Tag: Toulon

  • Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Dans la lignée des confrontations de la saison passée, Pierre Mignoni, l’entraîneur du RC Toulon, avait prédit « un match compliqué » contre les Castrais. Et il faut reconnaître qu’il a une nouvelle fois vu juste. Ses protégés ont dû s’employer samedi soir, à l’occasion de leur retour devant leurs supporters à Mayol, pour repartir victorieux (16-12) dans cette deuxième journée de Top 14.

    « Castres est une bonne équipe qui est difficile à jouer, souligne Sergio Parisse, l’entraîneur de la touche varoise. Ce soir, on s’attendait à voir cette équipe de Castres réagir suite à leur défaite concédée à domicile contre Pau. Et ils ont lutté pour la victoire jusqu’à la dernière minute. Bravo à eux. Pour nous, c’est un match gagné, on va le prendre. Mais dans le contenu, il y a beaucoup de choses à revoir », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à un jeu au pied qui manquait de maîtrise, avec des coups de pied trop souvent mal ajustés. « On n’a pas osé sur des turnovers, garder le ballon, on s’est débarrassé trop tôt du ballon. Puis, nous n’avons jamais eu le contrôle en première mi-temps. On a été trop fébriles, même en deuxième mi-temps, avec beaucoup d’erreurs. Le match a été très serré jusqu’à la fin. On défend très bien un ballon porté à cinq mètres de notre ligne. On a été très solidaires. Donc même sans faire un grand match, nous avons été solidaires jusqu’à la fin », note l’ancien international italien aux 142 sélections.

    Dréan (encore) en sauveur

    Avec des actions de jeu qui n’ont jamais pu aboutir pour les deux équipes en première période, où seuls les buteurs ont pu faire parler leur talent au pied, à l’image d’un Marius Domon serein dans l’exercice, la différence dans cette rencontre s’est faite grâce au seul essai inscrit de la partie. Doté d’une vitesse de pointe phénoménale, l’ailier toulonnais Gaël Dréan a une nouvelle fois épargné son équipe d’une défaite amère. « C’est un lancement sur mêlée. On va chercher l’extérieur car on n’avait pas beaucoup attaqué. On a une occasion avant que l’on cafouille et là on arrive à aller à l’extérieur. C’est bien que l’on marque en première main, ça fait plaisir », se réjouit le Breton de 24 ans, qui a joué les rôles de sauveur à quelques reprises la saison passée. « L’essai de Gaël nous fait énormément de bien. C’est un essai en première main après une mêlée. Il bat trois ou quatre défenseurs. Il nous fait énormément de bien cet essai », surenchérit Sergio Parisse. Mais, aux yeux du héros de la soirée, acclamé comme il se doit au moment d’aplatir le cuir à l’heure de jeu, son exploit individuel n’efface pas la prestation collective mitigée.

    « On est quand même frustrés de la copie rendue ce soir, martèle Dréan. On sait que Castres n’est pas une équipe facile à manœuvrer. Mais on a beaucoup de choses à corriger d’autant plus que l’on va recevoir La Rochelle, le soir encore (samedi 20 septembre, à 21h). Ce sera pareil, sur un terrain humide. Il va falloir faire mieux. » Tout est dit.

  • RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    C’est un sans-faute pour le RCT. Après leur victoire à Montpellier (17-27) la semaine passée, les Rouge et Noir ont de nouveau trouvé le chemin de la victoire (16-12), samedi soir à domicile, à l’occasion de la deuxième journée de Top 14.

    Pour leur première rencontre de la saison à Mayol, les hommes de Pierre Mignoni ont dû s’employer pour prendre les quatre points de la victoire. Mais l’efficacité des buteurs Marius Domon et Melvyn Jaminet, associé à l’essai de Gaël Dréan a fait la différence.

    Les Castrais sont tout de même repartis avec le bonus défensif.

  • Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Avec la titularisation de Baptiste Serin comme demi de mêlée, on pouvait penser que Pierre Mignoni allait placer son numéro 9 fétiche comme prioritaire dans l’ordre des buteurs. Mais le manager toulonnais a préféré attribuer cette responsabilité à son arrière Marius Domon lors de la première journée à Montpellier (17-27). « Je comprends que ça pose des interrogations, mais je les vois tous les jours et je peux vous dire que Marius fait partie des meilleurs buteurs du club, assure-t-il. Ils sont allés buter mardi soir à Mayol et il a fini meilleur buteur. Il faut aussi lui donner cette image-là et il le mérite », ajoute l’entraîneur varois, loin d’être surpris par la belle évolution du rugbyman formé au centre de formation du RCT. « C’est quelqu’un qu’on prépare depuis trois ans. Il est prêt à assumer ce rôle-là, comme Melvyn [Jaminet]. On a beaucoup de chance d’avoir deux joueurs de ce niveau à ce poste-là », se réjouit Mignoni. Il n’est d’ailleurs pas le seul à prendre du plaisir à le voir évoluer dans ce rôle. « J’ai toujours buté à l’entraînement, ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais c’est vrai que quand il a du monde dans le stade, ce n’est pas la même chose. L’année dernière, j’en ai pris quelques-unes, ce n’est pas un choc direct de prendre le but maintenant, c’est quelque chose que j’aime faire », glisse Marius Domon, qui a été récompensé des efforts en étant convoqué par le staff du XV de France début juillet.

  • Retrouvailles avec Mayol

    Retrouvailles avec Mayol

    Après avoir réussi leur grande rentrée à Montpellier samedi dernier (17-27), les rugbymen toulonnais vont effectuer leur grand retour dans leur antre, ce samedi soir (21h05), pour le compte de la deuxième journée de Top 14 face aux Castrais. « On a un match très difficile à aborder, non seulement à cause de la météo qui ne s’annonce pas favorable, mais surtout parce que c’est une équipe que l’on connaît bien », souligne Pierre Mignoni. Le manager varois a affronté à trois reprises les pensionnaires du Castres olympique lors de la saison passée : une première victoire serrée à domicile au mois de septembre, avant de s’incliner par deux points d’écart seulement chez eux et de conclure par le match de barrage à Mayol, où le score final ne reflétait pas la physionomie de la partie. « Les trois rencontres se sont, à chaque fois, jouées dans les dernières minutes », martèle l’entraîneur toulonnais.

    Beka, le papa géorgien

    « Même s’ils viennent de faire une contre-performance [défaite (15-17) contre la Section paloise à domicile, Ndlr], je ne m’attends pas à un match facile », ajoute-t-il, tout en étant persuadé que le CO « n’a pas du tout changé son identité de jeu » depuis leur dernière confrontation. « C’est une équipe forte sur les fondamentaux et dans le jeu, mais leur gros point fort reste leur combativité. Ça fait partie de leur identité, de leur philosophie et de leur mentalité. Ils s’accrochent tout le temps. Tu as l’impression que tu les as, alors que non. Il ne faut pas les lâcher une seconde. Ensuite, c’est un groupe qui joue bien au rugby, avec des joueurs, que ce soit devant ou derrière, qui ont une capacité à faire vivre le ballon et à casser les lignes après contact. C’est une formation à la fois physique et joueuse, assez complète, qui la rend redoutable. Il va falloir qu’on mette la pression sur leur défense », détaille Mignoni. Et cela passera notamment par un trio d’avants solides. Parmi eux, le Géorgien Beka Gigashvili retrouve grâce aux yeux du manager. « Son rôle est toujours le même : il ne parle pas beaucoup, mais il fait beaucoup sur le terrain. Je le trouve bien mieux que la deuxième partie de saison dernière. Je le retrouve comme il y a deux ans, avec du peps et de l’énergie », se réjouit le tacticien de 48 ans, conscient que les trois mois d’arrêt de son pilier droit, suite à sa blessure aux adducteurs en début de saison passée, l’ont impacté. « J’ai beaucoup parlé avec lui, parce que je l’aime beaucoup. Il a une histoire ici à Toulon et une histoire personnelle qui est très attachante. Ça me rendait triste de le voir en difficulté, aujourd’hui je suis heureux de le voir comme ça, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux. » Depuis, il a repris ses fonctions de « papa géorgien », au service d’Owen Sorhaindo et Nikoloz Narmania, comme avait pu l’être Mamuka Gorgodze en son temps.

  • Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Josée Massi face aux pressions politiques à droite

    Depuis plusieurs semaines, la situation politique locale est marquée par des tensions et des spéculations, à Toulon. Des informations relayées dans la presse locale ont laissé entendre qu’il en serait fini de la candidature de la maire sortante, Josée Massi (SE), pour 2026. Toutefois, à ce jour, il n’en serait rien. Aucune décision définitive n’a été communiquée.

    Malgré les pressions, Josée Massi, ancienne professeure de mathématiques, tient bon et demeure engagée. Elle semble résister à l’offensive menée par une droite qui cherche à l’écarter, pour mieux reprendre la main sur le jeu politique local.

    Elle fait face à des critiques, notamment de la part du sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très à droite Bruno Retailleau, qui lui reproche sa proximité avec Hubert Falco. Ce dernier avait confié la direction de la ville à Josée Massi après sa propre démission. Hubert Falco avait réaffirmé son soutien à la candidature de l’élue, en juin.

    Des déclarations dans les médias ont pu suggérer que Josée Massi continuerait à suivre les orientations de l’ancien maire. Elle a pu démontrer sa capacité à prendre ses décisions en toute indépendance. Elle maintient aussi sa position face à une droite locale en quête de leadership.

    Les prochains jours devraient être déterminants pour clarifier les intentions des différents acteurs, en vue des élections municipales de mars 2026.

  • À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    « Le budget Bayrou est tombé, mais on ne s’attend pas à des heures meilleures avec Lecornu », explique Patrice Moulun, pour l’Union locale CGT de Toulon. Il insiste sur la nécessité de porter des revendications claires : « La retraite à 60 ans, la hausse des salaires et des pensions et taxer les plus riches, puisque de l’argent, dans ce pays, il y en a ! »

    À ses côtés, Sébastien (CGT Propreté) renchérit : « Ce gouvernement nous a attaqués comme jamais. Alors, oui, il y a eu un changement de Premier ministre, mais on est conscients que si on ne mobilise pas, cette politique va continuer. Donc, notre objectif, c’est de bloquer et de dégager Macron. »

    Plus de 300 manifestants sont à présent arrivés sur le parking de Leroy Merlin. « On est dans la lutte, aujourd’hui, aussi pour préparer le 18 », précise Nora (CGT). Récemment retraitée, elle s’indigne de la situation sociale : « Les salariés n’ont plus de quoi vivre. Certains sont obligés de cumuler deux boulots. Des retraités retournent travailler. Sans compter le nombre d’étudiants qui, aujourd’hui, ne peuvent pas manger et vivre dignement. »

    De la colère à l’action

    Pierre Kaspereck (CGT) met en garde contre « l’incendie que Macron est en train d’allumer ». Il ajoute : « Il n’entend rien à la colère des travailleurs. Ça peut devenir très dangereux pour tout le monde, y compris pour la bourgeoisie française qui se pense à l’abri de toute atteinte. Si j’étais eux, je me méfierais. »

    Même son de cloche pour Olivier Gérard (CGT Éduc’action) : « On ne sait pas comment les choses vont se passer dans les jours qui viennent, mais ça ressemble un peu à la période de l’abolition des privilèges, je trouve. »

    Après les prises de parole, le cortège de plus de 500 personnes se dirige vers le rond-point de Valgora. Parmi les manifestants, Raphaël, jeune lycéen, explique : « On n’est sous aucune bannière politique, mais on en a tous marre de Macron. On pense qu’il faut tout bloquer. On a pris beaucoup de choses dans la gueule. Et là, on en a assez. Stop ! »

    à ses côtés, Lola, étudiante, confirme : « On en a marre de cette politique qui nous enlève nos droits petit à petit, tout en en conférant toujours aux plus riches. Donc c’est un sentiment de colère et de frustration, aussi. » Elle précise, avec un brin d’espoir : « L’objectif, c’est de faire prendre conscience qu’on peut changer les choses, qu’on peut être entendus. Sinon ça peut aller très loin. » Reza, jeune salarié dans la restauration, partage ce point de vue : « Ils ont voulu un bras de fer, on répond présent. Je serai en grève le 18, et autant de fois qu’il le faudra. »

    Les deux accès au parking de l’Avenue 83 sont maintenant bloqués. Coraline, salariée non syndiquée, confie : « Je suis là parce que je ne suis pas du tout en accord avec le système politique actuel, sur tout un tas de niveaux. Je trouvais ça important de se mobiliser, aujourd’hui, pour être le plus nombreux possible. Quant au nouveau Premier ministre, c’est une vaste blague : un pion de plus pour retarder l’échéance. »

    « Créer un rapport de force »

    De nombreux jeunes ont répondu à l’appel de la CGT. « On est là aussi pour apporter un peu de joie aux manifs », sourit Lucas.

    Pier, chorégraphe engagé, veut dire lui aussi son « ras-le-bol ». « La situation est grave au niveau social, au niveau écologique, et on voit que le président continue dans sa lancée », déplore-t-il. Pour ce militant associatif, « la solution, c’est de créer un rapport de force ». Il poursuit : « Le peuple ne se rend pas compte de la force qu’il a. Il faut faire comprendre que c’est nous qui avons le pouvoir, à condition de se bouger. »

    Pierre Daspre, secrétaire fédéral du PCF, estime que « Macron n’a toujours pas compris les messages envoyés par les Français, dans la rue comme dans les urnes ». Il insiste : « Il faut se mobiliser pour exiger des réformes profondes et changer notre système économique. Cela suppose d’aller au-delà de la colère et de l’exaspération, pour passer du malaise profond à une véritable alternative politique. »

    Anaïs Pascual (CGT Primark) résume le choix du lieu pour cette mobilisation : « Si on a choisi L’Avenue 83, c’est parce que c’est le symbole local du capitalisme, tout simplement. C’est une zone où vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère, tout simplement. »

    Rendez-vous est donné à la prochaine mobilisation.

    « Ici, vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère. »

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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  • « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    La Marseillaise : Demain soir s’ouvre une nouvelle assemblée populaire…

    André De Ubeda : Oui, nous sommes dans la continuité d’un processus démocratique inédit dans lequel on fait choisir les citoyens. Ils ont à se déterminer sur le programme et sur les candidats, c’est quand même assez extraordinaire. C’est un exercice difficile, mais très enrichissant. Donc, on continue. Et on est les seuls à le faire, même s’il y en a qui essayent très maladroitement de nous imiter, comme Lavalette avec ses conférences-débats.

    Vous parlez là de la candidate d’extrême droite ?

    A. D. U : Oui, la candidate du Rassemblement national, qui fait tout pour ne pas apparaître pour ce qu’elle est dans ses affiches et dans ses propos. La vacuité de ses propos, malgré la rapidité de son débit, montre qu’elle n’a pas de programme. D’ailleurs, elle n’a absolument exposé aucune idée pour Toulon. Elle se contente d’exposer sa personne et, surtout, elle évite de parler de politique.

    Elle n’est pas la seule à vouloir montrer une autre image, à Toulon, que celle défendue par son parti…

    A. D. U : C’est vrai. Je trouve d’ailleurs que Michel Bonnus [le sénateur LR], puisqu’on parle des candidats putatifs, fait à peu près la même chose. Il se met en photo avec sa famille et il parle de lui. Je lui souhaite une bonne santé, bien sûr, mais c’est un peu court. Il ne parle pas de Toulon, il ne parle pas de projet. Mais qui est Bonnus, exactement ? Est-ce le généreux restaurateur qui invite tout le monde chez lui ? Ou est-ce le représentant de l’aile la plus à droite de la droite, de la droite extrême de Retailleau. Est-ce Dr Jekyll ou est-ce M. Hyde ? Est-ce que c’est le gentil gars qui accueille tout le monde sur sa liste ? Ou celui qui vote des lois au Sénat contre les immigrés, contre les étrangers ? Il fait partie de ceux qui lient délinquance et immigration, exactement comme le Rassemblement national. Ce n’est pas pour rien que Laure Lavalette lui a proposé une alliance. Elle lui a proposé à lui et à personne d’autre.

    Comment analysez-vous ce qui semble être un manque d’entrain d’Hubert Falco à soutenir Josée Massi, maire sortante, après toutes ces années de fidélité exemplaire ?

    A. D. U : Cela fait partie des actes qui contribuent à ce que les gens soient dégoûtés de la politique. Tout le monde sait que je ne partage pas toutes les idées de Josée Massi, mais c’est une femme respectable, honnête, qui lutte réellement, elle, contre le Rassemblement national, de façon sincère et efficace. Moi, j’ai écouté son discours le jour de la commémoration de la Libération de Toulon. Un extraordinaire discours qui a fait que Mme Lavalette parte avant « La Marseillaise », sans s’embarrasser du protocole. Moi, je ne soutiens pas Mme Massi, mais je soutiens l’éthique et la morale en politique.

    Où en est l’union à gauche ?

    A. D. U : Soyons francs, soyons clairs ! On rassemble pour l’instant toutes les gauches, même si LFI hésite encore à venir. Nous allons parler de ça, aussi, au cours de l’Assemblée populaire. Tranquillement, sans se fâcher, sans s’énerver. On va écouter tout le monde et on va entrer dans un processus, je l’espère, de discussion avec la France insoumise. Mais plus largement, on va essayer de rassembler. On est en train de rencontrer des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, politique et sportive de Toulon. Et on est très fiers de ce qu’on fait. On est ouvert à tout le monde. Pas à l’extrême droite, bien sûr. Mais à toutes les personnes de bonne volonté. Je discute d’ailleurs avec des gens qui sont de droite et qui sont intéressés. On est dans un processus de consultation, d’écoute attentive, pour transposer ça dans un projet qui sera le projet du XXIe siècle, pour le coup.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    Beaucoup pensent que le mauvais feuilleton n’a que trop duré face au risque de voir l’extrême droite reprendre la Ville qu’elle était parvenue à rafler, en 1995, la laissant exsangue cinq ans plus tard. Autant dire que les intrigues, les fâcheries, et autres vexations ne vont pas tarder à fatiguer l’électorat de la majorité municipale.

    D’autant plus que tout paraissait réglé dès le 16 juin, date à laquelle, en primeur dans La Marseillaise, Hubert Falco annonçait apporter tout son « soutien » à la maire sortante Josée Massi, en expliquant avoir « confiance » en elle pour 2026, et la désignant comme « l’avenir », « entourée d’une équipe solide et expérimentée, mais aussi d’une nouvelle génération de jeunes élus ».

    Avec le soutien d’Hubert Falco

    Or, depuis cet été, on traîne les pieds lorsqu’on ne se fait pas carrément de croche-pattes. Pendant ce temps, le député (Ren.) Yannick Chenevard crie à qui veut l’entendre (pas grand monde) qu’il faudra compter sur lui pour les municipales. Le sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très droitier Bruno Retailleau, jure s’être réconcilié avec Hubert Falco, avec qui, pourtant, il n’a pas été très tendre lorsqu’il était à terre. Et ce dernier, fâché, nous jure en marge d’une manifestation : « Je ne soutiens plus personne ! », laissant planer le doute sur ses intentions.

    Josée Massi, quant à elle, s’affiche comme la plus constante. Forte de sa légitimité et de son positionnement modéré, elle pourrait bien s’imposer face à des rivaux peu enclins à reconnaître son poids politique.

    Pour pousser l’analyse sur les chances des uns et des autres de l’emporter, en se limitant ici au camp de la majorité municipale, nous nous sommes procuré l’intégralité du sondage Elab, réalisé au mois de mars, dont une partie seulement avait été commentée, à l’époque. Des résultats à prendre avec beaucoup de pincettes, même s’ils dessinent de grandes tendances exprimées à un moment donné.

    Il en ressort que Josée Massi, à qui ses détracteurs reprochent un manque de popularité, arrivait devant en termes de bonnes opinions et d’intention de vote, devançant Michel Bonnus de 3 points. Ce n’est certes pas énorme, mais ça compte. Ceci dans le cadre d’un scénario où la majorité municipale part unie derrière un seul candidat.

    En revanche, et cela est passé inaperçu à l’époque, dans l’hypothèse de plus en plus probable où plusieurs candidats s’affronteraient au premier tour, faisant alors en quelque sorte office de primaires, les résultats sont encore nettement plus favorables à Josée Massi. La maire sortante, toujours selon ce sondage, collecterait 35% des voix contre seulement 9% pour Michel Bonnus, la plaçant en très bonne place pour affronter la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, estimée dans ce cas-là à 38%. Le report des voix de la gauche assurant son échec.

    Encore faut-il que la raison l’emporte sur les ambitions personnelles et la colère. Et qu’Hubert Falco reste fidèle à ses engagements. Rien d’insurmontable, donc. Pour ce qui est de l’ambiance, rien n’a filtré de la réunion de majorité, qui s’est déroulée lundi après-midi.