Tag: transports en commun

  • [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    La Marseillaise : En 2026, vous avez obtenu le label Tourisme et Handicap. Qu’a-t-il permis dans la prise en charge des personnes en situation de handicap
    à la mer
     ?

    Sophie Guérard : Ils nous ont guidés dans les équipements à mettre en place et de mon côté, j’ai rencontré les usagers et les associations afin de connaître leurs besoins. Aujourd’hui, notre volonté c’est d’être inclusifs pour tout type de handicap, donc on a différentes prises en charge. Si vous êtes en perte de mobilité, c’est essentiellement de l’aide humaine, puis le tapis rigide posé sur la plage permet d’aller jusqu’à l’eau sans s’enfoncer dans le sable. Pour les utilisateurs de fauteuil roulant, il y a l’hippocampe quand le handicap est léger. Il permet de s’immerger, puis la personne peut se lever grâce à la légèreté qu’apporte l’eau. Si le handicap moteur est plus lourd, c’est le tiralo qui va être utilisé. Il flotte et permet donc de se baigner. Pour les personnes déficientes visuelles, on a un dispositif qui émet des sons afin de savoir quand on s’éloigne de la plage. C’est un dispositif mobile qu’on installe sur demande.

    « À nous la mer » a été lancé en 2022 à la Pointe Rouge. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ? Envisagez-vous d’étendre le dispositif en dehors de la saison estivale ?

    S.G. : L’année dernière, on a tenté septembre et on a eu très peu de fréquentation. C’est un dispositif très coûteux donc cette année, on a préféré se concentrer sur les moments où on a vraiment du public. Le budget « À nous la mer » est de 360 000 euros pour cette saison. On a concentré les efforts sur juin, juillet et août, avec une augmentation de fréquentation très importante par rapport à l’année dernière. En juin, on a fait 76% d’augmentation avec 172 utilisateurs sur les trois plages, particuliers et établissements confondus. En juillet, on a eu une augmentation de 300% avec 623 personnes qui ont bénéficié du dispositif. On n’a que des retours positifs, les gens sont contents de pouvoir se baigner et aussi de pouvoir venir en groupe. Les saisonniers qui les accueillent sont formés au levage, au transfert, à la prise en charge des différents types de handicap. La plupart sont des étudiants, une grande partie en école de kiné. Ils font ça sur plusieurs années, donc ils sont vraiment investis sur le sujet. Les agents peuvent rester dans l’eau et donner leur main pendant 40 minutes si besoin. J’étais présente lors d’une visite d’un IME à Corbière en juillet. Ils étaient douze adolescents en situation de handicap. Ils ont été accompagnés au cas par cas dans l’eau. C’est rassurant pour eux d’être accompagnés humainement, sinon, ils ne se baignent pas. Cet été, on s’est aussi rendu compte, que ceux qui viennent pour la première fois se régalent et reviennent. Par exemple, une dame de 93 ans qui est venue en juillet avec sa petite-fille, en partant, elle a dit : « Je vais venir tous les jours. »

    Aujourd’hui, seulement trois plages sont équipées pour tout
    le littoral marseillais, d’autres ouvertures sont-elles prévues
     ?

    S.G. : On tente de mettre à disposition gratuitement toutes les aides dont les personnes en situation de handicap ont besoin pour pouvoir se baigner comme tout le monde. Pour l’instant, on est sur ces trois plages-là parce qu’il y a énormément de contraintes pour installer le dispositif et qu’on a pu le faire que sur ces plages. Il faut qu’il y ait un parking PMR, que ce soit facile d’aller jusqu’au dispositif, que ce soit des plages surveillées… Pour l’instant, on se concentre sur ces trois-là et on va renforcer leur capacité d’accueil au vu de la fréquentation importante de cet été.

    Une fois à la plage, l’accès est pensé pour les personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas toujours le cas pour les transports en commun qui y mènent. Est-ce un sujet sur lequel vous travaillez ?

    S.G. : On sait que c’est éminemment compliqué quand on est une personne en situation de handicap moteur d’utiliser les transports en commun aujourd’hui. C’est un des axes d’amélioration prioritaire. On a déjà fait une réunion sur ce sujet avec Samia Ghali, la présidente de la RTM, pour mettre Mobil Métropole en corrélation avec le dispositif « À nous la mer » pour l’été prochain.

    Entretien réalisé
    par Andréa Goyard de Castro

  • Ouverture d’une enquête publique sur le réaménagement de la RN296

    Ouverture d’une enquête publique sur le réaménagement de la RN296

    Supprimer et rétablir des accès riverains de la RN296 pour permettre une sécurisation du parcours et la mise au statut de route express, mettre aux normes l’échangeur de Puyricard et prioriser les transports collectifs entre l’échangeur des Platanes et celui de Puyricard : les trois axes principaux du projet d’aménagement de la RN296 qui sera soumis à enquête publique à partir de lundi prochain.

    Cette infrastructure routière longue de 5,6 km située au Nord-Ouest de la ville permet notamment la liaison entre l’A51 Sud en direction de Marseille et l’A51 Nord en direction des Alpes mais aussi les échanges avec le Nord-Ouest et le centre d’Aix-en-Provence ou encore la liaison A51 (depuis le Nord d’Aix) vers A8 (en direction de Lyon). Le projet porté par porté par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) vise à renforcer la sécurité routière, améliorer l’accessibilité et la desserte des quartiers nord d’Aix-en-Provence et de Puyricard et la performance des transports en commun pour encourager le report modal.

    Il va faire l’objet d’une enquête publique à partir du lundi 14 septembre jusqu’au vendredi 16 octobre inclus. La participation à cette enquête peut se faire de plusieurs façons, par courrier (adressé à la commission d’enquête à la mairie d’Aix-en-Provence) ou en ligne (via le registre numérique www.registre-numerique.fr/reamenagement-rn296 ou par courriel : reamenagement-rn296@mail.registre-numerique.fr) mais aussi en se rendant aux permanences de la commission d’enquête, au service de l’urbanisme – 3, rue Loubet 13100 Aix-en-Provence – le lundi 14 septembre (9h-12h), le mercredi 30 septembre (16h-19h), le jeudi 8 octobre (12h-15h) et le vendredi 16 octobre (13h30-16h30). Ou à la mairie annexe de Puyricard- place des Combattants, le jeudi 17 septembre (11h-14h), le mardi 22 septembre (9h-12h), le vendredi 25 septembre (13h30-16h30), le vendredi 2 octobre (13h30-16h30), le lundi 5 octobre (11h-14h) et le mercredi 14 octobre (13h30-16h30).

  • À Digne-les-Bains, la CGT refuse de payer pour se rendre au travail

    À Digne-les-Bains, la CGT refuse de payer pour se rendre au travail

    Seuls 3% des travailleurs du département utilisent les transports en commun pour se rendre au travail, et le déplacement moyen pour aller sur son lieu de travail est de 36 km : le constat est édifiant pour la CGT, qui exige un accord avec le patronat pour prendre en charge les frais de transport de tous les salariés.

    « On est dans un département rural où la question du transport est majeure pour l’ensemble des salariés. Et malheureusement, quand on fait l’état des lieux de ce qui se passe sur le département, mis à part dans quelques très grosses entreprises où on a des indemnités de transport, pour la plupart des salariés, il n’y a rien qui existe », déplore Sylvain Moretti, secrétaire général de l’union départementale CGT. Une problématique accentuée par l’augmentation des prix des carburants. Le syndicat a engagé des discussions avec le patronat local à ce sujet. « Ce qu’on souhaite, à partir de ces discussions, c’est de couvrir, par un accord interprofessionnel, les frais de transport de tous les salariés du département, pour sortir de la situation où, aujourd’hui, il faut payer très cher pour aller travailler », a martelé Sylvain Moretti.

    Les organisations représentatives employeurs UDE (Medef, CPME), U2P et les organisations syndicales représentatives CFDT, CFE CGC, CGT, FO et Solidaire ont abordé ensemble cette question des transports pour les salariés, et en sont arrivées à un même constat : « on ne peut pas commencer sa journée en payant pour aller travailler », déplorent-elles dans un communiqué commun. « On insiste sur le fait que ce soit un accord qui a conduit à ce qu’il y ait une signature de tous. C’est intéressant en soi. Cela montre qu’il y a bien un problème perçu par tout le monde », a souligné Philippe Antoine, responsable TPE et membre de la direction de l’union départementale de la CGT. « Il y a un consensus très large sur la nécessité de trouver des solutions », a abondé Sylvain Moretti.

    Des transports en commun inadaptés

    « Les transports collectifs sont prévus pour le tourisme et le scolaire, pas pour les salariés », a expliqué Stéphane Sansano, qui siège au bureau de l’union départementale de la CGT. « 36 kilomètres, ça fait 18 euros par jour. Sur 20 jours de travail, ça fait 360 euros. Quand on voit aujourd’hui le niveau auquel est le Smic, une fois que le salarié a payé son carburant et son loyer, il lui reste pas grand-chose, ou il lui reste rien », a regretté Sylvain Moretti.

    Pour la CGT, le télétravail n’est « pas une solution pérenne » pour réduire les coûts de transport. « Le télétravail génère aussi des frais. Quand on télétravaille à la maison, le prix de l’énergie a fortement augmenté, il faut chauffer soi-même son domicile. Ce que pourrait faire gagner le télétravail d’un côté, ça le fait perdre de l’autre dans le portefeuille des salariés. L’idée, c’est vraiment d’arriver à une solution où il y a une indemnisation qui permet de se rendre sur le lieu de travail », a détaillé Sylvain Moretti.

    L’indemnisation des frais de transport est « la première revendication des salariés des TPE », selon la CGT. Les frais de transport peuvent souvent dissuader un salarié d’accepter un emploi ; ou un employeur de recruter un salarié qui habiterait trop loin du lieu de travail. La CGT compte aussi interpeller les communautés de communes et la Région à ce sujet.

  • Une pétition réclame une navette estivale Mosson-Plage

    Une pétition réclame une navette estivale Mosson-Plage

    Depuis que Hend Mendoza est devenue maman d’une petite fille il y a trois ans, son quotidien a été bousculé. « Beaucoup d’activités qui semblaient banales deviennent plus difficiles avec un enfant en bas âge », témoigne cette habitante du quartier des Hauts de Massane, à Montpellier. « Notamment effectuer de longs trajets en transports en commun. »

    Cette jeune maman a ainsi constaté que les familles qui ne partent pas en vacances rencontrent des difficultés pour échapper à la chaleur des canicules à répétition en été, notamment avec la fermeture des crèches et de certaines médiathèques : « Emmener ma fille à la plage serait une solution pour échapper à l’isolement pendant les fortes chaleurs. Seulement, depuis les quartiers de la Mosson ou de La Paillade, cela représente environ 1h30 de trajet, avec plusieurs changements. Ce n’est donc pas envisageable avec ma fille. » C’est pour cette raison qu’après avoir consulté toutes les alternatives, la jeune maman a lancé une pétition en ligne il y a environ un mois, pour réclamer une navette de bus estivale directe entre la Mosson et la mer. Celle-ci a déjà rassemblé 251 signatures.

    Réduire les inégalités

    « La mise en place d’une navette pourrait aussi aider les communes alentour, comme Grabels, poursuit Hend Mendoza. Je connais plusieurs jeunes mamans qui sont dans des situations difficiles et cela pourrait permettre de rompre leur isolement ou, a minima, de leur offrir un moment de répit. »

    Après avoir réfléchi à son idée, la jeune femme a contacté de nombreux élus, mais la plupart de ses relances sont restées sans réponse. Une seule a manifesté son intérêt pour le projet : Alenka Doulain, conseillère municipale d’opposition à la mairie de Montpellier et membre du groupe la France insoumise et les Verts populaires. Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram le 31 juillet, celle-ci reprend la demande d’une navette « Mosson-Plage » en expliquant que rejoindre le littoral pour les familles avec des enfants en bas-âge est « mission impossible ». Face à la caméra, l’élue rappelle que la Paillade rassemble plus de 20 000 habitants, dont de nombreux enfants et adolescents qui vivent dans des logements collectifs. Elle affirme que l’initiative sera donc portée par son groupe à la connaissance de la mairie de Montpellier.

    Au-delà de l’accès aux plages, Hend Mendoza élargit sa réflexion sur les difficultés que peuvent rencontrer les familles modestes quant à l’accès aux loisirs pour leurs enfants durant les périodes estivales. « Beaucoup de parents connaissent des difficultés financières et ne peuvent pas emmener leurs enfants en vacances, déplore-t-elle. Il existe bien des initiatives pour réduire ces inégalités, notamment à travers ce que proposent les Maisons pour Tous, mais ces solutions concernent généralement les enfants plus âgés. Quand nos enfants sont encore trop petits, c’est comme si on était invisibles. »

    * La pétition est accessible sur www.change.org

  • Avignon : déviée après des fusillades, la lignede bus C2 rétablie

    Avignon : déviée après des fusillades, la lignede bus C2 rétablie

    Depuis le mois de juin, et après des fusillades successives dans le quartier, les lignes de bus C2 et C10 avaient été déviées pour assurer la sécurité des passagers et des personnels. Après un retour progressif à la normale, la ligne C2 retrouve son itinéraire habituel via l’avenue Monclar dès le lundi 24 août. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Scheppler et Fabrica seront de nouveau desservis. Toutefois, l’itinéraire via les arrêts La Fabrica, Levant et Eglantines est maintenu le vendredi toute la journée et tous les jours à partir de 18 heures, précise Orizo.

  • À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    On a reçu des mails de mécontentement d’agents qui disent que les travaux actuellement réalisés sur la ligne 1 du tramway* transforment le trajet vers le CHU de Montpellier en véritable parcours du combattant », relate Philippe Peretti, secrétaire général adjoint de la CGT du CHU de Montpellier.

    En raison de travaux de rénovation des rails entamés au début du mois et prévus jusqu’au 30 août inclus, la ligne 1 est en effet interrompue entre les arrêts Saint-Eloi et Louis Blanc. Une navette-bus de remplacement est mise en service entre Saint-Éloi et Peyrou, et les stations du centre-ville (gare Saint-Roch, Comédie, Corum et Louis Blanc) ne sont desservies que dans un seul sens, selon les besoins du chantier. « Il faut près de 50 minutes pour rejoindre le CHU depuis la gare Saint-Roch ! La navette mise en place ne répond manifestement pas aux besoins », estime la CGT dans un communiqué. « À tel point que certains agents ont préféré rejoindre leur lieu de travail à pied : environ 45 minutes de marche… », poursuit le syndicat. « Qu’à cela ne tienne, certains se sont dit : on va prendre un Vélomagg. Seulement ils se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient pas le garer à proximité du CHU, car il n’y a de station ni à Saint-Eloi, ni à Gui de Chauliac, ni à Lapeyronie, ni à Antonin-Balmès. Il faudrait aller jusqu’à “Occitanie” pour rendre le vélo à la station la plus proche, avant de remonter dans le tramway pour revenir vers le CHU… c’est un truc de fou ! », s’exclame Philippe Peretti, qui rappelle qu’« il y a 9 000 agents qui travaillent dans cet établissement, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. Comment expliquer qu’en 2026 aucun des principaux sites hospitaliers du CHU ne dispose d’une station Vélomagg à proximité immédiate ? On est pourtant dans une ville où le maire attache beaucoup d’importance aux mobilités douces », insiste-t-il à l’attention de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, également président du conseil de surveillance du CHU de Montpellier.

    Le syndicat CGT du CHU en profite pour soulever un autre point noir, selon lui, en matière de desserte de l’établissement : l’absence d’un arrêt de tramway devant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Comment expliquer que ces sites mitoyens accueillant respectivement des patients en psychiatrie et des personnes âgées restent dépourvus d’un arrêt de tramway dédié alors que la ligne 1 passe littéralement devant ? », interroge la CGT. Outre « l’installation rapide de stations Vélomagg à proximité des principaux établissements du CHU », le syndicat réclame donc « une étude technique, transparente et argumentée » sur la faisabilité d’un arrêt desservant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Car derrière une station de tramway, il y a une question très concrète : l’accessibilité à un établissement public de santé, notamment pour les personnes âgées, les patients en psychiatrie et leurs proches. »

    « Il y a 9000 agents au CHU, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. »

  • Marseille : fermeture du métro dimanche 16 août de 5 heures à 14 heures

    Marseille : fermeture du métro dimanche 16 août de 5 heures à 14 heures

    Dans le cadre du projet de renouvellement des rames de métro et afin d’effectuer des essais, le métro (M1 et M2) sera fermé ce dimanche 16 août de 5 heures du matin à 14h.

    Pendant ces fermetures la RTM met en place trois lignes de Bus gratuites, avec une fréquence de 10 min de 5h à 14h00 . Le BM1A relie le métro La Rose au métro La Timone ; le BM1B part du métro La Timone jusqu’au métro La Fourragère et le bus relais BM2 effectue le trajet entre le métro Gèze jusqu’au métro Sainte-Marguerite Dromel. La ligne 3 du tramway est également renforcée avec une fréquence de 10 min dès 9h00.

    Le dimanche 13 septembre, le métro sera également fermé de 5h à 14h pour la suite des essais.

  • Réorganisation à Tecelys et au Grand Avignon

    Réorganisation à Tecelys et au Grand Avignon

    Le Grand Avignon a lancé un marché public pour restructurer ses sociétés d’aménagement. Et envisager une fusion entre la SPL Tecelys et la SPL Grand Avignon Aménagement.

    Est concernée la partie aménagement urbain de la SPL Tecelys, qui concerne 10 emplois à temps plein. Et donc non pas Orizo, l’exploitant du réseau de transport en commun du Grand Avignon. Dans le cahier des clauses techniques particulières dont l’objet est « une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage accompagnement pour la restructuration des SPL Tecelys et Grand Avignon Aménagement », que La Marseillaise a pu consulter, la communauté de communes souhaite « renforcer le contrôle analogue, la gouvernance et la performance des outils publics locaux, de la recherche d’une meilleure cohérence entre les politiques publiques de mobilité, d’aménagement, de gestion de l’espace public et de transition énergétique, ainsi que de la rationalisation des moyens humains, financiers et organisationnels ». Soit de mieux piloter les projets, plus directement, avec plus d’efficacité, notamment avec diverses missions qui se « chevauchent ». Une mission qui fait notamment suite à des observations de la Chambre régionale des comptes.

    Fusion ou non

    Plusieurs scénarios sont envisagés. La fusion-absorption de l’une des SPL par l’autre donc. Mais aussi le maintien des deux structures « avec renforcement de la gouvernance, du contrôle analogue et du reporting ». Ou encore des variantes, qui peuvent inclure un « rapprochement fonctionnel », un « groupement de moyens », ou encore une « mutualisation progressive ou spécialisation des périmètres ».

    Le titulaire de la mission aura entre 9 et 11 mois pour rendre son rapport qui aidera donc les élus à prendre une décision sur le futur de ces structures.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • [C’est l’été] Le bus des plages, emblème de Marseille

    [C’est l’été] Le bus des plages, emblème de Marseille

    Le matin, le 83 accueille des passagers bien sérieux, chemise, cravates, pantalon… Le bus des plages transporte aussi des Marseillais se rendant au travail. C’est le cas de Sébastien, restaurateur de 42 ans qui se dirige vers le Vieux-Port : «  Je prends le bus trois à quatre fois par semaine. Je préfère ça à la voiture, c’est plus rapide, ça me lâche devant mon lieu de travail, en voiture, c’est compliqué de se garer. ».

    À cette population se mélangent des personnes plus âgées, en maillot de bain, qui font leur plongeon matinal afin d’éviter la chaleur et les touristes. Noël est retraité : « Le matin je vais à la mer, je nage une heure et je remonte. » Lui aussi est un habitué de la ligne 83, qu’il emprunte plus de cinq fois par semaine : «  J’ai une voiture, mais je préfère prendre le bus, en ville, on ne peut pas se garer de toute façon. » Comme Sébastien, il choisit le bus pour des raisons pratiques, mais pas uniquement : « C’est vraiment agréable de faire toute la corniche. Moi, je suis de Marseille, donc je connais, mais c’est toujours agréable, les gens ne regardent pas, mais moi si. C’est pour ça aussi que je prends le bus », explique Noël, alors qu’il attend le bus au niveau de Malmousque pour rentrer chez lui.

    Pascale, 68 ans, habite à Endoume et n’a pas de voiture. Le 83 est donc son moyen de déplacement principal. Elle partage l’avis de Noël : « J’aime prendre le bus, le trajet est agréable et la ligne est belle. » Cependant, alors que Noël ne prend le bus que le matin et n’est pas affecté par l’augmentation de la fréquentation en été, Pascale, elle, l’a bien remarqué.

    « Le bus est très, très, très plein en milieu de journée. Parfois, il ne s’arrête même pas pour prendre des voyageurs. Parfois, même quand on est dedans, il saute l’arrêt, et on est obligé d’attendre l’arrêt suivant pour descendre en espérant qu’il s’arrêtera », déplore Pascale. La RTM indique avoir renforcé l’offre journalière estivale, jusqu’à +90%le dimanche par exemple, et ajouté dix bus en circulation sur la ligne. Toutefois, le 83 reste souvent surchargé.

    Les habitués ne sont pas les seuls à relever la saturation des bus. Barbara, Chad, Yara et Elie sont Anglais, ils attendent à l’arrêt de bus plage du Prophète. « Nous sommes en vacances depuis cinq jours, nous avons déjà pris ce bus plusieurs fois en fin de matinée, il est toujours très fréquenté », raconte Elie. Son amie Barbara renchérit : « Nous étions entassés comme des sardines. C’était un bus climatisé, mais il y avait tellement de gens qu’il faisait quand même très chaud. »

    L’affluence excède

    certains habitants

    Le groupe fait tout de même remarquer qu’il n’a jamais eu à attendre le bus très longtemps grâce à la fréquence de passage sur la ligne, avec un bus toutes les 6 minutes en cette période estivale, contre 10 minutes le reste de l’année, précise la RTM. Ils s’émerveillent de la beauté des paysages que l’on voit par la fenêtre du 83.

    Aux alentours de midi, le bus est bondé. La cohabitation entre touristes et Marseillais est de plus en plus tendue. « Oh, il y a de la place de l’autre côté du bus, en fait, décalez-vous ! », peste une femme dans un mélange d’anglais et de français, avant d’insulter la masse de touristes en français. Le ton monte, les foules se bousculent…

    C’est pour échapper à ces « galères » que Nil et Sade évitent au maximum d’emprunter le 83 pour se rendre à la plage. Aixoises de 22 ans, elles passent la majorité de leur été à Marseille. « Généralement, j’y vais à pied ou je prends un vélo. La plupart des jeunes sont en vélo depuis qu’il y a ceux de la ville. C’est rare le bus en vrai », explique Sade. Aujourd’hui, elles prennent le bus car elles sont contraintes par le temps et que Nil n’est pas très à l’aise à vélo. « Au moins, c’est simple, tu sais à quelle heure il arrive normalement et tu sais que tu arrives à destination », enchaîne Nil.

    Son amie est moins tendre avec cette ligne des plages : « Le 83, c’est une galère, il est tout le temps blindé, il est lent, c’est le pire bus de Marseille ». « Après, ça rend quand même la plage accessible et c’est super beau », reconnaît-elle malgré tout.