ces femmes. Cette initiative unique, car elle n’existe qu’à Avignon, est à saluer », ajoute Aude Fredenucci, directrice de France Travail en Vaucluse.

    Des appareils issus exclusivement de dons, notamment de la préfecture, du Grand Avignon, de la CPAM, mais désormais également du secteur privé comme le groupe CGI. Chaque ordinateur est reconditionné par l’association Avenir 84, qui propose aussi gratuitement des initiations pour leur utilisation en bonne et due forme.

    Une demi-douzaine de bénéficiaires ont pu se rendre sur place et témoigner de l’utilité de ces appareils. Telle que Cassandra, 26 ans et maman de deux enfants, qui confie avec émotion être « repartie de zéro » après avoir subi des violences conjugales de son ex-mari. « À l’école de ma fille, on doit scanner des QR codes pour faire les exercices et je n’ai que mon téléphone. Mais je veux surtout reprendre mes études de RH que j’ai dû abandonner », poursuit-elle.

    Pour faire un don, contacter contact@avenir-84.org

  • #DisMoiPourquoi : Est-ce qu’un jour l’intelligence artificielle pourra inventer toute seule comme un scientifique ? 

    #DisMoiPourquoi : Est-ce qu’un jour l’intelligence artificielle pourra inventer toute seule comme un scientifique ? 

    Noah, 13 ans. En 5e au collège Anselme-Mathieu à Avignon.

    Il est très difficile de prédire ce que “l’intelligence artificielle” pourra faire dans le futur, tant les nouveautés dans ce domaine se succèdent rapidement. Il y a deux sous-questions ici : qu’est-ce que l’IA et ses possibilités futures, qu’est-ce qu’inventer. Pour la première, il est impossible de prévoir le futur. Je pense que le terme intelligence, toutefois, n’est pas très adapté ici. Car l’IA, c’est plutôt une forme de collecte et reconfiguration des données, et l’intelligence, c’est beaucoup plus que ça ! Quant à l’invention scientifique, elle n’est pas seulement composée de matériau informatique, comme du langage ou des images, mais elle est partie prenante d’un corps et du monde dans lequel il s’insère. Comment pourrait-il y avoir recherche et découverte scientifiques sans vision, sans ouïe, sans contact concret avec le monde, sans mains pour manipuler ? On ne parle pas seulement ici du corps mécanique, comme celui d’un robot, mais de proprioception, c’est-à-dire de conscience de son corps et du monde autour. Et ça, jusqu’à preuve du contraire, une IA n’en est pas capable ! »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    En 2020, Joris Hébrard, maire RN du Pontet avait été réélu pour un second mandat, dès le premier tour, récoltant 57% des voix face à trois listes divers droite. En juin, le premier magistrat a annoncé, dans le magazine municipal, sa volonté de briguer un 3e mandat. Pour se donner une chance d’éviter six nouvelles années d’extrême droite, ses opposants espèrent partir unis.

    « Le rassemblement des forces républicaines, sociales et solidaires est en bonne voie pour faire obstacle à la politique d’exclusion et de grippe-sou de l’extrême droite », annonce, dans un communiqué, Michel Lovera, chef de file du PCF, mandaté pour représenter la gauche, historiquement peu implantée au Pontet. Un soutien est acté auprès de Jean-Firmin Bardisa, actuel chef de file de l’opposition et qui a annoncé sa candidature il y a un mois et demi. En lice aussi en 2020, Christophe Roux (UDI) s’est rallié à Bardisa. « Début octobre, on a aussi rencontré Caroline Grelet-Joly [autre élue d’opposition] qui, a priori, ne souhaite pas nous rejoindre mais n’a pas encore décidé si elle sera candidate », fait valoir Michel Lovera. En face, l’extrême droite pourrait aussi avancer divisée. Le premier adjoint, Patrick Suisse, et éphémère maire lors de la parenthèse de moins d’un an d’Hébrard comme député, a des velléités de liste même si le maire œuvre pour l’en dissuader.

    En attendant, les représentants de cette large liste républicaine doivent se revoir encore ce mercredi soir et espèrent lancer leur campagne début novembre. « Même si on peut avoir des divergences, un travail sur des thématiques partagées est engagé », assure Michel Lovera.

  • Helle et Santoni primées ensemble

    Helle et Santoni primées ensemble

    Chaque année, Le trombinoscope, annuaire professionnel du monde politique, remet des prix à des élus pour « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » selon Alexandre Farro, président du trombinoscope. Pour la première fois, cette récompense, baptisée Prix des Territoires, a été décernée localement dans la Région Paca.

    Le Vaucluse et sa ville-centre Avignon ont été mis à l’honneur lors de la remise des prix, ce lundi soir à l’Hôtel de Région à Marseille. Ainsi, Dominique Santoni, présidente LR du Département, a été désignée « conseillère départementale de l’année », à l’issue d’un vote de cinq journalistes. « Une reconnaissance de l’action volontariste et innovante impulsée par le Département dans bien des domaines, et notamment celui de la santé », se félicite Dominique Santoni, qui n’oublie pas « tous ceux qui font vivre le Vaucluse au quotidien ».

    De son côté, Cécile Helle a été élue maire de l’année de la Région, aux côtés de cinq autres édiles (un par département). La première magistrate (PS) d’Avignon a été saluée pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats, comme elle s’y était engagée en 2014. « Engagement et action au service du bien commun… deux des valeurs qui ont été retenues pour cette distinction qui vient couronner 12 années d’engagement au service des Avignonnais », apprécie l’intéressée.

  • Le parcours du combattant des agriculteurs étrangers

    Le parcours du combattant des agriculteurs étrangers

    C’est en pleine ceinture verte d’Avignon, caché par de grandes haies et des bambous, que Sekouba Kebe, Guinéen de 23 ans, cultive une multitude de fruits et légumes dans ce petit espace de verdure de quelques centaines de mètres carrés, « faute de mieux » confie-t-il.

    Car le jeune homme, arrivé il y a un peu plus de sept ans dans la région depuis son pays natal et passé notamment par le lycée agricole de Saint-Rémy-de-Provence au cours de sa formation, vise à plus. Mais il ne trouve pas de terrain approprié, celui-ci lui étant prêté par un voisin. « Je sais travailler la terre, comme on peut le voir là. C’est ce que j’aime faire par-dessus tout. Je peux même en louer s’il le faut, mais c’est très dur d’en trouver », confie-t-il entre ses plants de tomates, de ciboulette et de radis, ainsi que des plantes plus exotiques comme du gombo ou de l’hibiscus. « C’est que du bio. Je n’utilise que du fumier de cheval. Et je peux aussi faire des paniers pour les voisins. »

    De quoi se dégager quelques centaines d’euros par mois. Pas suffisant pour celui qui vend ses récoltes sur le marché de Monclar, à quelques centaines de mètres de là, tout en devant parfois aller aux Restos du cœur pour se nourrir. « Je suis fatigué de me battre, car je sais ce dont je suis capable quand je vois ce que je produis avec ce que j’ai comme place », poursuit-il, plein de motivation, tout en commençant à désherber à proximité de ses dernières plantations pour se faire un peu plus de place. D’autant que Sekouba devra rendre sa petite parcelle dans quelques mois et n’a, pour l’heure, pas d’alternative. « Si je ne retrouve pas une bonne terre pour travailler dessus, je pense que je retournerai au pays », souffle-t-il.

    Aide locale

    Une recherche qui est aussi accompagnée par l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), qui a notamment prêté de l’argent à l’agriculteur pour s’acheter du matériel. « On est fiers quand on le voit passer à vélo avec des caisses pour vendre ses produits, car on sait combien ça a pu être difficile », confie ainsi Mohamed Khallouf, conseiller à l’agence d’Avignon. « Grâce à eux, je suis toujours debout », poursuit Sekouba Kebe, en exhibant les factures de magasins de jardinerie comme preuve de bonne foi.

    « On estime qu’être migrant, c’est déjà entreprendre », confie de son côté Sylvie Cailteux, directrice de l’association en Vaucluse. L’Adie avance notamment qu’un entrepreneur sur six est de nationalité étrangère, mais qu’ils se heurtent notamment « à la complexité des démarches administratives ».

    L’agence Adie est à retrouver 2 place Alexandre-Farnèse, Avignon

  • Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Après une proposition sur la santé avec l’installation de centres médicaux municipaux, Joël Peyre continue à mener campagne en vue des municipales des 15 et 22 mars. Candidat (PRG) déclaré, le conseiller municipal délégué aux finances a présenté, ce mardi, une charte éthique et de bonne conduite. « On ne peut pas être crédible si les élus ne respectent pas la loi et la morale, chacun devra être exemplaire et irréprochable, surtout à l’heure où un ancien président de la République va être incarcéré, ce n’est pas du luxe », pose Joël Peyre.

    Voit-il aussi localement de possibles candidats aux pedigrees peu recommandables voire condamnés ? « Oui », confirme-t-il sans « vouloir faire de la délation ». Cette charte, largement inspirée de l’association Anticor, s’articule en 7 points. « Elle sera adoptée en conseil municipal, soumise à l’approbation de tous, on verra à ce moment-là si certains ont des choses à cacher », se projette déjà Joël Peyre. En 2014 en arrivant à l’Hôtel de ville, la maire Cécile Helle (PS) avait vainement tenté de mettre en place une charte dans la même veine. « Là, les candidats s’engageront dès la campagne », précise-t-il.

    Soutien de Joël Peyre, Philippe Pascal vient apporter sa caution sur le sujet. « L’éthique a guidé toute ma vie comme lanceur d’alerte sur l’affaire Mariani », rappelle l’ex-inspecteur de l’Urssaf et candidat DVG lors des dernières législatives. Casier judiciaire vierge pour se présenter, déclaration des intérêts patrimoniaux et professionnels, mise en ligne de tous les documents administratifs, obligation de formation des élus font partie des grands axes de cette charte. « Toute mise en examen entraînera la suspension des fonctions exécutives », prévient Joël Peyre qui ne compte utiliser une enveloppe de frais de représentation de maire « uniquement pour des repas, pas pour l’habillement ». Des mesures qu’il compte bien porter dans le cadre des discussions à gauche qui se poursuivent. « Il faut arriver à un accord, on ne peut pas faire autrement », convient-il.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Le début d’un nouveau cycle pour la CGT Retraités de Vaucluse

    Le début d’un nouveau cycle pour la CGT Retraités de Vaucluse

    Cette élection s’est tenue à l’issue des débats du 14e congrès du syndicat CGT Retraités de Vaucluse, qui s’est déroulé pendant deux jours. Les nouveaux membres du bureau confient vouloir « mettre en œuvre la base revendicative », explique Serge Andreozzi, l’un des nouveaux élus et ancien secrétaire de la section CGT Télécoms de Vaucluse.

    La liste des diverses priorités est longue. « Revendications autour du pouvoir d’achat, de l’augmentation des pensions, opposition à la réforme des retraites, accompagnement sur les questions de santé, échanges avec le public sur la place des retraités dans la société, renforcement de l’outil syndical pour répondre aux problématiques sociales, ou encore engagement de la CGT contre l’extrême droite et pour la paix », liste Serge Andreozzi.

    Lutte contre la pauvreté et « répartition des richesses »

    Et ce, car la situation des retraités dans le département est particulièrement critique. « En Vaucluse, le taux de pauvreté des retraités atteint 19,9%, contre une moyenne nationale de 11%. Les gens ne peuvent littéralement pas remplir le frigo. Nous sommes donc directement concernés par les questions de répartition des richesses », confie Cécile David, issue de la CGT du secteur de l’industrie électrique et gazière.

    « Cela passe par le rapport de force », souligne Gilles Fournel, ex-secrétaire du comité régional CGT des Cheminots.

    « On souhaite enclencher une dynamique dans les villes où l’Union syndicale des retraités (USR) est présente. Que les retraités qui quittent l’entreprise retrouvent et portent à nouveau, et ce largement, les revendications autour de nos retraites », poursuit-il.

    À ce jour, en Vaucluse, l’USR CGT compte un peu plus de 1 000 membres.