Tag: Top 14

  • Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    La nouvelle correction reçue à La Rochelle dimanche dernier (66-0, plus large défaite de l’histoire du club en Top 14 et de la saison) n’a semble-t-il pas laissé trop de traces dans les têtes toulonnaises, tant celle-ci était attendue, au vu du nombre d’absents du jour (19) et du choix de Pierre Mignoni de faire confiance aux jeunes (10 joueurs du centre de formation, dont 3 n’ayant jamais évolué en pro). Mais ce revers n’a tout de même pas laissé indifférent. « Ce n’est pas facile de voir ton équipe en souffrance. En revanche, on était content de l’enthousiasme et que certains aient pu faire leur première. Il y avait cela et un peu de déception, car le club ne peut pas se permettre de prendre des scores comme ça », réagit, entre deux eaux, Teddy Baubigny, laissé au repos dimanche dernier.

    Face au Munster, l’équipe alignée aura une autre allure, malgré une infirmerie toujours bien remplie (16 joueurs sur le flanc) : « C’est un gros match, on a récupéré des forces vives. On aura des joueurs frais qui doivent être prêts pour ce que va proposer le Munster, avec beaucoup de rythme », prévient Pierre Mignoni, qui espère que cette « période difficile » sera utile pour la suite : « Il faut se serrer les coudes, passer entre les gouttes, c’est-à-dire gagner des matches, même de justesse. Le staff médical travaille comme des fous, le docteur ne dort plus tellement il a la pression. L’UBB avait connu ça l’an dernier à la même période et avait fini très fort le championnat. J’espère que ça nous servira. »

    « Plus de calcul à faire »

    Pour retrouver du jus, la Coupe d’Europe peut s’avérer être un bol d’air : « Je suis content d’être dans un club qui la joue à 200%. C’est une compétition incroyable à jouer, avec un niveau de jeu qui se rapproche du niveau international. C’est un vrai test pour faire progresser l’équipe et nous emmener vers le très haut niveau », se réjouit Teddy Baubigny. Mais la pression sera de mise dans une poule indécise, dominée par Bath avec 6 points, devant les cinq autres équipes à 5 points. « Tous les points comptent. C’est très, très serré », résume Pierre Mignoni. « Il n’y a plus de calcul à faire. Si tu n’es pas dans les bonnes dispositions, tu risques de rentrer à la maison plus tôt que prévu », avertit Teddy Baubigny.

    Pour éviter une désillusion, il faudra retrouver un liant moins évident depuis quelques semaines, en raison, certainement, du manque de continuité au sein du groupe : « On espère avoir quelques retours bientôt. Il faut le temps de retrouver notre système. On a un nouvel ouvreur, ça va peut-être redonner du dynamisme à l’équipe, même s’il faudra attendre que Tomas [Albornoz] prenne ses marques. Ça va repartir », veut croire Marius Domon, dont le retour, après sa commotion face à l’USAP, fera aussi le plus grand bien aux Rouge et Noir.

    RC Toulon – Munster

    3e journée de Champions Cup

    Dimanche 11 janvier, 14h

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    Munster : Loughman, Barron, Ala’Alatoa ; Edogbo, Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivel, Farrell, Nash ; Daly

    Alainu’uese à Bayonne, retour d’Adelaïde ?
    Au club depuis 2018, Brian Alainu’uese jouera à Bayonne la saison prochaine. « C’est un regret, mais il a été honnête, il est venu me voir. J’aime beaucoup le joueur et sa personnalité, c’est un relais dans le vestiaire. Il est amoureux du club, mais il doit aussi gérer sa fin de carrière », explique Pierre Mignoni, qui est revenu sur le cas Thomas Adélaïde, prêté à Coulommiers et annoncé à La Rochelle, qui pourrait revenir garnir la 2e ligne, l’an prochain : « J’ai lu qu’il avait signé ailleurs, c’est faux. On est en discussion avec lui pour savoir si la meilleure solution est qu’il revienne ou qu’il reste en prêt une saison de plus. »
  • Dréan, facteur X du RCT

    Dréan, facteur X du RCT

    Cette 3e place à mi-saison, le RC Toulon la doit en partie à son ailier Gael Dréan. Le Lorientais, arrivé en 2022 sur la Rade, fait parler sa vitesse sur toutes les pelouses de Top 14 depuis son transfert en provenance de Rennes (Fédérale 1). Le joueur portant le numéro 14 est encore une fois impactant. La révélation de l’exercice 2024-2025 enchaîne les essais et suit la cadence d’une autre machine à marquer, l’un des meilleurs rugbymans de la planète, Louis Bielle-Biarrey. Le Bordelais en est à 8 essais alors que le Varois le talonne avec 7 unités. Le Lyonnais Jiuta Wainiqolo est seul leader de ce classement avec 10 essais. Sur les 18 derniers mois, Dréan a atteint la barre des 20, grâce à ses 13 réalisations l’an passé.

    Les bonnes prestations toulonnaises concordent donc avec celles de son ailier de 25 ans. Le principal intéressé s’en est aussi rendu compte et reste serein pour la suite de la saison. « Je me sens bien et je trouve que mes prestations ont été un peu à l’image de l’équipe cette saison. On a réalisé un début plutôt bon, malgré quelques revers à l’extérieur. Maintenant, j’ai encore beaucoup de points sur lesquels je dois travailler », disait-t-il avant le déplacement à Bordeaux-Bègles, soldé par une lourde défaite 7 à 46.

    Mais pas de pression mise de la part du staff à celui qui pourrait obtenir sa première sélection avec le XV de France lors du prochain tournoi des VI Nations. « Il doit faire son boulot, peu importe quel joueur se trouve face à lui, et rester lui-même », racontait le manager du RCT, Pierre Mignoni.

    Dans les radars du staff

    du XV de France

    D’après les statistiques tenues par la Ligue nationale de Rugby (LNR), Gael Dréan est le troisième joueur comptant le plus de défenseurs battus après les 13 premières rencontres de la saison. Le Toulonnais compte 35 franchissements, soit 4 par match puisqu’il en a joué 9 depuis cet été. Il est seulement dépassé par Matthieu Jalibert avec 39 et le Palois Grégoire Arfeuil, qui en a réalisé 38.

    Dynamiteur de défense, l’ailier souhaite aussi l’être à l’international. Appelé dans plusieurs groupes élargis par Fabien Galthié, il n’a jamais été sur une feuille de match en Bleu. Une prochaine étape pour le joueur, qui se donne les moyens de franchir ce palier supplémentaire dans sa jeune carrière. « Mon but est de continuer à travailler dur pour faire en sorte de retourner avec les Bleus et ensuite montrer ce dont je suis capable sur le terrain. Je vais essayer de progresser dans tous les domaines. » Une progression linéaire après avoir cassé la porte du monde du rugby professionnel. Gael Dréan, un nom que l’on n’a pas fini d’entendre.

  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.

  • Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    C’est une rengaine depuis de longues semaines : souvent solide, presque inébranlable, voire brillant à Mayol, le RC Toulon l’est beaucoup moins hors de ses bases. Au-delà du score, qui n’a jamais été à son avantage depuis le début de saison, hormis lors du match inaugural à Montpellier (17-27), c’est le contenu, aussi irrégulier que frustrant, qui interpelle, donnant l’impression répétée d’une équipe aux deux visages, capable de bien démarrer ses rencontres avant de s’écrouler, comme il y a deux semaines, à Édimbourg.

    Cet aspect a donc été au cœur de la préparation du déplacement sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), concurrent direct au top 2 qui reste sur une défaite à Chaban-Delmas face à Pau (33-34), il y a un mois. « On en a parlé avec les joueurs, pour identifier à quel moment, pourquoi », livre Pierre Mignoni, qui décèle un problème d’état d’esprit : « Quand tu loupes quelque chose, il faut repartir pour en faire du positif. Il nous arrive d’être trop négatifs et de ne pas réussir à basculer. L’adversaire met beaucoup de pression, tu ne trouves pas de solutions, tu t’énerves, tu commences à perdre le momentum. Il faut déjà retrouver les bons gestes techniques, prendre les bonnes décisions et avoir la bonne attitude. Si tu as déjà ces trois éléments-là, ça va t’aider à retrouver le fil. »

    Communication et jeunesse

    Pour l’entraîneur varois, l’une des clés réside dans « la communication. Ils doivent s’aider beaucoup plus, pas que le 9 et le 10, qui ont un rôle essentiel dans ces moments-là. Mais il y a des joueurs à côté qu’on ne voit pas qui ont un rôle primordial ». Un travail renforcé « depuis 15 jours, et on a montré de choses très positives contre Bath », mais que le staff mène depuis plusieurs saisons : « Je vois la différence en trois ans. Aujourd’hui, les garçons sont beaucoup plus dans l’échange. C’est un cheminement à mettre en place. Mais sur le terrain, on doit encore progresser sur ça. Le rugby est beaucoup plus simple comme ça. Des fois, on l’oublie, ou on ne le fait pas bien et on laisse des joueurs à des postes clés », déplore Pierre Mignoni.

    Autre facteur de développement, la jeunesse, avec plusieurs joueurs (Ametlla, Sorhaindo, Toevalu…) présents dans le groupe et qui auront un rôle à jouer au vu des nombreux blessés, auxquels se sont ajoutés Gros et Lucchesi, respectivement out pour 6 et 3 semaines : « On les prépare. C’est un peu tôt pour les aligner parfois, mais on est contraint par les blessures. On essaye de ne pas les mettre en même temps, mais dimanche, on va devoir en aligner plusieurs. On en a lancé quelques-uns, il va y en avoir d’autres, donc c’est bien », se satisfait l’entraîneur, en espérant que le péril jeune soit (enfin) fontaine de jouvence.

    REPERES

    Garbisi parti pour rester ?

    Contrairement à ce qu’annonçait la presse italienne ces dernières semaines, Paolo Garbisi devrait rester au RCT : « On a libéré Enzo (Hervé), et Paolo ne sera pas là pendant le tournoi des VI Nations. Quand tu perds deux joueurs au même poste, comme on l’a vu avec Marius (Dolmon) et Melvyn (Jaminet), c’est compliqué », explique Pierre Mignoni pour justifier l’arrivée dans les prochains jours de l’ouvreur argentin Tomas Albornoz. « Ca ne condamne ni Matéo (Garcia), ni Paolo, annoncé partant alors que ce n’est pas vrai du tout, en tout cas pas que je sache », affirme l’entraîneur toulonnais.

    UBB –RC Toulon

    12e journée de Top 14

    Dimanche 21 décembre, 21h

    Stade Chaban-Delmas, Bordeaux

    Arbitre : Adrien Marbot

    UBB (probable) : Perchaud, Lamothe, Sadie ; Gray, Coleman ; Woki, Vergnes-Taillefer, Matiu ; Lucu (c), Jalibert, ; Bielle-Biarrey, Moefana, Depoortere, Penaud ; Buros.

    RC Toulon (probable) : Priso, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Alainu’uese ; Querre-Karaba, Abadie, Ollivon (c) ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Smaïli, Brex, Dréan ; Ferté.

  • Pas de plan anti-LBB contre l’UBB

    Pas de plan anti-LBB contre l’UBB

    De l’eau a coulé sous les ponts. Mais nombre de Toulonnais repensent à cette demi-finale de Top 14 de juin dernier, qui avait brisé leurs rêves de Brennus, au terme d’un match que le RCT, éreinté par sa saison, n’a pas su prendre par le bon bout. « Je ne pense pas qu’on l’ait oublié, mais on ne l’a pas revu. Le contexte est complètement différent. Il y avait eu une grosse performance de Bordeaux, mais c’est sûr qu’on n’avait pas vu un grand Toulon », ressasse laconiquement Pierre Mignoni, décidé à ne pas s’embarrasser du passé. Car demain n’est plus très loin. Et s’il aura, tel que dit précédemment, valeur de test hors de ses bases pour le RCT, « c’est (aussi) un bon match pour voir nos progrès », projette le technicien, qui ne regarde pas uniquement Bielle-Biarrey et Penaud, ni la propension girondine à jouer long : « On les connaît bien. Ils ont comme nous des qualités et des faiblesses sur le jeu aérien. Il n’y a pas de plan anti-LBB. Le plan, c’est se multiplier dans les tâches, doubler les efforts. Si tu fais ça, tu seras en position pour qu’il y ait match. Sinon, tu leur laisseras beaucoup trop d’espaces. »

    Il y aura un match dans le match entre les deux flèches bordelaises et Gaël Dréan, qui aura l’occasion de montrer qu’il peut prétendre à un accessit bleu : « C’est motivant de jouer de gros joueurs. Ça permet de voir ce qui se fait de mieux. Ils n’ont pas beaucoup de points faibles, on va essayer de faire au mieux. » « Il a des concurrents directs, mais ce n’est pas le discours que j’aurai envers lui. Il sait ce qu’il a à faire, peu importe qui il a en face », insiste son entraîneur.

  • Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Toulon est de retour sur le podium du Top 14

    Ils n’ont pas eu de pitié face aux promus. Les rugbymen toulonnais se sont imposés avec l’art et la matière contre Montauban (54-28), samedi après-midi au stade Mayol, à l’occasion de la 11e journée de Top 14. Grâce à ce succès, acquis avec l’obtention du bonus offensif, ils sont assurés de retrouver leur place sur le podium du championnat.

    « L’objectif comptable est atteint. Après, il y a des choses qui me dérangent », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Il y a eu des efforts de faits, des choses ont été très intéressantes dans le jeu. Par contre, prendre 28 points ça me dérange même si j’ai trouvé Montauban bien mieux que la semaine dernière chez eux contre Toulouse. Comme je l’ai dit aux joueurs : une grande équipe, ça ne prend pas 28 points comme ça et ça me dérange », lance le technicien varois. Ce dernier estime que ses joueurs se sont trop relâchés lorsqu’ils ont pris quarante points d’avance sur leurs adversaires du soir à la cinquantième minute. Et même si l’entrée en jeu des remplaçants n’a pas été suffisante à son goût, ses protégés repartent quand même avec la septième victoire de la saison.

    « Il faut rester positif car les joueurs ont fait des efforts et nous avons été très peu pénalisés en première mi-temps. Deux fautes seulement. On a eu la main sur le match et il n’y a rien à dire, mais prendre 28 points ça me dérange. On ne peut pas se satisfaire de cela. On ne va pas dire que c’est une catastrophique mais pour être une grande équipe, il faut être discipliné dans son jeu, dans ses fautes et la défense. On a encore du travail et là il faut aller vite car la semaine prochaine, ça va aller très vite », ajoute Mignoni.

    Garcia et Ferté plébiscités

    Une belle opération avant de débuter leur campagne européenne, le 7 décembre (à 18h30) à Édimbourg en Écosse. « Maintenant nous sommes excités à l’idée de jouer la Champions Cup. C’est une compétition que j’adore car il y a du rythme, du jeu, de l’engagement. On va se mesurer face à des équipes européennes et on en a besoin en ce mois de décembre », se frotte les mains le demi d’ouverture Mateo Garcia, fier d’avoir retrouvé le chemin du but à Mayol. « C’est toujours un plaisir de buter, c’est quelque chose qui m’excite et qui me fait entrer dans mon match. Il y a de nombreux joueurs de qualité pour cet exercice. Je continue de m’entraîner toutes les semaines pour répondre présent quand on me sollicite », assure l’ancien pensionnaire de l’Union Bordeaux Bègles.

    Il n’est d’ailleurs pas le seul à avoir tapé dans l’œil du public face à Montauban. Mathis Ferté, qui a débuté le match au poste de 15 pour le terminer à la mêlée, a inscrit un doublé pour le plus grand plaisir de son entraîneur. « J’ai rarement vu un joueur aussi talentueux que Mathis dans sa compréhension du rugby. Tu peux le mettre de partout, même en 10 il sera bon et il ne tremble pas quand tu lui demandes de changer de poste. Il connaît son rôle et il se trompe rarement. Pour moi, il sera en équipe de France dans peu de temps, mais ce n’est que mon avis et ce n’est pas moi qui décide. Il arrive de Pro D2 [Brive] et c’est un gros talent. Il joue partout, il pue le rugby, il a un mental. Et il n’a que 21 ans. C’est quelqu’un qui va encore grandir et gagner en maturité. J’entends que c’est un petit gabarit, mais il se bat sur tous les ballons et il comprend le rugby. Il sait ce qu’il faut faire. C’est mérité qu’il soit mis en avant », insiste Pierre Mignoni, conscient qu’il avait juste besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver son meilleur niveau. « Je lui mettais des pièces en début de saison pour lui demander de se réveiller », raconte Mateo Garcia, très content pour lui. « On ne le découvre pas. Ce sont des qualités qu’il montrait déjà les années passées. » Et que l’on attend encore à l’avenir.

  • Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Ils ont infligé une sévère correction aux promus. Les pensionnaires du RC Toulon ont largement triomphé de Montauban (54-28), samedi 29 novembre au stade Mayol, pour le compte de la 11e journée de Top 14.

    Cette 7e victoire de la saison permet aux protégés de Pierre Mignoni de remonter provisoirement à la 2e place du championnat, avant le résultat de la Section Paloise et du Stade Rochelais, ce dimanche (à 21h05).

  • Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.

    à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.

    « Faire en fonction

    des temps de jeu »

    Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.

    Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.

    D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.

    RCT – Montauban

    11e journée de Top 14

    Samedi 29 novembre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.

    US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.

    Repères

    Fainga’anuku en visite au Campus

    Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.

    Lucchesi de retour face à Bath

    Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

  • Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Si le titre de champion de Pro D2 de l’US Montauban en a surpris plus d’un, ses difficultés du début de saison, beaucoup moins. Pire défense du championnat (455 points encaissés, dont un 84-31 face à l’ASM, record du Top 14), l’équipe de l’ancien toulonnais Sébastien Tillous-Borde, qui « a marqué l’histoire du club » et qui sera « accueilli comme il se doit, sauf pendant 80 minutes », dixit Pierre Mignoni, a tout de même su remporter le match couperet face à Perpignan (29-22), et accrocher Montpellier (22-22). Suffisant pour se fixer à une place de barragiste, qui semble être l’objectif maximal, le LOU, 12e, étant déjà à 15 points.

    Un match pour faire le plein de confiance ? « C’est normal que vous pensiez ça, car ils sont en difficulté à l’extérieur. Mais, si tu ne prends pas le match par le bon bout, ça va être compliqué. Ils ne ferment jamais le jeu, ils prennent beaucoup d’essais, mais en marquent aussi beaucoup », décrit l’entraîneur varois, pour qui « ce n’est pas un match piège, mais où on doit montrer notre maturité ».

    Attention, également, à ne pas se comparer aux équipes ayant jusqu’ici largement battu le promu : « C’est l’erreur à ne pas faire. Il faut se regarder nous, faire ce qu’il faut faire, avoir de bons process pour le match. Si tu en as, comme face à La Rochelle, tu seras récompensé. Si tu penses déjà au bonus offensif, tu vas mal commencer le match », prévient le technicien. « Ce n’est pas quelque chose auquel on pense », rassure Jules Coulon. « Il ne faut surtout pas l’aborder comme ça. Il faut faire les choses qu’on a mises en place, et on verra à la fin. »