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  • À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    À Toulon, plus de 500 manifestants troublent l’activité commerciale

    « Le budget Bayrou est tombé, mais on ne s’attend pas à des heures meilleures avec Lecornu », explique Patrice Moulun, pour l’Union locale CGT de Toulon. Il insiste sur la nécessité de porter des revendications claires : « La retraite à 60 ans, la hausse des salaires et des pensions et taxer les plus riches, puisque de l’argent, dans ce pays, il y en a ! »

    À ses côtés, Sébastien (CGT Propreté) renchérit : « Ce gouvernement nous a attaqués comme jamais. Alors, oui, il y a eu un changement de Premier ministre, mais on est conscients que si on ne mobilise pas, cette politique va continuer. Donc, notre objectif, c’est de bloquer et de dégager Macron. »

    Plus de 300 manifestants sont à présent arrivés sur le parking de Leroy Merlin. « On est dans la lutte, aujourd’hui, aussi pour préparer le 18 », précise Nora (CGT). Récemment retraitée, elle s’indigne de la situation sociale : « Les salariés n’ont plus de quoi vivre. Certains sont obligés de cumuler deux boulots. Des retraités retournent travailler. Sans compter le nombre d’étudiants qui, aujourd’hui, ne peuvent pas manger et vivre dignement. »

    De la colère à l’action

    Pierre Kaspereck (CGT) met en garde contre « l’incendie que Macron est en train d’allumer ». Il ajoute : « Il n’entend rien à la colère des travailleurs. Ça peut devenir très dangereux pour tout le monde, y compris pour la bourgeoisie française qui se pense à l’abri de toute atteinte. Si j’étais eux, je me méfierais. »

    Même son de cloche pour Olivier Gérard (CGT Éduc’action) : « On ne sait pas comment les choses vont se passer dans les jours qui viennent, mais ça ressemble un peu à la période de l’abolition des privilèges, je trouve. »

    Après les prises de parole, le cortège de plus de 500 personnes se dirige vers le rond-point de Valgora. Parmi les manifestants, Raphaël, jeune lycéen, explique : « On n’est sous aucune bannière politique, mais on en a tous marre de Macron. On pense qu’il faut tout bloquer. On a pris beaucoup de choses dans la gueule. Et là, on en a assez. Stop ! »

    à ses côtés, Lola, étudiante, confirme : « On en a marre de cette politique qui nous enlève nos droits petit à petit, tout en en conférant toujours aux plus riches. Donc c’est un sentiment de colère et de frustration, aussi. » Elle précise, avec un brin d’espoir : « L’objectif, c’est de faire prendre conscience qu’on peut changer les choses, qu’on peut être entendus. Sinon ça peut aller très loin. » Reza, jeune salarié dans la restauration, partage ce point de vue : « Ils ont voulu un bras de fer, on répond présent. Je serai en grève le 18, et autant de fois qu’il le faudra. »

    Les deux accès au parking de l’Avenue 83 sont maintenant bloqués. Coraline, salariée non syndiquée, confie : « Je suis là parce que je ne suis pas du tout en accord avec le système politique actuel, sur tout un tas de niveaux. Je trouvais ça important de se mobiliser, aujourd’hui, pour être le plus nombreux possible. Quant au nouveau Premier ministre, c’est une vaste blague : un pion de plus pour retarder l’échéance. »

    « Créer un rapport de force »

    De nombreux jeunes ont répondu à l’appel de la CGT. « On est là aussi pour apporter un peu de joie aux manifs », sourit Lucas.

    Pier, chorégraphe engagé, veut dire lui aussi son « ras-le-bol ». « La situation est grave au niveau social, au niveau écologique, et on voit que le président continue dans sa lancée », déplore-t-il. Pour ce militant associatif, « la solution, c’est de créer un rapport de force ». Il poursuit : « Le peuple ne se rend pas compte de la force qu’il a. Il faut faire comprendre que c’est nous qui avons le pouvoir, à condition de se bouger. »

    Pierre Daspre, secrétaire fédéral du PCF, estime que « Macron n’a toujours pas compris les messages envoyés par les Français, dans la rue comme dans les urnes ». Il insiste : « Il faut se mobiliser pour exiger des réformes profondes et changer notre système économique. Cela suppose d’aller au-delà de la colère et de l’exaspération, pour passer du malaise profond à une véritable alternative politique. »

    Anaïs Pascual (CGT Primark) résume le choix du lieu pour cette mobilisation : « Si on a choisi L’Avenue 83, c’est parce que c’est le symbole local du capitalisme, tout simplement. C’est une zone où vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère, tout simplement. »

    Rendez-vous est donné à la prochaine mobilisation.

    « Ici, vous avez des enseignes qui gagnent des milliards et des salariés qui sont à temps partiel et gagnent une misère. »

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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  • « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    La Marseillaise : Demain soir s’ouvre une nouvelle assemblée populaire…

    André De Ubeda : Oui, nous sommes dans la continuité d’un processus démocratique inédit dans lequel on fait choisir les citoyens. Ils ont à se déterminer sur le programme et sur les candidats, c’est quand même assez extraordinaire. C’est un exercice difficile, mais très enrichissant. Donc, on continue. Et on est les seuls à le faire, même s’il y en a qui essayent très maladroitement de nous imiter, comme Lavalette avec ses conférences-débats.

    Vous parlez là de la candidate d’extrême droite ?

    A. D. U : Oui, la candidate du Rassemblement national, qui fait tout pour ne pas apparaître pour ce qu’elle est dans ses affiches et dans ses propos. La vacuité de ses propos, malgré la rapidité de son débit, montre qu’elle n’a pas de programme. D’ailleurs, elle n’a absolument exposé aucune idée pour Toulon. Elle se contente d’exposer sa personne et, surtout, elle évite de parler de politique.

    Elle n’est pas la seule à vouloir montrer une autre image, à Toulon, que celle défendue par son parti…

    A. D. U : C’est vrai. Je trouve d’ailleurs que Michel Bonnus [le sénateur LR], puisqu’on parle des candidats putatifs, fait à peu près la même chose. Il se met en photo avec sa famille et il parle de lui. Je lui souhaite une bonne santé, bien sûr, mais c’est un peu court. Il ne parle pas de Toulon, il ne parle pas de projet. Mais qui est Bonnus, exactement ? Est-ce le généreux restaurateur qui invite tout le monde chez lui ? Ou est-ce le représentant de l’aile la plus à droite de la droite, de la droite extrême de Retailleau. Est-ce Dr Jekyll ou est-ce M. Hyde ? Est-ce que c’est le gentil gars qui accueille tout le monde sur sa liste ? Ou celui qui vote des lois au Sénat contre les immigrés, contre les étrangers ? Il fait partie de ceux qui lient délinquance et immigration, exactement comme le Rassemblement national. Ce n’est pas pour rien que Laure Lavalette lui a proposé une alliance. Elle lui a proposé à lui et à personne d’autre.

    Comment analysez-vous ce qui semble être un manque d’entrain d’Hubert Falco à soutenir Josée Massi, maire sortante, après toutes ces années de fidélité exemplaire ?

    A. D. U : Cela fait partie des actes qui contribuent à ce que les gens soient dégoûtés de la politique. Tout le monde sait que je ne partage pas toutes les idées de Josée Massi, mais c’est une femme respectable, honnête, qui lutte réellement, elle, contre le Rassemblement national, de façon sincère et efficace. Moi, j’ai écouté son discours le jour de la commémoration de la Libération de Toulon. Un extraordinaire discours qui a fait que Mme Lavalette parte avant « La Marseillaise », sans s’embarrasser du protocole. Moi, je ne soutiens pas Mme Massi, mais je soutiens l’éthique et la morale en politique.

    Où en est l’union à gauche ?

    A. D. U : Soyons francs, soyons clairs ! On rassemble pour l’instant toutes les gauches, même si LFI hésite encore à venir. Nous allons parler de ça, aussi, au cours de l’Assemblée populaire. Tranquillement, sans se fâcher, sans s’énerver. On va écouter tout le monde et on va entrer dans un processus, je l’espère, de discussion avec la France insoumise. Mais plus largement, on va essayer de rassembler. On est en train de rencontrer des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, politique et sportive de Toulon. Et on est très fiers de ce qu’on fait. On est ouvert à tout le monde. Pas à l’extrême droite, bien sûr. Mais à toutes les personnes de bonne volonté. Je discute d’ailleurs avec des gens qui sont de droite et qui sont intéressés. On est dans un processus de consultation, d’écoute attentive, pour transposer ça dans un projet qui sera le projet du XXIe siècle, pour le coup.

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    Beaucoup pensent que le mauvais feuilleton n’a que trop duré face au risque de voir l’extrême droite reprendre la Ville qu’elle était parvenue à rafler, en 1995, la laissant exsangue cinq ans plus tard. Autant dire que les intrigues, les fâcheries, et autres vexations ne vont pas tarder à fatiguer l’électorat de la majorité municipale.

    D’autant plus que tout paraissait réglé dès le 16 juin, date à laquelle, en primeur dans La Marseillaise, Hubert Falco annonçait apporter tout son « soutien » à la maire sortante Josée Massi, en expliquant avoir « confiance » en elle pour 2026, et la désignant comme « l’avenir », « entourée d’une équipe solide et expérimentée, mais aussi d’une nouvelle génération de jeunes élus ».

    Avec le soutien d’Hubert Falco

    Or, depuis cet été, on traîne les pieds lorsqu’on ne se fait pas carrément de croche-pattes. Pendant ce temps, le député (Ren.) Yannick Chenevard crie à qui veut l’entendre (pas grand monde) qu’il faudra compter sur lui pour les municipales. Le sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très droitier Bruno Retailleau, jure s’être réconcilié avec Hubert Falco, avec qui, pourtant, il n’a pas été très tendre lorsqu’il était à terre. Et ce dernier, fâché, nous jure en marge d’une manifestation : « Je ne soutiens plus personne ! », laissant planer le doute sur ses intentions.

    Josée Massi, quant à elle, s’affiche comme la plus constante. Forte de sa légitimité et de son positionnement modéré, elle pourrait bien s’imposer face à des rivaux peu enclins à reconnaître son poids politique.

    Pour pousser l’analyse sur les chances des uns et des autres de l’emporter, en se limitant ici au camp de la majorité municipale, nous nous sommes procuré l’intégralité du sondage Elab, réalisé au mois de mars, dont une partie seulement avait été commentée, à l’époque. Des résultats à prendre avec beaucoup de pincettes, même s’ils dessinent de grandes tendances exprimées à un moment donné.

    Il en ressort que Josée Massi, à qui ses détracteurs reprochent un manque de popularité, arrivait devant en termes de bonnes opinions et d’intention de vote, devançant Michel Bonnus de 3 points. Ce n’est certes pas énorme, mais ça compte. Ceci dans le cadre d’un scénario où la majorité municipale part unie derrière un seul candidat.

    En revanche, et cela est passé inaperçu à l’époque, dans l’hypothèse de plus en plus probable où plusieurs candidats s’affronteraient au premier tour, faisant alors en quelque sorte office de primaires, les résultats sont encore nettement plus favorables à Josée Massi. La maire sortante, toujours selon ce sondage, collecterait 35% des voix contre seulement 9% pour Michel Bonnus, la plaçant en très bonne place pour affronter la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, estimée dans ce cas-là à 38%. Le report des voix de la gauche assurant son échec.

    Encore faut-il que la raison l’emporte sur les ambitions personnelles et la colère. Et qu’Hubert Falco reste fidèle à ses engagements. Rien d’insurmontable, donc. Pour ce qui est de l’ambiance, rien n’a filtré de la réunion de majorité, qui s’est déroulée lundi après-midi.

  • Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Commencer une nouvelle saison par une victoire à l’extérieur est une aubaine pour n’importe quelle équipe. Une situation vécue par le Rugby Club Toulonnais samedi soir sur la pelouse du Montpellier Hérault Rugby, à l’occasion de la première journée de Top 14, où le club varois s’est imposé (17-27) grâce aux essais de l’ailier Gaël Dréan (8), du troisième ligne Zach Mercer (27) et de l’arrière Marius Domon (33). Ils s’installent ainsi, d’ores et déjà, dans le top 6 du championnat.

    « On ne va pas faire la fine bouche. Gagner ici, c’est énorme », insiste le demi de mêlée Baptiste Serin, qui ne boude pas son plaisir. « Ça fait deux ans qu’on gagne, c’est quand même un exploit. Il faut être meilleur à chaque match, ce n’est que le début de saison et il y a des enseignements à tirer, mais c’est très bien de commencer comme ça », poursuit-il. « Les garçons ont fait un bon match, pas un grand match, mais un bon match », surenchérit Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On savait que ce serait dur ici après ce qu’avaient montré les Montpelliérains en matchs de préparation. Ils étaient très en forme. Contre eux, ce fut dur de la 1ère à la 80e minute. Je retiens aussi qu’on a réussi à échapper à la remontada de nos adversaires, au cours d’une deuxième mi-temps qui m’a moins plu que la première car on a perdu le contrôle des opérations », ajoute-t-il, très satisfait de la solidarité défensive dont ont fait preuve ses protégés.

    « Il faut garder ce qu’on a bien fait, c’est-à-dire défendre, devant, dans les mauls portés, en conquête. Garder un jeu simple mais structuré et l’état d’esprit surtout », lance le talonneur Teddy Baubigny à la mi-temps, où Toulon possédait 21 points d’avance au score (3-24).

    « J’ai vu beaucoup de bonnes choses, dans ce secteur car on a créé des ballons lents pour Montpellier. On a perturbé le jeu qu’ils voulaient mettre en place car ils ont des avants qui aiment prendre le ballon en avançant pour dominer les collisions. On a su les freiner sur ça. Mais je trouve qu’en attaque, on a manqué d’efficacité dans la zone de marque, on a loupé des occasions, on a perdu des ballons en touche », remarque Mignoni.

    Ce dernier a pourtant pu compter sur un Marius Domon diablement efficace dans de nombreux secteurs de jeu. Au-delà d’avoir inscrit le dernier essai de la partie, l’arrière, formé dans la rade varoise, a été imperturbable lors des transformations et a même permis au RCT de garder une avance solide en deuxième partie de match en inscrivant deux pénalités. « Il y a bien eu une ou deux scories. Mais il a fait un bon match en effet », juge l’entraîneur toulonnais. « On disait que si Melvyn Jaminet ne jouait pas, on ne pourrait pas gagner. Il faut sortir de ça. Non, si on veut aller loin, il faut que tout le monde joue et que tout le monde se donne. »

    Mais de manière générale, l’attaque des Rouge et Noir a été performante dans le secteur offensif, notamment sur les actions en première main. « Nous avons désormais une certaine animation offensive avec nos deux centres et cette saison, on va se servir de nos points forts avec Nacho (Brex) et Oliver (Cowie), ils n’avaient fait que deux matchs en ensemble, donc ça devrait encore s’améliorer », ajoute Pierre Mignoni. Le seul point noir au tableau, finalement, reste le manque de maîtrise en deuxième période, qui a permis aux Cistes de revenir progressivement dans la rencontre. Les essais du troisième ligne Lenni Nouchi et de l’arrière Tom Banks ont relancé la machine héraultaise, mais n’ont pas permis au MHR d’inverser la tendance. Toulon commence idéalement sa saison et aura à cœur de continuer sur cette lancée, dès samedi 13 contre Castres (21h), pour fêter dignement ses retrouvailles avec Mayol.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Les derniers jours du design à Noailles

    Les derniers jours du design à Noailles

    Le Festival international du design est devenu, depuis sa création en 2006 par Jean-Pierre Blanc, ancien directeur artistique de la Villa Noailles, une institution ayant largement dépassé ses propres murs, en même temps que les frontières, dont l’art ne fait pas grand cas. Lancé avec l’ambition de partager la création contemporaine dans le domaine du design, tant avec le public qu’avec les professionnels, il est le théâtre d’un prestigieux concours, point d’orgue de l’événement. Celui-ci permet chaque année de faire découvrir le travail d’une dizaine de jeunes designers, qui bénéficient d’une exposition et d’un accompagnement de choix.

    Dix ans après, en 2016, naît le « petit frère » du festival : le Festival international d’architecture d’intérieur, autour duquel est également organisé, lors du même week-end (cette année, du 26 au 28 juin), un concours réunissant une dizaine de jeunes architectes sélectionnés par un jury international de prestige. Contrairement à son aîné, celui-ci n’a pas lieu à la Villa Noailles, mais à l’ancien évêché de Toulon. Mais les deux événements ne font qu’un, et se regroupent sous la bannière de la Design Parade.

    Des œuvres réflectives

    Si les expositions du second se poursuivent jusqu’au 1er novembre, ce week-end marque le clap de fin pour le Festival international du design. Elles seront démontées dès le 8 septembre pour laisser place aux expositions du 40e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, du 16 au 18 octobre.

    Il s’agit donc du dernier week-end pour découvrir le travail des dix exposants. Parmi lesquels Simon Dupety, lauréat du Grand Prix du Jury, et sa série « Unindustrial Functional Object », qui explore une tension entre le naturel et l’industriel à travers une réflexion sur l’avenir des objets du quotidien mêlant glands, profilés d’aluminium et leds. Avec une question : peut-on imaginer une production technique qui sacralise le vivant au lieu de l’écraser ? Également à découvrir, les travaux du Danois Johan Karrebæk Thun (Prix Tectona), ou encore ceux de Kelly Eng et Marie Piplard (Prix du public et Mention spéciale du jury). Autant de découvertes qui laissent à voir et à penser.

    Ouvert de 14h à 19h, tarifs et informations sur Villanoailles.com

  • Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    C’est une équipe du Montpellier Hérault Rugby revancharde qui attend le RC Toulon, ce samedi. Après son titre de champion en 2022, le club héraultais a frisé la correctionnelle en 2024 (13e, maintenu pour un point en barrage face à Grenoble), et connu deux exercices 2023 (11e) et 2025 (9e, à une place d’une qualification en Champions Cup) décevants.

    Avec douze arrivées pour quinze départs, le MHR a remanié son effectif plus que n’importe quelle autre équipe du championnat, y ajoutant des joueurs d’expérience tels que le deuxième ligne international gallois Adam Beard et le demi de mêlée international écossais Ali Price. Mais, aussi, de jeunes promesses comme le centre des Pumas argentins Justo Piccardo (23 ans) et le troisième ligne international australien Langi Gleeson (23 ans). Si tel que le relate L’Équipe le président Altrad annonce que l’objectif « est de finir dans les quatre, et ça commence par Toulon », Joan Cadullo, le manager, parle quant à lui des « phases finales ».

    « Bien sûr qu’ils peuvent le faire. Chaque année, les compteurs sont remis à zéro », affirme Pierre Mignoni. La manager du RCT s’attend à « un gros défi » face à un pack avant qui présente des arguments (le néo-Bleu Erdocio, Uelese, Veraheghe…). « C’est une équipe rugueuse, très forte sur ses bases que sont la mêlée, la touche… Il faudra être éveillé et pouvoir les contrer sur ces phases-là », prévient Swan Rebbadj. « Ils ont fait de bons matches amicaux [victoires 5-26 à Pau et 24-34 à Perpignan, Ndlr]. Ils ont deux ou trois individualités, mais on s’est plutôt recentrés sur notre jeu », détaille Oliver Cowie.

  • TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    Le jour J est venu pour le RCT et les treize autres équipes du Top 14. Ce samedi marque le coup d’envoi de la saison, après près de trois mois d’interruption. Une pause qui a permis aux Toulonnais de se préparer aux échéances à venir, en dépit des deux défaites – anecdotiques – face à Perpignan (50-19) et Clermont (31-24). « Je suis excité de retrouver la compétition. Je trouve les garçons plutôt bien sûr cette fin de prépa », avance Pierre Mignoni. Le manager est conscient d’être attendu après la 3e place obtenue la saison dernière, dans un championnat qui s’annonce serré : « On sait qu’on est très attendu contre cette équipe de Montpellier. On avait un plan sur la préparation, sur l’attaque, la défense, la stratégie. On essaie d’être prêt, on sait que ce ne sera pas parfait pour les deux équipes. »

    Cowie et Brex au centre

    Avec sept arrivées et dix départs, l’effectif a subi un certain lifting, mais conserve une ossature semblable à celle de l’année dernière, malgré une troisième ligne amputée de joueurs importants, tels qu’Isa et Le Corvec : « C’est mieux que si on avait changé quinze joueurs. On a vite trouvé des repères. On a vu de bonnes choses face à Clermont. Là, je veux voir notre lien en attaque et en défense, et l’intensité sur les touches, les mauls, les plaquages, en mêlée… », prévient l’entraîneur du RCT, qui veut s’appuyer sur « un des plus gros paquets du Top 14 ».

    Mais aussi sur ses autres forces, malgré des absents de marque (Villière, Ollivon, Abadie, Jaminet, pour ne citer qu’eux) : « On est obligés de s’adapter à notre jeu, sans tout bouleverser. à nous d’être audacieux avec les joueurs qu’on a. On a beaucoup de qualités, de vitesse, mais pour l’utiliser, il faut combattre », annonce Mignoni. Il faudra aussi recomposer un centre orphelin de Fainga’anuku. Pour ce faire, le technicien varois compte sur la jeunesse d’Oliver Cowie (20 ans), appelé à prendre de l’épaisseur après une saison minée par les blessures : « Je le sens très bien. C’est un garçon très intelligent, il s’est développé physiquement et techniquement, il a beaucoup travaillé. » « [La blessure] m’a permis de travailler des choses que je n’aurais peut-être pas travaillé, affirme l’intéressé. Je pense que ça m’a fait du bien pour être prêt cette saison. »

    Cowie sera aligné d’entrée avec l’une des recrues, l’expérimenté Italo-Argentin Ignacio Brex (33 ans), arrivé de Trévise et avec qui la complémentarité semble prometteuse : « On va attendre le premier match quand même, tempère leur entraîneur. Ils ont du déchet, car on leur demande d’être audacieux, de tenter des choses. Je veux les voir dans l’adaptation. »

    « On s’est bien trouvé face à Clermont, “Nacho” a beaucoup d’expérience, il est très bon sur la communication avant d’avoir le ballon. On sait ce qu’il va faire, donc c’est plus facile de se trouver. J’espère qu’on développera encore plus ce duo », se réjouit Oliver Cowie. C’est tout le mal qu’on souhaite au RCT.