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  • À Toulon, digne combat pour la paix mené dans l’unité sur la place d’Armes

    À Toulon, digne combat pour la paix mené dans l’unité sur la place d’Armes

    Il est à peine 17h ce vendredi sur la place d’Armes, baptisée pour l’occasion place de la Paix, et les militants des différentes organisations syndicales, politiques et associatives finalisent sur leurs stands les derniers préparatifs pour recevoir le public et l’informer. Le Village de la paix prend vie. Ça y est, panneaux, brochures et journaux sont en place : le débat va pouvoir commencer. Et il y a déjà du monde.

    Les premiers visiteurs s’arrêtent pour discuter dans ces espaces consacrés au débat et à la bataille des idées. En ligne de mire la militarisation en cours des esprits ciblant prioritairement les jeunes jusque dans les établissements scolaires, et l’économie de guerre qui fait flamber les budgets de l’armement au détriment de ceux des services publics comme la santé et l’éducation pourtant essentiels pour l’avenir de la nation et l’émancipation de ses citoyens.

    « Quand le droit international est bafoué, quand les guerres se multiplient, quand l’impunité des puissants devient la règle, cela nourrit aussi les attaques contre les libertés publiques et syndicales. Les militants sont parfois licenciés, menacés, poursuivis », prévient Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’Union départementale de la CGT.

    La lutte est joyeuse

    « Nous vivons un moment où la guerre semble redevenir la norme, alors que le droit international et la diplomatie devraient être nos premières armes pour construire la paix », explique Stéphane Sacco (GRS). Le responsable politique d’ajoute : « La paix repose aussi sur la justice sociale, la solidarité et le respect de chacun. »

    Même son de cloche pour Nadine Nazzi (PCF) qui pointe les politiques d’austérité subies par les populations pendant que « des dizaines de milliards d’euros sont détournées vers l’achat d’avions ou de systèmes de missiles, enrichissant les actionnaires de l’armement au détriment de l’hôpital public, de l’école ou de la transition écologique ».

    Dans son intervention, Isaline Cornil (LFI) a rappelé que, lors de son discours aux armées, Macron a déclaré que la France est prête à défendre « la liberté et le droit », « au prix du sang s’il le faut ». Et de tacler, donc : « C’est sûrement au nom de la défense de la liberté et du droit que l’État français a couvert les livraisons d’armes et d’équipements à Netanyahou qui assassine le peuple palestinien. C’est évidemment toujours au nom de la liberté et du droit que le gouvernement français a refusé d’approuver la suspension des accords entre l’Union européenne et Israël. » Et de conclure en citant Boris Vian : « S’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre, monsieur le président. »

    Sur la scène, la prise de parole organisée par le président de La Marseillaise, Léo Purguette, a commencé. Le secrétaire national du Mouvement de la Paix, Alain Rouy, expliquant comment la France pourrait prendre la tête, en tant que puissance nucléaire, d’un mouvement de désarmement, puis aller vers une nouvelle manière d’envisager les relations internationales, à savoir la « coopération », un mode de sécurité collective ou de sécurité commune. Tout un programme.

    C’est plus tard au rappeur marseillais K-Méléon qu’est revenu le privilège de clôturer la journée en chantant la paix.

  • [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    [Journées européennes du patrimoine] À Toulon, 300 jeunes dans l’antre de la Base Navale

    C’est « une ville dans la ville », telle que la décrit le commandant Thierry, capitaine de corvette à la direction du rayonnement et de l’image de la Marine. Bien qu’ils la côtoient de près chaque jour, bon nombre de Toulonnais « se demandent ce qu’il se passe de l’autre côté du mur de la Base Navale », n’ayant jamais, ou que très rarement, eu l’occasion d’en franchir le portail. Car « une base navale, un arsenal, ça se protège », rappelle celui qui occupe également le rôle de secrétaire général des 400 ans de la marine en Méditerranée. C’est en effet à ce titre que cette dernière ouvre ses portes au grand public ce week-end, à l’occasion des journées Européennes du patrimoine. « On profite de cet anniversaire pour multiplier les opérations dans la base navale, ou aller à la rencontre des gens, y compris dans 50 villes du pays », explique le commandant.

    Vendredi, ce sont 300 collégiens de dix établissements du golfe de Saint-Tropez, Carqueiranne, La Garde, La Seyne, Saint-Cyr, Hyères et Toulon qui ont eu l’opportunité de découvrir ces lieux, au cours d’une journée encadrée par quelques-uns des 22 000 militaires qui y travaillent au quotidien. « C’est la première fois pour nos élèves », explique Laure Condomines, professeure d’histoire-géographie et éducation morale et civique au collège Joliot-Curie de Carqueiranne. « En 4e, on apprend le rôle de la défense, en 3e la Seconde guerre mondiale, donc ça fait un lien. Le but est aussi l’engagement, qu’ils aient envie de s’investir dans les associations patriotiques. »

    Ce week-end,

    place au grand public

    Après un petit quiz d’introduction destiné à éprouver leur connaissance de la Royale, ils ont, entre autres, pu s’initier au métier de marin-pompier et à l’écoute des sons sous-marins avec le Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique (Cira). Mais aussi visiter des lieux emblématiques tels que la Corderie Royale, qui abrite le Conservatoire des Uniformes de la Marine de Toulon et ses 13 000 pièces, ou encore le Service historique de la Défense (SHD) qui recueille 23 km linéaires d’archives de la Marine liés à l’Océan Indien, aux Émirats Arabes et au pourtour méditerranéen.

    Mais ce qui aura le plus marqué les esprits reste la visite de la frégate multimissions Lorraine. Mise en service en 2023, elle est un étendard de la modernité de la Marine. Les jeunes ont pu l’explorer dans ses grandes largeurs, des lieux de vie aux postes de pilotages et de défense. « L’idée est qu’ils découvrent comment on vit sur un bateau, le rythme de travail, comment ça se passe à quai ou en mer », détaille le commissaire Stanislas, en charge de la visite. « On est sur une frégate multimissions, au croisement de toutes les capacités marines nationales, donc ça leur permet de comprendre nos métiers. » Car il s’agit aussi d’un des buts de la journée : « La Marine est le principal employeur de la région, avec plus de 80 métiers, ça permet de travailler l’orientation », ajoute Laure Condomines.

    Matteo, élève de 3e au collège Joliot-Curie, n’est pas resté insensible : « Je n’envisageais pas de faire carrière dans la Marine, maintenant beaucoup plus. Ce qui m’a le plus plu c’est l’aspect très organisé des choses, tout est strict, carré ». Sa camarade Inès a d’autres projets, mais n’est pas moins impressionnée par la découverte : « La Marine, c’est important, c’est là pour nous protéger, les personnes qui s’y engagent ont beaucoup de courage. J’ai beaucoup aimé le centre de contrôle de la frégate, je ne savais pas qu’on pouvait contrôler autant de choses avec un ordinateur ». Ce week-end, la Marine ouvre ses portes au grand public, avec, notamment, des visites de son conservatoire, du Fort Lamalgue, ou encore du Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevalier, pour lequel les inscriptions affichent complet.

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Alors que le Bol d’argent et le Bol d’or classique se termineront dans la matinée, le grand moment du week-end prendra le relais à partir de 15h ce samedi.

    Parmi les 56 équipages engagés, la Suzuki 12 du trio Gregg Black – Etienne Masson – Dan Linfoot sera à suivre tout particulièrement. Parce que les trois hommes ont gagné les deux derniers Bols. Et que Gregg Black et Etienne Masson seront également en lice pour une quatrième levée consécutive.

    Cet équipage fait même figure de favori numéro 1 pour réussir le coup double. À savoir s’imposer au Castellet, et rafler par la même occasion le titre de champion du Monde d’endurance, qui couronnera les vainqueurs, dimanche après 15h. La saison dernière, il leur a manqué un point pour faire ce doublé prestigieux.

    Cinq rivaux

    Néanmoins, sur les cinq autres équipages qui peuvent encore rêver du sacre suprême, deux sont les plus dangereux pour le Team de la Suzuki 12. À savoir la Kawasaki officielle numéro 1, emmenée par Karel Hanika, avec Marvin Fritz et Leandro Mercado. Et la BMW numéro 37 de Markus Reiterberger, Steven Odendaal, Michæl van der Mark et Jérémy Guarnoni.

    Ces derniers auront à cœur de prendre leur revanche sur le sort. Lors de l’édition 2025, alors qu’ils filaient vers la victoire, des ennuis mécaniques dans les derniers instants de la compétition sont venus rappeler que, sur une course de 24 heures, rien n’est acquis avant le drapeau à damier.

    Parmi les autres concurrents, 17 équipes sont engagées en EWC, soit six Yamaha, quatre BMW, autant de Kawasaki, trois Honda et une Suzuki. Le peloton sera complété par 24 équipages en Superstock (SST), 13 en Production (PRD) et 2 machines inscrites en Experimental (EXP).

    À l’issue de la première séance d’essais, c’est la BMW 37 qui a tiré son épingle du jeu. La formation officielle allemande a construit son avantage grâce à la moyenne des chronos de Markus Reiterberger et Michæl van der Mark, les deux pilotes les plus rapides de l’équipage.

    Mais c’est une autre BMW qui a fait sensation. Naomichi Uramoto, engagé sur la BMW AutoRace Ube, a réalisé le meilleur temps individuel de cette première qualification, avec un tour bouclé en 1’51’’050. Associé à Sylvain Guintoli et Kenny Foray, le Japonais permet à son équipe de prendre la deuxième place provisoire.

    Vendredi, la seconde séance d’essais a confirmé une chose. La BMW 37 sera bien la machine à battre de ces 24 heures du Paul-Ricard. Le trio a enchaîné une nouvelle séquence quasi parfaite.

    Les motos de la marque allemande sont parties fort puisqu’elles se sont aussi placées au deuxième rang avec la n° 76, au guidon de laquelle on retrouve Naomichi Uramoto, Sylvain Guintoli et Kenny Foray. La troisième place des qualifications est revenue à la seule Suzuki officielle, celle du trio Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot qui, avec leur numéro 12, auront en ligne de mire de conserver le Bol d’or.

    Une troisième BMW est sortie du lot après les deux séances d’essai. La numéro 6 commandée par le Français Loris Baz. La Yamaha numéro 1, en tête du classement mondial a sauvé les apparences. Elle partira en 7e position.

  • Les cheminots font vivre la fraternité au Village de la paix de Toulon

    Les cheminots font vivre la fraternité au Village de la paix de Toulon

    Un stand, une soirée culturelle avec concert et une expertise unique sur la culture de paix… Voilà ce que propose le Casi (Comité des activités sociales interentreprises) des Cheminots de la région Paca, à l’occasion de l’organisation de ce Village de la paix à Toulon. « On a répondu naturellement à la sollicitation des organisations progressistes pour ce Village de la paix, cela fait 40 ans qu’on fait vivre la culture de paix », explique Michel Mafioly, président de la commission des activités sociales et culturelles du Casi. Présent avec un stand, c’est toute « une équipe de bénévoles » qui se déploie sur l’événement, afin de « développer et expliquer l’implication et la démarche du Casi pour la paix ».

    Au programme : l’organisation d’une soirée festive et culturelle avec un concert de rap français, mais aussi « des ateliers graphiques » autour de la paix et l’animation de débats. De quoi rappeler le travail de l’organisation pour promouvoir l’amitié entre les peuples plutôt que l’armement à tout va.

    « Nous avons organisé des séjours mémoriels au Japon, à Hiroshima et Nagasaki. Nous sommes également allés à l’ONU, à New York, pour porter la voix du désarmement », se remémore Michel Mafioly.

  • Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    À l’ordre du jour de cette séance publique, le rapport d’activité 2025 pour commencer, qui illustre de façon concrète toutes les actions réalisées. L’occasion pour la présidente de la Métropole de mettre en avant « les moyens importants » dégagés pour les mettre en œuvre, avec ici plus de 460 millions d’euros consacrés au fonctionnement et plus de 246 millions à l’investissement.

    Avec pour objectif de poursuivre sa stratégie de développement économique et touristique et de continuer, à travers son nouveau Plan de mobilité 2025-2035, d’assumer une politique volontariste pour réduire la part de la voiture, comme en témoigne l’augmentation des pistes cyclables dans le Port du Levant. Avec en ligne de mire également « la modernisation des transports en commun » et le lancement des travaux du Bus à haut niveau de service (BHNS). « Parce que la mobilité dans la métropole c’est un tout, un ensemble de moyens déployés pour faciliter ce qu’on appelle l’intermodalité, c’est-à-dire passer d’un mode de transport à un autre », insiste-t-elle.

    Solidarité avec

    les pompiers en grève

    Un bilan et des ambitions déclinés également au niveau de l’amélioration de l’habitat, de la préservation de l’environnement et en faveur de la transition écologique, avec notamment un nouveau Contrat de baie et la sécurisation du Faron afin d’adapter les espaces publics pour faire face au changement climatique.

    « En cette rentrée c’est surtout vers l’avenir que nous devons tourner notre regard », insiste Josée Massi. Un nouveau projet métropolitain, qui incarne les priorités du mandat sera prochainement présenté au conseil.

    La présidente de la Métropole a ensuite mis au vote un don de 300 000 euros au Service départemental d’incendie et de secours du Var (Sdis 83). Et précise : « C’est un sujet d’actualité puisque les sapeurs-pompiers sont mobilisés pour réclamer davantage de moyens humains et matériels. À notre échelle nous les soutenons ! »

    Concernant le dossier Grand prix de France du Castellet, la collectivité a pris acte du rapport d’observations accablant de la Chambre régionale des comptes et a accepté de contribuer à l’apurement de la dette par une avance de 1,6 million d’euros, tout en continuant à se réserver le droit de contester ultérieurement devant la justice tout ce qui pourra l’être.

    La gauche réagit

    L’élu d’opposition de gauche Stéphane Sacco (GRS) a profité de la délibération portant sur la rénovation thermique de l’école Victor-Hugo, à La Seyne, pour tacler le maire RN, en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles « les bâtiments qui en ont le plus besoin n’ont pas été intégrés à cette opération ». C’est-à-dire les préfabriqués abritant 10 classes. « Ils sont aujourd’hui dans un état très dégradé, constituent de véritables passoires thermiques et 3 sur les 4 bâtiments sont diagnostiqués avec présence d’amiante », insiste-t-il. En tout ce sont 35% des enfants de cet établissement qui ne bénéficieront pas d’une amélioration de leurs conditions d’apprentissage.

    Piqué au vif, le maire a répliqué que ces préfabriqués allaient être prochainement enlevés. Sans dire ce qu’il adviendra des 162 élèves qui y suivent aujourd’hui les cours. T.T.

  • [Entretien] Alain Rouy, secrétaire national du Mouvement de la Paix : « Il faut travailler la paix du quartier à la planète »

    [Entretien] Alain Rouy, secrétaire national du Mouvement de la Paix : « Il faut travailler la paix du quartier à la planète »

    La Marseillaise : À quoi sert un événement comme le Village de la Paix ?

    Alain Rouy : Cela répond à la Journée internationale de la paix, décrétée par l’ONU il y a 25 ans. C’est un moyen de sensibiliser les populations, les pouvoirs publics. Par exemple, la question de la défense, de la paix, est occultée en France, où toute la politique de défense est entre les mains du chef de l’État. Il peut déclencher une intervention militaire sans même consulter le Parlement avant 100 jours. Dans les autres pays d’Europe, le Parlement est étroitement associé. On a appris par un discours, sur la base des sous-marins nucléaires de l’Île Longue, l’an dernier, que la France changeait de doctrine militaire nucléaire, avec une nouvelle invention, la dissuasion avancée. Personne n’a été consulté, pas même les militaires. La France ne fera désormais plus la transparence sur son armement nucléaire, certaines bombes nucléaires vont être remplacées par de plus puissantes, par l’unique volonté du chef de l’État. C’est un problème. Mais presque tous les pays sont soumis à cette hausse inconsidérée des dépenses militaires au détriment des programmes sociaux, de santé, d’enseignement, d’où l’idée d’une convergence internationale.

    Le thème de la journée est : « Investir dans la paix pour tous, partout, tous les jours ».
    Qu’est-ce que cela évoque
     ?

    A.R. : Ça incarne ce que promeut l’ONU, c’est-à-dire que l’armement est surfinancé alors que les œuvres de paix et les grands défis existentiels tels que le réchauffement climatique sont sous-financés. L’ONU a établi les objectifs du développement durable, en 2015, à la suite des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Certains ont été obtenus, notamment sur le plan de l’alphabétisation, de la santé… Mais on est loin du compte parce qu’il manque des financements. Avec moins de la moitié du budget militaire, on règle quasiment tous les problèmes des OMD et on peut commencer à s’attaquer à la transition écologique. Au lieu de ça, on prépare la mort de la planète avec l’accumulation des armes et le risque d’un conflit nucléaire.

    Comment parvient-on à se mobiliser dans un monde bouleversé par les guerres et les génocides ?

    A.R. : Comme le disent certains slogans, il faut travailler à la paix du quartier à la planète. Ça commence par la culture de paix, grand chantier lancé par l’ONU en 2000, parce que la paix s’apprend dans les comportements, dans une culture tournée vers l’autre qui doit abreuver la vie publique. Les gouvernements ont aussi un rôle à jouer. Par exemple, le traité sur l’interdiction des armes nucléaires de 2017 est venu d’une convergence de l’ONU, des ONG et d’États qui en ont été les relais diplomatiques. Mais pour que ces relais existent, il faut faire évoluer l’opinion publique.

    À un an de l’élection présidentielle, quelle devrait être, selon vous,
    la position du futur gouvernement en matière internationale
     ?

    A.R. : On craint que ces questions de défense soient occultées de la campagne. Beaucoup de candidats vont parler du pouvoir d’achat sans faire le lien avec la hausse des dépenses militaires. La France, sous Macron, a fait le choix de résoudre les problèmes par la guerre, en soutenant les dérives bellicistes de l’UE, sans proposer d’action diplomatique. On pourrait prendre la tête, en tant que puissance nucléaire, d’un mouvement de désarmement, puis aller vers une nouvelle manière d’envisager les relations internationales, à savoir la coopération, un mode de sécurité collective ou de sécurité commune, notion apparue dans les années 1980 avec le Premier ministre suédois de l’époque, Olof Palme. Celle-ci implique que je ne suis en sécurité que si mon voisin, ou mon ennemi, se sent lui-même en sécurité. Donc, nos sécurités sont interdépendantes.

  • Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Une invitation fraternelle pour la fête des Oursinières du Pradet

    Cette fête, relancée depuis cinq ans, est avant tout l’occasion de favoriser « la fraternité, la camaraderie et la convivialité », annonce Rudy Labonne, le nouveau secrétaire de section, élu fin juin à la veille du dernier congrès du PCF et qui a pris la succession d’Yves Pelligrino. « Ce dernier reste très actif au sein de notre section, nous avons travaillé pendant des années ensemble, nous continuons. Il m’apporte son expérience, confie l’enseignant, tout en me laissant mettre ma patte ! »

    La fête des Oursinières est un peu le symbole de cette envie de « camaraderie », à l’instar du premier mai ou du loto annuel. Un repas, des animations musicales avec José et Tonio sur des airs d’Amérique latine, puis une animation autour de grands airs populaires pour chanter ensemble, une culture de la bonne humeur, dans la simplicité d’un dimanche passé dans un des magnifiques sites que recèle le littoral varois.

    Les questions politiques ne seront pas pour autant absentes du rendez-vous, même si aucun débat formel n’est organisé lors de la manifestation. Il y a bien évidemment « les sénatoriales et la présidentielle », rappelle Rudy Labonne, et une question que les communistes se posent au lendemain de la fête de l’Huma : « Comment allons-nous pouvoir faire rayonner nos idées dans le débat de la présidentielle ? », rapporte le secrétaire de section. Et par voie de conséquence : « Comment permettre à la gauche de remporter cette élection », cruciale au regard de l’urgence sociale qui s’appuie sur un constat implacable de la détresse de la population face à la baisse du pouvoir d’achat, les difficultés à se loger correctement ou à se nourrir…

    Fête des Oursinières.

    Dimanche 20 septembre,

    à partir de 11h30.

    374 chemin du passage des Gardéens, Le Pradet.

    Gratuit et ouvert à tous.

  • Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    L’épreuve, imaginée par Jules Bianchi et Charles Leclerc, revient au Paul-Ricard.

    « Cette course, Jules l’aimait tout particulièrement, c’était pour lui une belle bouffée d’oxygène », explique Philippe Bianchi. Le père du champion de Formule 1 a souhaité reprendre le flambeau, toujours avec le Monégasque Charles Leclerc. Le premier week-end d’octobre, ce sera la onzième édition d’une épreuve unique au monde.

    « Imaginez une course de kart, par équipe, où chaque véhicule va tourner durant 42 heures, 19 minutes et 50 secondes sur un circuit prestigieux », détaille-t-il. Au fil des éditions, la manifestation a gagné en notoriété. Après avoir débuté sur la boucle de Brignoles, elle a investi le Castellet, où les conditions d’accueil sont mieux adaptées.

    Plus de 120 demandes

    Les organisateurs ont limité à 35 le nombre d’équipages. « Mais nous avons eu beaucoup plus de demandes. Nous aurions pu engager plus de 120 candidatures », souligne Philippe Bianchi. Des équipages dans lesquels se retrouveront des pilotes, chevronnés ou non, ainsi que des artistes. Notamment Benjamin Biolay, devenu un inconditionnel du Marathon.

    « À chaque nouvelle édition, nous voyons de nouvelles têtes, mais il y a le noyau des fidèles qui ne raterait pour rien au monde ce rendez-vous. Un rendez-vous qui est à l’image de Jules Bianchi », note-t-il.

    Même si elle est basée sur l’amitié, l’épreuve reste une course, avec un règlement auquel les engagés se doivent d’adhérer. Les relais sont d’une heure maximum, le nombre d’arrêts obligatoires à compter du départ est fixé à 54 (le dernier 15 minutes avant l’arrivée), la vitesse est limitée à 20 km/h dans la voie des stands et l’âge minimum est de 14 ans.