Tag: Toulon

  • Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    La chef de file Magali Brunel (PS) a tenu avant de présenter la liste de faire un point sur « le climat très tendu de cette fin de campagne » : « Notre permanence, comme vous le savez, a été vandalisée, taguée ces derniers jours, et le soir même les participants à notre réunion publique ont été pris en photo. » Une atmosphère délétère, ajoute-t-elle, alors que ce sont les projets qui devraient être mis en évidence et les talents des colistiers.

    Jacques Blandin (PS) s’est attaché ensuite à expliquer la méthode qui préside à la prise de décision à Toulon en commun (TEC), c’est-à-dire l’assemblée populaire. « Celle d’avril 2025 a choisi à l’unanimité Magali comme tête de liste », rappelle-t-il. Et de poursuivre en expliquant « les belles rencontres » qu’a occasionnées l’appel à candidature. Comme celle d’avec Sonia et Naziha, deux jeunes femmes pleinement investies dans la défense de leur quartier de la Beaucaire et de ses locataires.

    Pèire Costa (Régions et peuples solidaires) a montré lui les paramètres utilisés pour constituer une équipe équilibrée tout à la fois sur le plan des savoir-faire, des âges, des quartiers et des compétences.

    Mais également entre ceux qui sont issus de la société civile et ceux qui sont encartés, précise-t-il, en rappelant que 12 partis politiques soutiennent la liste Toulon en commun.

    « Nous n’avons pas voulu organiser un casting, pas d’influenceurs, pas de vedettes, pas de noms ronflants qui cachent l’absence de compétences et la vacuité des programmes », intervient André De Ubeda (PCF).

    Et de lancer : « À Toulon en commun, personne ne doit rien à personne et tout le monde doit au collectif ! »

    Divers et représentatifs

    Puis, toujours sur le même ton, des oreilles ont dû siffler : « Oui, nous aussi nous aimons Toulon et nous nous y habitons [contrairement à Laure Lavalette (RN) et Michel Bonnus (LR), Ndlr.] , mais cela ne suffit pas à établir une bonne gestion. »

    Le conseiller municipal en deuxième position sur la liste affirmant que Toulon en commun privilégie les compétences sociales, humaines et politiques à tout le reste.

    Et de conclure : « C’est pourquoi il y a une diversité qu’à coup sûr vous ne trouverez pas ailleurs. Certes, nous avons deux directeurs d’école et un conseiller pédagogique et d’autres catégories d’enseignants, mais les nôtres sont vraiment de gauche. Mais aussi beaucoup de syndicalistes dont deux secrétaires généraux. Mais également des ingénieurs, architectes, urbanistes, femmes seules avec enfants, entrepreneurs, spécialistes de la petite enfance, artisans, spécialistes de la santé, commerçantes, diplomates… et des ouvriers. »

    Beaucoup de jeunes aussi, jeunes actifs, étudiants, très impliqués dans des missions associatives, notamment dans la lutte pour le droit des femmes, souligne Magali Brunel.

    Une complémentarité également, ajoute-t-elle, entre ceux qui portent la mémoire du collectif, présents depuis 2020, et les nouveaux qui sont venus enrichir le groupe.

    La tête de liste insiste également sur le fait que « parmi les dix premiers de la liste, se retrouve cette même diversité » : Et de préciser : « Nous avons des représentants du monde du travail, des spécialistes de droit, d’économie, mais aussi des personnes qui connaissent très bien le milieu immobilier et la question du logement, des sujets sur lesquels nous nous battrons très fort. » En tout cas, l’équipe est prête à entrer sur le terrain comme elle l’a réellement jamais quitté.

    * Pour retrouver la liste
    dans son intégralité :

    https : //toulonencommun.com

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    Pierre Mignoni a visiblement été marqué par la lourde défaite concédée par le RC Toulon à Mayol, face à Clermont (14-34), lors de la dernière journée de Top 14.

    Le directeur du rugby a demandé une semaine de repos à ses dirigeants. Ces derniers ont accepté sa requête, comme l’indique un communiqué du club.

    « Pierre Mignoni, directeur du Rugby, a souhaité prendre du repos cette semaine et le club à bien sûr accepté cette demande légitime. Le staff, les joueurs, les dirigeants et tous les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir en TOP 14 et Investec Champions Cup afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. Nous sommes certains de la solidarité de tous nos supporters, partenaires et passionnés du club. C’est le moment d’intensifier nos efforts, de cultiver l’unité et de renforcer notre soutien ».

  • Toulon en Commun dénonce la violence politique

    Toulon en Commun dénonce la violence politique

    « Nous sommes choqués et avons porté plainte car nous voulons dénoncer cette agression », explique André De Ubeda (PCF).Et de poursuivre : « Toulon En Commun et Magali Brunel refusent toute dérive dans la campagne électorale. L’intimidation et la violence n’ont pas leur place vis-à-vis d’aucun candidat ou citoyen. Seul le débat d’idées sur la base des programmes, et des visions de ceux qui les défendent doit départager les listes en présence. Nous, nous voulons porter un programme, des valeurs, des principes, un changement par les idées.Le débat, la controverse, oui ! La violence et les insultes, non ! Toulon, comme la France, a besoin de concorde. »

  • Var : Un comité de lutte contre les espèces envahissantes

    Var : Un comité de lutte contre les espèces envahissantes

    Dans un département à la biodiversité remarquable (50% des espèces de l’hexagone y sont présentes, dont 61% des espèces végétales), et qui offre un cadre propice à la prolifération des espèces exotiques envahissantes (EEE), la lutte contre ces dernières demeure un enjeu important, tant en matière de préservation des écosystèmes que de santé publique. C’est pourquoi le Préfet du Var a organisé, le 13 février, le premier comité départemental de lutte en la matière, avec l’ensemble des services de l’État concernés. Celui-ci était présidé, en visioconférence, par la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat, Monique Barbut.

    Quatre espèces dans le viseur

    Ce premier comité a permis de faire un point de situation dans le département, de recenser les dispositifs existants, et d’engager une organisation pour une réponse plus cohérente et réactive. Quatre espèces ont fait l’objet d’une attention particulière. Pour la première, le frelon asiatique à pattes jaunes, le préfet devra coordonner la stratégie visant, notamment, à mieux protéger la filière apicole.

    Pour la deuxième, la fourmi électrique, le Var est le seul département présentant deux foyers détectés à Toulon et à La Croix-Valmer. La ministre a demandé la création d’une zone réduite exempte de risques pour la santé humaine et permettant le saupoudrage du produit Campaign, qui a prouvé son efficacité. Après une analyse intégrant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), émis en septembre 2025, son utilisation pourrait être autorisée avant la période d’activité de la fourmi. S’agissant de la troisième espèce, la cochenille tortue du pin, il convient d’accélérer la recherche de nouveaux traitements, dont l’expérimentation pourrait être conduite dans le Var.

    Rien n’a encore été évoqué concernant la quatrième espèce, le crabe bleu. Ce sera peut-être le cas lors du prochain comité, au début du printemps, qui sera élargi aux collectivités territoriales et au monde associatif afin de fédérer l’ensemble des compétences.

  • À Toulon, la deputée RN Laure Lavalette joue les ramasse-poussières

    À Toulon, la deputée RN Laure Lavalette joue les ramasse-poussières

    Retour sur le ralliement du candidat Écologie au centre de Toulon, Emmanuel Le Lostec, à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette. Juste pour mettre bien en évidence la très forte « cohérence » idéologique des deux personnages. Jugeons plutôt. Depuis quand, pour commencer, le RN a-t-il développé une fibre écologiste ? Une ligne politique difficile à décrypter en tout cas dans les interventions au conseil municipal de Toulon d’Amaury Navarranne qui a affiché avec constance son climato-scepticisme revendiqué. Ainsi, lorsque la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi remerciait dans la séance du 26 septembre les services et les bénévoles pour leur mobilisation intervenue lors des inondations du dimanche précédent ; et qu’elle lançait donc : « Notre responsabilité est claire et nous devons renforcer nos protections pour l’avenir et transformer cette épreuve pour bâtir une vie plus sûre face aux défis climatiques qui ne manqueront pas d’advenir. » L’élu municipal lançait droit dans ses bottes : « Il faut cesser de s’auto-culpabiliser », puisque « c’est la faute à personne ». Et de conclure : « Quand je lis que l’augmentation de la température a été de 2,1 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle, c’est quand même pas de notre faute. C’est la planète. » Pour l’extrême droite ce n’est qu’un cycle « de notre univers, de notre monde » avec « des ères qui augmentent en chaleur et des ères qui diminuent en chaleur ». Tout est si simple dans l’esprit des obscurantistes.

  • RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    On avait fini par le croire imprenable, après 20 mois d’invincibilité et 21 victoires de rang en championnat. Mais après plusieurs succès au forceps ces dernières semaines, Mayol est tombé face à un assaillant clermontois qui a pris possession d’une forteresse bien mal défendue samedi soir, même s’il ne faut pas galvauder la qualité de sa prestation. « Ça nous pendait au nez depuis quelque temps. C’est dur, mais il va falloir repartir », concédait Teddy Baubigny. « Ça arrive (de perdre à domicile). Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », commentait après le match un Pierre Mignoni à la mine déconfite.

    Car il n’aura fallu que 12 minutes aux Auvergnats pour envahir la Rade, et mettre K-O debout ses hommes, qui ont semblé jouer à l’extérieur au vu de la flagrante fragilité affichée. 12 minutes et trois essais, dont les deux premiers consécutifs à des pénaltouches, alors que l’entraîneur varois avait insisté, après la déconvenue paloise d’il y a 15 jours, sur cet aspect-là, qui coûte souvent cher au RCT depuis le début de saison. À la question de savoir si son message était passé, ce dernier a laconiquement répondu « non ». « La discipline a pêché, il y a eu des plaquages manqués mais ce n’est pas le rugby ça, c’est juste la tête », complétait, plus longuement, Teddy Baubigny.

    Si on a cru au sursaut avec le doublé de Priso (26e, 47e), qui a ramené les siens à 5 points, le contenu n’a jamais laissé place au doute, tant les Rouge et Noir ont manqué de tout, entre fautes de mains, touches gâchées, et manque d’intensité dans les rucks et en mêlée.

    Mignoni : « Je me laisse 48 heures pour réfléchir »

    Mais ce qui a sans doute le plus coûté est l’apathie défensive face à la vitesse et la connexion des Jaunards, qui ont réalisé deux fois plus de franchissements (8 contre 4) que leurs homologues toulonnais, semblant créer le danger sur chaque incursion. Une domination qui leur a permis de reprendre le large grâce à Zamora, qui y est allé de son doublé, avant de résister -sans trop de difficultés- pendant 20 minutes, puis de porter l’estocade en fin de match grâce à l’excellent Hamdaoui, lui aussi auteur d’un doublé.

    Pour expliquer, partiellement, cette nouvelle déception, Pierre Mignoni invoque un manque de solidarité : « Pour aller au paradis il faut mourir, et personne ne veut le faire, en tout cas pas sur ce match. On dit, mais on ne fait pas les efforts. On ne donne pas tout ensemble, c’est la vérité », pointait-il. Et pour la première fois, l’homme fort du RCT s’avouait à court de solutions : « À chaud, je n’ai pas d’options. Je ne peux pas dire ce que je vais faire. Mais là, ça ne répond pas. » Au point de remettre en cause son avenir au club : « J’ai connu des moments comme ça à Toulon, même avec la grande équipe de l’époque. Seulement, on avait réagi. Est-ce que les joueurs me suivent encore ? Je vais bien réfléchir. La première responsabilité c’est moi. Je vais me laisser 48h, et après on verra. »

    « Le vestiaire est à 3 000 % avec Pierre. Ce n’est pas parce qu’on a perdu un match à domicile qu’on doit tout remettre en question », balayait son talonneur, conscient du manque de solidarité dont souffre le groupe, contrastant avec la saison passée : « C’est le ressenti commun. Peut-être qu’on ne s’aime pas assez, qu’on n’est pas l’équipe de Toulon qu’on devrait être, à faire les efforts pour le mec d’à côté. On va passer du temps ensemble pour retrouver la flamme qu’on n’a pas ces derniers temps. » Tel un couple en crise qui veut sauver ce qui peut l’être en ce triste soir de Saint-Valentin, qui boute le RC Toulon hors du top 6. « Si j’avais la solution je la partagerais, ce soir je ne l’ai pas. J’ai juste envie de croire qu’on va réagir. On ne va pas tout mettre à plat ce soir. Il faut que cette défaite soit une vraie étape. La saison n’est pas finie, loin de là », concluait Teddy Baubigny, avant 48 heures qui promettaient d’être brûlantes.

  • À Toulon, la gauche veut toujours le tramway

    À Toulon, la gauche veut toujours le tramway

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est pour le moment enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS).

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 millions par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée le 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon.

    Le tramway 21 fois plus efficient

    Toulon reste donc à ce jour la seule métropole française à ne pas disposer d’un tramway. À gauche, on espère toujours faire changer cela en cas de victoire aux élections : « Le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est faute d’une alternative comme le dit l’enquête publique », explique André de Ubeda (Toulon en commun). « On remettra en question ce choix. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. » Stéphane Sacco (GRS), candidat à La Seyne-sur-Mer, abonde : « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation », soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway, soit 21 fois plus.

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).