Tag: Var

  • Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Le Var attise les appétits de l’extrême droite dans toute sa diversité. Jeudi soir, c’était Jordan Bardella, député européen et président du Rassemblement national qui était à Toulon pour dédicacer son livre, séance qui a attiré une foule très nombreuse malgré la pluie dans cette ville que l’extrême droite voudrait reprendre… mais aussi des militants anti-RN venus dire leur refus de l’extrême droite dans une ville qui a déjà connu le FN. Ce sera ensuite Éric Zemmour leader du parti d’extrême droite Reconquête qui vient en terre varoise vendredi à La Seyne puis samedi à Cogolin – où le maire ex- zemmouriste Marc-Etienne Lansade a été déclaré inéligible et remplacé par Christiane Lardat, ancienne première adjointe – afin de dédicacer son livre également publié par les éditions Fayard.

    « Jordan Bardella fait la promo de son deuxième livre et prétend connaître leurs attentes, y compris celles des Français qui ont des difficultés de pouvoir d’achat », remarque la Coordination contre l’extrême droite dans le Var (Codex83) dans un communiqué. « Mais les députés du RN ont voté contre la hausse du Smic (2024), précise-t-il, contre aussi l’indexation des salaires sur l’inflation (2023), contre un salaire minimum européen (2022) tout en proposant que les salariés en CDD soient privés d’assurance chômage en cas de refus d’un CDI ! »

    La coordination se fait également fort de détailler les votes du RN sur le projet de budget 2026 : « Contre la taxe Zucman afin de préserver les plus grandes fortunes ; contre une taxe sur les jets privés jouets polluants des ultras riches ; contre le relèvement de la flat tax sur les placements financiers, mais pour l’abattement d’1 million sur les résidences principales… » Quant à l’ancien candidat à la présidentielle de 2022 qui n’a de cesse de cultiver sa différence avec le RN qu’il accuse d’être « socialiste en économie » et avec lequel il ne se reconnaît « que » être « proches pour arrêter l’immigration », la Codex rappelle que « Zemmour a été condamné définitivement pour provocation à la haine raciale et injures racistes tenues en 2019 ».

  • À Toulon, on a poussé fort contre l’austérité et le gel des pensions

    À Toulon, on a poussé fort contre l’austérité et le gel des pensions

    « On continue aujourd’hui de ponctionner toujours les mêmes : ceux qui n’ont rien ou ceux qui ont juste un peu, pour un partage de la misère finalement. Maintenant, ça suffit », lance Jean-Luc Trinel (CGT), ancien du chantier naval dont la pension s’élève à 1 200 euros. « Non seulement on se prive, mais on doit aussi aider nos enfants confrontés à des difficultés de travail et de vie », ajoute-t-il, remonté par les nouvelles injustices que les retraités sont sommés d’assumer.

    Pour Annie (CGT), retraitée des Finances publiques et militante, « on est en train de diviser la société, de monter les gens les uns contre les autres : les actifs contre les retraités, les jeunes contre les vieux… » Elle dénonce le gel des pensions et du barème de l’impôt sur le revenu, qui rendra imposables de nouveaux foyers et leur fera perdre certaines aides sociales. Et de conclure : « Résultat, ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer. Pendant ce temps, on chasse les pauvres, mais on ne lutte pas contre la fraude fiscale qui, chaque année, fait perdre 80 milliards au budget de l’État. »

    Ce qui amène de l’eau au moulin de Jean-Paul Cotura, figure emblématique des luttes dans le Port du Levant, pour qui les revendications portées ce matin par les camarades de la CGT appellent à « mener le combat aujourd’hui et demain ».

    « On est de tout cœur avec vous ! », lancent deux jeunes dames visiblement pressées, valises à la main. En les suivant, on apprend qu’elles travaillent dans le secteur de la santé, à Paris, et savent ce que signifie devoir se mobiliser.

    Contre la paupérisation

    Avant de prendre la parole pour l’intersyndicale, la secrétaire générale du syndicat CGT des retraités, Brigitte Cheinet, condamne « un budget délétère qui ne peut conduire qu’à la paupérisation de la population ». Et ce d’autant plus qu’elle connaît déjà bien la réalité du terrain, aujourd’hui, avec des retraités qui, pour certains, explique-t-elle, ne se chauffent pas, hésitent à se soigner ou ne peuvent plus sortir leur voiture tant le budget est déjà serré. « Aujourd’hui, le gouvernement a décidé que c’est à la population de payer, et non à ceux qui ont l’argent », tempête-t-elle.

    Dominique Luiggi (CGT) ajoute : « S’il y a de plus en plus de riches, c’est qu’il y a de moins en moins de travailleurs qui luttent. »

    Jean-Pierre Meyer (PCF) poursuit l’analyse en mettant en avant que, pour s’en sortir, « il faut passer par la convergence du politique et du mouvement social ». « J’ai toujours en tête, glisse-t-il, la conclusion du professeur Jacquard au terme d’une conférence à Sanary, il y a bien des années en arrière : “Ou le monde sera communiste, au sens du partage des savoirs et des richesses, où il sera barbare”. » Pour le militant syndical et politique, « c’est là que se situe l’enjeu aujourd’hui ». C’est-à-dire faire comprendre à ceux qui souffrent le plus qu’il est urgent de se mobiliser.

    À la tête du cortège qui s’ébranle vers la préfecture, Gilberte Mandon (FSU) insiste sur la nécessité d’un autre budget : « On en a un peu assez que les retraités soient la vache à lait du gouvernement, alors que 55% d’entre eux touchent moins que le Smic. »

    « Si on laisse faire, ça va être dramatique pour les petites pensions, renchérit Christian Godmet (Solidaires). Est-ce qu’on touche déjà du doigt la paupérisation de certains retraités ?  » Et de conclure : « Il faut pousser fort pour demander des mesures justes et nous le ferons d’autant mieux si la gauche est unie derrière le mouvement social. »

  • Les nouveaux Cadets de la défense intronisés à Toulon

    Les nouveaux Cadets de la défense intronisés à Toulon

    « Vous savez su convaincre l’encadrement de vous prendre comme Cadets. Ne le décevez pas. » Dès l’introduction du Colonel Bertrand Gebuhrer, délégué militaire départemental du Var, le ton est donné pour la nouvelle promotion des Cadets de la défense. Pendant une année, 240 collégiens de classe de 3e, âgés de 14 à 16 ans et issus de 51 établissements varois, consacreront leurs mercredis à des activités physiques, des cours d’éducation civique et mémorielle, et à la découverte des métiers « des uniformes dans leur ensemble », en théorie, mais aussi en pratique. Même s’il « ne s’agit pas d’une préparation militaire », précise le colonel, rappelant toutefois que « les bruits de bottes résonnent à l’Est ».

    Promotion Esther-Poggio

    Au-delà de l’individualité, c’est donc la notion de collectif qui est visée, car « si les armées gagnent les batailles, ce sont les nations qui gagnent les guerres », martèle le délégué militaire. « Liberté, égalité, fraternité ne sont pas des simples mots pour vous. Ils deviennent des principes vivants, que vous allez explorer, comprendre et défendre », ajoute Ludovic Sar, président de l’Institut des hautes études de la défense nationale Var et Corse. « Les Cadets sont des relais essentiels de nos actions mémorielles et des Routes de la Liberté », salue Jean-Louis Masson, président (LR) du Département.

    La nouvelle promotion portera le nom d’Esther Poggio, illustre résistante varoise fusillée par les nazis le 15 août 1944. Au sein de celle-ci, Lisa et Bastien, 14 ans, « fiers de représenter (leur) collège » respectif. Les deux adolescents espèrent y « découvrir les métiers de la défense », afin de peut-être, un jour, devenir maître-chien dans l’armée pour la première, et intégrer la Marine pour le second.

  • Toulon : le vélo s’invite sur la piste des municipales

    Toulon : le vélo s’invite sur la piste des municipales

    Même si la situation dans le Port du Levant s’est considérablement améliorée pour les cyclistes urbains, le monde associatif continue ardemment de militer pour un réseau sécurisé, afin d’encourager la pratique de ce mode de déplacement écologique, bénéfique pour la santé et pour la planète. Ce qui nécessite d’interpeller sans cesse les pouvoirs publics.

    « Les élections municipales doivent être l’occasion de présenter des programmes qui permettent de sortir de la politique du tout voiture », explique dans le nouveau numéro de « La rue on partage », le président Toulon Var déplacements (TVD), Maurice Franceschi.

    L’occasion d’interpeller candidats et élus

    Il s’agit à la fois, insiste-t-il, d’améliorer la qualité de vie dans les centres-villes, mais aussi la qualité de l’air, en partageant l’espace public de manière plus équitable et apaisée. Tout un programme. Pour les piétons, l’association demande que les passerelles, comme celle de Grand Var Université par exemple, et les tunnels (comme le passage de la gare routière) mis aux normes afin de garantir l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

    « Réalisons de vraies pistes cyclables sécurisées là où la circulation est la plus dense, en particulier au centre de Toulon, avenue de La République, par exemple, et sur boulevard de Strasbourg, comme le montre le baromètre vélo 2025 », invite aussi Maurice Franceschi à l’attention des candidats.

    Pour l’heure, c’est la liste de rassemblement des forces progressistes, Toulon en Commun, qui tient la corde sur ce dossier, comme sur celui du transport. À noter également la bonne écoute de la maire sortante Josée Massi (SE), qui a rencontré les représentants du monde associatif pour discuter du projet de traversée de Toulon. Les choses avancent. Le combat pour une mobilité durable continue.

  • Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».

    Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.

    Les électeurs apprécieront

    Un silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.

    En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.

    On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.

    à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.

    Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »

    Qu’on se le dise.

  • La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    En grève dès le premier jour de cette rentrée pour s’opposer à la réintégration de leur chef d’équipe dont les agissements, disent-ils, portent atteinte à leur santé, les personnels techniques du lycée du Golfe de Saint-Tropez étaient à nouveau mobilisés mardi. Pour mémoire, ce cadre mis en cause avait été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire en novembre 2024 par le proviseur du lycée. Or, la Région a décidé de le réintégrer dans ce même établissement.

    « La vice-présidente s’est déplacée hier, nous a écoutés mais apparemment ne nous a pas entendus, puisque la collectivité reste sur ses positions », lâche Éric Moretti pour le syndicat CGT des personnels du conseil régional.

    Visiblement donc, le mouvement est parti pour être reconduit si rien ne bouge. Pas ce mercredi puisque les personnels sont reçus par la Région pour leur demande de protection fonctionnelle. Mais sans avancée… « La demi-pension a été fermée jusqu’à ce qu’une décision favorable pour les agents soit prise », confirme Florence Capello, en expliquant que « des alertes, au niveau du syndicat, ont été faites auprès des instances sur la protection des agents concernant la maltraitance ».

    « On vit ça au quotidien avec eux et on les soutient à 100%. Comme d’ailleurs toute la communauté scolaire, parce que tout le monde sait ce qui se passe au sein d’un établissement scolaire, les choses sont connues de tous », déclare une secrétaire sortie devant l’établissement pour accrocher une banderole.

    Elle ajoute : « Quand on voit les agents en pleurs, dépités, dans l’incompréhension… ça laisse peu place au doute ! Ce qu’ils vivent, c’est abominable ! »

    « En tout cas lorsque ce monsieur est absent, ils viennent au lycée avec le sourire », confirme Carine, agent administratif également. Et de poursuivre : « On ne peut pas aller au travail en ayant peur, en ayant une boule au ventre. »

    Des élèves de BTS venus exprimer leur solidarité sont visiblement choqués par ce que vivent leurs aînés. « Ça, c’est du harcèlement psychologique », tranche Ambre. « Et vous imaginez un harceleur qu’on remettrait à côté de la victime… »

    « Il faut soutenir tout le monde. Élèves comme profs ou agents du lycée. Pour moi tout le monde est au même niveau », insiste Lisa approuvée par Léa et Émile.

    La CGT rappelle que dans leurs revendications adressées à la collectivité, les agents ne demandent pas de sanction mais se contentent de demander la mutation de ce chef de service pour pouvoir exercer leurs missions sereinement.

    « Si le proviseur a pris cette décision l’année passée, c’est qu’il y avait des raisons sérieuses ou un dysfonctionnement grave », insiste Florence Capello.

    La vice-présidente Florence Bulteau-Rambaud, contactée hier par téléphone, a confirmé que le retour de ce cadre aux méthodes peu conventionnelles a bien été acté au sein de l’établissement. « Mais avec une fiche de poste adaptée, c’est-à-dire qu’il n’aura plus de fonction d’encadrement auprès des agents », précise-t-elle. Et de concéder également qu’« il est apparu au cours de l’enquête administrative qu’il y avait certains points sur lesquels cet agent devait être accompagné ». Visiblement, oui. Pour le moins.

    Pas sûr que cette position soit acceptable par les agents d’entretien.

    À suivre, donc.

  • [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés dans les grilles de programmes proposées sur les chaînes locales depuis la rentrée ?

    Marine Machefer : C’est une belle évolution en ce qui concerne nos grilles. On se repose sur des piliers tels que l’information en direct le matin 7h-10h sur nos antennes de Toulon et Marseille et le soir de 18h-20h avec Virage Marseille et notre magazine du soir incarné par Sophie Hebrard. Toulon est une rédaction avec un peu moins de monde donc nous ne sommes pas en capacité de faire autant de directs mais on a des journaux le soir qui sont actualisés. Sur cette thématique, nous avons des tranches plus longues et vivantes avec la présence du téléspectateur qui est emmené à réagir à l’actualité et à nous poser des questions sur les événements du quotidien, leurs préoccupations etc.

    Dans « BFM et Vous » à 7h15 et 8h45 mais aussi le vendredi avec « On a rendez-vous », ce sont nos téléspectateurs ou les acteurs du territoire qui participent à la programmation de notre antenne et font l’actualité. Ce qu’on leur demande, ce n’est pas de commenter ou réagir mais de nous faire remonter leur quotidien. C’est notre baromètre et on est au plus près, en contact permanent avec eux. Dans ces moments-là on se laisse porter par le terrain, on prend le pouls de nos territoires c’est passionnant.

    Les nouveaux locaux, c’est une nouvelle dynamique et un nouveau départ pour la chaîne ?

    M.M. : C’est une nouvelle étape, une nouvelle dimension on va dire. Les locaux le montrent d’ailleurs. C’est plus grand, plus spacieux, plus ambitieux et plus vivant. L’idée c’est que cette antenne soit plus riche parce que nous étions sur une grille avec beaucoup de rediffusions et tout cela est terminé maintenant. J’ai parlé de l’information mais on a aussi beaucoup de sport. L’OM a une place importante depuis longtemps sur BFM Marseille ce qui continue mais va s’accentuer avec des soirées match commenté, l’équipe d’Aubagne, du hockey etc. Et tout cela fait aussi partie de la proximité, de ce qui fait la fierté du territoire.

    La nouvelle année sera marquée par les élections municipales, comment appréhendez-vous cet événement majeur ?

    M.M. : Depuis le mois d’octobre nous organisons une journée spéciale le 1er lundi de chaque mois consacrée à un thème en lien avec les compétences d’un maire. Ensuite, nous allons organiser de plus en plus de débats en complément de notre émission politique du jeudi et nous avons pour ambition d’organiser de gros événements en lien avec le groupe RMC/BFM pour que nous soyons très présents sur ces municipales. Une grande place devrait être donnée à Toulon par exemple, une ville qui intéresse vivement puisqu’elle pourrait retourner aux mains du RN. Il y a donc un enjeu politique fort. Tout n’est pas encore arrêté mais on prépare une couverture importante dans certaines villes où sont situées nos locales.

    Propos recueillis par A.Lh.

  • Une collecte solidaire de jouets dans le département du Var

    Une collecte solidaire de jouets dans le département du Var

    Noël, une période pour faire plaisir aux siens, mais aussi pour penser aux autres. C’est dans cette optique, et face au constat alarmant qu’encore trois Français sur dix jettent leurs jouets inutilisés à la poubelle alors qu’ils pourraient resservir, que plusieurs collectivités varoises (l’Agglomération Provence Verte, les Communautés de communes Cœur du Var, Lacs et Gorges du Verdon, Pays de Fayence, Golfe de Saint-Tropez et le SMIDDEV) organisent, en partenariat avec deux éco-organismes agréés par l’État, Ecosystem et Ecomaison, une grande collecte solidaire de jouets. Du 1er au 31 novembre, 64 points de collecte sont mis à disposition des habitants, pour y déposer des jouets neufs ou d’occasion (d’intérieur, d’extérieur, de société, électroniques, cadeaux…), à des fins de réemploi ou de recyclage, en fonction de leur état.

    Le recyclage de jouets, vecteur d’insertion

    En plus de ces points, l’opération s’étend à 24 magasins et associations, pour permettre à tous de participer à l’opération. A l’issue de celle-ci, ces associations locales (Com’Collecte, la Croix Rouge, Une Main Tendue pour les Gens dans le Besoin, Un Noël pour Chaque Enfant…) se chargent de récupérer les dons. Ils seront ensuite triés, nettoyés et remis en état pour être offerts ou revendus à prix solidaire, au sein d’ateliers de réemploi, sources d’activités pour des centaines de personnes en insertion, conférant à cette collecte un double intérêt. Les jouets qui ne pourront être remis en état seront dépollués et recyclés par Ecomaison, et par Ecosystem pour les jouets électriques et électroniques.

  • Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Ce n’était au préalable « qu’une » aventure sportive et humanitaire. C’est devenu un souvenir impérissable et une performance qui impose le respect. Annie Méjan et Marie Payan, deux amies originaires de Néoules et La Seyne-sur-Mer, ont participé au Rallye Roses des Sables, une course 100% féminine et caritative dans le désert marocain, du 16 au 25 octobre. Dix jours de compétition qu’elles ont achevée à une magnifique deuxième place, à seulement 387 mètres des vainqueures.

    Les deux femmes, qui se sont rencontrées en 2023, avaient déjà concouru sur le Rallye des Gazelles 2024 : « Je vis avec un homme issu du rallye-raid. J’avais déjà cet univers dans la peau. Ça n’a pas été évident de trouver une partenaire et j’ai trouvé Annie au bout d’un an. On avait connu une panne. Ça avait été formateur et ça nous a donné une énergie pour le deuxième », détaille Marie, qui est gérante d’un garage auto.

    « Toutes les femmes devraient faire un rallye »

    Après ces premiers pas difficiles, les Dames Gazelles étaient loin d’imaginer ce qui les attendait : « On espérait le top 30 mais on voyait le podium d’un peu loin. Au bout du premier jour on était 7e, donc on a commencé à le regarder. Le deuxième jour on était à 20 m de la 3e place, ça nous a vraiment titillées. On a compris qu’on pouvait monter sur ce podium et on n’a plus rien lâché », déroulent-elles. Elles auraient même pu accrocher la première place, leurs concurrentes étant tombées en panne. Mais se souvenant de leurs galères sur le Rallye des Gazelles, elles ont décidé de les secourir : « C’est le reflet de ce rallye, qui est solidaire. Elles méritaient d’être premières », reconnaît Annie, alliant le fair-play à la performance.

    Au-delà de cet aspect sportif, les deux amies retiennent « une aventure humaine formidable. On a vraiment été touchés par la solidarité des participantes. Et niveau organisation c’était incroyable. Le directeur de course nous a menés dans des endroits magiques, des plateaux désertiques aux cols montagneux. » Cela, sans oublier l’aspect humanitaire de ce rallye, qui soutient plusieurs associations (le Club du petit-déjeuner, les Enfants du désert, l’Estelada, en faveur des enfants défavorisés, et Ruban Rose, qui lutte contre le cancer du sein). De leur côté, les Dames Gazelles ont soutenu « l’association des enfants de la baie de Bandol, qui vient en aide aux enfants et adolescents porteurs de handicaps très lourds et à leurs familles », précise le duo, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « On a d’autres projets à venir sur un autre rallye. On a plusieurs idées mais on n’est pas arrêté. Je pense que toutes les femmes devraient faire un rallye, c’est vraiment quelque chose qui change votre vie », soutient Annie.

  • À Toulon, l’aide à la scolarité pour favoriser l’égalité des chances

    À Toulon, l’aide à la scolarité pour favoriser l’égalité des chances

    La délibération portant, lors du dernier conseil municipal, sur la convention d’objectifs et de financement 2025-2026 avec la Caisse d’allocations familiales du Var, a permis de mettre en avant l’Accueil jeunes du Las ouvert depuis le mois de février. Un lieu pour se retrouver, échanger et s’informer dont les objectifs vont de la responsabilisation des adolescents à l’acceptation de la différence en passant par l’entraide ou la prise d’initiatives. Et ce en proposant de nombreuses activités en partenariat avec la mission locale des jeunes toulonnais, la Ligue varoise de prévention, la Maison de l’étudiant et de l’information jeunesse. Un accueil qui, comme il a été rappelé « répond aux besoins du territoire de l’ouest de Toulon ».

    La CAF vient de lui accorder une subvention dans le cadre du Contrat local d’accompagnement à la scolarité des enfants du primaire au lycée. « À ce titre, il vise une meilleure égalité des chances et la prévention de l’échec scolaire », a mis en avant la maire de Toulon Josée Massi (SE). Les actions qui seront mises en place dans le cadre de ce dispositif auront lieu en dehors du temps de l’école et seront distinctes des actions d’aide individualisée ou de soutien scolaire des établissements scolaires. Mais seront toutefois articulées avec les projets de ces derniers.

    Centrées sur le jeune, elles doivent susciter son adhésion et faciliter les relations entre les familles et les équipes éducatives. L’objectif étant aussi d’accompagner et aider les parents dans le suivi et la compréhension de la scolarité de leurs enfants. Le montant de la prestation de service versée par la CAF est égal à 32,5%des dépenses de fonctionnement des actions conduites auprès d’un groupe de 8 à 12 enfants, évaluées à 5 516 euros.