Tag: Var

  • Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Si le RCT a réussi ses débuts dans son antre – et son début de saison -, sa victoire face à Castres samedi dernier (16-12) s’est construite dans la douleur et sans grande maîtrise. « Il faudra changer ce qu’on a fait en fin de match, garder notre solidarité, mais changer le déplacement de nos avants, le territoire… On s’est mis sous pression. Même si le ballon glisse, il faut le tenir un peu plus, mettre les adversaires sous pression. On a aussi perdu trop de ballons. Il faut remonter nos standards un peu partout car on sait qu’on est passé entre les gouttes », analyse Pierre Mignoni, lucide.

    Mais ces débuts poussifs à Mayol, ses joueurs y sont habitués, à l’image de la saison dernière (victoire 30-28, déjà face à Castres) ou de la précédente (victoire 19-14 face à Bayonne). « C’est un peu notre routine » se remémore Esteban Abadie, de retour ce week-end après avoir manqué le début de saison pour un petit pépin. « On a joué sur la retenue, on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. Castres est venu avec de grosses intentions et a réussi à nous contrer. Il faut qu’on occupe plus et surtout qu’on ait plus de possession, car on ne peut pas défendre pendant 60 minutes. Mais le groupe est bien et doit surfer sur la dynamique de ces deux victoires. »

    Pour cela, Pierre Mignoni, qui sera privé de Mathias Hallagahu pendant de longs mois (lire par ailleurs), pourra compter sur plusieurs retours, dont celui de son 3e ligne international, qui a réalisé « un rêve de gosse » et « engrangé beaucoup d’expérience » en affrontant les All Blacks cet été lors de la tournée des Bleus. Sur son apport en touche, mais pas que : « il peut nous aider là-dessus, mais je ne veux pas qu’on l’identifie qu’à ça. Je veux aussi qu’il soit dans le lien avec les trois quarts, qu’il ferraille. »

    Autre retour, celui d’Antoine Frisch, dans le groupe pour la première fois depuis sept mois : « On ne voulait pas changer les centres de suite. Il sort d’une saison à oublier, il est prêt, il s’agit de choix. Il aura des opportunités, à lui de montrer », explique son coach, qui récupère aussi Charles Ollivon, enfin apte après de longs mois de convalescence, même s’« il n’y a rien de définitif le concernant. »

    Et au-delà de ces retours, le collectif toulonnais misera aussi sur ses éléments en forme, comme Gaël Dréan, auteur d’un gros début de saison après avoir connu quelques problèmes personnels à la fin de la dernière : « C’est le même que l’an dernier. Il est arrivé de Nationale il y a trois ans. Il a fait des progrès car il travaille énormément. Il doit encore progresser sur les ballons longs. Il a de la vitesse, du talent. Comme on n’a pas de facteur X, je pense qu’il en fait partie », soutient Pierre Mignoni, qui serait bien heureux de voir son ailier lui donner raison dimanche.

  • C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    « Une reconnexion profonde à la nature »

    Créée fin 2024 et soutenue par un comité international de scientifiques, artistes et éducateurs, ReconnectNature souhaite « favoriser une reconnexion profonde à la nature et promouvoir une transition écologique systémique en mêlant art, science et éducation ». Partant du constat qu’« un tiers des enfants de 8 à 12 ans ne savent plus distinguer une figure d’une courgette » ou encore que « dans le Var, moins de 10% de l’alimentation est produite localement », elle invite à créer des synergies entre acteurs engagés mais « souvent isolés », dans l’optique de « réussir la transition écologique, sociale et économique ».

    Pour ce faire, l’association insiste sur l’importance de créer des liens « avec la nature, entre générations et disciplines, d’entraide et de coopération », afin que l’environnement devienne une source d’inspiration plutôt que d’anxiété. Elle promeut ainsi l’approche dite des « 5 chemins » (contact, émotion, sens, compassion, beauté) et collabore pour l’événement avec… Jean-Louis Masson – homonyme du président du département, artiste engagé dans les transitions – qui adapte son concept « À Travers Champs », consistant lui aussi à relier les acteurs engagés.

    Au-delà des discussions entre acteurs, qui auront lieu de 9h à 17h, le grand public, des plus aux moins jeunes, est également invité à participer, de 13h30 à 16h30, avec une balade animée, des stands d’informations et un atelier land art (conception d’œuvres avec des matériaux naturels). Afin que chacun puisse entamer sa reconnexion.

    Infos sur reconnectnature.org

  • Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Jeudi après-midi, peu après 16h30, un homme a été abattu par les policiers de la Seyne-sur-Mer, dans le quartier Berthe. L’individu aurait été vu en train de déambuler avec une machette à la main. Il aurait également menacé et giflé des enfants de 10 ans devant l’école maternelle Pierre Semard.

    Les policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain de la Seyne-sur-Mer, prévenus par une mère de famille, sont rapidement intervenus et ont tenté de maîtriser l’individu, à proximité du Collège Henri-Walon. Celui-ci proférant des propos incompréhensibles et se montrant toujours agressif et menaçant au moyen de son arme, et ce, même après avoir subi deux tirs de taser, les policiers ont ouvert le feu en sa direction à six reprises, dans le jardin d’une maison désaffectée, tentant, selon les informations transmises par le procureur de la République de Toulon, d’atteindre le suspect au niveau des jambes. Malgré l’intervention des sapeurs pompiers, qui ont tenté de le réanimer, l’homme est décédé quelques minutes plus tard.

    Deux enquêtes ouvertes par le procureur

    Aucun policier n’a été blessé et le suspect ne serait pas entré en contact avec les élèves de l’établissement scolaire tout proche. Pour l’instant, aucune information concernant son profil, son âge, ses antécédents judiciaires ou toute prise de substance psychoactive n’a pu être confirmée. Pas davantage que les motivations de l’individu.

    Le Procureur de la République de Toulon a décidé d’ouvrir deux enquêtes pour établir les circonstances de ce drame : la première pour les violences commises par le suspect à l’encontre des policiers, confiée à la division de la criminalité territoriale de la Direction interdépartementale de la Police nationale du Var (DIPN). La seconde, confiée en co-saisine à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et au cabinet de discipline du directeur interdépartemental de la Police nationale, sur les circonstances de l’ouverture du feu par les fonctionnaires de police.

  • Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    « La casse des services publics ? En tant qu’enseignante je suis bien placée hélas pour vous en parler », commence Carine Siviliano (FO) en pointant qu’« avec 30 à 40 gamins par classe on ne peut plus faire le boulot comme on le faisait avant ». Et de poursuivre, remontée : « C’est exactement comme dans les hôpitaux, quand tu as 75 patients pour deux infirmiers sur un étage… Le soir quand ils rentrent chez eux, ils peuvent avoir fait tout ce qu’il leur était possible, n’empêche qu’ils n’ont pas correctement accompli leur mission faute de moyens. »

    « Un mouvement comme ça, ça donne toujours de l’espoir, en tout cas c’est le moment ou jamais », conclut-elle, ragaillardie par la belle participation qui s’annonce et en rêvant déjà à « une grève générale ».

    « Je suis là parce que je pense que la société va très très mal et que ça fait des années que la situation s’enlise. On a moins d’argent, on peut moins vivre », s’indigne Lætitia, qui se revendique comme apolitique et non syndiquée. Et d’ajouter : « Éduquer la jeunesse et soigner les citoyens ça devrait être leur priorité, alors que c’est un naufrage total. On se tire une balle dans le pied et on saborde l’égalité des chances. »

    Il y a déjà du monde sur la place de la Liberté. Même si une partie des manifestants sont rassemblés devant le commissariat central pour protester contre l’arrestation d’une rare violence de deux lycéennes en fin de matinée devant Dumont d’Urville alors qu’ils organisaient avec leur camarade une opération de blocage partiel. La police a jugé l’une de leurs pancartes insultante à son égard.

    « On est là aussi pour mener la lutte antifasciste en réaction à tous ces mouvements d’extrême droite qui montent en Europe et sur l’emprise de cette idéologie jusque dans le macronisme », nous expliquait Issem, l’une des jeunes filles placées en garde à vue. Nous l’avions rencontrée tôt le matin devant l’établissement. Maxence, 19 ans, lance : « C’est bien qu’on soit là tous ensemble contre ce système ultra-capitaliste. Il faut taxer les riches ! Quand on voit dans quel état sont les hôpitaux, il y a de quoi se révolter. Ma mère travaille dans une maison de retraite, c’est pareil, elle galère. »

    « Nous aussi, on a le droit à un avenir », clame Julia en fustigeant les injustices sociales et l’inaction climatique. La jeunesse est dans la rue.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti livre son analyse : « C’est une journée de mobilisation qu’on a souhaité implanter dès ce matin dans les entreprises pour aller au contact des salariés et leur faire reprendre conscience que le seul moyen d’impacter le capital qui est arrosé à coups de milliards d’euros par l’État pour un résultat proche du zéro, eh bien c’est de faire grève. » Pour le responsable syndical, « la séquence qui s’ouvre si on reste sur les mesures annoncées par feu François Bayrou cet été, ça va conduire à moins de lits à l’hôpital, moins de vie sociale, moins de solidarité devant les aléas de la vie ».

    Un beau cortège est à présent formé. « Ça montre qu’il y a une exaspération forte et une volonté de défendre nos conquis sociaux et particulièrement la Sécurité sociale », constate Brigitte Cheinet (CGT-retraités). « À chaque déclaration de nos gouvernants, on touche un peu plus le fond et on nous promet de nous faire payer tous les dégâts commis par les classes dirigeantes de ce pays depuis des années », tempête Alain Tournay le secrétaire départemental de la FSU, en expliquant que pendant ce temps les services publics sont saccagés. Et de conclure : « Dans l’éducation on a eu 6 et bientôt 7 ministres en l’espace de quelques années avec à chaque fois l’objectif non pas d’investir dans l’Éducation nationale mais de faire des économies. Chaque année, c’est à peu près 2 000 à 3 000 postes qui sont supprimés dans l’Éducation nationale.

    « Hôpitaux saturés, classes surchargées, transports dégradés… Les inégalités explosent et de plus en plus de familles basculent sous le seuil de la pauvreté », a rappelé Jean Innocenzi (CFDT) lors de la prise de parole de l’intersyndicale. « Alors pas question que les travailleurs et les plus précaires, qui servent toujours de variable d’ajustement, paient les frais d’une politique qui sacrifie délibérément le bien commun, les services publics et l’avenir des jeunes au bénéfice d’obscurs intérêts privés et financiers », conclut-il.

    « Le seul moyen d’impacter
    le capital c’est de faire grève »

  • Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    En conférence de presse, ce mercredi à Marseille, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a décidé d’envoyer les pieds à l’encontre de différents partis de gauche, sur fond de débat autour du budget et des consultations du Premier ministre, Sébastien Lecornu. « La démagogie, le clientélisme, l’incurie et l’inculture des politiques, notamment LFistes, m’insupportent de plus en plus. Raconter à ce point des bêtises, ce n’est pas possible ! », entame-t-il, visiblement remonté. Il fait notamment référence au passage d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur BFMTV, le 11 septembre dernier, qui s’était pour le moins emmêlé les pinceaux à propos du fonctionnement de la taxe Zucman. « LFI, Mélenchon, Coquerel… Ils surfent sur les angoisses des gens qui ne voient pas de perspectives et qui considèrent que faire payer les riches peut apporter des réponses à leurs difficultés, ce qui est totalement faux », développe Stéphane Benhamou. Il s’attaque également à l’économiste Gabriel Zucman et ses soutiens. « Ce nouvel économiste… Un pikettyste punaise ! [sic, référence à l’économiste classé à gauche Thomas Piketty] Il n’a jamais vu une entreprise. Il ne sait pas faire la différence entre un résultat d’exploitation et le patrimoine virtuel. » En passant, le PS en prend aussi pour son grade puisque l’entrepreneur varois dénonce ses « gesticulations ». « On ne peut pas se revendiquer élu de la république et tenir des propos clientélistes comme ça », tacle-t-il, accusant les socialistes de « surfer à 6 mois des municipales ». En bref, Stéphane Benhamou suit les traces de Patrick Martin, président du Medef, dans sa montée au créneau contre une potentielle reprise de mesures proposées par la gauche par le nouveau Premier ministre.

    « Ils veulent la stabilité fiscale »

    Mais il va bien plus loin dans son raisonnement, dressant un cordon sanitaire à l’encontre de LFI : « Je reconnais le travail des élus locaux et régionaux, de toutes couleurs politiques confondues, à l’exception de LFI. » Par contre, il n’a visiblement aucun problème à tendre l’oreille en direction d’élus d’extrême droite. « Je discute très régulièrement avec des députés du RN, tous me disent qu’ils veulent la stabilité fiscale, qu’ils demandent à ce que les entreprises ne soient pas davantage taxées », explique-t-il sans sourciller. De quoi contraster avec la position de son prédécesseur, Jean-Louis Maurizi, qui pointait un « programme économique vide et [qui] n’a aucun sens » du côté du RN lors des dernières élections européennes. Après l’invitation de Jordan Bardella à l’université d’été de l’organisation patronale, espérons que le grand patronat ne reprenne pas des positions que l’on croyait révolues depuis 1944…

  • Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Le PCF en lutte et en fête aux Oursinières

    Trois jours après la grande mobilisation du 18 « qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès d’union et de rassemblement », les communistes de la section de La Garde-Le Pradet ont bien l’intention de maintenir vivante la lutte sociale et politique tout au long de la 4e édition de la fête des Oursinières qui va se dérouler ce dimanche.

    « La date du 21 est aussi la journée internationale de la paix et nous saurons également nous y associer », poursuit le secrétaire de section Yves Pellegrino. Avec en particulier le témoignage de Louis Camenzulli, responsable du Mouvement de la paix du Var, qui faisait partie de la délégation présente aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima en août dernier.

    Une focale particulière sera également accordée tout au long de la journée aux élections municipales de 2026 qui seront normalement « le premier rendez-vous démocratique fixé aux Français ».

    « Le mécontentement est immense, profond », constate Pascale Voirgard l’une des colistière qui bat le terrain sur les marché et au porte à porte. «Mais on est bien accueillis, il y a un désir de changement », précise-t-elle.

    Mais, prévient Yves Pellegrino, le Rassemblement national poursuit sa progression à La Garde, où la droite est en difficulté, et au Pradet aussi.

    Sous le signe du rassemblement

    Des batailles qui s’annoncent rudes mais avec de sérieux atouts pour les forces progressistes. Notamment sous le Rocher où « la gauche, après 20 ans de divisions locales, a concrétisé une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour d’un projet municipal à la hauteur des attentes des habitantes et habitants ».

    Avec une équipe « Unis pour La Garde » bien en marche, avec à sa tête la socialiste Julia Peironet et quatre communistes sur la liste en position éligible.

    « La fête des Oursinières sera ce moment de rencontre, de compte rendu, de témoignages concernant la campagne des municipales », insiste le secrétaire de section. Avec entre autres les prises de parole de Julia Peironet et Philippe Signorino, pour La Garde ainsi que Gilberte Mandon pour Le Pradet, qui interviendra également sur la dimension métropolitaine.

    À noter également la présence d’une expositon sur les 80 ans de notre Sécurité sociale créer à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Histoire de ne pas oublier que nos aînés se sont battus pour la gagner. Un combat toujours d’actualité pour la garder comme il va être rappelé aujourd’hui dans toutes les manifestations.

    Du pain sur la planche donc pour cette 4e édition. Un nouveau moment de partage et de fraternité avec des moules frites à volonté.

    Une fête, assure Yves Pellegrino, ouverte très largement au-delà des seuls adhérents communistes aux personnes qui partagent les valeurs de justice sociale, et où le débat sera de mise.

    Pour ce qui du programme des festivités, entre autres, les chants de la rue seront à l’honneur. L’occasion pour chacun et ensemble de pousser la chansonnette guidé par Valérie, la choriste. A noter également pour les amateurs de pétanque, le terrain de boules à disposition des participants. Sans oublier la tombola avec ses deux lots gagnant d’une valeur de 150 euros.

    Entrée libre. Repas : 20 euros.

    Réservation : Tél. 06.89.09.91.64

    ou 06.01.64.47.86

  • Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une nouvelle solution pour les trajets du quotidien. Ce mercredi était inaugurée, à Solliès-Pont, sur l’aire des Terrins, la nouvelle ligne « Zou ! Covoit’ », reliant Toulon à Cuers, via sept communes et 18 arrêts. Un service développé par ces dernières avec l’État, la Métropole TPM, le Département, sous l’égide de la Région Sud et de l’entreprise Ecov, spécialisée dans le covoiturage. Le Fonds Vert a financé la moitié du projet tandis que la Région a versé 2,7 millions d’euros.

    L’objectif de cette ligne, « la plus longue de France » souligne Thomas Matagne, fondateur d’Ecov, est de lutter contre l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage de la voiture sans autre passager, dans les trajets du quotidien. « Elle représente 81% des déplacements, son taux de remplissage moyen pour aller au travail est d’1,07 personne », détaille Thomas Matagne.

    Service sans réservation

    Le principe : le passager se rend près d’un des 18 arrêts de la ligne et indique sa destination via une application. L’information s’affiche alors sur le panneau situé à l’arrêt et dans l’application des conducteurs géolocalisés sur ce trajet. L’un d’eux s’arrête et prend en charge le passager. Si aucun ne passe, une garantie départ est déclenchée après 15 minutes aux heures de pointe avec une autre solution (bus ou taxi). De leur côté, avant de prendre la route, les conducteurs indiquent leur trajet. Après avoir reçu l’info, ils récupèrent leurs passagers aux arrêts sélectionnés. Aucune réservation n’est nécessaire, le service est gratuit jusqu’aux vacances de la Toussaint et sera ensuite intégré au service Zou ! (abonnements ou tickets unitaires).

    Depuis son lancement le 23 juin, le service recense 1 668 inscrits pour 3 082 trajets proposés. Encore en deçà de ce qui est espéré, mais il s’agit désormais d’« obtenir des conducteurs qu’ils acceptent de devenir passagers, confier leur trajet et leur journée à quelqu’un d’autre. Cela se construit par la confiance, en les citoyens et en le service », appuie Thomas Matagne. « Le changement de comportement est essentiel. C’est une affaire d’acceptation collective et individuelle. Il faut que nous embarquions tout le monde, y compris les élus », abonde Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports.

  • « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    « Je veux éviter de renouveler l’expérience du FN de 1995 »

    La Marseillaise : La droite vient de donner un triste spectacle. Comment analysez-vous cette dernière séquence marquée par le revirement d’Hubert Falco ?

    Josée Massi : J’ai fait un communiqué dimanche pour faire une mise au point après ces fuites assassines dans la presse. Honnêtement, je pensais que nos discussions restaient confidentielles.

    En même temps j’avais vu ce qui s’était passé après la première réunion de majorité. Mais là, j’ai trouvé que les propos n’étaient plus du tout respectueux.

    À quel moment ça a commencé à déraper ?

    J.M. : En juin, Hubert Falco me dit que ce serait bien que j’annonce ma candidature à la majorité. « Comme ça, je te soutiendrai, plutôt que de te désigner », m’explique-t-il. Je prends quand même mes précautions parce que je ne suis pas née de la dernière pluie. Et je dis donc que j’ai l’intention de me présenter mais que je vais avant cela chercher l’unité. Et que je me donne tout l’été pour y arriver. Je suis trop honnête, peut-être.

    Le vendredi 23 juin, Hubert Falco sort un communiqué pour annoncer qu’il me soutient. À la suite de ça, dès le lundi on se voit avec des adjoints et Hubert Falco, et on décide qui sera le directeur de campagne et le premier adjoint, c’était Benoît Pelletier. Tout est en place. Et c’est là que ça va basculer.

    Pourquoi selon vous ?

    J.M. : Ça va basculer parce que je n’ai pas été aussi souple que ce que peut-être on attendait. Lorsqu’on se revoit. Il me dit que ça serait bien quand même de renouer le contact avec Michel Bonnus [le sénateur LR, Ndlr.]. J’accepte donc l’invitation de ce dernier. C’est le fameux épisode des petits farcis relaté dans la presse. Sauf que deux jours après, ils sont retournés sans moi chez Michel Bonnus manger des gnocchis.

    L’été se passe, on se revoit le 29 août à cinq. Et là je comprends qu’il y a quelque chose qui s’est passé. Entre-temps, Hubert Falco et Michel Bonnus se sont réconciliés.

    Il faut savoir que pendant deux ans, quand même, ça a été très difficile. Pendant tout ce temps l’unité, je l’ai cherchée. Elle n’était pas évidente. Pendant les législatives notamment au moment de l’élection de Yannick Chenevard où j’ai demandé à Michel Bonnus d’être présent dans la salle du conseil municipal pour donner justement une image d’unité.

    Et là vous comprenez qu’on cherche tout simplement à vous faire renoncer…

    J.M. : Je comprends qu’en fait, il faut que je plie. On a enchaîné quelques rencontres. J’ai vu la majorité et chacun a pu s’exprimer. Je ne sais pas si tout le monde l’a fait avec son libre arbitre. La demande de certains adjoints était d’attendre la position d’Hubert Falco. Je l’ai donc appelé et c’est dans ce cadre que s’est déroulée la réunion de jeudi dernier avec Michel Bonnus.

    Cette réunion a été très difficile. Même si je n’étais pas dupe. Je savais que c’était joué.

    Et à l’issue, il nous a dit, vous avez le week-end pour vous mettre d’accord et je donnerai ma position lundi. J’ai encore eu un temps d’échange avec Michel Bonnus dimanche après-midi. J’ai proposé de faire liste commune et de travailler sur l e projet. Nous ne sommes pas tombés d’accord.

    Que vous proposait-on alors en termes d’équilibre ?

    J. M.  : Un poste d’adjoint. Je n’ai pas d’ambition mais… On m’a même proposé un poste de sénateur, de député…

    Donc, au vu de tout ça, j’ai choisi de faire une mise au point pour rappeler que j’étais légitime pour conduire la liste de la majorité. Sinon, il ne fallait pas me choisir en 2023 pour assumer les fonctions de maire et me soutenir en juin dernier.

    J’explique aussi que je prends un peu de recul pour continuer le travail de maire parce que les conditions ne sont pas sereines.

    Aujourd’hui beaucoup de Toulonnais veulent savoir si vous serez candidate ?

    J.M. : Je ne peux pas vous le dire maintenant. Ce que je peux dire c’est que j’ai toujours été utile à ma ville et que je le resterai. Cela étant dit il faut que tout le monde soit conscient qu’on a un adversaire commun : l’extrême droite. Il ne faut pas le perdre de vue ça. Il ne faut pas perdre de vue l’intérêt de tout le monde.

    Michel Bonnus a rappelé qu’il avait proposé des primaires. Je ne sais pas comment on aurait pu réaliser des primaires. Je rappelle que je n’ai aucun parti politique.

    En tout cas, au mois de juin Hubert Falco savait déjà depuis longtemps qu’en me soutenant on n’aurait pas un candidat unique, puisque Michel Bonnus n’a jamais caché ses intentions. Il a toujours été très clair là-dessus.

    Le problème est là. Pourquoi donc me soutenir et mettre en place la campagne ? Alors quand j’entends parler aujourd’hui d’unité…

    Il y a de quoi être dépité…

    J.M. : Je ne suis absolument pas dépitée. Et je ne déteste personne. Ma seule ambition, c’est d’être utile à ma ville. Ça fait 30 ans que je suis utile. Mais je rappelle encore une fois que je ne suis affiliée à aucun parti et que je ne prends les ordres de personne.

    Ce que je regrette, c’est le flou qui est entretenu, avec les motivations de chacun, les intérêts de chacun. Je le répète : on a toujours su qu’il y aurait la liste de Michel Bonnus.

    Est-ce ce tout ça au fond ne joue pas en faveur de l’extrême droite ?

    J.M. : Après, on se demande pourquoi les Français ne votent pas. Franchement, quel exemple nous donnons !

    Je pense qu’on a fait un grand pas pour donner la ville au Rassemblement national. Laure Lavalette n’a rien besoin de faire, juste nous regarder nous déchirer.

    En tout cas si je devais soutenir quelqu’un, je demande à voir le contenu, l’équipe, le projet. Parce qu’on ne vote pas pour des têtes d’affiche. Il faut rester droit dans ses bottes et avoir des convictions. On ne peut pas faire de chèques en blanc. La confiance, c’est des deux côtés.

    Plein de raisons en somme de ne pas lâcher le combat…

    J.M. : Je vois où vous voulez m’amener. Alors je répète : ça a été une très belle aventure. Et ça sera peut-être encore une aventure. En six mois, il peut se passer tellement de choses.

    Ce que je veux, c’est le meilleur pour tout le monde en évitant l’expérience de 1995 [date de la prise de la ville par le Front national, Ndlr.]. Et ce n’est pas, contrairement à ce qu’on entend, parce que la droite était divisée que l’extrême droite a gagné. C’est parce que la gauche s’est maintenue. Et que fera la gauche face à Michel Bonnus ?

    C’est pour ça que j’avais dit que j’étais à même de rassembler les groupes.

  • Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Coluche et les Restos du cœur à l’honneur de la 88e édition du Bol d’Or

    Le monde de la moto s’apprête à se réunir au circuit Paul-Ricard pour un grand week-end de compétitions. Le Bol d’Or, 88e du nom, se déroule du 18 au 21 septembre sur le tracé varois du Castellet. Une édition particulière qui verra Coluche et les Restos du cœur être mis à l’honneur par les organisateurs.

    Cinquante quatre équipes se sont inscrites pour ce nouveau Bol d’Or, soit un nouveau record. Hormis l’étape japonaise le mois dernier, jamais autant de motos n’ont été alignées pour une course comptant pour le championnat du monde d’endurance. Parmi les engagés cette année : Tom Pagès, multiple médaillé aux X-Games et spécialiste de la motocross freestyle. Dans le même équipage, celui de Moto Revue/Moto Journal, Vincent Philippe sera également présent. Il est lui, un nonuple vainqueur du Bol d’Or et figure historique de l’épreuve. L’ancien pilote Moto GP Mike di Meglio sera en lice pour être champion du monde EWC.

    Mise en avant de Coluche et des Restos du cœur

    En effet, le Castellet accueille la dernière étape de la saison 2025 et tous les titres seront décernés à l’issue du week-end. Une lutte à trois, voire quatre, se tiendra au circuit Paul-Ricard pour couronner le trio gagnant après une longue année où la bataille a été intense sur toutes les courses. Au classement, la Yamaha de l’écurie Yart occupe actuellement la tête avec seulement un point d’avance sur BMW Motorrad World Endurance Team. La Kawasaki de Mike di Meglio et la Suzuki d’Étienne Masson sont également toujours en course pour être sacrés.

    Avec l’opération Les Motards ont du cœur, le Bol d’Or va rendre hommage à Coluche tout au long du week-end. Il y a 40 ans, le célèbre humoriste battait le record du monde de vitesse à moto, au guidon d’une Yamaha TZ 750. La semaine suivante, il créait les Restos du cœur. Pour l’occasion, cette moto fera deux tours de démonstration, vendredi. D’autres actions sont menées par le Bol d’Or, en lien avec les Restos du cœur. Les spectateurs peuvent donner 1 euro en achetant leur billet. Les partenaires offriront un euro par tour réalisé par les trois motos de tête. Une exposition photo dédiée à Coluche se tiendra également alors qu’un casque sera à gagner parmi les donateurs. Michel Colucci – son vrai nom – sera donc au cœur des festivités de cette 88e édition de la mythique épreuve moto.

  • Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    « On a aujourd’hui à faire à un gouvernement qui reste ancré dans ses habitudes et dans ses dogmes ultralibéraux, et on pense que la nomination de Lecornu en remplacement de Bayrou ne changera pas grand-chose », commence Jean Innoncenzi (CFDT) dans la grande salle de la Bourse du travail. Pour le représentant syndical « ce budget va peser sur les classes moyennes et les plus précaires d’une manière inacceptable ». Il est donc temps, poursuit-il, d’envisager d’autres solutions.

    Et de rappeler qu’il a fallu toute la pugnacité d’une commission d’enquête sénatoriale pour enfin parvenir à avoir des chiffres sur les aides publiques aux entreprises qui se montent à hauteur de 211 milliards d’euros depuis 2017. Mais aussi que « depuis 2017 et l’arrivée au pouvoir de Macron, ce sont 1 200 milliards d’euros de dettes supplémentaires qui se sont ajoutées à la dette déjà existante ». Un comble ironise le syndicaliste pour quelqu’un qui est issu du monde financier, en pointant la détérioration de la qualité de vie des Français au fil des ans. À ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal), le dit avec encore plus de force : « Ce n’est pas au monde du travail à supporter les cadeaux fiscaux. » C’est pour cette raison, argumente-t-il que « l’action du 18 a pleinement son rôle à jouer dans cette période de construction de nouveaux budgets pour essayer d’influer au maximum afin que ceux qui détiennent vraiment les richesses de ce pays et qui ont vu leur fortune et leur patrimoine personnel augmenter de manière exponentielle participent enfin réellement à la solidarité nationale ». Et de rappeler que « la régression sociale ne se négocie pas mais se combat ».

    Des grèves partout

    « La seule solution, aujourd’hui pour qu’on nous écoute c’est qu’on arrête l’économie. Il faut des grèves partout », approuve Brigitte Cheinet (CGT retraités). Alain Tournay (FSU) insiste pour sa part sur la casse des services publics qui devait encore s’accentuer avec le budget Bayrou, en jugeant la nomination de Lecornu comme une énième provocation. Il dénonce entre autres les suppressions de 9 000 postes d’enseignants depuis 2017 dans le premier degré. Et « une institution scolaire à bout de souffle par manque de moyens ». Et de conclure : « On est en colère. Et je pense que cette colère ne va pas s’arrêter au 18. » « Je pense qu’on assiste actuellement dans le pays à la fin d’un système », lance Richard Giraud (CFTC), en expliquant être parvenu i à mobiliser des personnes qui n’étaient pas venues pour la retraite. « Elles prennent conscience que notre pays va droit dans le mur », affirme-t-il.

    Pour Rolando Galli (FO), « face à un gouvernement entêté qui refuse la démocratie sociale, qui refuse de négocier et qui passe en force, il faut trouver comment le faire reculer ». Il se félicite d’ailleurs de la multiplication des actions prévues avant de rejoindre les manifestations. Comme l’opération escargot qui va se mettre en place dès 6h aux entrées Est et Ouest ou encore le blocage du lycée Dumont d’Urville par les élèves à 7h15. « Il faut qu’on ait un gouvernement qui prenne des décisions dans le sens des salariés », intervient Didier Chantreuil (CFE-CGC). Émilie Vanderpœl pour l’Unsa évoque « un véritable dégoût », ressenti par la nomination de ce nouveau Premier ministre. Cela révèle, poursuit-elle, « la crise démocratique que nous traversons et dont nous n’arrivons pas à sortir ». Ce qui exige conclut-elle, « un vrai changement de cap politique ». « Si ce gouvernement comme il le prétend est ouvert à tout, qu’il reconnaisse enfin la démocratie sociale de ce pays. Et qu’il commence par abroger la réforme des retraites. Et après on discute du budget », propose Rolando Galli (FO).

    « La lutte des retraites il y a deux ans, on ne l’a pas gagnée. Mais on ne l’a pas encore perdue », assure Didier Quattropani.

    Prochaine manche dans la rue.

    « Il faut un vrai changement de cap politique maintenant »