Tag: Toulon

  • Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Commencer une nouvelle saison par une victoire à l’extérieur est une aubaine pour n’importe quelle équipe. Une situation vécue par le Rugby Club Toulonnais samedi soir sur la pelouse du Montpellier Hérault Rugby, à l’occasion de la première journée de Top 14, où le club varois s’est imposé (17-27) grâce aux essais de l’ailier Gaël Dréan (8), du troisième ligne Zach Mercer (27) et de l’arrière Marius Domon (33). Ils s’installent ainsi, d’ores et déjà, dans le top 6 du championnat.

    « On ne va pas faire la fine bouche. Gagner ici, c’est énorme », insiste le demi de mêlée Baptiste Serin, qui ne boude pas son plaisir. « Ça fait deux ans qu’on gagne, c’est quand même un exploit. Il faut être meilleur à chaque match, ce n’est que le début de saison et il y a des enseignements à tirer, mais c’est très bien de commencer comme ça », poursuit-il. « Les garçons ont fait un bon match, pas un grand match, mais un bon match », surenchérit Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On savait que ce serait dur ici après ce qu’avaient montré les Montpelliérains en matchs de préparation. Ils étaient très en forme. Contre eux, ce fut dur de la 1ère à la 80e minute. Je retiens aussi qu’on a réussi à échapper à la remontada de nos adversaires, au cours d’une deuxième mi-temps qui m’a moins plu que la première car on a perdu le contrôle des opérations », ajoute-t-il, très satisfait de la solidarité défensive dont ont fait preuve ses protégés.

    « Il faut garder ce qu’on a bien fait, c’est-à-dire défendre, devant, dans les mauls portés, en conquête. Garder un jeu simple mais structuré et l’état d’esprit surtout », lance le talonneur Teddy Baubigny à la mi-temps, où Toulon possédait 21 points d’avance au score (3-24).

    « J’ai vu beaucoup de bonnes choses, dans ce secteur car on a créé des ballons lents pour Montpellier. On a perturbé le jeu qu’ils voulaient mettre en place car ils ont des avants qui aiment prendre le ballon en avançant pour dominer les collisions. On a su les freiner sur ça. Mais je trouve qu’en attaque, on a manqué d’efficacité dans la zone de marque, on a loupé des occasions, on a perdu des ballons en touche », remarque Mignoni.

    Ce dernier a pourtant pu compter sur un Marius Domon diablement efficace dans de nombreux secteurs de jeu. Au-delà d’avoir inscrit le dernier essai de la partie, l’arrière, formé dans la rade varoise, a été imperturbable lors des transformations et a même permis au RCT de garder une avance solide en deuxième partie de match en inscrivant deux pénalités. « Il y a bien eu une ou deux scories. Mais il a fait un bon match en effet », juge l’entraîneur toulonnais. « On disait que si Melvyn Jaminet ne jouait pas, on ne pourrait pas gagner. Il faut sortir de ça. Non, si on veut aller loin, il faut que tout le monde joue et que tout le monde se donne. »

    Mais de manière générale, l’attaque des Rouge et Noir a été performante dans le secteur offensif, notamment sur les actions en première main. « Nous avons désormais une certaine animation offensive avec nos deux centres et cette saison, on va se servir de nos points forts avec Nacho (Brex) et Oliver (Cowie), ils n’avaient fait que deux matchs en ensemble, donc ça devrait encore s’améliorer », ajoute Pierre Mignoni. Le seul point noir au tableau, finalement, reste le manque de maîtrise en deuxième période, qui a permis aux Cistes de revenir progressivement dans la rencontre. Les essais du troisième ligne Lenni Nouchi et de l’arrière Tom Banks ont relancé la machine héraultaise, mais n’ont pas permis au MHR d’inverser la tendance. Toulon commence idéalement sa saison et aura à cœur de continuer sur cette lancée, dès samedi 13 contre Castres (21h), pour fêter dignement ses retrouvailles avec Mayol.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Les derniers jours du design à Noailles

    Les derniers jours du design à Noailles

    Le Festival international du design est devenu, depuis sa création en 2006 par Jean-Pierre Blanc, ancien directeur artistique de la Villa Noailles, une institution ayant largement dépassé ses propres murs, en même temps que les frontières, dont l’art ne fait pas grand cas. Lancé avec l’ambition de partager la création contemporaine dans le domaine du design, tant avec le public qu’avec les professionnels, il est le théâtre d’un prestigieux concours, point d’orgue de l’événement. Celui-ci permet chaque année de faire découvrir le travail d’une dizaine de jeunes designers, qui bénéficient d’une exposition et d’un accompagnement de choix.

    Dix ans après, en 2016, naît le « petit frère » du festival : le Festival international d’architecture d’intérieur, autour duquel est également organisé, lors du même week-end (cette année, du 26 au 28 juin), un concours réunissant une dizaine de jeunes architectes sélectionnés par un jury international de prestige. Contrairement à son aîné, celui-ci n’a pas lieu à la Villa Noailles, mais à l’ancien évêché de Toulon. Mais les deux événements ne font qu’un, et se regroupent sous la bannière de la Design Parade.

    Des œuvres réflectives

    Si les expositions du second se poursuivent jusqu’au 1er novembre, ce week-end marque le clap de fin pour le Festival international du design. Elles seront démontées dès le 8 septembre pour laisser place aux expositions du 40e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, du 16 au 18 octobre.

    Il s’agit donc du dernier week-end pour découvrir le travail des dix exposants. Parmi lesquels Simon Dupety, lauréat du Grand Prix du Jury, et sa série « Unindustrial Functional Object », qui explore une tension entre le naturel et l’industriel à travers une réflexion sur l’avenir des objets du quotidien mêlant glands, profilés d’aluminium et leds. Avec une question : peut-on imaginer une production technique qui sacralise le vivant au lieu de l’écraser ? Également à découvrir, les travaux du Danois Johan Karrebæk Thun (Prix Tectona), ou encore ceux de Kelly Eng et Marie Piplard (Prix du public et Mention spéciale du jury). Autant de découvertes qui laissent à voir et à penser.

    Ouvert de 14h à 19h, tarifs et informations sur Villanoailles.com

  • Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    C’est une équipe du Montpellier Hérault Rugby revancharde qui attend le RC Toulon, ce samedi. Après son titre de champion en 2022, le club héraultais a frisé la correctionnelle en 2024 (13e, maintenu pour un point en barrage face à Grenoble), et connu deux exercices 2023 (11e) et 2025 (9e, à une place d’une qualification en Champions Cup) décevants.

    Avec douze arrivées pour quinze départs, le MHR a remanié son effectif plus que n’importe quelle autre équipe du championnat, y ajoutant des joueurs d’expérience tels que le deuxième ligne international gallois Adam Beard et le demi de mêlée international écossais Ali Price. Mais, aussi, de jeunes promesses comme le centre des Pumas argentins Justo Piccardo (23 ans) et le troisième ligne international australien Langi Gleeson (23 ans). Si tel que le relate L’Équipe le président Altrad annonce que l’objectif « est de finir dans les quatre, et ça commence par Toulon », Joan Cadullo, le manager, parle quant à lui des « phases finales ».

    « Bien sûr qu’ils peuvent le faire. Chaque année, les compteurs sont remis à zéro », affirme Pierre Mignoni. La manager du RCT s’attend à « un gros défi » face à un pack avant qui présente des arguments (le néo-Bleu Erdocio, Uelese, Veraheghe…). « C’est une équipe rugueuse, très forte sur ses bases que sont la mêlée, la touche… Il faudra être éveillé et pouvoir les contrer sur ces phases-là », prévient Swan Rebbadj. « Ils ont fait de bons matches amicaux [victoires 5-26 à Pau et 24-34 à Perpignan, Ndlr]. Ils ont deux ou trois individualités, mais on s’est plutôt recentrés sur notre jeu », détaille Oliver Cowie.

  • TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    Le jour J est venu pour le RCT et les treize autres équipes du Top 14. Ce samedi marque le coup d’envoi de la saison, après près de trois mois d’interruption. Une pause qui a permis aux Toulonnais de se préparer aux échéances à venir, en dépit des deux défaites – anecdotiques – face à Perpignan (50-19) et Clermont (31-24). « Je suis excité de retrouver la compétition. Je trouve les garçons plutôt bien sûr cette fin de prépa », avance Pierre Mignoni. Le manager est conscient d’être attendu après la 3e place obtenue la saison dernière, dans un championnat qui s’annonce serré : « On sait qu’on est très attendu contre cette équipe de Montpellier. On avait un plan sur la préparation, sur l’attaque, la défense, la stratégie. On essaie d’être prêt, on sait que ce ne sera pas parfait pour les deux équipes. »

    Cowie et Brex au centre

    Avec sept arrivées et dix départs, l’effectif a subi un certain lifting, mais conserve une ossature semblable à celle de l’année dernière, malgré une troisième ligne amputée de joueurs importants, tels qu’Isa et Le Corvec : « C’est mieux que si on avait changé quinze joueurs. On a vite trouvé des repères. On a vu de bonnes choses face à Clermont. Là, je veux voir notre lien en attaque et en défense, et l’intensité sur les touches, les mauls, les plaquages, en mêlée… », prévient l’entraîneur du RCT, qui veut s’appuyer sur « un des plus gros paquets du Top 14 ».

    Mais aussi sur ses autres forces, malgré des absents de marque (Villière, Ollivon, Abadie, Jaminet, pour ne citer qu’eux) : « On est obligés de s’adapter à notre jeu, sans tout bouleverser. à nous d’être audacieux avec les joueurs qu’on a. On a beaucoup de qualités, de vitesse, mais pour l’utiliser, il faut combattre », annonce Mignoni. Il faudra aussi recomposer un centre orphelin de Fainga’anuku. Pour ce faire, le technicien varois compte sur la jeunesse d’Oliver Cowie (20 ans), appelé à prendre de l’épaisseur après une saison minée par les blessures : « Je le sens très bien. C’est un garçon très intelligent, il s’est développé physiquement et techniquement, il a beaucoup travaillé. » « [La blessure] m’a permis de travailler des choses que je n’aurais peut-être pas travaillé, affirme l’intéressé. Je pense que ça m’a fait du bien pour être prêt cette saison. »

    Cowie sera aligné d’entrée avec l’une des recrues, l’expérimenté Italo-Argentin Ignacio Brex (33 ans), arrivé de Trévise et avec qui la complémentarité semble prometteuse : « On va attendre le premier match quand même, tempère leur entraîneur. Ils ont du déchet, car on leur demande d’être audacieux, de tenter des choses. Je veux les voir dans l’adaptation. »

    « On s’est bien trouvé face à Clermont, “Nacho” a beaucoup d’expérience, il est très bon sur la communication avant d’avoir le ballon. On sait ce qu’il va faire, donc c’est plus facile de se trouver. J’espère qu’on développera encore plus ce duo », se réjouit Oliver Cowie. C’est tout le mal qu’on souhaite au RCT.

  • Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    À Toulon, le ripolinage de façade du parti créé par d’anciens Waffen SS ne s’embarrasse pas de finitions. Les lézardes se font d’ailleurs voir presque à chaque prise de parole, toutes décomplexées. Ainsi la candidate déclarée au poste de maire de Toulon, Laure Lavalette, ne prend guère de gants pour s’exprimer sur la politique sociale ou culturelle de la Ville.

    Pour l’illustrer nous reprenons donc ici certaines déclarations faites en séance du conseil municipal de Toulon lorsqu’elle y siégeait encore avant d’être élue députée dans la 2e circonscription en 2022. Histoire de donner un aperçu de la politique qu’elle mènerait si d’aventure les Toulonnais cédaient une fois de plus aux sirènes de l’extrême droite, oubliant le fiasco des années quatre-vingt-dix.

    Avec des attaques gratuites pour dérouler, coûte que coûte, le fil de son idéologie. Comme lorsqu’elle lance : « On s’est élevés contre l’aide à l’association Les Robin des bancs […] C’est stupide ! On ferait mieux de régler le problème des mineurs non accompagnés… » On sait comment. Le maire lui répondant alors : « Je suis partisan de la cohésion sociale, moi. Pas d’un jugement sélectif des personnes ».

    Une drôle de conception de la culture

    Dans le cadre d’une délibération sur l’organisation de l’exposition « Picasso et les paysages en Méditerranée » au Musée d’art de Toulon, Laure Lavalette saisit l’occasion pour dénoncer la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre. Et déclare : « Nous voterons favorablement cette délibération… Mais le programme du Théâtre Liberté annonce aborder la question du genre… Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. » Elle ajoute, après avoir déploré la « perte du modèle masculin/féminin » : « Honte à Berling ! » – le directeur du Théâtre Liberté.

    Difficile également de brosser le portrait de la députée RN en faisant l’impasse sur les personnes dont elle s’entoure. En premier lieu, son ancien assistant parlementaire Nicolas Koutseff dont elle n’a pas pu faire autrement que de se débarrasser. Cela se passe en octobre 2024 au moment où la presse révèle les tweets haineux dont il se rendait coupable depuis très longtemps. Difficile de croire que, comme elle l’affirme, Laure Lavalette n’ait pas été alertée des contenus racistes, homophobes, antisémites ou misogynes diffusés. Parmi les propos rapportés étaient épinglés « les Arabes [qui] n’aiment pas l’eau », une « féministe de merde », ou encore en apostrophant Ali Rabeh, maire de Trappes par un insultant commentaire.

    Comment ne pas rappeler également l’enregistrement clandestin d’une enseignante, en février 2025, que la candidate RN a jeté en pâture à la vindicte de la fachosphère. Cela se passe dans les murs de l’Université de Toulon lors d’un cours de droit dirigé par Hélène Hurpy, dans le contexte d’un débat sur un tract émanant d’un syndicat étudiant d’extrême droite vilipendant les étudiants étrangers. L’enseignante-chercheuse expliquant notamment que ces propos allaient à l’encontre de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Constitution française. Cette divulgation provoque une vague de cyberharcèlement ciblant l’universitaire, assortie de menaces. Face à la mobilisation de soutien pointant l’irresponsabilité dont elle a fait preuve, l’enregistrement est finalement retiré de X.

    Sur son « passé », enfin, il est bon de se souvenir aussi que l’élue Laure Lavalette a milité pendant de longues années contre le droit à l’avortement. Elle a ainsi signé en 2014 la charte de l’association Choisir la Vie – un mouvement catholique traditionnel – qui demandait explicitement aux élus de soutenir ou parrainer des candidats prêts à « abroger, à terme, le droit à l’avortement » . Interrogée aujourd’hui sur ce combat d’arrière-garde, elle minimise en affirmant qu’il ne s’agissait que de « causes locales autour de la famille ».

    En revanche, elle votera contre la proposition d’inscrire l’IVG dans la Constitution, et milite pour la suppression des subventions au planning familial. On peut lui reconnaître une certaine constance. Elle trimbale également dans sa besace, une « belle idée » de la justice et de son indépendance.

    Ainsi lorsque le Tribunal correctionnel de Paris reconnaît Marine Le Pen coupable de détournement de fonds publics le 31 mars, elle dénonce une justice ciblée, et déclare à l’Assemblée nationale : « Marine Le Pen est condamnée parce qu’elle est Marine Le Pen. » Pendant que son collègue député RN de la 8e circonscription du Var, Philippe Schreck, dénonce, lui, une « dictature des juges ». Voilà qui sont ces gens.

  • Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    À Toulon, comme presque partout en France, l’été aura encore été trop chaud. Les deux vagues de chaleur – du 19 juin au 4 juillet, puis du 8 au 17 août, avec des températures autour de 40°C – ont, au mieux, causé de l’inconfort, au pire des problèmes de santé, voire des décès. Santé publique France dresse un bilan provisoire du premier épisode caniculaire faisant état de 480 décès en excès toutes causes confondues, parmi lesquels 410 personnes de plus de 75 ans. « Ces épisodes ne sont pas des événements ponctuels, mais les signes durables d’un dérèglement climatique auquel nos villes doivent s’adapter de manière urgente », alerte le mouvement progressiste Toulon en Commun.

    « Un plan de prévention canicule ambitieux »

    Le rassemblement des forces de gauche toulonnaises fustige une municipalité « silencieuse et insuffisamment mobilisée », malgré l’activation du plan national canicule. Il l’appelle « à mettre en œuvre un plan de prévention canicule ambitieux comprenant l’ouverture de refuges climatisés […] ; un plan de végétalisation en urgence contre les îlots de chaleur […] ; un plan de rénovation thermique des bâtiments publics, notamment l’habitat social, les écoles et les crèches. »

    Toulon en commun estime que « la veille canicule pour les personnes de plus de 65 ans, inaptes au travail ou en situation de handicap » mise en place par la Ville « reste insuffisante » et invite à s’inspirer des « mesures ponctuelles » prises dans d’autres villes : « Gratuité des piscines […] (et) des transports en commun, […] ouverture exceptionnelle des bibliothèques ou musées. Ne pas agir, c’est mettre en péril notre avenir collectif », conclut-il, en espérant être en position de prendre des mesures dès l’été prochain en s’imposant à l’issue des élections municipales.

  • Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Les initiatives ne sont pas les mêmes mais toutes convergent vers le même objectif : rallier le territoire palestinien de Gaza avec de l’aide humanitaire et briser le blocus israélien.

    Ce week-end, plusieurs dizaines de navires ont pris la direction de la Palestine. D’une part avec la flottille « Global Sumud Flotilla », en partance notamment de Barcelone et d’autres ports méditerranéens comme Toulon. Une manifestation avait d’ailleurs lieu, samedi, pour le départ du navire toulonnais qui doit rejoindre ses homologues, en présence de nombreux militants FI et Manuel Bompard, député FI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. « Ce qui fait bouger les lignes, c’est la mobilisation populaire. Il ne suffira pas de la reconnaissance de l’État de Palestine », explique-t-il. Une autre flotte de navires avec « Thousand Madleens to Gaza », trouvait écho à Marseille avec la participation d’un voilier. Là encore, des centaines de personnes étaient présentes pour le départ, dimanche. « Cette mobilisation répond à une urgence : amener de l’aide humanitaire à l’heure où tout est détruit à Gaza », développe Adrien, de « Thousand Madleens to Gaza ». Le voilier marseillais doit rejoindre d’autres navires avant de prendre la direction de la Palestine à la mi-septembre.

  • Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Dans un contexte international très tendu et avec un des deux gouvernements en sursis, le couple franco-allemand a tenu à montrer vendredi, au terme d’un Conseil des ministres commun qui s’est déroulé dans le salon de la résidence du préfet maritime, une image d’unité. Seul l’avenir nous dira, assez vite d’ailleurs, si elle n’était que de façade ou si la machine vient réellement de redémarrer.

    Pour booster cette image, la volonté exprimée a été celle de bâtir de concert une vingtaine de projets phares. Une stratégie présentée comme profitable, bien sûr, aux deux économies. Et cela autant au niveau de l’industrie, de la recherche que de la défense.

    En matière d’énergie, par exemple, il a été en mis en avant « une avancée majeure ». Avec pour ambition de « diminuer les coûts, garantir la sécurité d’approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques ».

    La paix à l’agenda

    Emmanuel Macron a également mis en avant, au cours de cette conférence de presse, les efforts pour « parvenir à une paix juste et durable » en Ukraine, au cœur de l’agenda commun.

    « Je le dis avec autant de force et de solidarité après ces derniers jours, où les attaques ont repris avec force et où, à nouveau, des civils ukrainiens ont été touchées », a-t-il insisté, pointant l’écart qu’il existe entre les positions prises, avec les autres dirigeants dans les sommets internationaux, par le Président Poutine et la réalité sur le terrain. Et de poursuivre, au cas où les engagements du président russe ne seraient pas tenus : « Nous continuerons d’exercer des pressions pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-mêmes ainsi que par les États-Unis d’Amérique. »

    Concernant la situation au Proche-Orient, le chef de l’État a condamné « le désastre humain dans la bande de Gaza » qualifié d’« intolérable ». « L’état de famine qui a été déclaré par les Nations unies est très clairement le résultat du blocage de l’aide humanitaire », a-t-il souligné, en appelant en urgence à l’arrêt des combats et à l’ouverture des accès humanitaires et de l’aide aux populations civiles. Mais, aussi, à construire « un chemin de paix, un chemin politique de discussion avec toutes les parties ». Une solution politique, insiste-t-il, « pour une paix durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens ». Bien sûr dans le cadre d’une solution à deux états.

    Parmi les solutions à court terme, il a salué « la décision très courageuse du chancelier de cesser toute exportation d’armements susceptibles d’être utilisées à Gaza ».

    Au sujet des solutions « pour augmenter la compétitivité de l’Europe », ambition partagée par Emmanuel Macron et Friedrich Merz, les recettes apportées, sans surprise, reposent une nouvelle fois sur une baisse des charges pour les entreprises, ainsi que sur une « synchronisation de l’agenda économique et social », une notion encore floue dans ses applications concrètes.

    Pas de démission

    Interrogé sur la barre franchie des 3 millions de chômeurs en Allemagne, le chancelier a brandi le sempiternel remède libéral : « Il faut réformer le marché du travail ». Sur ce point aussi, les deux dirigeants parlent d’une même voix, au risque d’inquiéter les syndicats et les salariés des deux côtés du Rhin.

    Titillé sur la crise politique que traverse notre pays et sur la chute annoncée du gouvernement, le Président français a affirmé que, quoi qu’il advienne, il ne démissionnerait pas. Un mandat qu’il entend « exercer jusqu’à son terme ».

  • « La coopération franco allemande servait à la paix »

    « La coopération franco allemande servait à la paix »

    La Marseillaise : Que vous évoque le thème de ce 26e Conseil des ministres franco-allemand ?

    Ulrike Eifler : Cette réunion contraste aujourd’hui totalement avec la véritable coopération franco-allemande que nous avons connue par le passé, qui servait principalement à maintenir la paix. Désormais, il s’agit d’établir l’unité pour mieux préparer la guerre. La militarisation en Allemagne vise également à renforcer la logique militariste dans la société. Dans ma région, une loi a été promulguée pour obliger les enseignants à inviter les soldats en classe. Ce n’est pas facultatif, mais obligatoire. Ce n’est qu’un des nombreux exemples…

    Les gouvernements français et allemands promeuvent l’austérité en ce qui concerne les dépenses sociales, mais pas la défense. Quelles conséquences ?

    U.E. : Les réductions des dépenses sociales vont accentuer la crise que nous vivons, en particulier la crise de la représentation et de la démocratie. En France et en Allemagne, les partis d’extrême droite se renforcent à chaque mesure d’austérité sociale prise par les gouvernements. Merz a annoncé vouloir mettre fin à la journée de huit heures et donc d’élargir le temps de travail. Ils veulent supprimer des jours fériés, comme en France, réduire les pensions de retraite et relever l’âge de départ à 70 ans. Ces coupes budgétaires seront massives et sans précédent par rapport aux 30, 40, voir 50 dernières années. Ils prévoient des coupes drastiques dans le système de sécurité sociale.

    Le Premier ministre français a proposé la suppression de deux jours féries, dont le 8 mai.
    Quel symbole cela renvoie
     ?

    U.E. : Cela montre que les temps changent. Ce n’est pas que la militarisation, c’est aussi la manière dont on appréhende l’Histoire. Le 8 mai était un symbole très important pour la paix. La guerre était terminée, c’était la promesse de construire la paix en Europe et plus particulièrement au travers de l’amitié entre l’Allemagne et la France. Maintenant, ils essaient de supprimer ce symbole. Cela signifie que le temps de la paix, cette promesse de paix a été brisée par nos gouvernements.

    Dans les deux pays, l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En Allemagne, elle talonne la CDU, le parti de Friedrich Merz. Comment la vaincre ?

    U.E. : En Allemagne, le grand risque est que le parti conservateur, la CDU, et l’AfD, parti d’extrême droite, collaborent, coopèrent. C’est un grand danger qui est en lien avec cette crise. La classe dirigeante fait pression pour des réformes néolibérales et des coupes dans les dépenses sociales. Si le gouvernement, composé des conservateurs et des sociaux-démocrates, ne fait pas assez de coupes budgétaires comme le demande la classe dirigeante, les conséquences seront terribles. Les Conservateurs vont tourner le dos au gouvernement et se dirigeront vers le parti fasciste. Je ne veux pas dire par là que le gouvernement actuel doit mener ces mauvaises réformes, mais qu’il faut être conscient de ce danger et mobiliser les gens dans les rues. À cet égard, je trouve que Parti du travail de Belgique (PTB), nous montre un bon exemple. Ils ont lancé une discussion au sein des syndicats pour préparer des grèves générales et confronter le gouvernement. Je pense qu’il est vraiment important d’avoir ces discussions au sein de la gauche politique en Europe et surtout en Allemagne. La lutte contre l’extrême droite ne se limite pas aux Parlements, c’est une lutte que l’on doit mener dans les rues et dans la société.

    Les guerres en Ukraine et à Gaza ont démontré la faiblesse de la diplomatie européenne. Où se cachent les pacifistes ?

    U.E. : Les pacifistes en Europe et en Allemagne ne sont pas dans le Parlement, mais dans les rues. Ce sont les mouvements de jeunesse en solidarité avec les Palestiniens. Ces jeunes qui ont été dans les rues au cours des 22 derniers mois. C’est aussi le mouvement de paix traditionnel. Les plus anciens, qui ont été politisés par le grand mouvement de paix des années 1980. Malheureusement, en Allemagne, ils ne sont pas ensemble, nous devons organiser cela, nous devons les unir. Au sein du Parlement, il y a les partis de gauche, comme le nôtre, Die Linke, qui veut mettre en œuvre cette paix. Les mouvements pacifistes sont vraiment faibles en ce moment. Nous ne pouvons pas attendre quoi que ce soit de nos gouvernements, ils préparent la guerre. Nous devons mobiliser les gens dans les rues pour forcer nos gouvernants à construire la diplomatie. Ils ne le feront pas d’eux-mêmes.

    Le chancelier Friedrich Merz est attendu, ce vendredi à Toulon, pour le 26e Conseil des ministres franco-allemand. Avant cela, il a été reçu par Emmanuel Macron au fort de Brégançon, résidence d’été des présidents français. Le lieu se veut à la hauteur de l’enjeu : seuls deux chanceliers y ont été reçus avant lui, Helmut Kohl par François Mitterrand en 1985 et Angela Merkel par Emmanuel Macron en 2020. Ainsi, les deux dirigeants évoqueront les grands sujets diplomatiques du moment, de la guerre en Ukraine au massacre à Gaza, en passant par la question du nucléaire iranien.