Tag: Théâtre

  • Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Entrer dans l’univers de Marcel Pagnol en marchant (compter 4km) et en s’en laissant conter par les acteurs de Dans la Cour des Grands. Comme Pagnol a été un des pionniers du tournage en extérieur, la compagnie théâtrale sort les pièces du théâtre et embarque le spectateur dans une autre dimension, plein air. Dans la Cour des Grands a ainsi su insuffler un nouveau genre : « L’Art des collines ». Tout au long de petites randonnées, le spectateur devient « spect-acteur », des événements qui se déroulent sous ses yeux.

    Une expérience unique

    Dans cette nouvelle proposition, deux domaines offrent un sublime écrin à l’œuvre de l’auteur. La pièce sera interprétée d’une part au Château de Vauclaire, superbe domaine familial préservé depuis 400 ans, niché dans les paysages aixois. D’autre part sur le site où a eu lieu le tournage de l’adaptation au cinéma du Château de ma mère par le réalisateur Yves Robert, dans le magnifique domaine viticole du Château d’Astros au cœur de la Provence et du Var.

    Par l’originalité de ses spectacles à la fois populaires et exigeants, la compagnie a su captiver l’imaginaire de plus de 250 000 spectateurs. Preuve s’il fallait de son succès, ses séances plein air se jouent toujours… à guichets fermés.

    Infos pratiques et réservations sur le site danslacourdesgrands.fr

  • L’Ombrière : une saison entre grands noms et découvertes

    L’Ombrière : une saison entre grands noms et découvertes

    À l’Ombrière, la programmation est pensée pour refléter la diversité des arts de la scène. Cette saison encore, la salle d’Uzès propose aussi bien des spectacles à taille humaine que des rendez-vous plus ambitieux capables de rassembler un large public. « L’idée est de répondre toujours aux attentes d’un public varié, avec une programmation pluridisciplinaire qui permet d’atteindre différentes esthétiques », explique Virginie Jarrin, directrice de l’Ombrière.

    Cette diversité se traduit autant par l’accueil de grandes figures du théâtre et de la chanson que par la mise en avant de créations plus confidentielles. Car, rappelle la directrice, « la programmation de l’Ombrière, c’est aussi l’alternance entre des têtes d’affiche et des spectacles plus émergents ».

    Louis Bertignac, événement phare

    Parmi les temps forts de la saison, le concert de Louis Bertignac programmé vendredi 17 octobre à 20h30 est sans doute l’événement le plus attendu. Guitariste, chanteur et cofondateur du groupe mythique Téléphone, il a marqué l’histoire du rock français. Toujours aussi passionné, il enflamme les scènes avec ses classiques et ses créations personnelles. Pour l’occasion, l’Ombrière adaptera sa jauge : de 500 spectateurs en moyenne, elle pourra accueillir jusqu’à 1 200 personnes. « Louis Bertignac fait partie de ces artistes qui nous permettent de toucher un public très large », partage Virginie Jarrin.

    La directrice recommande deux autres rendez-vous majeurs. Le premier se tiendra le 13 mars, avec François Cluzet, l’un des comédiens les plus populaires du cinéma et du théâtre français. Dans une configuration intimiste, l’acteur se livrera à un grand moment de théâtre, intense et profond, qui s’éloigne volontairement de la légèreté comique. Sur scène, il incarne Robert, thérapeute et essayiste en pleine rupture avec ses méthodes traditionnelles. Fatigué de voir ses patients s’enliser dans l’introspection, il décide de tout bouleverser et d’agir autrement. Interné dans un hôpital psychiatrique, il raconte son ambition de changer le monde, entre conviction radicale et possible folie. Adapté du roman de Denis Michelis et mis en scène par Emmanuel Noblet, déjà récompensé d’un Molière pour Réparer les vivants, ce spectacle permet à François Cluzet de déployersa puissance d’interprétation et d’emmener le spectateur dans un récit chargé d’émotion.

    Autre temps fort : la pièce Les Marchands d’étoiles, couronnée aux Molières 2025, notamment du prix du meilleur comédien. Cette œuvre bouleversante plonge dans l’histoire de l’étoile jaune tout en explorant les rapports de filiation au sein d’une famille. Un spectacle qui conjugue mémoire collective et émotion intime, et qui s’annonce comme l’un des sommets de la saison. « C’est un très beau théâtre, profondément émouvant, parce qu’il traite d’un sujet que l’on connaît et qui reste d’une force incroyable », souligne Virginie Jarrin.

    Avec cette programmation, l’Ombrière réaffirme son ambition : être une maison ouverte à tous, où se croisent le théâtre de haut niveau, la musique populaire, les écritures contemporaines et les talents émergents. Une saison qui, à n’en pas douter, fera vibrer Uzès et son territoire bien au-delà de ses murs.

    * Toute la programmation sur www.lonbriere.fr

  • À Pézenas, trois jours pour fêter Molière et son époque

    À Pézenas, trois jours pour fêter Molière et son époque

    « En 1653, la troupe de Dufresne est attendue à Pézenas pour la durée des États du Languedoc. Promu directeur de la troupe, le jeune Jean-Baptiste Poquelin veut profiter de ces journées de liesse populaire pour présenter ses nouvelles farces inspirées des Italiens et de leur commedia dell’arte. Molière recevra-t-il enfin les faveurs du public ? »

    Voilà pour le décor. Trois ans après avoir célébré les 400 ans de la naissance du plus célèbre comédien et dramaturge de la langue française, la Ville de Pézenas sonne le rappel. Durant 3 jours, du 12 au 14 septembre, la « cité de Molière » va se transformer et se replonger au milieu du XVIIe siècle, où les troupes de théâtre font figure de divertissement en temps de misère.

    Reconstitution historique

    Rythmé de cortèges tambourinant, parades costumées, spectacles, concerts, discours et reconstitutions historiques*, sans oublier les tavernes et marchés gourmands, le week-end promet de faire voyager le public familial attendu en nombre. En 2022, 30 000 curieux avaient répondu présent. « On sent une émulation, une énergie populaire jusque dans les écoles qui participent. Les gens viennent chercher des costumes, ils ont envie de se prendre au jeu », se réjouit Armand Rivière.

    Pour le maire socialiste, l’événement qu’il espère reconduire est une « occasion de mettre en lumière le patrimoine dormant mais aussi vivant de Pézenas » qui compte une quarantaine d’artisans. « Pézenas a une offre commerciale et culturelle toute l’année. L’idée c’est aussi que cela donne envie aux gens de revenir, comme un produit d’appel ».

    À quelques jours du rendez-vous, Armand Rivière ne cache pas son enthousiasme partagé. « C’est l’un des rares sujets qui ne fait pas polémique sur les réseaux sociaux alors même qu’on bloque le centre-ville pendant 48 heures. » L’élu socialiste y voit l’occasion pour les gens de « sortir du marasme ambiant » et d’affirmer des valeurs d’ouverture aux autres, « contrairement à ce qui est prôné à 20 km d’ici… »

    * www.ville-pezenas.fr

  • La 25e édition d’Actoral sous le signe de la métamorphose

    La 25e édition d’Actoral sous le signe de la métamorphose

    Incarnation du credo d’Actoral – télescoper les disciplines artistiques – le musicien pop Julien Perez donnera le ton de la 25e édition du festival lors de son prélude, samedi 13 septembre, avec un live, mais aussi une lecture de son premier roman Hommages. Irriguée par d’autres concerts et DJ sets, une ouverture à voir à La Cômerie, ancien couvent perché en haut de la rue Breteuil dans lequel l’association et centre culturel Montevideo a déménagé, après s’être fait expulser en 2024, par son propriétaire, de l’impasse éponyme où elle était implantée. Cette mouture entrera dans le vif du sujet les 24 et 25 septembre au Théâtre des Calanques avec Puff. Conçu par Alice Ripoll et interprété par Hiltinho Fantastico, un solo qui montre comment une danse de la diaspora africaine au Brésil « peut avancer masquée pour exprimer des revendications », plante Hubert Colas, directeur de la manifestation. « À travers des formes intimes et ancestrales », résume-t-il, « beaucoup d’artistes interrogent le futur, la nécessité d’une liberté d’expression des minorités qui peut craindre des représailles d’un monde où capitalisme et masculinisme pourraient éteindre ces lumières ».

    Le masque et la plume

    Parmi d’innombrables propositions (théâtre, danse, performance, cinéma, lecture, arts visuels), le « diablotin angélique » Alberto Cortès évoquera au Ballet national de Marseille dans Analphabet « la violence intra-genre que le patriarcat lègue aux relations queer ». Avec Good Luck, Amit Noy détourne, lui, dans un solo, « les danses et musiques traditionnelles israéliennes pour mettre en scène une critique de la violence d’État ». Réfugiée en France, la peintre et performeuse afghane Kubra Khademi racontera pour sa part son chemin émancipateur dans La fille et le dragon à La Criée. À l’image de son nouveau départ à La Cômerie, Actoral et sa mouture 2025 seront traversés par la métamorphose. Dans cette veine, le cabaret à la fois tendre et acerbe de Latifa Laâbissi et Antonia Baehr, Cavaliers impurs, à la Friche Belle de Mai, « la figure mutante » de Mercedes Dassy dans Spongebabe in L.A au BNM, ou encore Cherish Menzo qui, dans Frank, « s’attache à l’archétype du monstre, non pas pour l’éloigner ou l’exorciser, mais pour s’en approcher, l’habiter et l’incarner », et « sonder les représentations du corps noir, du féminin et de l’altérité ».

  • La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    Je l’inscris à la MJC car il baigne dedans depuis qu’il est petit », confesse Marilyne Pellegrino aux inscriptions de rentrée de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues mardi dernier. Son fils Hugo vient y découvrir le théâtre, « car je veux devenir Youtubeur et tourner dans un film » argue le jeune garçon en CM2 à La Couronne.

    Un rêve Parmi d’autres, au milieu des dizaines de parents, enfants et autres intéressés par les activités de la MJC. Avec comme nouveauté cette année l’atelier musical des minots, Qui permet à des enfants n’ayant jamais fait de musique de découvrir plusieurs instruments. « On a eu besoin de trouver un moyen pour désengorger les cours de musique qui sont pleins chaque année » indique Elsa Ferrier, chargée de la communication de la MJC. Une nouveauté complétée par un atelier de percussion africaines et de rythmes du monde par Jean-Christophe Herrmann.

    Avec plus de 990 adhérents l’année dernière, la MJC se donne pour « objectif d’atteindre le même nombre cette année » projette Elsa Ferrier, alors qu’ « entre 250 et 300 personnes étaient déjà réinscrites en fin de saison dernière » et que « le temps fort de l’inscription dure jusqu’à la Toussaint ».

    Un ancrage local

    Cette affluence à l’inscription s’explique entre autres par la présence et l’historique de la MJC de Martigues. « On vient voir des pièces de théâtre depuis très longtemps » reprend Marilyne Pellegrino. « Je suis déjà venu voir des spectacles de ma grand-mère » abonde son fils Hugo. Le large éventail d’activités permet d’ailleurs de s’y retrouver à tous ces âges. Comme le dit la mère de Nils Fruit, « il faisait du saxophone avant. Je voulais qu’il fasse une autre activité culturelle alors je l’ai inscrit au théâtre car j’en ai moi-même fait avant ». « Car c’est un sacré comédien » complète-t-elle sur le ton de l’humour.

    Et ces activités ne sont pas que pour remplir le mercredi. « il voulait continuer le saxo mais son ancien professeur arrêtait, alors on est venu ici » conclut la mère de Nils Fruit. On retrouve cette « connaissance intergénérationnelle des habitants », souligne le directeur Isidore Gomis, qui insiste sur « le renouvellement du package, issu chaque année des discussions avec les adhérents sur ce qu’ils ont envie de faire ». Cette liberté est rendue possible par « l’engagement constant de la Ville sans laquelle on fermerait nos portes » indique le directeur, qui revendique l’« équipement le mieux doté dans les Bouches-du-Rhône. Quand je discute avec d’autres collègues je vois qu’ils ne sont pas soutenus comme nous » en comparaison avec les autres structures analogues.

    À noter, le prochain temps fort qu’est la soirée Kanaky le 4 octobre.

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.