Tag: Top 14

  • Leinster barre la route de Toulon vers la finale

    Leinster barre la route de Toulon vers la finale

    La finale européenne s’envole pour le RC Toulon. Les Rouge et Noir, en difficulté en Top 14, ont été défaits (29-25) ce samedi après-midi à l’Aviva Stadium, à Dublin, face au Leinster, à l’occasion des demi-finales de la Coupe des champions.

    Les Irlandais ont maîtrisé le début de chaque période, en inscrivant à chaque fois au moins un essai très rapidement. Les Varois ont su répondre aux offensives dublinoises grâce aux pénalités de Melvyn Jaminet (16′, 26′) et des essais de Setariki Tuicivu (37′), Baptiste Serin (70′) et Gaël Dréan (76′). Ces deux derniers essais, inscrits dans les dix dernières minutes de la rencontre, n’ont malheureusement pas suffi pour inverser le résultat final.

    Quadruple champion d’Europe, Leinster rejoint donc la finale de la Coupe des champions pour la neuvième fois depuis 2009. Les Irlandais seront opposés au vainqueur de l’autre demi-finale, entre Bordeaux-Bègles et Bath, ce dimanche à 16h.

  • Toulon à un pas de la finale

    Toulon à un pas de la finale

    La marche à gravir est très haute, mais rien ne semble impossible pour les Toulonnais cette saison. En difficulté en Top 14, où ils sont restés loin des attentes, les Rouge et Noir ont su relever la tête sur la scène européenne. Les voilà désormais à l’aube d’une demi-finale de Champions Cup, qu’ils disputeront ce samedi (16h) sur la pelouse du Leinster. Onze ans après leur dernière apparition à ce stade de la compétition, déjà face aux Irlandais, que les Varois avaient alors dominés à l’Aviva Stadium. « Mais ce n’est plus du tout la même équipe », signale Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Cette équipe-là, c’est une histoire complètement différente. Et justement, c’est bien pour elle de connaître ce genre de gros challenge. On n’a pas seulement envie de le connaître, on a envie de le vivre », poursuit-il en témoignant beaucoup de respect au quadruple champion d’Europe. « Ce serait leur manquer de respect que de les imaginer vieillissants ou un peu en retrait. C’est une très grande équipe, un très grand club. Ils ont une vraie stabilité, une culture du travail et du titre. Leur expérience collective est énorme, au niveau international comme au niveau du club », souligne le technicien varois. Ce dernier est persuadé que le stage réalisé en amont du match contre l’USA Perpignan, le 28 mars (défaite 36-20), a permis au groupe toulonnais de repartir de l’avant. Même si le déclic est apparu avant d’affronter les Sud-Africains des Stormers, le 4 avril (victoire 28-27).

    Expérience collective

    Mais l’adversaire à venir est d’un calibre supérieur. « C’est une équipe qui sait parfaitement se préparer pour ce genre de rendez-vous. Elle a beaucoup d’expérience, beaucoup de maîtrise. Et quand on est à ce niveau-là, on sait gérer les moments importants. Ils ont montré qu’ils étaient capables de monter en puissance au bon moment. Ce n’est pas une équipe qu’on peut sous-estimer, bien au contraire », ajoute Pierre Mignoni, conscient que le Leinster possède une plus grande expérience collective sur le plan international. « La charnière, et tant d’autres joueurs, sont habitués à ce niveau-là ensemble depuis longtemps. Chez nous, cette expérience existe individuellement, mais pas encore autant collectivement. C’est là qu’il faudra compenser », insiste l’ancien demi-de-mêlée. Il compte sur « beaucoup de précision » et « beaucoup d’effort » pour rivaliser avec les valeureux Irlandais. « Si on arrive à être précis dans le jeu et solides dans l’engagement, on peut exister dans ce combat », précise le manager du RC Toulon, qui, en cas de succès, pourrait retrouver Bordeaux-Bègles lors de la finale au stade San-Mames, à Bilbao.

    Retour des cadres Ollivon et Ribbans

    Le deuxième-ligne anglais, et capitaine, David Ribbans ainsi que le troisième-ligne des Bleus Charles Ollivon, ménagés depuis deux semaines, vont faire leur retour ce samedi à Dublin pour aller défier la province du Leinster en demi-finale de la Champions Cup. Côté Leinster, le pilier français, Rabah Slimani, transféré de l’ASM Clermont à l’été 2024, a été placé sur le banc.

    Montpellier se heurte aux Dragons

    Les Montpelliérains reçoivent les Gallois des Dragons de Newport, ce dimanche (13h30), en demi-finale de Challenge Cup.

  • Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Le RC Toulon reste sur les bons rails avant le Leinster

    Tout n’a pas été parfait. Mais, au regard de la situation dans laquelle se trouvait le Rugby Club Toulonnais il y a un mois, cette quatrième victoire consécutive toutes compétitions confondues face à Bayonne, samedi à Mayol, où les Varois restaient sur deux revers en Top 14, demeure une satisfaction, a minima « sur le plan comptable », analyse Pierre Mignoni. « Mais on voulait faire un match beaucoup plus propre par moments », reconnaît l’entraîneur toulonnais. « On a dépensé beaucoup d’énergie en attaque, on en a manqué un peu en défense par moments et c’est dommage. »

    Car, si ses hommes ont très bien commencé avec deux essais en sept minutes, ils ont ensuite connu un quart d’heure plus compliqué, qui a vu l’Aviron, assommé en apparence, recoller. « Le maître mot de la semaine, c’était d’attaquer fort. On l’a bien fait. Mais on a toujours des coups de mou », reconnaît Mathis Ferté. Au pluriel, car il y en a eu un second, en début de seconde mi-temps, alors que les Rouge et Noir, qui possédaient 21 points d’avance, semblaient proches de creuser l’écart. Au contraire, deux essais plus tard, les Basques sont revenus à 7 points. « On s’était préparé en conséquence et on a su réagir. On n’a pas baissé la tête et on est allé de l’avant », positive l’ailier toulonnais.

    La demi-finale,

    « pas un aboutissement »

    Ce deuxième succès bonifié en une semaine permet au RCT de réintégrer le top 8, et de se rapprocher petit à petit des six premières places. « C’était le piège de se manquer, mais on a bien combattu le piège. On a pris les points qu’il fallait sur ces deux matches, même si ce n’était pas parfait. Ça fait du bien de revenir, on sait qu’on est en retard mais on n’est pas mort », avance Pierre Mignoni, qui sait qu’il reste « encore beaucoup de travail pour revenir ».

    Le piège était peut-être celui de se projeter un peu trop tôt sur la demi-finale de Champions Cup face au Leinster, samedi prochain. « La semaine dernière, on n’y a pas du tout pensé », certifie Mathis Ferté. « On était focus sur le Top 14. Maintenant, on va très vite basculer et bien se préparer. Ça va être très dur, il faudra donner le meilleur de nous-mêmes. » Une rencontre qui peut être abordée avec une confiance retrouvée et quelques garanties dans le jeu, malgré une nouvelle cascade d’absents, à laquelle s’est ajouté Oliver Cowie, sorti blessé après son essai. « Il s’est blessé aux côtes. Je crois que c’est bien abîmé. Je suis triste pour lui », déplorait le technicien varois.

    Pour ce dernier, il ne faudra pas jouer petit bras : « Si on est en demi-finale, c’est qu’on le mérite. Maintenant, ça fait 11 ans que le club n’en a pas joué. Est-ce un aboutissement ou est-ce qu’on veut continuer ? On ne sera pas favori. Il y a un très grand d’Europe qui fait ça chaque année, qui est devant nous, chez eux. Mais je ne crois pas que ce soit pour le moment un aboutissement. » Mais la qualification serait, tout de même, un exploit.

  • Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Brillant sur quelques éclairs, parfois agaçant par ses maladresses, le RC Toulon a assuré l’essentiel avec une nouvelle victoire bonifiée face à Bayonne, à Mayol, samedi après-midi. Le quatrième d’affilé, championnat et coupe d’Europe confondus. Et la première à domicile en Top 14 depuis le 27 janvier, après deux revers face au Stade Français et Clermont.

    Dans un début de rencontre prolifique, les ciel et blanc, peut-être encore groggys par la claque reçue sur sa pelouse par Pau la semaine dernière, enchaînent les erreurs, laissant aux hommes de Mignoni tout le luxe d’en profiter. Sur une des premières offensives, le ballon circule de la droite vers la gauche jusqu’à Ferté, qui inscrit son septième essai de la saison (7-0, 5e). Dans la foulée, c’est Brex, en coin, qui profite des atermoiements basques pour enfoncer le clou (12-0, 7e).

    Mais après ces dix minutes idylliques, le vent tourne, et désormais, ce sont les rouge et noir qui multiplient fautes et imprécisions. Suite à une longue phase de possession, Orabé trouve Capilla dans la profondeur, côté gauche, d’une jolie passe de l’extérieur du pied, pour la réduction de l’écart (12-5, 14e). Puis Orabé, encore lui, perce une défense toulonnaise attentiste pour servir Springs, cette fois. Les compteurs sont remis à zéro (12-12, 22e).

    L’orage passé, les coéquipiers de Baptiste Serin, capitaine ce samedi, se remettent en ordre de marche. À la suite d’une touche à 5 mètres de l’en-but bayonnais, Sinckler, servi par Mercer, redonne l’avantage aux siens, en force (19-12, 27e). Puis c’est Shioshvili qui profite d’une touche galvaudée par l’Aviron proche de son en-but pour aller inscrire son troisième essai en cinq apparitions en Top 14 (26-12, 38e). Juste avant la pause, Ferté en remet une couche, concluant une sublime action collective qui permet au RCT de rentrer aux vestiaires avec une large avance (33-12, 40e).

    Le RCT joue à se faire peur

    Une avance que les Toulonnais vont galvauder en début du second acte. Alors qu’ils semblent proches du sixième essai, ils se font surprendre sur une passe risquée de Sinckler interceptée au milieu de terrain par Erbinategaray, qui ne se fait pas prier pour profiter du cadeau (45e, 33-19). C’est ensuite Mori qui plonge dans l’en-but suite à une touche à 5 mètres, ramenant l’Aviron à 7 points (33-26, 56e).

    Alors que les hommes de Laurent Travers tentent de faire basculer la rencontre, Cowie, sur une pénalité rapidement jouée, s’arrache pour redonner un peu d’air au RCT (40-26, 69e), mais doit céder sa place sur blessure.

    La mission reconquête du bonus est lancée. Face à des Bayonnais réduits à 14, pénalisés par leur indiscipline (17 pénalités, dont 13 en seconde période), c’est Jaminet, sur une nouvelle pénalité jouée rapidement par Ben White, qui vient redonner ce précieux point aux Varois (45-26, 75e), avant que Damond, sur un ballon porté, ne vienne le confirmer définitivement (52-26, 79e).

    Un succès qui permet au RC Toulon de retrouver une place dans le top 8, et de revenir à 4 points du top 6, en attendant la rencontre entre Bordeaux-Bègles et Montpellier ce samedi soir (21h).

    RC Toulon 52 – 26 Aviron Bayonnais (MT : 33-12)
    Samedi 25 avril, 16h35, stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points Toulon : 8E Ferté (5e, 40e), Brex (7e), Sinckler (26e), Shioshvili (37e), Cowie (69e), Jaminet (76e), Damond (79e) ; 7T Jaminet (6e, 27e, 38e, 40e, 69e, 76e, 79e)
    Points Bayonne : 4E Capilla (14e), Springs (22e), Erbinategaray (45e), Mori (56e) ; 3T Springs (22e, 45e, 56e)
    Carton jaune : Ariceta (73e)

    RC Toulon : Gros (Ametlla, 56e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Sorhaindo, 56e) ; Mézou (Kpoku, 56e), Javakhia (Mézou, 76e) ; Mercer, Abadie, Shioshvili (Coulon, 41e) ; Serin (C) (White, 59e), Garbisi (Albornoz, 59e) ; Ferté, Cowie (Brex, 69e), Brex (Frisch, 59e), Dréan ; Jaminet

    Aviron Bayonnais : Cormenier (Cailles, 49e), Martin (Giudicelli, 67e), Tagi (Cotet, 56e) ; Johnson, Moon (Paulos, 67e) ; Traversier (Martin, 70e), Iturria (C) (Ariceta, 43e), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq (Tuilagi, 56e), Levêque (Carreras, 56e) ; Orabé.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Ollivon et Ribbans sur le flanc

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema, « pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE -22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, ToulonArbitre : Adrien MarbotRC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; JaminetAviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE –22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Forteresse imprenable la saison passée, Jean-Dauger, l’antre de l’Aviron Bayonnais, est beaucoup plus perméable cette année. Les Basques s’y sont déjà inclinés à trois reprises sur leurs quatre dernières réceptions, dont la dernière, il y a une semaine, corrigés par la Section Paloise (22-54). Peu en verve hors de ses bases (12e équipe du championnat, deux victoires), leur qualification historique pour les demi-finales du Top 14 semble désormais loin, au regard de leur 11e place.

    Presque logique pour leur manager, Laurent Travers, qui s’est exprimé cette semaine dans les colonnes de Sud Ouest : « Le club est ambitieux, mais ce n’est pas parce qu’on a réussi à être une fois dans les six en 40 ans qu’on va y être tous les ans. Il faut être lucide sur nos capacités. » Et s’il dit « ne pas croire au top 8 », il promet une réaction d’orgueil : « On est content d’aller à Mayol, on va faire ce qu’il faut. »

    Cette nouvelle fragilité à domicile a de quoi rappeler celle du RCT, défait lors de ses deux dernières réceptions en championnat. « Ce sont deux contextes complètement différents », réfute Pierre Mignoni, qui voit en l’adversaire du jour « une équipe blessée. On est passé par là, il n’y aura aucune surprise. Ce sera un match extrêmement difficile. » Il faudra donc être sur ses gardes et bien rentrer dans le match : « C’est une équipe qu’on connaît, qui va venir avec beaucoup de détermination. Dans les 20 premières minutes, notre comportement, notre jeu sans ballon, notre attitude au contact vont être très importants. »

  • Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Ils restaient sur cinq défaites consécutives en championnat, mais leur qualification pour les demi-finales de Champions Cup leur a fait repousser des ailes. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont retrouvé la victoire en Top 14, samedi après-midi sur la pelouse de Montauban, à l’occasion de la 21e journée (22-47). Grâce au bonus offensif, ce troisième succès consécutif, en tenant compte des deux récentes victoires en Champions Cup, leur permet de remonter à la neuvième place au classement national, à sept longueurs du top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Doublé inédit de Cowie

    « On a fait face à une très belle opposition, ils n’ont rien lâché, à l’image de leur saison », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On pouvait plier le match peut-être un peu plus tôt, mais ils se sont très bien accrochés. On manquait un peu d’efficacité par moments, mais bon, on ne s’est pas affolés et on est restés ensemble », poursuit celui qui a pu compter sur sept essais de ses protégés à Sapiac. Deux d’entre eux ont été inscrits par le jeune trois-quart centre tricolore Oliver Cowie, qui ouvre donc son compteur d’essais sous les couleurs rouges et noires. « Il a eu beaucoup de petits pépins physiques, lui aussi, pendant plusieurs semaines, donc on ne pouvait pas l’utiliser, il n’était pas à 100%. Aujourd’hui, ça lui fait du bien de commencer le match. C’est quelqu’un qui est en train de re-signer au club. Tout va bien ! », lance Mignoni, persuadé que le parcours en Champions Cup a un impact positif sur l’ensemble du groupe toulonnais. Avant de rêver d’une finale européenne au stade San Mamés à Bilbao, les Varois recevront le week-end prochain l’Aviron Bayonnais, sans Gabin Villière toutefois, blessé au genou droit contre Montauban. Une suspicion de rupture du ligament croisé antérieur est évoquée avant les examens ce lundi.

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • 150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    Des bourrasques de vent, de la pluie et un froid inhabituel pour la saison. Cette journée de sensibilisation au rugby ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions, mais les sourires étaient présents sur les visages des enfants. La Ville de Marseille et la Ligue nationale de rugby (LNR) organisaient, ce lundi au stade Roger-Couderc (15e), une après-midi découverte du ballon ovale. Ce moment s’inscrit dans le cadre des demi-finales du Top 14, qui se dérouleront cette année au stade Vélodrome (19-20 juin).

    Laurent Olmo est responsable impact et engagement à la LNR. Il est l’un des instigateurs de ce projet : « Aujourd’hui, c’est une journée territoire et héritage. Cela se réalise dans la perspective des demi-finales et nous voulons, avec ces journées, avoir un impact et une empreinte durables. Nous nous sommes alliés à la Ville de Marseille et l’association Sport dans la ville. À travers cinq ateliers durant les prochaines semaines, nous voulons fédérer les acteurs, avec ce rôle de catalyseur. »

    Non loin de là, en attendant l’arrivée des 150 enfants, un visage bien connu du rugby français s’approche. Triple champion d’Europe et vainqueur du Tournoi des VI Nations 2010, Mathieu Bastareaud est aujourd’hui coordinateur sportif et Team manager du RC Toulon. « Bien la photo, vous avez été bon », dit-il en voyant le cliché photo de son sacre en Top 14, avec Toulon (2014). Le retraité apprécie ce genre de journée, où il peut transmettre son expérience : « J’ai de suite accepté. C’est bien de montrer l’accessibilité du rugby, même ici, dans les quartiers nord. Moi aussi, je viens d’un quartier [Créteil, Ndlr], je sais ce que c’est. »

    Apprendre en s’amusant

    La centaine de jeunes de moins de 10 ans a pu tester le rugby à travers huit ateliers. Ils ont appris à manier le ballon et ont découvert les règles parfois complexes de ce sport, tout ceci de manière ludique. La pluie redouble d’intensité, alors que les enfants n’ôtent pas leur sourire. Soraya, 8 ans, venue de Frais Vallon, n’en est pas à sa première expérience avec le ballon ovale. « Oui, j’aime bien. On en avait un peu fait avec l’association, mais je suis pas sûre d’en refaire », raconte-t-elle avant de se prendre en photo avec le bouclier de Brennus, apporté pour l’occasion.

    Une journée particulière donc, sur la pelouse du Rugby Club Marseillais, pensionnaire de Régional 3. Certains membres des équipes de jeunes ont pu se faire photographier avec Bastareaud et le Brennus, rêvant peut-être de soulever un jour ce trophée emblématique. Ce lundi restera comme un moment à part dans une ville qui vibre habituellement pour une autre forme de ballon.