Tag: Tribunal de commerce

  • Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Nouvelle zone de turbulences pour Alinea. Jeudi 14 novembre, a relayé le quotidien La Provence, l’enseigne aux 36 magasins en France, dont deux dans les Bouches-du-Rhône (Aubagne et Cabriès), un à Avignon Vedène (Vaucluse) et un à Toulon (Var) a déposé auprès du tribunal de commerce de Marseille une déclaration de cessation de paiements. Ce qui signifie que la trésorerie dont elle dispose n’est plus suffisante pour régler ses dettes. Alinea, spécialisée dans le mobilier et la décoration, a été créée en 1988, et le 1er magasin a été ouvert à Avignon Le Pontet en 1989. Elle compte aujourd’hui plus de 1 000 salariés en France. La précédente grosse crise pour l’enseigne, dont Alexis Mulliez (de la famille Mulliez, propriétaire de Leroy Merlin, Decathlon…) a repris les rênes en 2017, date de 2020.

    « Un peu cher mais beau ! »

    À cette date, rapporte Libération, Alinea ferme 17 magasins et licencie près de 1 000 collaborateurs.

    Mardi, dans les allées de l’enseigne à Aubagne, aucun salarié n’a souhaité s’exprimer sur la situation : « On ne sait rien. On n’a pas d’informations. » Ni de la direction du magasin, ni de l’enseigne. Patricia, 68 ans, sort de chez Alinea. « Il y a vingt ans, on pouvait y trouver des rideaux en organdi pas cher. Aujourd’hui, l’offre est devenue plus lambda. L’enseigne cible des produits d’appel pour attirer les clients, mais globalement c’est pas donné… ». Camille, 28 ans, estime que ce qu’on y trouve « est peut-être un peu cher, mais c’est beau ! C’est pas de la camelote ».

  • Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    La Ville a assigné pour lundi, devant la juridiction civile, quatre importants propriétaires investisseurs qui exploitent des meublés touristiques sans autorisation préalable. Si un renvoi est demandé par certains, ce baptême judiciaire inaugural entend adresser un message de fermeté et obtenir le retour à la location classique de 33 meublés sous la pression de lourdes amendes civiles.

    Contrôlés par les agents de la nouvelle brigade municipale de la direction du logement, les premiers assignés n’ont pas demandé d’autorisation préalable de changement d’usage. Ce ne sont pas les seuls, puisque la Ville de Marseille estime que 6 220 des 12 937 meublés touristiques ne sont pas en règle.

    Au premier rang des assignés, Vincent Challier, un chirurgien de Périgueux qui se vantait d’être en flagrant délit dans le magazine « Complément d’enquête », avec 14 meublés en infraction au 30, rue Thiers (1er). On trouve ensuite l’investisseur Mehdi Guenouni pour ses neuf meublés exploités au 31, rue Barthélémy (1er). Il expliquera peut-être au juge comment ses travaux de décloisonnement, la semaine dernière, ont réussi à déstructurer les 3e et 4e étages, au point d’être l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, procédure urgente. Autre investisseur assigné, un juge du tribunal de commerce pour deux « cabanons » sur l’anse de Malmousque et quatre meublés, rue Sainte-Françoise au Panier, trois autres rue Consolat. Et, enfin, un couple pour un meublé non déclaré et de surcroît dans un immeuble également en péril, rue Vacon.

    La Ville entend demander au juge civil d’enjoindre ces quatre propriétaires à remettre tous ces logements en location classique sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard et ce dans un délai de deux mois.