Tag: Top 14

  • [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    [Rugby – Top 14] Toulon ne cède pas à l’urgence

    Il n’y a pas le feu à la rade. C’est en substance le propos que l’on entend dans les couloirs de Mayol, où les hommes de Pierre Mignoni se sont entraînés, jeudi matin, comme pour se rassurer et se réapproprier leur antre, autrefois imprenable, et dans laquelle ils ont déjà chuté, samedi dernier, pour leur premier match à domicile de la saison face au Stade Rochelais (20-21). Un deuxième revers d’un point en autant de matches, après celui concédé en ouverture de la saison, à Bayonne (27-26), qui vient déjà mettre en branle les objectifs de solidité à la maison annoncés avant le début du championnat.

    « Ce n’est pas le départ qu’on voulait faire. Seul le résultat compte, j’aurais préféré gagner ce match, mais ce n’est pas la fin du monde, on va se reprendre le plus vite possible », tempère le directeur du rugby toulonnais, qui ne veut pas céder au catastrophisme : « Il ne faut pas faire l’erreur de tout dramatiser, de tout vouloir révolutionner après deux matches. On n’a perdu que d’un point. Peut-être que si on avait eu le ballon à la dernière touche, on aurait levé les bras à la fin. Il en manque sur des secteurs précis, mais on n’est pas à 10 km, sur des défaites qui font mal. On prend à chaque fois un point qui va compter. » Cela, face à « l’équipe qui est, pour moi, la plus en forme du moment ».

    Le constat sera-t-il différent si le RCT (2 points au classement) venait à enchaîner un troisième revers, ce samedi, à Castres (4 points) ? Peut-être, d’autant que les Toulonnais ne sont plus imposés à Pierre-Fabre depuis 2019. « Ce n’est pas un club qui nous réussit ces dernières saisons. C’est une équipe dure à jouer, très complète. On sera attendu, eux aussi ont besoin de se racheter. Ce sera un match très disputé, comme d’habitude », prévoit Pierre Mignoni.

    Albornoz de retour

    Pour répondre à ce défi, Franck Azéma et Pierre Mignoni vont opérer plusieurs changements dans le quinze de départ, confirme ce dernier : « Certains étaient prévus car des garçons méritent de jouer, d’autres car on n’était pas contents des prestations. Avec ces changements, on doit continuer à s’accrocher, même encore plus fort, pour rivaliser avec Castres. »

    L’un d’entre eux est très attendu : le retour de Tomas Albornoz, suspendu lors des deux premiers matches pour un comportement intimidant envers l’arbitre d’Argentine-Angleterre, cet été. « J’en ai parlé avec lui. C’est un garçon calme à l’intérieur, mais c’est un gros compétiteur. Il a mal réagi, ça nous arrive à tous », le défend son entraîneur, avant tout heureux de retrouver un joueur qui « dynamise l’équipe, accélère le jeu. On essaie de jouer pareil avec ou sans lui, mais on est content de le récupérer. Il a beaucoup d’excitation. Il a eu une semaine de plus pour travailler et se régénérer, il est en forme ». Une éclaircie dans un ciel toulonnais quelque peu nuageux.

    Ludlam capitaine

    En l’absence de David Ribbans, toujours trop juste, et de Gaël Fickou, laissé au repos, Lewis Ludlam sera le capitaine toulonnais, ce samedi. « C’est important d’officialiser ce capitanat, car il est très légitime. Il parle français, il est très bien intégré. Après cinq mois sans jouer, il a joué 70 minutes contre La Rochelle, sans préparation, c’est remarquable. Il va amener beaucoup d’énergie. Quand il est là, il est écouté et suivi. Quand il n’est pas là, il impacte les autres », ne tarit pas d’éloges Pierre Mignoni. « Le plus important, c’est la performance sur le terrain. En tant que capitaine, il ne faut pas juste parler, il faut faire », a rappelé le principal intéressé.

  • Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Pour Toulon, l’ouverture à Bayonne s’est jouée à peu de chose. Alors qu’ils ont bousculé les Basques tout au long de l’après-midi, les rouge et noir n’ont été récompensés que par le bonus défensif. Avec à la clef une défaite, certes honorable (26-27), mais qui est loin de les satisfaire. D’autant qu’ils semblaient avoir la maîtrise de leur sujet face à un Aviron montrant certaines lacunes.

    « Nous n’avons pas su tenir le ballon et mettre sous pression Bayonne », analysait après coup Franck Azéma. L’entraîneur principal du RCT regrettant que ses hommes « se soient débarrassés trop vite du ballon, que nous ne portions pas. En deuxième période, sur les deux premiers rucks, nous le perdons systématiquement, donc nous n’avons pas pu nous exprimer ».

    Toulon est donc revenu avec le point de la frustration. Tout le contraire de ce qu’a vécu son premier adversaire de la nouvelle saison à Mayol, ce samedi. Car, si le RCT n’est pas allé au bout de son jeu, La Rochelle a frappé fort. Grâce à une pénalité d’Antoine Hastoy, sur la sirène, les Maritimes se sont offert une victoire surprise aux dépens de Toulouse (30-27). S’il est trop tôt pour en mesurer la portée, dans les têtes charentaises, ce succès initial a permis de confirmer les belles choses montrées lors des rencontres de préparation.

    Les duels opposant Toulon et La Rochelle réservent toujours de belles surprises. La saison dernière, les Varois avaient dominé les Rochelais à Mayol (39-14). Avant de couler à pic lors de la revanche à Marcel-Deflandre (0-66).

    Duel de caractères

    Les Toulonnais auront à cœur d’effacer cette déroute en offrant à Franck Azéma et à Mayol une belle revanche. Un match dont il attend plus car le voyage à Bayonne l’a laissé sur sa faim : « Il y a tout de même de la frustration, même si en termes d’état d’esprit, nous avons été là de bout en bout. Le comportement a été bon. »

    Mais à la maison, c’est à un festin qu’il aimerait offrir à ses supporters. Pour montrer que cette sortie chez les Basques n’était pas sans lendemain. Et que ses joueurs ont à cœur de rendre la monnaie de leur pièce aux Rochelais, après l’humiliation du 4 janvier dernier.

    Pour y parvenir, le manager varois devra se passer de Charles Ollivon. Victime d’une commotion à Jean-Dauger la semaine dernière, le capitaine des rouge et noir est au repos. Beka Gigashvili a été opéré avec succès et entame désormais sa rééducation. Autres nouvelles de l’infirmerie : Gabin Villière, Marius Domon, Gaël Dréan, Matthias Halagahu et Dany Priso poursuivent leur processus de rétablissement. Alors que Corentin Mézou et David Ribbans ont, eux, repris le travail, mais sont encore dans une phase de stabilisation.

    Côté rochelais, les Charentais se rendent à Mayol privés de Tolu Latu. Le talonneur a reçu un carton rouge lors de la journée d’ouverture et se retrouve suspendu pour quatre semaines, coupable d’un déblayage dangereux qui a heurté le visage de Matthis Lebel en fin de rencontre. Il ne sera pas le seul absent du déplacement dans le Var. L’infirmerie rochelaise est copieusement garnie, avec dix joueurs en soin.

    TOULON – LA ROCHELLE

    2e journée de Top 14

    Stade Mayol

    Samedi, 21h

    Arbitre : J. Rozier.

    TOULON : Jaminet – R. Rebbadj, Jones, Fickou, Ferté – Garcia ( o ), Serin ( m ) – Abadie, Mercer, Ludlam – Candoriet, S. Rebbadj – Sinckler, Baubigny, Amettla.

    LA ROCHELLE: Leyds – Nowell, Seuteni, Daunivucu, Bollengier – Hastoy ( o ), Bouju ( m ) – Boudehent, Haddad, Botia – Adélaïde, Kanté-Samba – Sorin, Bourgarit, Kaddour.

    2e journée

    Clermont – Stade Français 16h35

    Pau – Bayonne 16h35

    Perpignan – Castres 16h35

    Racing 92 – Lyon 16h35

    Vannes – Montpellier 16h35

    Toulon – La Rochelle 21h00

    Dimanche

    Toulouse – UBB 21h05

  • Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Toulon tombe dans le piège bayonnais

    Le redoutable stade Jean-Dauger a finalement eu raison d’eux. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont manqué leur entrée en matière, samedi soir, sur la pelouse de l’Aviron Bayonnais (27-26).

    Pourtant, les Rouge et Noir avaient livré une première période encourageante. Rayan Rebbadj a rapidement inscrit le premier essai de la rencontre (3-5, 11e), avant que Melvyn Jaminet ne prenne le relais au pied. L’arrière toulonnais a enchaîné quatre pénalités consécutives entre les perches, permettant au RCT de conserver les commandes au score (17-19, 53e).

    Mais, dans la dernière demi-heure, les Varois ont progressivement disparu des radars offensivement. Incapables de trouver la faille et de mettre les Bayonnais sous pression, ils ont laissé les Basques reprendre le contrôle de la rencontre. Ces derniers en ont profité pour inscrire un troisième essai et prendre une option sérieuse sur la victoire.

    Heureusement pour le RCT, Rayan Rebbadj veillait au grain. Le troisième ligne international français, également champion olympique de rugby à sept, a profité d’un contre pour inscrire son deuxième essai de la soirée et ramener les siens à une petite longueur au tableau d’affichage. Un précieux bonus défensif au bout du suspense.

    Toulon repart donc de Bayonne avec un point dans ses bagages. Un moindre mal au regard du scénario de la rencontre, mais aussi un premier avertissement pour les Rouge et Noir, qui devront rapidement rectifier le tir. Le RCT tentera de décrocher sa première victoire de la saison samedi prochain (21h), à Mayol, face à La Rochelle.

    BAYONNE : 15. Orabé ; 14. Leveque, 13. Maqala, 12. Mori, 11. Tambwe ; 10. du Preez, 9. Coly ; 8. Bruni, 7. Uhila, 6. Fischer ; 5. Paulos, 4. Geraci ; 3. Setiano, 2. Martin, 1. Bordelai.

    TOULON : 15. Jaminet ; 14. R. Rebbadj, 13. Smaïli, 12. Fickou, 11.Ferté ; 10. Garcia, 9. Serin ; 8. Mercer, 7. Ollivon, 6. E.Abadie ; 5.Cancoriet, 4. S. Rebbadj ; 3. Sinckler, 2. Baubigny, 1. Ametlla.

  • Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Le RCT reprend le Top 14 par un affrontement géant à Bayonne

    Les joueurs du Rugby Club Toulonnais ont fait leur cartable et s’apprêtent à réaliser leur rentrée des classes. Quoi de mieux qu’un déplacement dans l’un des chaudrons du Top 14 pour se jauger sur cette entame de saison. Ce samedi à 19h05, le top départ du championnat offre à Toulon un déplacement à Jean-Dauger, à Bayonne. Un choc XXL pour commencer, devant une « peña » toujours bouillante.

    L’intersaison a été mouvementée du côté du stade Mayol avec une poignée d’arrivées emballantes sur le papier et l’intronisation de Franck Azéma en tant qu’entraîneur principal. Slimani, Albornoz, Cancoriet et bien sûr Gaël Fickou ont débarqué dans le Var. Enfant de La Seyne-sur-Mer, ce dernier va jouer le tout premier match de sa carrière avec le RCT. Il a même été immédiatement promu capitaine. Fort de ses 98 sélections avec le XV de France, Fickou souhaite directement embarquer les Toulonnais dans la bonne direction. « On a bien bossé durant toute la préparation et on a qu’une hâte : être sur le terrain. Cette année est hyper importante pour nous et on a cœur de bien débuter. »

    « Le championnat sera spectaculaire »

    Franck Azéma a aussi donné son avis sur l’attitude de son groupe : « Ils sont impatients. La présaison, pour les joueurs, c’est une période de souffrance. Maintenant, c’est derrière eux et il y a l’envie de savoir où chacun en est, sur la façon de jouer, de défendre. » L’ancien coach de Perpignan évoque aussi l’objectif d’avoir « un maximum de maîtrise » et d’être « clair dans ce que l’on a préparé ».

    Surtout que se déplacer à Bayonne dès la 1ère journée n’est pas une mince affaire, même si Gaël Fickou pointe que « pour moi, il n’y a pas de lieu idéal pour commencer la saison puisque toutes les équipes sont redoutables. Le championnat sera spectaculaire et très serré ». Après une décevante 9e place l’an passé, Toulon veut plus et cela passe déjà par une bonne prestation dans le Pays basque.

    1ère journée de Top 14

    Stade Jean-Dauger (19h05)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BAYONNE : Orabe – Leveque, Maqala, Mori, Tambwe – Du Preez, Coly – Bruni, Uhila, Fischer – Paulos, Geraci – Setiano, Martin, Bordelai

    TOULON : Jaminet – Rebbadj, Smaili, Fickou, Ferté – Garcia, Serin – Mercer, Ollivon, Abadie – Cancoriet, Rebbadj – Sinckler, Baubignt, Ametlla

  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.

  • L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    Les batteries sont rechargées, les ballons gonflés, le mental aussi. Ce jeudi marquait l’heure de la reprise pour le Rugby club toulonnais, après un mois et demi de vacances. Le moment d’écrire les premières lignes d’un chapitre 2026/2027 que les Rouge et Noir espèrent meilleur que le précédent, décevant tant en termes de résultats que de contenu, malgré l’éclaircie de la demi-finale de Champions Cup disputée face au Leinster.

    « Je suis excité et content, on l’est tous. On a envie de faire une grande saison, montrer notre ADN et ce qu’on a envie de faire », lance Pierre Mignoni, le directeur du Rugby du RCT, qui annonce « le top 6 et jouer la Coupe d’Europe à fond » comme objectifs. Pour ce faire, il sera épaulé, tel qu’annoncé en fin de saison, par un staff renouvelé. Exit Andréa Masi, entraîneur des trois-quarts. C’est Franck Azéma, de retour dans la Rade comme entraîneur principal, qui sera dédié à cet aspect du jeu, et partagera le banc avec son binôme de la saison 2022/2023, en charge de l’organisation générale et du jeu défensif. Un secteur que vient renforcer Alex Codling, qui occupait cette fonction au Munster. Exit également Sergio Parisse, remplacé à la touche par Cédric Béal. Promu en équipe première l’an dernier, le responsable du centre de formation garde ses attributions tout en devenant officiellement intervenant sur la touche et le jeu d’avants. Enfin, Maxime Petitjean (assistant jeu au pied et manipulation), Richie Gray (consultant attitude aux contacts) et Mathieu Bastaraud (team manager) restent en place.

    Concurrence au centre

    L’effectif aussi a connu quelques ajustements. Notamment au centre, avec l’arrivée des expérimentés Gaël Fickou et Huw Jones, dans un secteur où « on avait besoin de talent et d’expérience », justifie Pierre Mignoni. Avec les présences de Brex, Smaïli, Cowie, Frisch, Tuicuvu et même Sinzelle, qui a prolongé d’une saison et « donnera un coup de main sur le programme RCT Passion, pour préparer la suite », il y aura « de la concurrence, et je veux qu’elle nous pousse à tout donner, surtout à l’extérieur », ambitionne le directeur du rugby du RCT.

    Pour le reste, un mélange entre l’expérience de Rabah Slimani, la polyvalence de Judicaël Cancoriet, la vitesse de l’ailier fidjien Apete Narogo, et la jeunesse (lire ci-dessous) des frères Luka et Tana Keletaona, du 2e ligne Argentin Luciano Asevedo et de Junior Kpoku, transféré définitivement du Racing 92. Pas de joker en vue malgré les longues indisponibilités (Villière, Dréan, Priso, Halagahu, Domon).

    Si une large partie du groupe a repris, d’autres éléments se font encore attendre : les internationaux (White, Brex, Lucchesi, Garbisi) ne reprendront que le 16 août, au moment du stage à Serre Chevalier, au même titre que Ribbans et Cowie, qui seront réintégrés à l’entraînement collectif à ce moment-là. Fickou, demi-finaliste du Top 14 avec le Racing, reprendra le 27 juillet. Un seul match amical est prévu, le 28 août, à Issoire, face à Clermont, avant de retrouver le championnat le 5 septembre sur le terrain de Bayonne.

    La jeunesse au cœur du projet

    Cette année encore, Pierre Mignoni insistera sur le lien entre le centre de formation et l’équipe première, à travers la « cellule rouge », composée de joueurs intégrés au groupe pro ou proches de l’être et la « cellule rouge minots » pour les plus jeunes, qui « s’entraîneront parfois avec les pros », précise l’homme fort du RCT. « Le but, c’est d’avoir un certain pourcentage de joueurs formés au club en équipe une l’an prochain », ajoute-t-il.

    Outre la formation, le recrutement a également permis de signer de jeunes joueurs internationaux comme Luka et Tana Keletaona (France U20), Junior Kpoku (Angleterre U20) et l’impressionnant 2e ligne argentin Santiago Asevedo (2,03m, 125 kg), 22 ans, déjà appelé dans le groupe des Pumas sans jamais entrer en jeu. Ad.B.

  • Rugby : les calendriers dévoilés

    Rugby : les calendriers dévoilés

    Le Top 14 reprendra le week-end du 5 septembre. Montpellier, finaliste malheureux, débutera sa campagne à domicile, avec la réception de Pau. Toulon de son côté sera en déplacement à Bayonne.

    En Pro D2, Provence rugby, finaliste du dernier championnat et battu en barrage d’accession au Top 14 par Perpignan, aura aussi son match de reprise à domicile. Les Aixois accueilleront Agen, le 27 ou le 28 août.

  • Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Le stade Vélodrome va accueillir, ce samedi soir (21h05), ce qui s’apparente à l’une des rencontres les plus dantesques de la saison. Bien sûr, la volonté de gagner cette demi-finale est immense pour les deux équipes, mais le duel risque d’être épique. Montpellier et le Stade Français, soit les meilleures formations du Top 14 en 2026. Des clubs quasiment invincibles, avec une confiance extrêmement élevée avant de jouer pour retrouver la finale du championnat. Le MHR est un récent finaliste, et même champion (2022), alors que les Parisiens patientent depuis 2015.

    Les deux entités se sont surtout relevées de la plus belle des manières après deux derniers exercices plus que compliqués. En 2024, Montpellier s’est retrouvé à une minute de tomber en Pro D2, lors d’un barrage renversant à Grenoble (20-18). L’an passé, les Héraultais ont terminé 9e, manquant les phases finales, alors que les pensionnaires du stade Jean-Bouin se sont sauvés pour un point. 12e juste devant Perpignan, ce qui leur a permis d’éviter le stress de l’access match.

    Depuis, le soleil brille de Montpellier à Paris. Le club propriété du milliardaire Mohed Altrad n’a connu la défaite qu’à deux reprises en 2026. Deux revers contre Toulon et Toulouse et pour le reste, une pluie de victoires, de Montauban à Lyon en passant par les provinces irlandaises. Car le MHR a survolé la Challenge Cup, éparpillant en finale l’Ulster, à Bilbao (59-26).

    Le Stade Français confiant après son barrage gagnant

    L’entraîneur Joan Caudullo évoquait ces six premiers mois de l’année hors-norme. « Je crois au fait que, quand on met un projet en place, il marche. Et quand il y a une continuité, il marche, quel que soit celui qui est à la barre. Là, on a de la stabilité, obligatoirement, ça marche, mais je ne pensais pas que ça allait marcher aussi vite. »

    Le duel s’annonce exceptionnel face au Stade Français, les soldats roses sortant d’un quart de finale de premier plan face à la Rochelle. 45-5, les hommes de Ronan O’Gara ont pris la leçon. Le deuxième ligne Paul Gabrillagues cite le changement d’état d’esprit du groupe cette saison. « Nous avons beaucoup de confiance en nous depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet ensuite d’être plus serein. On l’avait déjà vu sur certains matchs pendant la saison. Il faut être honnête, ce n’est pas le même visage que l’an dernier. » Le Vélodrome s’apprête à vivre une demi-finale bouillante et indécise.

    Demi-finale de Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Montpellier : Banks – Ngandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti, Price – Vunipola, Bécognée, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Haouas, Uelese, Erdocio

    Stade Français : Barré – Dakuwaqa, Ward, Nene, Marchand – Carbonel, Kerr Barlow – Tanga, Briatte, Halaifonua – Pesenti, Gabrillagues – Alo, Nicotera, Iscaro

  • Montpellier, l’histoire recommencée

    Montpellier, l’histoire recommencée

    On a eu peur que les joueurs soient éblouis. Ils l’ont été durant les premières minutes », raconte Eric Béchu peu après la demi-finale du Top 14 au stade Vélodrome entre Montpellier et le Racing 92 le 28 mai 2011. Une première demi-finale pour le MHR, une déflagration de sentiments rivée à la mémoire.

    Eric Béchu est alors l’entraîneur adjoint de Fabien Galthié. Le mentor humaniste du futur sélectionneur de l’équipe de France au style plus abrasif. Un homme au crépuscule de sa vie, que l’on voudrait encore entendre à la veille de la demi-finale samedi 20 juin entre Montpellier et le Stade français. Un homme disparu en janvier 2013 d’un cancer fulgurant.

    L’après-midi incandescent du mythique Vélodrome éblouit les joueurs de Montpellier. Le virage Sud, celui des Ultras de l’OM, se drape dans ses couleurs préférées : le bleu et blanc. Au moins 25 000 Montpelliérains ont pris la route vers Marseille dans une procession populaire. Avec une station dans les bistrots qui longent le boulevard Michelet.

    « C’est mon meilleur souvenir sous le maillot de Montpellier. Cette année-là était assez particulière et folle », souffle l’ancien capitaine emblématique Fulgence Ouedraogo. « Je ne me souviens pas forcément du match, mais des à-côtés. Je me souviens de notre arrivée en bus. On avait dormi dans un château à côté de Marseille. On était au vert et au calme. Et puis, il y a ce virage vers le stade. Et là, tous les gens sortent des bars et commencent à taper contre le bus. Cette marée de personnes et leurs drapeaux bleus, l’entrée dans le stade avant l’échauffement, tout ce monde dans les gradins… Je me suis dit, mais on est où ? » raconte-t-il, le souvenir vibrant et vivant.

    Ce jour-là, Montpellier bascule dans un autre monde. En un seul jour, un seul coup. Tout ce que les gamins du Pic Saint-Loup : Ouedraogo, François Trinh-Duc, Kélian Galletier, Geoffrey Doumayrou… ou d’autres comme Julien Tomas voulaient vivre, ils le vivent là. Ils vivent le moment d’une vie avec leur club formateur. Eux, mais aussi le Géorgien Mamuka Gorgodze ou Benoît Paillaugue portent ce club balbutiant en finale du championnat face au Stade toulousain. Au bout d’une demi-finale indécise face au Racing 92 de Chabal, Nallet, Steyn… ou Pierre Berbizier.

    « C’est l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau. C’est là où on a vraiment franchi un cap et joué nos premières phases finales », juge Fulgence Ouedraogo.

    À Marseille, Montpellier est au bout de la saison des premières fois. D’une première campagne en phase finale, d’un premier barrage arraché à Castres sur une pénalité ratée par le buteur tarnais Romain Teulet. Un échec qui efface tout, qui ne s’efface pas. Après cette première victoire en phase finale, les joueurs de Montpellier n’écoutent que leur joie. Et s’arrêtent au bar en bord de route à Saint-Pons de Thomières.

    Une semaine plus tôt, au stade Du Manoir, ils avaient arraché leur place en phase finale face à l’équipe de Toulon de Philippe Saint-André, Mourad Boudjellal et Jonny Wilkinson. Au bout d’un match de feu, d’une passe d’armes entre Boudjellal et Galthié, au bout d’une saison débutée par un succès face au Racing 92, où les prémices de sa révélation étaient là. Galthié, l’éternel insatisfait, soufflera : « des matchs comme ça, on n’en fait pas deux ».

    Au cours de l’été 2010, celui de son arrivée, Fabien Galthié avait failli tout plaquer. Eric Béchu, son ancien éducateur à l’école de rugby de Colomiers, l’en avait dissuadé. L’ex-consultant des Pumas (2008-10) et entraîneur du Stade français (2004-08) était au cœur d’un imbroglio politique et d’une bataille souterraine. Entre Georges Frêche, patron de l’Agglo et André Vézinhet, président du Département et beau-père du président du MHR, Thierry Pérez.

    Montpellier brûlait de mille feux. Et de contre-feux. L’histoire du MHR était en marche sur cette poudrière. Avec, comme étincelle ultime, la demi-finale à Marseille, inscrite à jamais dans les souvenirs des uns et des autres. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière », avouera aussi Joan Caudullo, remplaçant entré en cours de jeu au Vélodrome. Ouedraogo et Caudullo vivront pourtant la finale au Stade de France face à Toulouse. Une finale qui leur a échappé d’un doigt. Celui de Ouedraogo fracturé au Vélodrome.

  • Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Le gratin du rugby français fait étape le temps d’un week-end au stade Vélodrome. L’écrin habituellement utilisé par l’Olympique de Marseille reçoit, vendredi et samedi, les demi-finales du Top 14. La discipline est une habituée des lieux entre les délocalisations du RC Toulon, mais aussi l’accueil de ces mêmes demi-finales en 2017 et de la finale il y a deux ans. Le Stade Toulousain et le Racing 92 seront les deux premières équipes à fouler l’herbe marseillaise, ce soir (21h05).

    Une rencontre au sommet, dans un antre que les deux coachs, Ugo Mola et Patrice Collazo, apprécient tout particulièrement. « Je suis content de venir au Vélodrome. Pour moi, c’est le plus beau stade de France, voire du monde. Je trouve que c’est un endroit rêvé pour le rugby, que ça donne une dimension à ces demi-finales. C’est un stade avec une caisse de résonance monstrueuse », appuyait Collazo. Mola le Toulousain a aussi raconté que le pèlerinage au Vélodrome était commun, lorsqu’il était joueur, dans les années 1990.

    Les Racingmen savent pertinemment qu’ils sont loin d’être favoris lors de cette rencontre. Ce costume leur sied à merveille, vu qu’ils viennent simplement d’infliger à Pau sa seule et unique défaite de la saison à domicile (33-31), lors du barrage. Avec ce phrasé qui lui colle à la peau, Patrice Collazo a évoqué un Toulouse « en formule all inclusive », avec toutes ses stars disponibles pour le choc de la soirée. Surtout que les différentes statistiques à propos des phases finales ne penchent pas en faveur des Franciliens. Depuis 2018, aucun barragiste n’a atteint la finale du Top 14. Pire encore, les Haut-Garonnais sont des monstres de réussite lorsque l’été approche. Terminer parmi les deux premiers du championnat les amène forcément en finale par la suite. 7 sur 7 lors des deux dernières décennies.

    Dupont IN, Ramos OUT

    Patrice Collazo a d’ailleurs catégoriquement refusé d’évoquer la soi-disant méforme de son adversaire. « Ce sont les médias qui ont dit ça. Ça fait deux semaines qu’ils étaient dans les eaux profondes. Pour connaître un peu la maison, quand ils ferment les écoutilles et qu’ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu’ils se préparent. Heureusement, il y a des articles qui sont réapparus un peu aujourd’hui. Je vous laisse interpréter la saison de Toulouse, je n’ai pas la prétention d’interpréter. »

    Ugo Mola n’a pas laissé planer le doute trop longtemps en révélant qu’Antoine Dupont sera dans le groupe pour ce match. Il sera même titulaire aux côtés de Romain Ntamack. Seule ombre au tableau, Thomas Ramos est absent. D’après les explications de son entraîneur, il a lui-même préféré ne pas tenter le coup pour le bien de l’équipe. Blair Kinghorn le remplace au poste de numéro 15.

    Demi-finale du Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Pierre Brousset

    TOULOUSE : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel – Ntamack, Dupont – Roumat, Willis (cap.), Cros – Meafou, Brennan – Merkler, Mauvaka, Neti

    RACING : James – Manu, Fickou, Tuisova, Spring – Gibert, Carbonneau – Hughes, Manyarara, Baudonne – Taofifenua, Hill – Bamba, Tarrit, Gogichashvili

    Plusieurs animations à travers la ville

    Marseille se met, le temps d’un week-end, au rythme du rugby. Des animations liées à la discipline sont prévues dans les prochains jours sur le Vieux-Port et sur le parvis du stade Vélodrome. De nombreuses activités et initiations sont au programme, avec entrée gratuite pour tous, fans de rugby ou non.

    Un village éphémère a été installé, face à la mer, en partenariat avec plusieurs sponsors du Top 14 et de la Ligue Nationale de Rugby. Une « Sensory Room » a également été mise en place au Vélodrome et sera destinée à des personnes souffrant de troubles sensoriels, cognitifs ou neurodéveloppementaux. 28 personnes suivront les matches en audiodescription, pour une immersion totale.