Tag: Vaucluse

  • À Avignon, la tombe d’un condamné à mort

    À Avignon, la tombe d’un condamné à mort

    Au milieu des innombrables tombeaux familiaux du cimetière Saint-Véran, à Avignon, en dehors du passage principal entre les « carrés » de sépultures, une gravure en cyrillique au milieu d’une tombe peut attirer l’œil des plus curieux. Derrière celle-ci se cache le nom de l’antépénultième condamné à mort en France, Christian Ranucci, guillotiné le 28 juillet 1976 au petit matin, à la prison des Baumettes à Marseille, à 22 ans.

    Dans les allées du cimetière, alors que le soleil brille à nouveau en ce mercredi matin et que les feuilles des arbres laissent tomber en crachin des gouttes au moindre coup de vent, la présence de cette tombe ne semble pas déranger les quelques visiteurs, souvent brosse à la main pour nettoyer les pierres tombales de leurs proches défunts. La plupart ne sont pas au courant. Car si le nom n’est pas inscrit en alphabet latin, c’est que la famille du condamné à mort, qui a longtemps tenté de réhabiliter sa mémoire, ne souhaitait pas attirer l’attention. Sur la tombe, entre les fleurs, quelques objets sont visiblement posés à l’attention de celui qui, malgré des aveux lors d’interrogatoires, s’est rétracté et aura clamé son innocence jusqu’à son exécution.

    Son cas avait notamment fait parler jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Reconnu coupable en 1974 du meurtre de Marie-Dolorès, âgée de 8 ans, sa culpabilité n’a pas fait l’unanimité. Et dans son combat contre la peine de mort, Robert Badinter, alors toujours avocat, l’a cité à plusieurs reprises en exemple. Comme lorsqu’il évoquait, dans un entretien pour TF1 en 1978, « l’immense incertitude qui se dégage » de l’affaire et qu’il n’était « pas possible qu’on ait condamné à mort » Christian Ranucci dans ces conditions. Il évoquait l’influence passionnelle qu’avait pu avoir l’affaire du meurtre du jeune Philippe Bertrand, tué par Patrick Henry à Troyes quelques mois avant le procès (et dont il sauva la tête), sur le sort de Ranucci. Il décrivait un « appareil judiciaire entièrement tourné dans le sens de la conviction, de la culpabilité », en attribuant cela à « l’horreur que soulevait le crime, la mort d’une petite fille, au désir de fournir un coupable, et enfin, au climat de surexcitation qui régnait en France au moment de l’affaire de Troyes ». Une révision du procès a été demandée à plusieurs reprises par sa famille. En vain.

  • Le service civique, « outil de reconstruction » menacé

    Le service civique, « outil de reconstruction » menacé

    La journée de l’engagement s’est tenue ce mercredi à l’IME de l’Alizarine. Elle met en relations jeunes et structures à la recherche de services civiques. à cette occasion, la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, à travers la voix de sa présidente Christiane Siréta, exprime son « inquiétude qui grandit sur la pérennité de ces missions ».

    Car « un gel du nombre de missions est effectif pour cette rentrée », poursuit-elle devant 17 structures venues sur place pour recruter des personnes de 16 à 25 ans, pour des missions de 6 à 12 mois. Et ce, car les aléas du budget de l’État à venir ne laissent rien présager de bon pour l’association.

    « Affaiblir le service civique, c’est affaiblir les services de proximité et le tissu associatif déjà sous tension », poursuit Christiane Siréta, après avoir vanté « un outil de reconstruction qui met des jeunes sur les rails du monde de l’emploi ». Tout comme Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, qui loue une « mission de solidarité et de vie citoyenne », qui permet de « consacrer une partie de sa vie à rendre service aux autres ».

    Liste des missions sur service-civique.gouv.fr

  • Les secrets des villes romaines se dévoilent sous nos pieds

    Les secrets des villes romaines se dévoilent sous nos pieds

    « À chaque fois qu’on creuse ici de toute façon, même pour couper un arbre, on tombe sur un Romain », lance Serge Chevalier, adjoint au Patrimoine et à l’Archéologie de Vaison-la-Romaine, ce mercredi 29 octobre, devant une douzaine de tranchées qui laissent apparaître des bouts de murs en pierre construits par les Romains il y a plus de 15 siècles.

    En effet, depuis le mardi 7 octobre, un chantier de diagnostic archéologique préventif est en cours juste derrière le parking du Colombier, à quelques centaines de mètres des vestiges du théâtre antique et des thermes déjà exhumés par le passé. Celui-ci est effectué par les archéologues du Département de Vaucluse. « Cela va nous permettre d’identifier les vestiges qu’il y a sur le site, ainsi que de les dater, car ils se superposent parfois et ne sont pas forcément de la même époque », confie ainsi Émilie Fencke, cheffe du service d’archéologie de Vaucluse, devant le vaste chantier de plus de 7 000 m2.

    Ces fouilles ne vont cependant pas durer encore très longtemps. Elles seront stoppées le samedi 8 novembre. Les tranchées seront bouchées, laissant sous terre les constructions antiques qui n’auront sans aucun doute pas encore révélé tous leurs secrets. Une demande d’opération archéologique programmée va être lancée, « car on a pour objectif de revenir », lance avec détermination Anaïs Roumegous, archéologue et cheffe du chantier. Celle-ci permettrait de lancer des fouilles d’une durée bien plus étendue, potentiellement sur plusieurs années, mais « pas avant 2027 », estime l’archéologue, pendant que ses collègues notent, mesurent et archivent chaque élément découvert sous la terre.

    Réseaux d’évacuation

    Les premières analyses et estimations datent ces vestiges autour de la fin de l’Antiquité, au IVe ou au Ve siècles après JC. Quant à la fonction exacte de ces structures, les premières fouilles ne permettent pas encore de l’assurer, mais « on pense que ce sont des jonctions de voies d’une part, ainsi qu’un probable bâtiment, mais aussi des restes d’un système d’égouts ou d’un réseau d’eaux fluviales », affirme Anaïs Roumegous.

    Une fouille plus détaillée du site permettrait notamment « d’en savoir plus sur la manière dont sont occupés les abords d’une ville à l’époque romaine, durant cette période qui est la moins bien connue de l’Antiquité. L’idée est de comprendre comment cette zone était aménagée à cette période-là. Est-ce qu’il y a des voies, des habitats, des zones artisanales ou encore des zones funéraires ? », pose de son côté Émilie Fencke. Encore un peu plus d’une semaine donc pour en savoir plus avant que ces vestiges retournent sous la terre et ne gardent leurs secrets pendant au moins une année.

  • Le secteur économique envisage des actions contre l’arrêté anti poids lourds à Avignon

    Le secteur économique envisage des actions contre l’arrêté anti poids lourds à Avignon

    Les organisations syndicales des transporteurs routiers, la Fédération du BTP de Vaucluse et le Medef de Vaucluse demandent, dans un communiqué émis ce lundi 27 octobre, la « suspension immédiate » du projet d’arrêté anti-poids lourds de plus de 38 tonnes. Et se « réservent le droit d’envisager toutes les actions nécessaires pour défendre les entreprises, l’emploi et la cohérence du territoire », poussent-elles.

    Ce projet d’arrêté, désormais dans les mains de la préfecture (lire notre édition du vendredi 24 octobre), se voit encore décrié par ses opposants. Dans ce communiqué, ils dénoncent « une décision prise sans concertation et aux conséquences graves ».

    Pour rappel, la mairie d’Avignon souhaite cette interdiction depuis de nombreuses années pour des raisons sanitaires. Les 17 000 habitants de la rocade Est sont exposés quotidiennement au passage de 40 000 véhicules, dont 8% de poids lourds. « Fermer la rocade, c’est fermer un peu plus Avignon. Ce projet tourne le dos à la réalité économique et met en péril tout un tissu d’entreprises locales », poursuivent-ils.

    L’Organisation des TPE et PME du transport routier (Otre) avance, de son côté, sur son site, que « lorsqu’une mesure pénalise l’ensemble de l’économie locale alors que les poids lourds interdits ne représentent que 3,5% du trafic, il ne s’agit plus d’une décision proportionnée, mais d’une injustice ».

  • Des jeunes sous main de justice sur scène comme au Festival

    Des jeunes sous main de justice sur scène comme au Festival

    Une standing ovation de quelques minutes et des sourires jusqu’aux oreilles ont conclu la superbe performance théâtrale de onze jeunes sous main de justice, jeudi 23 octobre, à la FabricA d’Avignon. Et ce, devant un public choisi de plus de 200 personnes, avec Avant que la sueur ne sèche, une œuvre traitant de l’esclavage et de son évolution à l’époque actuelle.

    Pendant plus d’une heure, les onze adolescents, accompagnés par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) Alpes-Vaucluse, Alpes-Maritimes, mais aussi – pour la première fois – de la Guyane, étaient sur scène avec sept éducateurs et une psychologue. Se sont enchaînés des monologues poignants autour de la condition humaine pendant la traite esclavagiste, des dialogues émouvants sur le sort d’ouvriers au Qatar ou dans les usines de la fast-fashion, et des morceaux rappés sur les « petites mains » des trafics de drogue, soumises à leurs supérieurs.

    C’est la cinquième fois que la PJJ et le Festival d’Avignon collaborent sur ce projet, autour de grandes questions de société, comme la peine de mort.

    « La patate ! »

    Un rendu quasi professionnel mis en scène par Julie Minck, Virgil Simon et Antoine Wellens, de la compagnie Primesautier Théâtre, qui a été créé en seulement cinq jours. Et avec le concours du Festival d’Avignon, qui a laissé à disposition la FabricA du dimanche soir jusqu’au vendredi 24 octobre pour permettre au groupe de répéter dans des conditions dignes des plus grandes compagnies. Cinq jours de répétitions intensives donc, avec parfois jusqu’à huit heures par jour sur les planches. Mais aussi des ateliers autour de l’esclavage, animés par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, ou encore de la linogravure avec le plasticien Martin Marques Dos Santos. Et surtout, une vie en commun pendant presque une semaine.

    « C’est un autre rapport éducatif, car on était d’égal à égal sur scène. On voit une autre facette des jeunes et comment ils appréhendent la société, comment ils interagissent avec les autres et surtout avec des inconnus », précise Adam Costerg Dia, référente laïcité-citoyenneté à la direction territoriale PJJ Alpes-Vaucluse, et qui a elle-même participé à la pièce. « Et c’était la patate ! », s’exclame, en ensemble de survêtement noir et baskets aux pieds, Sammy*, Marseillais de 16 ans, qui confie qu’il n’avait « pas envie au début », mais qu’il s’est finalement senti à l’aise tout au long de la semaine.

    * Le prénom a été modifié

  • Contre un « boulevard pour l’extrême droite » à l’université d’Avignon

    Contre un « boulevard pour l’extrême droite » à l’université d’Avignon

    « On est dans une totale incompréhension », confie Théo Carette, membre de la liste de l’Union étudiante pour les élections des représentants des usagers des 5 et 6 novembre, quelques jours après que la liste a été déclarée irrecevable par la présidence de l’université. Et ce, d’après l’arrêté de recevabilité des candidatures publié par cette même présidence, que nous avons pu consulter, pour une raison : le dépôt de la candidature aurait été effectué « après les dates et heures limites de dépôt des listes ».

    Pourtant, les membres de la liste de l’Union étudiante assurent avoir déposé les documents dans les temps. Une erreur avait été notée par la direction des Affaires juridiques et institutionnelles (DAJI), quelques heures avant la limite. Un délai de quelques heures aurait été accordé pour se mettre en conformité. Le Comité électoral consultatif, lors de sa séance du 14 octobre, a également confirmé que le document avait bien été fourni dans les délais impartis. L’avis consultatif n’a donc pas été suivi par Georges Linarès, président de l’Université d’Avignon.

    Un recours gracieux a été envoyé par les membres de la liste, le 22 octobre dernier, demandant à la direction de l’établissement universitaire de « réexaminer » sa position. Contacté, le président n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    La crainte est que la question politique, dans ces instances, soit monopolisée par des listes proches ou clairement d’extrême droite. Parmi les trois listes restantes, l’une est apolitique, mais pas les deux autres : à savoir l’UNI (Union nationale inter-universitaire), historiquement de droite forte mais qui se radicalise, et surtout la Cocarde étudiante, qui affiche clairement son bord politique en évoquant sur ses réseaux être, par exemple, contre « l’utopie du multiculturalisme qui sape les fondements de notre peuple (sic) ».

    L’ombre du RN

    Les élus peuvent obtenir des sièges au conseil d’administration, organe décisionnaire sur le budget et les orientations de l’université.

    « Ce sont les seuls qui peuvent porter un message politique. C’est un boulevard pour l’extrême droite s’ils gagnent ces élections », souligne Théo Carette. D’autant que deux collaborateurs parlementaires de députés du Rassemblement national, étudiants à Avignon, figurent sur l’une des deux listes. « On ne peut pas laisser le RN s’immiscer dans la vie de la fac. Surtout que le président s’est opposé à ces idées », assure Jana, membre de la structure. La CGT et FO ont exprimé leur soutien à la liste évincée.

  • Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de la CGT Pôle Centre

    Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de la CGT Pôle Centre

    Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de l’Union locale CGT Pôle Centre, qui regroupe les secteurs du Pontet, de Sorgues et de Carpentras, pour un mandat de trois ans. Il succède à Sylvain Espenon, qui a désormais plus de responsabilités à l’Union départementale, où il est secrétaire à la politique financière.

    « On veut s’inscrire dans la continuité », confie ainsi, tout d’abord, le nouveau secrétaire général. Et ce, en s’inscrivant « dans les luttes nationales avec tout ce que nous traversons politiquement, en animant le débat », pousse-t-il, en écho aux élections municipales à venir, mais aussi aux enjeux internationaux.

    Le territoire couvert par le Pôle Centre est particulièrement pourvu en entreprises, avec des zones industrielles où se trouvent de grandes entreprises comme Eurenco, par exemple. Mais aussi « de nombreux commerces dont on veut se rapprocher. Notre feuille de route est d’élargir nos bases et de s’implanter là où on ne l’est pas », confie Denis Cauchy. Et ce, car il y a pour lui un « gros, gros besoin pour la classe ouvrière de se retrouver ».

    Ancrage local

    Autre enjeu pour la section, qui résulte notamment de la fusion entre celles de Carpentras et de Sorgues/Le Pontet il y a trois ans pour « mutualiser les forces », est d’agir sur les enjeux locaux. Listant, entre autres, les déserts médicaux, l’offre de transport en commun ou encore le fret. « On va s’y pencher avec la commission exécutive. Si on peut, à notre modeste place, participer au débat, on est dans le bon esprit », conclut-il.

  • Vaucluse : le savoir-faire vigneron distingué

    Vaucluse : le savoir-faire vigneron distingué

    Une cérémonie, qui « met à l’honneur depuis 25 ans celles et ceux qui font rayonner nos terroirs et la qualité de nos vins », rappellent les JA. Dans un contexte viticole très compliqué, cette édition 2025 a distingué 28 lauréats et 10 coups de cœur, « preuve éclatante de la diversité, de l’excellence et de la vitalité du vignoble vauclusien, du Ventoux au Luberon, des Côtes-Du-Rhône à Beaumes-de-Venise », mettent en avant les JA. Le Département a, de son côté, remis trois coups de cœur au domaine Plein Pagnier (Mazan), au cellier des Templiers (Richerenches) et au domaine Le Père Brun (Sorgues).

  • Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Après Orléans et Dijon, c’est à Avignon que l’école privée Coda s’installe pour proposer des formations dans le milieu de l’informatique, avec une première rentrée prévue avec 70 élèves en septembre 2026.

    Et ce, en centre-ville, à quelques pas de la gare et des remparts, où seront proposées des formations niveau bac +3 et bac +5 dans divers domaines tels que les data sciences, le développement, l’administration de systèmes ou encore la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Avec une possibilité d’alternance à partir de la deuxième année, les frais de scolarité s’élevant sinon à 8 000 euros par an. Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la formation post-bac ainsi que pour les bachelors en bac +3 destinés à ceux qui ont une formation niveau bac +2 en poche.

    Un choix de ville qui s’explique par « la pénurie d’offres de formations et le tissu économique très dynamique » du territoire, précise le directeur de l’établissement, François-Xavier Beillon. Et ce, en avançant qu’il y a actuellement plus de 10 000 postes à pourvoir dans ce secteur-là. Mais le futur lieu de formation viendra plutôt « compléter » celle de l’université d’Avignon, où il est également possible de faire une licence en informatique, assure le directeur. « On a beaucoup d’entreprises et de collectivités qui ont montré un grand intérêt pour notre installation. On voit de nombreux étudiants quitter le bassin et ne jamais revenir, ce qui entraîne une pénurie chronique dans la zone », poursuit le responsable.

    La brochure de l’établissement vante également d’autres avantages tels que « le cadre de ville exceptionnel et la douceur de vivre provençale », « une ville à taille humaine favorisant les échanges », et « une bonne accessibilité » avec la proximité de la gare centre de la Cité des Papes. « On peut voir Avignon comme un village comparé à Marseille ou Toulon, ce qui est assez attirant », poursuit François-Xavier Beillon.

    Monde professionnel

    Les cours seront prodigués par des intervenants « issus directement d’entreprises et qui proposeront des cas pratiques tels qu’ils les rencontrent en milieu professionnel », confie le directeur de l’école. Et ce, à travers de nombreux travaux en groupe. « Avec cette expertise technique, les enseignants amènent la vision de l’entreprise et ses problèmes, ce qui permet une insertion professionnelle plus importante », assure-t-il.

    Deux journées portes ouvertes sont organisées sur le campus, 2 avenue du Blanchissage, le samedi 8 novembre et le samedi 13 décembre.

    Détails et brochure sur coda.school/avignon

  • Vaucluse : la gauche en résistance face au RN

    Vaucluse : la gauche en résistance face au RN

    En mars, 151 conseils municipaux seront renouvelés dans le Vaucluse. Sans faire injure à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants, les regards se tourneront ailleurs. Dans la préfecture Avignon, les jeux sont très ouverts depuis l’annonce surprise de Cécile Helle, maire (PS) depuis 2014, de ne pas briguer un 3e mandat. Sa majorité sortante se divise pour l’heure entre plusieurs candidats possibles : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) tandis que le Premier adjoint, Claude Nahoum soutient le néophyte Benoît Belvalette (Place publique). Tous martèlent que l’union est indispensable. Mais derrière qui ? Chez les insoumis, Mathilde Louvain a été désignée tête de liste. Le camp du centre et de la droite est aussi éclaté avec Olivier Galzi (SE), Stephan Fiori (DVD) – qui sont candidats officiels – et les deux Julien, Paudoie (bloc macroniste) et Aubert (LR) qui lambinent. Enfin, la cheffe de file de l’opposition RN, Anne-Sophie Rigault a de nouveau été investie.

    L’extrême droite, après avoir soutenu 13 candidats en 2020, compte bien tripler ses représentants. Le RN a ainsi investi Christian Richaud à Carpentras, Franck Marest à Bollène et a dévoilé des représentants à Monteux, Vedène ou Entraigues-sur-la-Sorgue, où le sortant (PCF) Guy Moureau ne s’est pas encore prononcé. Autant de communes susceptibles de basculer comme avant elles Le Pontet, Camaret puis Morières. Les trois maires RN sortants se représentent. Au Pontet, un front républicain du PCF au centre droit se construit derrière Jean-Firmin Bardisa. Le sortant RN Joris Hébrard affrontera aussi son 1er adjoint, Patrick Suisse… À Morières, Annick Dubois (PS) est pressentie pour mener l’union de la gauche. Fief de l’extrême droite depuis 1995 avec les Bompard père puis fils, Orange est suspendue à une décision de justice prévue en décembre, qui pourrait rendre inéligible le maire (Ligue du sud) Yann Bompard et la toujours députée RN Marie-France Lorho. En froid, les deux élus sont des candidats potentiels. En face, une tentative de large alliance gauche et droite a échoué cet été. À Carpentras, le maire (DVG) Serge Andrieu a été donné en tête d’un récent sondage, talonné par son prédécesseur Francis Adolphe (ex-PS). L’extrême droite est divisée avec la candidature de l’élu d’opposition Bertrand de la Chesnais, (ex-RN et Reconquête). À Bollène aussi, l’extrême droite devrait partir à plusieurs entre le RN et possiblement l’ex-maire Marie-Claude Bompard. Le maire (SE) Anthony Zilio devrait se représenter. À Cavaillon, c’est encore morne plaine pour tenter de succéder à Gérard Daudet (LR) qui n’a pas fait connaître ses intentions. Enfin, à Apt, la droite cherche un successeur à la maire sortante LR Véronique Arnaud-Deloy qui ne se représente pas. Céline Celce (Génération.s) incarnera l’union de la gauche.