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  • Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    « Au lendemain du 1er tour des élections municipales, le Collectif Fiertés Toulon appelle la communauté LGBTQIA+ et toutes les personnes attachées à une ville libre, ouverte et respectueuse de toutes et tous à se mobiliser. » Le communiqué arrivé dans nos rédactions ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté face à la menace. Et d’expliquer que depuis plusieurs années, un travail important a été construit dans le Var, et particulièrement à Toulon, pour améliorer la sécurité, l’accompagnement et la reconnaissance des personnes LGBTQIA+. « Ce travail patient, construit avec de nombreux partenaires, pourrait être fragilisé voire remis en cause par l’arrivée de l’extrême droite à la tête de la ville », insiste la présidente du collectif.

    L’arrivée à la mairie de la liste menée par Laure Lavalette (RN) représentant une menace réelle pour les valeurs d’égalité, de respect et de diversité défendues chaque année lors de la Quinzaine et de la Marche des Fiertés. Les prises de position de la candidate alors qu’elle était encore conseillère municipale, en disent long. Et de poursuivre donc clairement : « Face à ce risque, nous appelons clairement à aller voter et à soutenir la liste conduite par Josée Massi, afin de faire barrage à l’extrême droite à Toulon. Nous appelons également toutes les personnes qui se sont abstenues au premier tour à aller voter afin de participer au barrage. »

    L’occasion aussi de remercier les autres listes non qualifiées engagées lors de ces élections dans un combat progressiste et social. Le collectif ouvre le bal. Espérons que les défenseurs des droits humains seront nombreux à entrer dans la danse pour entamer, avant dimanche, une grande marche contre l’extrême droite à Toulon.

    Après, il risque d’être un peu trop tard.

  • Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    « Nous sommes dans un moment grave, chacun doit prendre ses responsabilités », commence mardi matin, devant la presse, la maire sortante sans étiquette, Josée Massi. Elle veut s’adresser aux Toulonnais avec « clarté » et « sérénité ».

    La candidate rappelle le désastre de 1995 lorsque Toulon s’est livrée au Front national. Le Port du Levant a en effet déjà cédé aux sirènes de l’extrême droite et s’y est retrouvé écrasé sous un déluge de corruptions et malversations. Un poison que la ville a mis deux décennies à évacuer, tant le naufrage moral et économique avait été gigantesque, avec un centre-ville dévasté.

    Un passif que la candidate porte-parole du RN, Laure Lavalette, refuse d’endosser prétendant même mal connaître cet épisode. À cela, Josée Massi lui conseille de s’adresser à l’un de ses propres colistiers, Franck Giletti, qui faisait déjà partie de l’équipe du maire frontiste Jean‑Marie Le Chevallier, le fossoyeur de la ville. Et de poursuivre : «  C’est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement. Nous avons redonné la fierté à la ville, sa prospérité économique, je vous rappelle qu’on est une des villes les mieux gérées. »

    Mais tout cela peut s’arrêter dimanche, prévient Josée Massi, si la digue, en conscience cette fois, venait encore à céder, et une majorité de Toulonnais se laisser abuser par des « promesses intenables ». Ou tout simplement refusant de mener le combat. Prêts à un nouveau sabordage aux effets démultipliés.

    Pour l’intérêt général

    Pour l’éviter, un véritable sursaut sera nécessaire. La première magistrate invite donc les citoyens à regarder précisément les programmes de chacun et à venir la rencontrer, elle et son équipe, pour en discuter et en débattre.Et d’ajouter : « Toutes les préoccupations des Toulonnais m’intéressent. Je veux le dire avec force : mon cap, c’est Toulon et l’intérêt général. »

    La candidate veut donc continuer, comme elle le fait depuis le début de la campagne, à convaincre en s’appuyant sur un projet et la droiture de sa personne. Sans coups bas ni mises en scène, contrairement à la diva des plateaux qui cache la vacuité de son programme par une ironie agressive.

    Mais, attention, la correction ne signifie pas se laisser faire. Elle envoie donc : « Je vis à Toulon, j’ai grandi à Toulon, c’est une ville où j’habite encore. Je ne crois pas que ce soit le cas de mon adversaire qui prétend connaître une ville qu’elle a décidé de quitter. » Élue au conseil municipal en 2020, la candidate du parti à la flamme a en effet choisi de démissionner pour partir à la Région.

    Josée Massi rappelle qu’il ne s’agit ni d’une élection nationale ni d’un concours de notoriété, mais bien de « choisir pour Toulon une équipe capable de gouverner, de décider et de protéger sans idéologie, ni en opposant l’économie au social, ou le centre-ville aux quartiers, et encore moins la sécurité à la liberté ».

    L’urgence aujourd’hui est donc, dit-elle, de « se rassembler pour ne pas laisser les Toulonnais se laisser abuser par des récits simplistes, les provocations permanentes et les postures de Laure Lavalette », en appelant à toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs sensibilités.

    L’occasion de rappeler que Toulon, en agissant de la sorte, a sauvé l’honneur du département en 2024 aux élections législatives en envoyant à l’Assemblée nationale le seul député varois n’appartenant pas à l’extrême droite. Pour être plus précis, c’est le peuple de gauche qui a fait le job. Et il le fera à nouveau, dimanche, toujours viscéralement du côté de la résistance.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».

  • Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Le scénario dont n’osaient même pas rêver le RN et Dorian Munoz, arrivés en tête au premier tour avec 35,3% des suffrages, est en passe de se réaliser. Il n’y aura pas de front républicain pour les empêcher de prendre la deuxième ville du Var, giron communiste puis socialiste sur une période totale de 55 ans, entre 1947 et 2020.

    Les trois autres qualifiés au second tour ont décidé de se maintenir. Stéphane Sacco, tête d’une liste d’union de gauche, considère « impensable qu’il n’y ait pas de voix de gauche audible à La Seyne pendant 7 ans. La droite a fait n’importe quoi pendant son mandat », justifie-t-il, affirmant que ni son parti (GRS), ni le PCF, n’avaient donné de consigne de retrait ou de fusion, y compris avec le PS Olivier Andrau, qui se retire, « ne voulant pas porter la responsabilité de l’arrivée du RN », affirme Stéphane Sacco.

    Passe d’armes à droite

    À droite, le maire sortant Joseph Minniti (LR) et le dissident de la majorité Cheikh Mansour (Hor.) se renvoient la balle. Le premier, qui se dit « prêt à discuter, mais encore faut-il qu’on (lui) demande », martèle que le second avait annoncé qu’en cas de 3e place, il se retirerait. « J’en appelle à une réaction républicaine de chacun », lance-t-il, confirmant que sa liste ne bougerait pas. Quant à Cheikh Mansour, il traite son ancien allié de « menteur. Il fait croire qu’il est ouvert, mais pas du tout », réfutant avoir tenu les propos qu’on lui prête. « Son équipe m’a demandé de me retirer contre une aide pour les législatives », jure-t-il, regrettant le fait que « tout le monde savait que le RN serait en haut, personne n’a pris le soin de s’allier ». Seul point d’accord entre les trois candidats : il reste 20 000 abstentionnistes à mobiliser. En une semaine, cela ressemble à nettoyer les écuries d’Augias.

  • La vague brune pour l’heure encore contenue à Toulon

    La vague brune pour l’heure encore contenue à Toulon

    Première satisfaction : le pire a été évité ce dimanche. Les prévisions les plus pessimistes il y a encore quelques mois donnaient en effet l’extrême droite gagnante dès le premier tour dans le Port du Levant. Les Toulonnais ont peut-être finalement pas la mémoire si courte que ça et se souviennent du désastre de 1995, à la fois économique et moral dans lequel la ville s’était effondrée. Pour autant vu le score obtenu par la candidate RN Laure Lavalette en remportant près de 40 % des suffrages exprimés, la menace est loin d’être écartée à ce jour. Loin s’en faut même.

    La maire sortante Josée Massi arrivée en deuxième position (30%) va devoir pour commencer faire le plein des voix de gauche. Magali Brunel pour Toulon en commun (qui a l’heure où nous mettons sous presse est à un peu moins de 10%) déclare dès la fermeture des bureaux : « Laure Lavalette et l’extrême droite peuvent conquérir Toulon. C’est un risque réel auquel nous ne pouvons nous résoudre. Face à ce danger pour les valeurs républicaines, pour le vivre-ensemble et pour l’image de Toulon, la responsabilité des forces démocratiques est claire : se rassembler. » Une main tendue à Josée Massi « pour ouvrir sans attendre un dialogue ».

    Michel Bonnus (16%) avait lui de son côté expliqué clairement depuis le début de la campagne, faisant plus qu’espérer pouvoir en bénéficier, que le candidat arrivé 3e devrait purement et simplement se retirer du jeu, se souvenant du scénario fatidique d’il y a 3 décennies avec une triangulaire qui avait installé le Front national à la mairie. Des engagements semble-t-il un peu oubliés dimanche soir. Enfin rien d’aussi tranché. Mais on est persuadé que l’ancien rugbyman sait sortir du stade la tête haute et avec panache même sans l’avoir emporté.

    Sauver l’honneur dimanche prochain

    Tout le monde doit jouer le jeu pour battre Laure Lavalette. pour permettre à Josée Massi de pouvoir dimanche prochain sauver l’honneur des Toulonnais en recueillant toutes les voix de ceux qui ne veulent pas que les valeurs rances de division et de repli du Rassemblement national viennent mettre à mal la concorde et l’avenir de la ville. On jugera sur pièce les révolutionnaires et soi-disant gaullistes… d’opérette.

    La maire sortante sans étiquette ne s’est départie dimanche soir ni de son calme ni de son humilité, et préciser : « Toulon mérite d’être gouvernée dans le rassemblement et dans la dignité et dans l’efficacité. »

    La plus grande prudence est en effet de mise, et ce même si l’arithmétique ce soir plaide en sa faveur, l’ancienne prof de maths est consciente que la semaine qui s’ouvre ne va pas être la plus facile de la campagne mais au contraire concentrer beaucoup de difficultés et être le théâtre d’attaques débridées du Rassemblement national. Comptons sur ses talents d’écoute et le respect de son opposition pour conduire dimanche prochain les Toulonnais à la victoire, ou du moins à sauver leur honneur, ce qui n’est pas rien.

    Rien d’infranchissable au regard de son parcours et de la fibre sociale qui l’a toujours animée. De quoi pour les plus rétifs au front républicain « Oser Josée » sans renier ses idées. À moins d’accepter de contempler sans broncher l’arrivée du parti à la flamme et le laisser dans le Port du Levant présider à nos destinées pendant six ans.

    Le choix est vite fait.

  • L’extrême droite conserve Fréjus et remporte Puget

    L’extrême droite conserve Fréjus et remporte Puget

    En début de soirée, c’est David Rachline qui, le premier, annonce sa réélection dès le premier tour avec 51,33% des voix. Le ton est donné. Sous le coup de nombreuses affaires judiciaires, l’ancien bras droit de Marine Le Pen s’est vu retirer l’investiture du Rassemblement national, de même que la vice-présidence du parti. L’édile conserve néanmoins ce qui peut désormais être considéré comme l’un des bastions de l’extrême droite dans le département.

    Puget-sur-Argens bascule dès le premier tour de la droite à l’extrême droite, remportée à 51,85% des suffrages par le candidat ciottiste soutenu par la section varoise du RN, Guillaume Decard.

    Un sursaut républicain contre Lavalette

    En 2014, le camp brun avait également ravi Cogolin. Dix ans plus tard, il pourrait perdre la commune. En cause, la guerre de succession que se sont livrés les anciens proches du maire sortant, Marc-Étienne Lansade, condamné à trois ans d’inéligibilité en juillet dernier pour abus de faiblesse. Sur les sept listes présentées aux électeurs, quatre étaient d’extrême droite et de trois listes divers droite. Un cas unique en France. Et c’est celle de d’Isabelle Farnet-Risso (DVD), élue d’opposition qui fait la course en tête, avec 33,57%.

    L’ombre de la dynastie Le Pen continue de s’étendre sur le département où elle essaye d’asseoir son emprise. Comme à Toulon, où l’amie de Marine Le Pen, Laure Lavalette devance largement ses adversaires. Celle qui a mené campagne sans l’étiquette repoussoir est pourtant militante du parti depuis 1997, catholique intégriste et fervente opposante à l’IVG. Mais un front républicain se prépare (lire p. 13) et pourrait préserver la capitale du département varois.

    L’extrême droite en tête

    à La Seyne et Six-Fours

    Pour ce second tour, les regards seront tournés sur des communes où l’extrême droite peut l’emporter comme la Seyne-sur-Mer, où le parti nourrit de grandes ambitions. Le candidat Dorian Munoz, bien implanté localement, est largement en tête avec plus de 30% des suffrages exprimés à l’heure où nous écrivons ces lignes. Un duel très serré opposera le député Frédéric Boccaletti – connu pour avoir tenu une librairie négationniste à Toulon dans les années 1990 – candidat pour la quatrième fois à la mairie de Six-Fours au maire LR sortant Jean-Sébastien Vialatte. À ce stade seuls 66 bulletins séparent les deux hommes, qui comptabilisent respectivement 45,23% et 44,86% des voix.

    Le député lepéniste Philippe Schreck arrive légèrement en tête à Draguignan devant le maire sortant 44% contre 40%. Julien Argento, le candidat d’union des extrêmes droites (UDR-RN) est en tête à La Valette avec 38, 28% des voix.

  • À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    Une seule chose demeurait certaine ce dimanche soir à la Seyne-sur-Mer : le candidat du Rassemblement national Dorian Munoz a réalisé un tour de force en se plaçant largement en tête des suffrages avec 35,30% des voix. Derrière suivent trois candidats : dans l’ordre, le maire sortant Joseph Minniti (LR, 15,91%), le dissident de la majorité Cheikh Mansour (HOR, 13,25%) et le candidat d’union de gauche Stéphane Sacco (11,93%).

    Le premier est en position de force. S’il n’a pas désiré s’exprimer avant que le résultat des votes soit complètement entériné (à l’heure où nous bouclons, des doutes persistent sur certains bureaux), le maire sortant a été vu en train de discuter avec Frédéric Dailleau (SE), crédité de 5,66%. En vue d’une fusion ?

    Sacco ne compte pas se retirer

    Une fusion à laquelle ne devrait pas prendre part Stéphane Sacco. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il ne comptait pas se retirer dans l’idée d’un front républicain face au RN. « Cela signifierait ne plus avoir de conseillers municipaux. Nous l’avons fait à la région et aujourd’hui, nous n’avons plus aucun élu de gauche », justifie-t-il, croyant encore en la possibilité de mobiliser davantage d’électeurs au second tour, notamment dans les quartiers populaires. « Le RN avait fait 15,6% au premier tour en 2020, et 10,9 au second », rappelle-t-il. Une position inflexible même si des consignes nationales étaient données en ce sens ? Du côté de ses colistiers, on ne pense pas que cela changera quoi que ce soit. En revanche, et même si cela n’avait pas encore été fait dimanche soir, des discussions avec les deux autres candidats de gauche, Olivier Andrau (PS, 8,63%), et Zohra Sidi Driss (LFI, 3,99%), bien que celle-ci ne soit pas en position de fusion, étaient envisagées.

    Dans l’équation également, Cheikh Mansour. Arrivé en troisième position, l’ancien membre de la majorité, qu’il a quitté au moment de la condamnation de Nathalie Bicais – dont il reste proche – à une peine d’inéligibilité de 5 ans en mai dernier, se gardait de divulguer tout choix stratégique avant de s’être réuni avec son comité de campagne. Mais il se disait toutefois ouvert à toutes les options, que ce soit une alliance avec Minniti, ou même à travailler avec la gauche dans l’optique de faire barrage à l’extrême droite. « Je ne pense pas que le RN soit une bonne chose pour la Seyne », glissait-il.

  • [Travailleur de demain] Le sommelier Maxime Jayne raconte le vin

    [Travailleur de demain] Le sommelier Maxime Jayne raconte le vin

    Après plusieurs stages et une année passée à Chicago où il retient « surtout l’esprit du spectacle » de l’hôtellerie américaine, Maxime travaille au Pavillon Ledoyen auprès du chef Yannick Alléno, à Paris. Son équipe sommellerie est la seule à sillonner tous les étages du complexe hôtelier pour proposer les 1 500 références de vins. Des références qui changent régulièrement selon les vins sélectionnés pour « un travail de connaissances perpétuelles », décrit Maxime. Au quotidien, le sommelier conseille auprès de tous les profils de client : « Certains ont économisé pour s’offrir ce moment à leur anniversaire, d’autres viennent pour un dîner d’affaires, détaille le jeune homme, chaque personne à son histoire. Pour le vin, c’est pareil ! »

    Le vin, un moment de partage

    Une histoire qu’il transmet grâce aux rencontres avec les vignerons. Cette facette du métier, Maxime la fait vivre jusqu’à la table quand il conseille le vin. Lors d’un échange avec un vigneron, « il nous a dit qu’il n’aurait pas beaucoup de bouteilles parce que ces vignes étaient cramées. L’important c’est de garder le côté émotionnel et d’en faire part au client », se souvient-il. « C’est peut-être la dernière fois que vous aurez l’occasion de goûter ce vin », avait-il précisé à ses clients.

    Raconter mais aussi surprendre. Et même les fins connaisseurs, comme un grand chef sommelier venu à son restaurant lui demander un « syrah léger ». Jouant sur son savoir œnologique, Maxime en avait profité pour lui proposer « un syrah américain ». Connu pour être des vins « gras », le chef « s’était étonné de ce choix. Puis surpris par la correspondance exacte à sa demande », rapporte le jeune professionnel.

    Lorsqu’il se promène en ville, Maxime remarque « ces moments de partage » autour d’un verre de vin. Et quand sa famille lui demande conseil, il revêt l’habit de sommelier pour désigner le plus approprié de sa cave varoise. « Une bonne bouteille pour une planche de fromage, ou pour une planche de fruits de mer, pour savourer ce verre entre amis sous le soleil », imagine-t-il.

    Titré Meilleur jeune sommelier de France en 2024, Maxime Jayne désigne la sociabilité, la curiosité mais surtout l’humilité comme étant les grandes qualités du métier. Dans ce domaine prestigieux qu’est la « sommellerie, on ne sauve pas des vies. On raconte juste une histoire. Je m’en rends bien compte : ma mère est infirmière. Il faut savoir prendre du recul », relativise le jeune homme. Son ascension est lancée sur la route du vin. Tout en gérant les contraintes de temps, Maxime a deux objectifs : ouvrir sa propre cave à vin et profiter de sa vie de famille.

  • [DIRECT] Revivez le premier tour des élections municipales

    [DIRECT] Revivez le premier tour des élections municipales

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