Tag: Toulon

  • Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    La Marseillaise : Laure Lavalette (RN) est désignée comme favorite par les sondages. Quelles sont les solutions pour inverser la tendance ?

    Alexis Corbière : Toulon recense beaucoup de gens issus des milieux populaires. Il faut leur dire que dans le débat budgétaire, le RN a tout fait pour empêcher des recettes nouvelles sollicitant les plus fortunés. Ils ont aussi proposé et voté la suppression de près de 5 milliards d’euros de dotations aux collectivités locales. La gauche, et ici la liste conduite par Magali Brunel, propose des solutions pour vivre mieux, à travers la solidarité, les services publics… L’extrême droite, contrairement à son discours, vise à affaiblir les dépenses publiques, contre l’intérêt des habitants. Ces élections se placent dans le contexte de la grande menace de l’extrême droite pour 2027, et d’une grande menace à l’international. Ce serait un paradoxe de laisser la victoire aux amis de M. Trump. Je suis un unioniste, et on ne doit pas faire le cadeau à nos pires adversaires de la division.

    À ce titre, que pensez-vous du fait que LFI fasse cavalier seul ?

    A.C. : L’union est un combat, et la responsabilité de la division n’est pas seulement portée par LFI, certains au PS refusent aussi toute union. Mais à mes amis insoumis, je dis « comprenez la nouvelle période dans laquelle nous sommes » qui implique une nouvelle stratégie. En 2024, on a mis en place le NFP. Il ne faut pas le saborder et montrer que nous sommes la principale opposition à l’extrême droite et au macronisme. L’exemple récent des législatives partielles dans le Loiret, où la gauche divisée n’a pas pu aller au 2nd tour, montre la conséquence de la désunion, quand droite et extrême droite s’unissent.

    Dans ce contexte, quel rôle peut jouer votre jeune mouvement ?

    A.C. : Nous avons participé à la belle aventure insoumise quand elle était en dynamique et on essaye d’en garder le meilleur, en comprenant que le pays est menacé par l’extrême droite et qu’il faut l’union. C’est pourquoi je souhaite une candidature commune de la gauche et écolos en 2027, on y travaille avec le PS, les écologistes, l’Après, Génération.s et François Ruffin. Nous organiserons une primaire pour y arriver. C’est cette volonté qui nous caractérise, en portant aussi des politiques de rupture avec le macronisme, le partage des richesses, la transition écologique, la rupture avec la Ve République. N’ayons pas peur d’avoir d’un programme de rupture.

  • Magali Brunel, l’avenir en commun

    Magali Brunel, l’avenir en commun

    Toulon en commun n’est pas un dicton vain. S’il fallait le prouver, Magali Brunel s’est employée à le faire, entourée de nombreuses personnalités progressistes, locales et nationales, balayant un large spectre de la gauche et des écologistes. Un tour d’horizon inauguré par une vidéo de Michèle Rubirola (LE), du printemps marseillais, qui a porté un message d’espoir tiré de son expérience : « Nous avons besoin de la gauche rassemblée pour relever les défis. À Marseille, on pensait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en 2020. » Se sont ensuite succédé, entre autres, ceux d’Amine Kessaci, militant (LE) de la lutte contre le narcotrafic, des sénateurs (PCF) Ian Brossat, des députés Olivier Faure (PS), et David Cormand (LE), ou encore du député et fondateur de l’Après Alexis Corbière, venu appeler à l’union face à la menace de l’extrême droite, incarnée par Laure Lavalette.

    À ce sujet, l’intervention du journaliste Claude Ardid, figure toulonnaise de la lutte contre l’extrême droite, a marqué les esprits. Il a rappelé l’héritage de la députée lepeniste, petite fille d’un « membre des croix de feu », et fille d’un « membre du groupe néo-fasciste l’ordre nouveau ». « Nul n’est comptable des erreurs de ses aïeux. Mais le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre », a-t-il affirmé, évoquant son passé de présidente d’un groupe étudiant identitaire, ses positions anti-IVG, ou sa propension à jeter l’opprobre sur des librairies, sur une professeure d’université, sur la culture…

    Unité, tramway, pouvoir d’achat, Med in Toulon…

    Après ces prises de parole, quelques colistiers ont été présentés aux quelque 400 présents. Parmi eux, André de Ubeda, conseiller municipal (PCF) sortant, des personnalités sans étiquette, et dans l’esprit de rassemblement prôné, des militants PS, Écologistes, PCF et de l’Après.

    Ce fut ensuite au tour de Magali Brunel d’entrer en piste sous les vivats. La date du meeting n’avait pas été choisie au hasard : le 20 janvier, en écho au même jour de l’année 1931, date à laquelle « le journaliste Jean Lauris commence un projet : celui d’enregistrer la voix de grands hommes », évoqua-t-elle. « Parmi eux Léon Blum, père du Front populaire, nous parle : “Nous avons une conscience de l’égalité naturelle alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Chaque pas en avant de la civilisation devrait ainsi se traduire par un bénéfice universel.” » L’illustration du projet de Toulon en Commun, centré sur : « la justice sociale dans un temps où jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. À Toulon, des hommes, femmes, enfants, dorment dans la rue. Non à la résignation ! », a-t-elle clamé.

    Forcément, Magali Brunel a parlé de Toulon, de « ses images qui rassemblent », de « ses odeurs », « ses musiques », et de « toutes ces cultures qui l’ont façonnée. » Avec amour, mais sans concession pour ce qui doit être amélioré, à travers « quatre valeurs cardinales : justice sociale, solidarité, protection de l’environnement, démocratie participative », matérialisés par « deux axes forts : rendre du pouvoir d’achat, du pouvoir d’agir et de vivre mieux, réunir sans gommer nos différences et porter haut notre identité, plurielle, toulonnaise. Notre victoire sera celle des solutions ! »

    Parmi elles, la mobilité, avec la volonté réaffirmée de relancer le projet de tramway. Le logement, dans une ville « qui paye une amende de 3 millions d’euros par an, pour son inaction en matière de logement social ! ». L’éducation, « avec une carte scolaire qui permette aux élèves de se rencontrer dès le plus jeune âge et d’apprendre de leurs différences. » Une jeunesse pour laquelle « il faut prendre au sérieux le défi écologique, et nous préparer à une montée des eaux qui avant la fin du siècle pourra atteindre jusqu’à 1 mètre. »

    Magali Brunel a terminé sur la volonté « d’oublier le projet Pipady, qui lui-même avait oublié les Toulonnais », et celle de lancer « un grand projet de réconciliation avec la mer, un lieu de convivialité entre port et Mayol, tourné sur notre histoire et la création contemporaine : le projet Med in Toulon ». « Mais je n’en dis pas plus… Je garde la surprise », conclut-elle.

    Infos et programme sur toulonencommun.fr

  • L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    Notre objectif est de pouvoir loger dignement tous les Toulonnais. Cela signifie, par exemple, prendre des mesures que d’autres villes ont déjà mises en place avec succès », explique le numéro deux de liste André De Ubeda (PCF).

    Il cite notamment l’encadrement des loyers, une demande que Toulon en Commun compte adresser à l’État une fois aux responsabilités, puisque cette démarche est indispensable pour enclencher le dispositif. L’élu d’opposition rappelle que « l’encadrement des loyers a permis de les faire baisser de 138 euros par mois à Paris ». Et de poser la question : « S’ils l’ont fait à Paris, pourquoi ne le ferions-nous pas à Toulon ? »

    Encadrement des loyers

    La gauche se prononce également clairement « pour un encadrement très strict des plateformes de location saisonnière », afin de remettre sur le marché locatif traditionnel un grand nombre de logements aujourd’hui soustraits par des propriétaires en recherche de rendement toujours plus juteux.

    La construction de logements sociaux est bien évidemment au programme des progressistes, afin d’en finir avec la pénurie. « Mais de façon digne, bien répartis et avec une attention particulière portée à la mixité », précise André De Ubeda. Il ajoute qu’une priorité sera accordée aux jeunes, qu’ils soient actifs, étudiants ou nouveaux ménages, « parce que c’est extrêmement complexe pour eux aujourd’hui à Toulon ».

    Il poursuit : « Mais aussi le logement des seniors, avec toutes les initiatives qui existent et qui sont de véritables réussites dans d’autres villes : l’intergénérationnel, le logement partagé… Ce sont des chantiers que nous allons ouvrir ».

  • Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    C’est une année importante qui s’ouvre, une année d’engagement citoyen où les Toulonnais vont être appelés aux urnes pour choisir l’avenir de leur ville », lance la candidate de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS). Un rendez-vous démocratique essentiel qu’il ne faut pas bouder, insiste-t-elle, « parce qu’on n’a pas à Toulon tant d’occasions que cela de s’exprimer quand on est citoyen ». Elle poursuit : « C’est une année pour changer leur quotidien et c’est ce que nous souhaitons pour 2026. Changer leur quotidien et les rassembler dans un projet commun, ce sont les deux orientations que nous portons. Changer leur quotidien, ça veut dire leur redonner du pouvoir d’achat, leur redonner du pouvoir d’agir et du pouvoir de bien vivre ».

    Grand projet urbain

    La cheffe de file de Toulon en Commun met en avant les grandes priorités de son programme, notamment en matière de transports, de logement, de sécurité et d’éducation. Avec, en premier lieu, « le renforcement de la présence humaine afin de mieux accompagner les plus fragiles ». Mais aussi plus de mixité sociale et plus de justice sociale.

    Elle évoque également « un grand projet urbain », qui s’inscrit dans « la volonté de faire changer la ville ». Tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit de créer « un site emblématique de Toulon, où l’on a plaisir à se retrouver, qui sera fidèle à l’histoire de Toulon et qui rendra aux habitants le contact avec leur milieu naturel, en particulier la mer ». Ce projet devrait concerner le secteur allant du Port Marchand au Mourillon. Pour le reste, c’est top secret ! Elle assure toutefois que des architectes, paysagistes, urbanistes, sociologues et historiens ont déjà travaillé sur le sujet, et que le projet mêlerait espaces naturels, structures culturelles et logements.

    « Ce que nous souhaitons pour les Toulonnaises et les Toulonnais, c’est qu’ils retrouvent, comme je le disais, un pouvoir d’agir sur leur ville. Donc notre slogan, c’est “ Toulon vous appartient !” », reprend Magali Brunel.

    Peire Costa (Régions et Peuples Solidaire) a ensuite annoncé que Toulon en Commun rassemble aujourd’hui non seulement des citoyens, mais aussi dix organisations politiques. Avec l’arrivée récente du mouvement de Clémentine Autain L’Après (l’Alliance pour une République écologique et sociale), du Parti radical de gauche et du mouvement Pour une écologie populaire et sociale (PEPS).

    Magali Brunel a repris la parole pour annoncer « ce beau meeting du 20 janvier au Zénith » : « Le travail collaboratif a payé. Notre programme est maintenant bouclé, nos équipes commencent à se former, notre liste est bien avancée et c’est le moment de présenter les résultats de ces travaux aux Toulonnais qui ne nous connaissent pas encore ». Parmi les soutiens attendus lors de cette soirée figurent l’ancienne maire de Marseille, Michèle Rubirola (Les Écologistes), « symbole du Printemps marseillais de 2020 », ainsi que le député Alexis Corbière (L’Après).

    Et de conclure : « Cette soirée se clôturera par un concert parce que nous avons l’ambition de tracer, dans la joie,un avenir commun et de changer les choses ».

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Ils devaient absolument éviter la défaite et ont réussi leur mission. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont imposés (14-31), samedi soir sur la pelouse de Gloucester, en Angleterre, lors de la quatrième journée de Champions Cup, grâce aux essais de Mathis Ferté, Lewis Ludlam et Gaël Dréan (x2). Ce succès leur permet de terminer deuxième de leur poule derrière Bath (à deux points), et ainsi décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Europe, aux côtés de l’Union Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain et le Castres Olympique. Les Varois, cinquièmes de Top 14, retrouveront le stade Mayol samedi 24 janvier (à 16h35) pour y affronter Montpellier, à l’occasion de la 15e journée de championnat.

  • [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    D’un côté, Heinrich Heine, écrivain engagé parmi les derniers poètes romantiques allemands du XVIIIe siècle, engagé et lointain cousin de Karl Marx dont les œuvres furent brûlés dans les autodafés de 1933 et interdites par le IIIe Reich. De l’autre, le grand compositeur Jacques Offenbach (1819-1880), entre autres à l’origine d’opéras célèbres comme Orphée aux enfers ou un certain La vie parisienne.

    Un titre repris par Irène Bonnaud qui réunit leurs univers respectifs dans un « spectacle à la croisée du théâtre et de l’opéra » au Liberté de Toulon, depuis vendredi et encore samedi 17 janvier. « Juifs allemands originaires de Rhénanie, immigrés à Paris après 1830, le poète-journaliste et le virtuose du violoncelle avaient aussi en commun le sens de la légèreté et de l’humour. L’œil malicieux et lucide, ils ont su observer la société française », présente le Liberté.

    « Subtilement subversif »

    Dans cette pièce hybride, le fantôme d’Heinrich Heine est incarné par François Chattot. À ses côtés, la soprano Mylène Bourbeau, le pianiste Benjamin Laurent, la mezzo-soprano Aurore Ugolin et la violoncelliste Cécile Vérolles portent la musique d’Offenbach.

    « Aujourd’hui, partout dans le monde, tout ce que Heinrich Heine a combattu toute sa vie durant fait retour : le fanatisme, la guerre, l’antisémitisme, le racisme. Son œuvre est un matériau incandescent qui se dresse contre ce retour. Et je crois qu’elle peut aider à faire ressortir tout ce qu’il y a de moderne et de grinçant, de subtilement subversif dans les œuvres d’Offenbach », estime par écrit la dramaturge et metteur en scène Irène Bonnaud.

    Chez les deux figures et parcours dont elle s’inspire, « la joie partagée devient un programme politique, un moyen de lutter contre les préjugés et les fanatismes ».

    Une vie parisienne ou un théâtre musical aussi bien adressé aux passionnés qu’aux néophytes qui est aussi, fait-on part au Liberté, « une très belle occasion de (re)découvrir nu grand écrivain et de nombreux airs d’Offenbach, célèbres ou méconnus ».

    Samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Avec 8 défaites en 9 matches de championnat (10 en 12 matches toutes compétitions confondues), et des classements peu flatteurs (9e sur 10 en championnat, 5e de la poule en Champions Cup), Gloucester a connu une première partie de saison compliquée. Le quart de finaliste de Challenge Cup l’année dernière peut ainsi sembler, sur le papier, à la portée du RC Toulon si celui-ci parvient enfin à montrer un autre visage hors de ses bases. Mais les hommes de Pierre Mignoni ne partiront la fleur au fusil : « Ce sera encore un match très dur. C’est une équipe très jeune qui joue énormément et met beaucoup de rythme dans ses matches. Il va falloir bien défendre, ne pas trop leur laisser le ballon non plus car c’est une équipe dangereuse », prévient l’entraîneur varois.

    Kyle Sinckler, qui connaît bien cette équipe pour l’avoir souvent affrontée dans le championnat anglais, est du même avis : « Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, surtout derrière. Devant, ils ont de bons joueurs comme Val Rapava-Ruskin. J’ai joué contre lui de nombreuses fois, c’est un très bon joueur de mêlée. C’est une très bonne équipe dans ce secteur. Ils ont probablement été dans le dur sur quelques matches, mais on ne les sous-estime pas, et on leur montre beaucoup de respect. » Il ne faudra pas trop en montrer non plus, car le RCT « n’a pas le choix », comme le rappelle Mathis Ferté : il faut gagner, et par la même occasion, enfin mettre un terme à la mauvaise série à l’extérieur.

  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour succéder à son prédécesseur Hubert Falco (DVD), puis lâchée par celui-ci, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute, mais avec humilité, sans répondre aux coups bas. Convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est une nouvelle fois pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a décidé, après mûre réflexion, de se porter candidate à sa réélection, comme elle l’a annoncé vendredi matin. Avec une liste en grande partie renouvelée et largement ouverte à la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent du côté d’une droite complètement déboussolée et quelque peu sur les nerfs, elle dispose de nombreux atouts pour prétendre diriger la ville six années de plus.

    L’ancienne professeure de mathématiques, qui a longtemps travaillé dans le secteur social, est non seulement capable de rassembler sous son nom un bon nombre d’électeurs dès le premier tour, mais aussi – et surtout – serait en mesure de dialoguer avec la gauche avant le second tour afin d’empêcher la candidate du RN, Laure Lavalette, de s’installer dans le fauteuil de maire, comme elle s’y voit déjà, tout comme certains observateurs qui, une fois de plus, s’avancent peut-être un peu trop. À l’image de ceux qui ont affirmé, depuis des mois, que la candidature de Josée Massi serait impossible.

    « Mon seul parti, c’est Toulon »

    Un front républicain sera, quel que soit le scénario, indispensable pour battre le RN. Rappelons qu’il a permis, lors des dernières législatives, d’épargner la seule circonscription – celle de Toulon – de la vague brune qui s’était alors abattue sur le département. Et il pourrait reprendre vie, pour le bien de la démocratie, selon les candidats en lice. Même si nous n’en sommes pas encore là.

    Dans sa lettre aux Toulonnais, Josée Massi rappelle qu’elle a l’honneur de servir Toulon, depuis 2014, « avec engagement, exigence et fidélité à mes convictions ». D’abord comme adjointe au maire déléguée à la petite enfance, à l’éducation et à la famille, puis comme première adjointe également en charge de la sécurité et des ressources humaines. Enfin, comme maire depuis mai 2023, date à laquelle son prédécesseur a été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour abus de biens sociaux.

    Josée Massi revient également sur son attachement à cette ville dans laquelle elle a grandi, au cœur du quartier de Bon Rencontre. « Cela m’a offert la conviction que chaque enfant toulonnais doit croire en ses chances et en ses capacités », explique-t-elle.

    C’est également dans le Port du Levant, insiste-t-elle, qu’elle a exercé une grande partie de sa vie professionnelle, « en créant des associations et des emplois, au service de la petite enfance et de l’insertion professionnelle ». L’occasion d’exprimer toute sa fierté pour ce que sont devenus le Centre départemental pour l’insertion sociale (CEDIS), la Maison accueil multiservice intergénérationnelle (MAMI), ou encore les Mamans cuisinières du monde. Des structures qu’elle a créées et dans lesquelles elle s’est investie, avec des parcours de vie profondément transformés pour de nombreux bénéficiaires dont elle aime parler.

    L’annonce de sa candidature a été formulée avec humilité mais détermination, « pour poursuivre la transformation engagée ». Et d’expliquer : « Toulon a indéniablement évolué : dans ses quartiers, ses écoles, ses espaces verts, ses équipements, sa sécurité, son attractivité. Ses finances sont saines : c’est la deuxième ville la moins endettée de France de sa strate, ce qui est essentiel pour pouvoir continuer à investir et à agir, dans un contexte bien incertain. » Un bilan qu’elle assume pleinement.

    Josée Massi assure avoir œuvré au quotidien sans relâche pour améliorer les conditions de vie des Toulonnais, « loin des intérêts particuliers, catégoriels ou même de partis ».

    Pour aller plus loin « avec pragmatisme » et répondre aux innombrables défis qui attendent la ville, la candidate sans étiquette affirme être la maire capable d’assumer pleinement ses fonctions dès le premier jour du nouveau mandat. Mais, aussi, « qui ose des ruptures utiles, des changements concrets, pour que chaque Toulonnaise et chaque Toulonnais se sente pleinement acteur de sa ville ». Elle promet « un Toulon encore plus vert, encore plus tourné vers sa mer, sa rade, sa marine et sa base navale ». Mais, également, « encore plus solidaire, plus juste et plus apaisée ». Tout un programme.

    La campagne est désormais bel et bien lancée, avec tous ses protagonistes. Du côté de l’écurie LR de Michel Bonnus, on doit grincer des dents. D’autant que l’affiche annonce : « Mon seul parti, c’est Toulon. » Un slogan jadis utilisé par son prédécesseur. Ambiance.

    La liste de gauche Toulon en commun réagit

    Sollicitée pour apporter son éclairage sur la nouvelle donne politique dans le Port du Levant, avec la candidature de Josée Massi, la liste Toulon en Commun apporte une réponse partagée.

    La candidature de Madame Massi était attendue et, pour une part, logique étant donné la violence de l’attitude à son égard de M. Falco et M. Bonnus », déclare André De Ubeda (PCF) ), tout en taclant que « à droite, à Toulon le machisme et les trahisons en politique sont une vilaine habitude ». Le responsable politique précise que Toulon en commun note que « des clans se sont formés dans l’ancienne équipe de la majorité municipale ».

    Pour autant, la gauche, en pleine campagne municipale, n’oublie pas que « Madame Massi a été l’adjointe et la remplaçante de M. Falco et a appliqué le programme de la majorité » auquel Toulon en commun s’est opposé fermement. Cela étant dit, Toulon en commun reconnaît « l’inflexion sociale et le changement d’attitude dans un sens plus conciliant avec l’opposition et une plus grande écoute », dont la maire sortante a su faire preuve pendant ces trois ans de mandat. « Nous les avons appréciés, mais cela est resté très insuffisant pour améliorer la vie des Toulonnais », ajoute André De Ubeda.

    Il va donc falloir attendre le programme de la nouvelle équipe de Josée Massi pour juger sur le fond. Même si la gauche dit s’attendre à une certaine continuité, « malgré les divergences de la maire sortante avec M. Bonnus qui est conseillé par Monsieur Retailleau ». Elle dit également souhaiter la plus grande clarté concernant la candidate d’extrême droite, Laure Lavalette.

    « Notre programme est prêt et nous sommes prêts à en débattre avec les autres candidats », reprend André De Ubeda. Il rappelle au passage que « le RN prône une baisse drastique des budgets et des dotations pour les villes ». Et d’interroger : « Comment améliorer la vie des habitants ainsi ? » Les seules questions qu’il va désormais falloir se poser, maintenant et jusqu’à l’entre-deux-tours, sont les suivantes : comment éviter de livrer la ville au RN, comme en 1995 ? Avec qui ? Comment ? Et dans quel but ?

    Du côté de Toulon en commun, liste de la gauche rassemblée, on a déjà la réponse : « Nous représentons le meilleur barrage et offrons le seul programme susceptible de faire entrer vraiment Toulon dans le XXIe siècle. »