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  • Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Dans les quartiers populaires, l’accès aux soins constitue un enjeu à la fois social et sanitaire. Face à la pénurie de médecins généralistes et spécialistes, la télémédecine apparaît comme une réponse accessible.

    « La Ville de Toulon accompagne et initie des projets permettant d’améliorer la présence médicale. Elle a d’ailleurs mis à disposition un local de l’ex-mairie annexe, dans le quartier de la Serinette, pour permettre à SOS Médecins de s’installer sur notre territoire proche du centre-ville », explique la deuxième adjointe, Geneviève Lévy.

    Pour répondre à l’urgence, la collectivité mise également sur le développement de la télémédecine de proximité. Ce dispositif permet de consulter un médecin à distance tout en bénéficiant d’un matériel de diagnostic adapté : tensiomètre, thermomètre, otoscope, stéthoscope électronique… Un infirmier accompagne les patients afin de garantir un suivi de qualité et une présence physique indispensable. « Nos échanges avec la Communauté professionnelle territoriale de santé de Toulon ont permis de mettre en avant cette possibilité de télémédecine, à la fois à l’est et à l’ouest de la ville », poursuit l’élue.

    Maison des services publics et Espace Beaucaire

    C’est dans cette optique que le conseil municipal du vendredi 24 octobre a approuvé la signature d’une convention de partenariat avec ce groupement de professionnels, dont l’objectif est d’améliorer l’organisation des prises en charge et l’accès aux soins pour l’ensemble de la population. En particulier les habitants de deux Quartiers prioritaires de la ville (QPV), situés à l’est et à l’ouest du Port du Levant.

    Des matinées de soins non programmés seront organisées sur ces deux sites. « Elles ont pour but de faciliter un accès rapide à un professionnel de santé via la téléconsultation, favoriser une prise en charge précoce. Mais aussi réduire les passages inappropriés aux urgences », détaille la municipalité.

    Pour soutenir cette initiative, la Ville met gracieusement à disposition des locaux à la Maison des Services Publics, à Sainte-Musse, et à l’Espace Beaucaire. Elle s’engage à promouvoir activement ce dispositif.

    La convention signée couvre une période d’un an, avec possibilité de renouvellement par tacite reconduction en fonction des résultats obtenus.

    Si l’on se fie aux expériences menées dans d’autres villes, comme Marseille, le dispositif devrait rapidement porter ses fruits. Et même si l’on est encore loin d’un véritable centre de santé tel que promu par la gauche pour lutter contre le renoncement aux soins, cette initiative constitue un levier d’équité pour réduire les inégalités en matière de santé.

  • Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Lourdement battu à Toulouse la semaine dernière (59-24), le RCT se devait de réagir face au LOU, pour la première de ses deux réceptions en une semaine, avant la venue de la Rochelle à Mayol, samedi 8 novembre en match en retard de la 3e journée de Top 14.

    C’est le LOU qui ouvrait les hostilités sur une pénalité de Jackson (0-3, 4e). Mais le RCT ne tardait pas à réagir. Sur une des feintes de passes dont il a le secret, Serin prenait la défense lyonnaise à revers, était rattrapé juste avant l’en-but, mais Priso parvenait à finir le travail (7-3, 7e).

    Les hommes de Mignoni gardaient la maîtrise du jeu et continuaient de mettre la pression sur la défense adverse. Au prix de quelques transmissions risquées, sur une desquelles Wainiqolo interceptait le ballon à 10 mètres de son en-but, remontait tout le terrain pour aller inscrire un essai dans son style caractéristique, au bon souvenir du jardin dans lequel il a brillé ces quatre dernières années. Mais l’ailier fidjien était signalé hors-jeu, écopant au passage d’un carton jaune, et l’essai justement annulé (24e). Le RCT obtenait une mêlée, qu’il menait à bon port, grâce à Alainu’uese (14-3, 25e).

    Les Toulonnais ne profitaient cependant pas davantage de leur supériorité, faute à leur si fâcheuse indiscipline, que les Lyonnais sanctionnaient pour réduire la marque sur deux nouvelles pénalités de Jackson (30e) et Laure (14-9, 33e). Visiblement plus à l’aise à égalité numérique, les coéquipiers de Charles Ollivon se redonnaient un peu d’air grâce à la force de leurs avants, juste avant la pause, sur une touche à 5 mètres de la ligne conclue par Baubigny (21-9, 39e).

    Le RCT déroule après la pause, le clin d’oeil de Wainiqolo

    Le RCT ne relâchait pas l’étreinte après la pause, et inscrivait logiquement un quatrième essai de pénalité, sur lequel l’infortuné Moukoro, entré en jeu sur l’arrêt précédent, recevait un carton jaune (28-9, 48e). Et enchaînait immédiatement par Tuicuvu, sur une passe au pied de Serin, que s’emmenait à son tour l’ailier fidjien, façon footballeur (35-9, 52e).

    Après avoir résisté sans plier aux coups de butoirs lyonnais, les Toulonnais reprenaient leur marche en avant, avec le premier essai de Charles Ollivon depuis son retour, bien servi par Garbisi à cinq mètres de l’en-but (42-9, 62e). Les hommes de Karim Ghezal n’abandonnaient pas, malgré le score, et finissaient par être récompensés par Wainiqolo, dont l’essai était cette fois validé, et applaudi par un stade Mayol pas ingrat ni amnésique (42-14, 70e).

    Mais les Rouge et noir n’étaient pas rassasiés, et l’intensité restait la même en fin de rencontre. Suite à une belle action collective, Ferté envoyait un petit rasant pour lui-même, et inscrivait son troisième essai en deux rencontres (47-14, 73e). Dumortier sauvait à nouveau l’honneur lyonnais dans la foulée (47-21, 75e). Mais un nouvel essai de pénalité était accordé aux Varois (54-21, 78e), pour clore un récital toulonnais à confirmer dès la semaine prochaine face au Stade Rochelais.

    RC TOULON 54-21 LYON OU (MT : 21-9)
    9ᵉ journée de Top 14.
    Samedi 1ᵉʳ novembre, 14h30.

    Stade Félix-Mayol, Toulon. 15 310 spectateurs.

    Arbitre : Jérémy Rozier.

    Points RCT : 8E Priso (6e), Alainu’uese (25e), Baubigny (39e), Pénalité (48e, 78e), Tuicuvu (52e), Ollivon (62e), Ferté (72e) ; 5T Serin (7e, 25e, 39e, 52e), Garbisi (62e).

    Points LOU : 3P Jackson (4e, 30e), Laure (33e) ; 2E Wainiqolo (70e), Dumortier (75e) ; 1T Meliandre (75e).

    Cartons jaunes : Wainiqolo (24e), Moukoro (48e), Millet (78e) pour le LOU ; Coulon (66e) pour le RCT.

    RCT : Priso (Brennan, 48e), Baubigny (Damond, 48e), Gigashvili (Sinckler, 48e) ; Ribbans (Rebbadj, 56e), Alainu’uese (Coulon, 56e) ; Ludlam (Alainu’uese, 73e), Abadie (Nonu, 78e), Ollivon (c) ; Serin (White, 54e), Garbisi (Garcia, 62e) ; Tuicuvu, Nonu (Smaïli, 62e), Brex, Dréan ; Ferté. Entraîneur : Pierre Mignoni.

    LOU : Rey (Moukoro, 47e), Chat (Marchand, 52e), Ainsley (Aptsiauri, 52e) ; William, Roux ; Dliance, Saginadze (c) (Shvangiradze, 47e), Simmonds (Botha, 47e) ; Gonzalez, Jackson (Meliande, 58e) ; Dumortier (Rey, 50e ; Dumortier, 59e), Millet, Maraku (Regard, 58e), Wainiqolo ; Laure (Tchptchet, 50e). Entraîneur : Karim Ghezal.

  • RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    Avec Toulon, c’est toujours la même histoire. Performants à domicile, en étant invaincus au stade Mayol depuis le début de la saison, les hommes de Pierre Mignoni perdent aussitôt leur visage conquérant lorsqu’ils partent à la conquête d’un succès à l’extérieur. Ces résultats en dents de scie leur coûtent à l’aube de cette 9e journée de championnat une place sur le podium.

    Avec la réception des rugbymen lyonnais, douzièmes du championnat avec un bilan de quatre victoires et quatre défaites, les Varois, neuvièmes avec un match à rattraper face à La Rochelle, ont l’occasion, en cas de victoire, de remonter au classement du Top 14.

    Au-delà de l’international anglais David Ribbans, Juan Ignacio Brex, Paolo Garbisi, Baptiste Serin et Oliver Cowie font leur grand retour dans le groupe toulonnais. Le nouveau deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, débarqué dans la rade il y a quelques jours comme joker médical, en provenance de Grenoble, devrait faire ses premiers pas sous les couleurs toulonnaises.

    Parmi les absents, le pilier gauche Jean-Baptiste Gros est retenu avec le XV de France. Melvyn Jaminet et Marius Domon ne sont pas encore remis de leurs blessures contre le Stade Toulousain. Les deux arrières s’ajoutent à la liste des blessés, qui comptait Gianmarco Lucchesi, Gabin Villière, Matthias Halagahu et Antoine Frisch. Jérémy Sinzelle et Mickael Ivaldi n’ont pas été retenus par Pierre Mignoni pour cette rencontre face au LOU.

    * Ma’a Nonu convoqué par la commission de discipline

    Suite à un plaquage dangereux effectué à la 59ᵉ minute de jeu face aux Toulousains, qui lui a d’ailleurs valu un carton jaune, le trois-quarts centre Ma’a Nonu est convoqué le 5 novembre devant la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby. L’international néo-zélandais pourrait écoper de plusieurs semaines de suspension si l’instance estime que son acte méritait plutôt un carton rouge.

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    RC TOULON vs LYON OU

    9ᵉ journée de Top 14. Samedi 1er novembre, à 14h30. Au stade Félix-Mayol, à Toulon. Arbitre : Jérémy Rozier.

    Groupe RCT : Esteban Abadie, Brian Alainu’uese, Léo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Jules Coulon, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Giorgi Javakhia, Lewis Ludlam, Charles Ollivon, Dany Priso, Joé Quere-Karaba, Swan Rebbadj, David Ribbans, Kyle Sinckler (avants) ; Juan Ignacio Brex, Oliver Cowie, Gaël Dréan, Mathis Ferté, Paolo Garbisi, Matéo Garcia, Clovis Le Bail, Ma’a Nonu, Baptiste Serin, Mathieu Smaïli, Setariki Tuicuvu, Ben White (arrières).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    C’est à l’initiative de l’Institut des transformations numériques de Mines Paris – PSL que ce spectacle multimédia inédit a vu le jour. Conçu autour de deux créations musicales, l’une tournée vers les étoiles, l’autre vers les abysses, il invite le public à une expérience immersive mêlant art, science et technologie.

    Des abysses aux étoiles

    Présentée à Toulon le 7 novembre, la partie Abysses bénéficie du soutien actif de l’Université de Toulon, de l’EsadTPM, de l’Ifremer et du Département du Var. Une collaboration qui illustre la richesse des échanges entre établissements scientifiques et artistiques, au service d’une même ambition : rendre visible et sensible la recherche.

    Au-delà du spectacle, le projet « Des Abysses aux étoiles » s’accompagne de colloques et d’expositions destinés à favoriser le dialogue entre chercheurs, artistes et grand public.

    Le premier colloque va se dérouler jeudi, de 10h à 17h, et aura pour thème les arts et la littérature, sur le campus de la porte d’Italie. Le second, au même endroit, le lendemain de 13h45 à 18h, explorera les connaissances scientifiques sur les grands fonds marins.

    Et pour conclure, le spectacle multimédia sera présenté à 19h, toujours sur le campus de la Porte d’Italie.

    En savoir plus : www.univ-tln.fr

  • Le Toulonnais Raimu repose chez lui au cimetière central

    Le Toulonnais Raimu repose chez lui au cimetière central

    Commune où il a vu le jour le 18 décembre 1883 et à laquelle il est toujours resté fidèle, jusqu’à sa mort en 1946. Le « Monstre sacré » du cinéma français des années 1930 et de la première moitié des années 1940, précisait à qui lui en faisait la remarque que son accent était toulonnais, et non pas marseillais. Nuance ! L’interprète fétiche de Pagnol repose à présent dans un silence de pierre, au début de la première allée qui porte son nom, juste à droite après la porte principale. Un sacré pétrin dans lequel on finira tous. À vous fendre le cœur.

  • Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    « On accompagne des personnes qui sont victimes du système prostitutionnel et on est témoins de leur quotidien », commence Benjamin Nguyen de la délégation du Var du Mouvement du Nid. Il s’agit en immense majorité de femmes, qui sont sous la contrainte, qu’elle soit physique, psychologique ou économique, et le plus souvent en situation de précarité, de misère, de pauvreté.

    Benjamin Nguyen insiste sur la nécessité de tordre le coup à des préjugés tenaces chez les clients, qui refusent de reconnaître leur rôle dans cette exploitation humaine : « On n’entre pas dans la prostitution par choix. » La loi, rappelle-t-il, leur reconnaît depuis 2016 le statut de victimes.

    Pour ce qui est des chiffres, le militant des droits humains fait état de 40 000 à 50 000 victimes de prostitution, en France, dont un tiers de mineurs. D’où l’intérêt de travailler auprès des plus jeunes, dans la prévention, pour démonter ces nombreux stéréotypes tels que : « Elle l’a choisi, elle se fait plein d’argent, elle en sort quand elle veut et elle prend du plaisir. »

    Sur les causes multifactorielles qui vont faire de ces êtres humains des proies vulnérables, on retrouve violences subies durant l’enfance, viols, incestes, maltraitance parentale, abandon, addictions aux drogues, mauvaises rencontres… « à Toulon, on accompagne beaucoup de personnes d’origine africaine qui ont été victimes de traite humaine et qui, pour fuir soit un conflit, soit la misère, se retrouvent sous l’emprise de réseaux », reprend Benjamin Ngyuen.

    « On peut en sortir »

    D’où l’importance d’aller à leur rencontre, sur le terrain et sur internet, pour les écouter et les accompagner, ce qui passe par de l’aide à l’hébergement, à l’accès aux soins ou encore à l’alimentation. Bref, à leur mise en sécurité.

    Avec de belles réussites, comme le montre les témoignages anonymisés bouleversants d’Emma et Nadège (prénoms d’emprunt). Toutes les deux sont en phase d’insertion sociale, c’est-à-dire en formation ou en emploi, mais toujours tenaillées par un sentiment de honte et de culpabilité.

    Elles racontent leur parcours d’Africaines amadouées par de fausses promesses, qui se retrouvent victimes de barbarie et qui, pour survivre, se sont prostituées. Mais qui ont eu la force surtout d’en sortir.

    « Je viens de Côte d’Ivoire. La prostitution, ce n’était pas quelque chose que je voulais au fond de moi, ce n’était pas ça mon projet de vie. Mon objectif était de venir travailler pour pouvoir aider mes parents. Ma mère est malade depuis longtemps », explique Emma.

    Elle décrit sa descente aux enfers. « Une dame m’a proposé de venir au Maroc pour travailler comme femme de ménage, de faire faire mon passeport, payer le billet d’avion… » Elle indique se retrouver séquestrée, réduite à une première forme d’esclavage. Dont elle pense pouvoir se défaire grâce à une nouvelle rencontre : « Il m’a dit qu’il pouvait m’aider pour que je me sorte de là, qu’il connaissait un réseau qui fait passer les gens sur la mer pour venir en Espagne. »

    Mais les abus continuent : sans papiers, à la merci de tous les profiteurs, jusqu’aux réseaux de proxénètes. « Ils te forcent à coucher même quand tu es malade en te disant vraiment des mots blessants. Je me sentais sale, faible, impuissante… »

    Son salut, elle le doit, dit-elle, au Mouvement du Nid : « Jamais je n’aurais cru qu’il existait une association comme celle-là qui pouvait aider les gens. Ils m’ont écoutée, rassurée et m’ont dit que j’étais une bonne personne. Que ça pouvait arriver à n’importe qui. Ça m’a redonné confiance en moi et la force de m’en sortir. » Aujourd’hui, elle travaille et est bénévole pour aider à son tour.

    Nadège, d’origine malienne, était en formation d’aide-soignante dans son pays lorsqu’elle est tombée dans le même engrenage. Pas du tout préparée à vivre le calvaire qu’elle a subi. « Je voulais aller à l’école, réaliser mon rêve. Faire plein de choses dans la vie », explique-t-elle.

    Aujourd’hui, grâce au Mouvement du Nid, elle a obtenu son diplôme, travaille et aspire à devenir infirmière. Elle affirme, dans l’espoir que son témoignage aide d’autres à briser leurs chaînes : « Oui, on peut sortir de la prostitution et devenir un citoyen exemplaire. »


    En savoir plus
     :

    Mouvement du Nid

    Traverse des Capucins, à Toulon.

    Téll. 07.83.02.15.32

    Permanences tous les mercredi de 14h à 16h30.

  • Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Plus de 50 points dans la musette (pour la troisième fois en un an) et un sentiment d’impuissance : les années se suivent et l’issue des matches face au Stade Toulousain est similaire pour le RC Toulon, battus pour les quatrième fois de rang face à ce si puissant rival, qui est encore une fois paru hors d’atteinte, dimanche dernier, à Ernest-Wallon. Et ce, même si le score (59-24) semble lourd par rapport aux intentions de Toulonnais audacieux en début de rencontre.

    Au risque de payer cash leurs imprécisions, à l’image du premier essai, issu d’une interception toulousaine sur une phase offensive du RCT. « Toulouse est une grande équipe, on le savait. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. Ce qui me dérange, c’est qu’il me semble que sur les vingt-cinq premières minutes, nous étions présents. On les a breakés trois fois mais on ne marque pas. C’est difficile surtout quand tu prends cet essai en contre en début de match », regrettait Pierre Mignoni. Mots différents, mais constat semblable pour Teddy Baubigny : « Il y a eu de bonnes choses, tout n’est pas à jeter. On s’est vite retrouvé menés au score sans trop savoir pourquoi. »

    Plombés par leur indiscipline (trois cartons jaunes, 25 minutes d’infériorité), les coéquipiers de Charles Ollivon n’ont, toutefois, pas su réagir dans l’adversité des faits de match : « Mes joueurs n’ont pas assez osé par moment. Eux te mettent dans le dur dès qu’ils peuvent. En fin de première mi-temps, ils font une combinaison qu’ils répètent à tous les matches. On savait très bien ce qu’ils allaient faire. Mais à quatorze, s’il y en a un qui s’oublie et qui défend mal, c’est terminé », pointait l’entraîneur toulonnais, déçu de ne pas poursuivre sur la lignée du match face au Racing 92 : « Toute la semaine, on a essayé de les préparer pour jouer au ballon. L’équipe sortait d’un bon match où il me semble qu’on avait osé. Mais pour oser, il faut avoir du courage. »

    Quelle option à l’arrière ?

    La réception du LOU, ce samedi, doit permettre de passer à autre chose et de repartir sur les bases d’un début de saison plutôt convaincant, face à une équipe en crise (quatre défaites sur les cinq derniers matches), après ses trois succès inauguraux. Mais dotée d’individualités très talentueuses. Parmi elles, une vieille connaissance, en la personne de Jiuta Wainiqolo, qui a rallié les bords du Rhône cet été après quatre saisons en rouge et noir, et déjà auteur de six essais en cinq matches (dont deux face à la Rochelle samedi dernier).

    Et si hormis Jean-Baptiste Gros, protégé par le staff des Bleus, tous les internationaux (Dréan, Brex, White, Garbisi, Tuicuvu) seront de la partie, il faudra composer avec les blessures de Jaminet, touché au biceps face à Toulouse et incertain, de Rebbadj (déchirure musculaire) et de Domon (fracture de la main), qui pourrait être indisponible de longues semaines. Dès lors, bien que la nouvelle bonne prestation de Ferté face aux Hauts-Garonnais (deux essais) offre une garantie sur l’aile, le RCT n’a plus d’arrière de métier disponible. Il faudra ainsi compter sur le dépannage de Garcia, Tuicuvu, ou même Ferté, capables d’assumer le poste. Quelle sera l’option choisie ? Affaire à suivre.

  • Toulon : l’engagement durable de la Métropole récompensé

    Toulon : l’engagement durable de la Métropole récompensé

    Une reconnaissance majeure qui souligne l’excellence environnementale, sociale et économique du projet de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Le projet du Pôle d’échange multimodal de Hyères a aussi été récompensé, avec le label niveau Bronze en conception. Deux distinctions qui confirment la stratégie de TPM pour un aménagement durable et responsable.

  • Toulon : les vertus du tri pour la planète et contre le cancer

    Toulon : les vertus du tri pour la planète et contre le cancer

    Depuis 2011, le Syndicat intercommunal de transport et le traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat) s’engage aux côtés de la Ligue contre le cancer grâce au tri du verre. Pour chaque tonne de verre ménager collectée, le Sittomat reverse 1,30 euros sous forme de don.

    Au titre de l’année 2024, un chèque de 14 125 euros a été remis, ce mercredi matin, à l’association reconnue d’utilité publique. Un geste fort qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Octobre rose, destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Ce montant correspondant aux 10 866 tonnes de verre triées par les habitants.

    En 13 ans, ce partenariat a permis de participer à hauteur de 125 418 euros à cette cause. « Un geste citoyen qui a du sens », souligne le Sittomat, et auquel les résidents doivent être sensibilisés, étant entendu que l’on peut aller encore plus loin en évitant de gaspiller cette « ressource précieuse » qui se recycle à l’infini, sans perte de qualité.

    Pour diminuer les coûts

    Le Sittomat rappelle donc que chaque bouteille, pot ou bocal déposé dans les conteneurs de tri à opercule vert affiche une double utilité. La première, et pas des moindres, étant de préserver l’environnement, sachant que c’est 0,5 tonne d’équivalent CO2 d’économisée par tonne de verre recyclé. La seconde, comme on le voit, est de contribuer à soutenir la recherche.

    Sans compter que c’est également bon pour le porte-monnaie, souligne Jean-Luc Vitran, le vice-président du Sittomat : « C’est important qu’on puisse sortir le verre des ordures ménagères, il y en a encore beaucoup trop, par rapport au poids qu’il représente et son incidence dans le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Donc mieux trier diminue les coûts. »

    Le président de la Ligue, Jean-Louis Wengling, a rappelé le rôle de l’association qui, outre le fait de récolter des dons et d’intervenir dans l’information et la prévention, notamment par les activités d’Octobre rose et de Mars bleu, représente également les patients dans les établissements. Il ajoute : « Notre mission est aussi de les aider à passer ce cap à travers les soins de support, mais aussi les commissions sociales qui nous permettent, sur des dossiers présentés par les assistantes sociales, d’apporter notre soutien en moyenne à 250-300 familles par an qui sont en difficulté à cause du cancer. »

    Son seul regret, concernant Octobre rose, est que, malgré la notoriété de l’événement, « il y a toujours 40% des femmes qui ne font pas de dépistage, alors qu’il permet la guérison du cancer du sein plus de 9 fois sur 10 ».