Tag: territoire

  • Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    L’hôpital va mal et ceux qui le font vivre aussi », dénonce Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues à la table ronde organisée par l’union locale jeudi soir. Le plan immobilier de 60 millions d’euros bouclé par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’établissement mercredi matin (voir notre édition du jeudi 22) ne suffit pas aux syndicalistes, associations et élus regroupés depuis 3 ans dans la campagne pour le renforcement de l’hôpital.

    Car ce projet immobilier s’accompagne d’un plan d’efficience budgétaire. Laure Privat affirme que ce plan est synonyme de « 90 postes en moins à horizon 2030 », contrairement à ce qu’affirmait le directeur de l’établissement mercredi en parlant de « mettre en perspective » les personnels avec l’agrandissement du bâti. « Ils justifient ce plan d’efficience sur 10 ans par le retour à l’équilibre budgétaire pour permettre le projet immobilier de se faire », détaille Nathan, infirmier délégué du personnel CGT et représentant au conseil de surveillance de l’hôpital.

    Un avis majoritaire

    Manifestement, le plan ne fait pas l’unanimité au-delà de la CGT. « Pour la première fois le conseil de surveillance a émis un avis défavorable à majorité » sur le plan d’efficience d’après le délégué du personnel, en plus des « réserves de la commission médicale d’établissement » composée des médecins. « Ça prouve l’éveil des consciences quand 90 personnes vont être mises au chômage », conclut-il.

    C’est aussi en ce sens que Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues parle d’une « bonne nouvelle » quant au projet immobilier, mais « qui incite à ne pas lâcher le combat » quand « la mutation du territoire va augmenter les besoins », avec 170 000 habitants dans l’aire de l’hôpital. « On va ouvrir dès demain d’autres sujets avec l’ARS car la cardiologie est en train de mourir à l’hôpital », tance l’édile, de même à propos « des souffrances dans les Ehpad de notre territoire ».

    Pour Laure Privat, la solution est simple : « On revendique 90 postes statutaires, pas précaires, et 170 millions d’euros d’investissement. C’est ensemble avec les travailleurs, les usagers et la population qu’on imposera nos conditions. »

  • Une plateforme pour donner un nouveau répit aux aidants

    Une plateforme pour donner un nouveau répit aux aidants

    Venir en aide à ceux qui aident. En décembre dernier, Ladapt Méditerranée, les Établissements médico-sociaux publics du Haut-Var et ceux du Var, sous l’égide de la Communauté 360 du Var portée par l’Union pour la gestion des établissements des caisses de l’Assurance Maladie (Ugecam), ont signé une convention pour le lancement de la Plateforme du Répit du Var.

    Une avancée majeure pour le soutien aux aidants familiaux de personnes en situation de handicap dans le département. Elle constitue une réponse en cohérence avec les orientations de l’Agence régionale de santé (ARS) et les politiques publiques de soutien aux aidants et de prévention de l’épuisement, avec le concours des acteurs institutionnels et médico-sociaux du territoire varois.

    Cette convention rassemble les partenaires institutionnels et médico-sociaux autour d’une ambition commune, impulsée par l’ARS : proposer aux aidants un parcours d’accompagnement lisible, accessible et coordonné. L’objectif est de garantir une couverture départementale complète et réduire les inégalités territoriales, afin que chaque aidant puisse accéder à des solutions de répit adaptées à ses besoins, et quel que soit son lieu de vie. En croisant les expertises et en mutualisant les ressources existantes, les partenaires apportent des réponses concrètes, coordonnées et adaptées aux besoins du terrain.

    Un numéro unique :

    0 800 360 360

    La Plateforme de Répit du Var a pour mission d’accueillir, écouter, informer, orienter et soutenir les aidants. En plus de conseils, elle propose aux aidants de l’écoute, du soutien psychologique et des groupes d’expression, des ateliers collectifs, mais aussi des solutions de répit adaptées aux besoins : temps libéré (interventions ponctuelles de courte durée permettant à l’aidant de souffler de 1 à 4 heures par jour, jusqu’à 5 jours par an), temps de répit (journées d’accompagnement de la personne aidée, offrant à l’aidant la possibilité de se libérer entre 5 à 8 heures, jusqu’à 8 jours par an), et des solutions de relayage (intervention d’un professionnel au domicile auprès de la personne aidée, permettant à l’aidant de s’absenter entre 1 et 5 nuits). Elle propose aussi des séjours de répit « aidant-aidé » dans un cadre agréable et adapté, pour se ressourcer en duo (jusqu’à 6 jours/5 nuits).

    La Plateforme s’appuie sur le numéro unique et gratuit de la Communauté 360 du Var, permettant aux personnes d’être rapidement orientées vers des solutions adaptées : 0 800 360 360, disponible du lundi au vendredi de 8h à 20h. À ce titre, les prescripteurs, professionnels de santé, travailleurs sociaux et acteurs de proximité sont invités à relayer l’information et à orienter les aidants vers la Plateforme.

  • Les Trad’Hivernales font danser l’hiver à Sommières

    Les Trad’Hivernales font danser l’hiver à Sommières

    À Sommières, janvier rime depuis longtemps avec Trad’Hivernales. Du 15 au 18 janvier, le festival porté par l’association Coriandre revient pour une 27e édition fidèle à son esprit : faire vivre une culture occitane ouverte, joyeuse et accessible.

    Concerts, bals trad, spectacles, contes, actions culturelles… pendant quatre jours, la ville devient un véritable carrefour de rencontres artistiques et humaines.

    « La tradition doit évoluer »

    Près d’une vingtaine de groupes sont annoncés, parmi lesquels Naragonia, Dragon Flowers, Cam & Léo, La Soubirane, Unès ou encore Morenica pour la soirée d’ouverture. Une programmation qui assume la diversité, puisque, comme le rappelle Denis Galvier, fondateur de Coriandre, « la diversité est un gage de possibilité de partage ».

    Une philosophie revendiquée par les organisateurs, pour qui la transmission passe par le mouvement. « La tradition doit évoluer, sinon elle se meurt », insiste le fondateur de Coriandre. Le festival multiplie ainsi les formats : concerts nomades dans la ville, ateliers participatifs, plateau radio, bals pour enfants et une journée du dimanche entièrement gratuite avec repas partagé et bal familial. Un rendez-vous où l’on vient écouter, danser, apprendre… et surtout partager, fidèle à l’esprit de « paratge e convivéncia » cher à la culture occitane.

    Infos et billetterie : tradhivernales.com

  • La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    Une salle comble au Rowing club, ce mercredi 14 janvier, et une jeunesse toute acquise à la cause de la candidate DVD à la mairie de Marseille, Martine Vassal, pour une soirée organisée par Une génération pour Marseille, collectif des jeunes de la droite et du centre emmené par Romain Simmarano, par ailleurs directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région Sud. L’occasion pour Martine Vassal de décliner ses propositions.

    De la crèche, dont elle promet de doubler le nombre à Marseille, à l’école avec une sorte de déclinaison du « plan Charlemagne » que celle qui est aussi présidente du Département a mené, histoire de rénover la totalité des 88 écoles municipales. À l’image des maisons du Bel âge départementales qui accueillent les seniors, elle imagine aussi des « maisons de la réussite » dans tous les secteurs de la ville pour proposer aide aux devoirs et autres activités. Aux étudiants, elle qui a pourtant déjà la présidence de la Métropole, autorité compétente en la matière, promet les transports gratuits jusqu’à 26 ans, de quoi leur permettre d’investir un centre-ville propre et sécure. Sur la solidarité, elle évoque une réquisition des logements vides, la création de maisons de santé spécifiques, une plate-forme pour les aider à trouver un stage.

    Sécurité à gogo

    Mathieu, Chiara, Juliette, Bilal… Les jeunes qui soutiennent Martine Vassal sont aussi de fervents défenseurs de la cause animale, qui aura un référent si elle est élue maire. Ils seront aussi en sécurité avec plus de caméras de vidéosurveillance, une BAC municipale, et de la police que toute la salle applaudit fiévreusement. « Sur Marseille, ce sera tolérance zéro » pour que cette jeunesse qui a visiblement les moyens de sortir tard le soir puisse avoir de « la tranquillité publique ».

    Les jeunes soutiens de la candidate de la droite et du centre réclament aussi des grands événements. Ils en auront un, « nous allons le créer », promet-elle. Sur l’emploi, il faudra travailler sur tout le territoire…

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • Emmanuel Macron devrait actualiser la loi de programmation militaire

    Emmanuel Macron devrait actualiser la loi de programmation militaire

    Emmanuel Macron revient à la base aérienne 125 d’Istres, jeudi, pour présenter ses vœux aux armées. Presque neuf ans après sa première élection, le président de la République se livrera à un exercice cérémoniel classique : revue des troupes, salutations aux portes-drapeaux, puis discours en fin de matinée.

    Mais, en même temps, le protocole laissera place à une séquence moins banale. L’après-midi, Emmanuel Macron prendra place à bord d’un Airbus multi rôle transport tanker (MRTT), piloté par Thomas Pesquet, colonel de réserve de l’armée de l’air, pour une manœuvre de ravitaillement en vol d’un avion Rafale. Une démonstration du module d’évacuation sanitaire Morphée, dédié aux blessés graves, est également prévue.

    Le choix de la base d’Istres pour cette cérémonie repose sur son contexte exceptionnel. 5 000 personnes y travaillent, dont pour moitié de militaires. La piste est la plus longue d’Europe avec 5 km de long. La présence de 15 Airbus MRTT en fait un « hub stratégique de projection de puissance », dans le monde, selon l’Élysée.

    Un discours attendu sur plusieurs sujets

    Le discours présidentiel est attendu. Notamment au regard de l’actualisation de la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030n prévue au 1er trimestre. « C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet », avance l’Élysée. 64 milliards d’euros étaient prévus pour le budget pour la Défense en 2030 et Emmanuel Macron a annoncé, l’été dernier, vouloir avancer cet objectif à 2027. C’est le double du budget alloué en 2017 lors de sa première visite.

    Un discours également attendu au regard de la situation géopolitique internationale et du rôle de la France dans les conflits en cours. « Le président fera évidemment un discours en lien avec l’actualité internationale et géostratégique », précise l’Élysée. Particulièrement en ce qui concerne les « garanties de sécurité en Ukraine s’il y a un traité de paix entre belligérants », mentionne l’Élysée.

    Enfin, les trois premières promotions du service national, fortes de 3 000 jeunes, débuteront en septembre prochain. Un service uniquement « sur le territoire national, déconnecté » des enjeux internationaux, assure l’Élysée.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    La Métropole Aix-Marseille-Provence programme des études d’actualisation de trois nouveaux plans de protection de la forêt contre les incendies. Ces Plans de Massif pour la Protection des forêts contre l’incendie (PMPFCI) sont la déclinaison opérationnelle d’une stratégie globale définie par le plan départemental de Protection des forêts Contre l’incendie (PDPFCI) pour la décennie 2023-2032.

    Avec 24 massifs forestiers, les Bouches-du-Rhône sont l’un des départements français soumis au plus fort risque d’incendie de forêt sur la région méditerranéenne. Le département compte 185 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30% de son territoire. Le mois de juillet 2025 a été particulièrement dévastateur avec le grand incendie des Pennes-Mirabeau qui a ravagé 750 ha et détruit ou endommagé 90 maisons, ou les incendies de Martigues des 17 et 20 juillet qui ont parcouru 240 ha de zones boisées. Les risques ne cessent de croître. On dénombre 250 départs de feux par an pour une surface brûlée de 1 900 ha par an, environ, dans le département. Près de 90% des départs de feu ont une origine humaine, accidentelle ou criminelle. En 2022, 477 feux avaient détruit 1 830 ha.

    Les études programmées par la Métropole porteront sur trois massifs implantés au nord, nord-est et nord-ouest d’Aix-en-Provence : d’abord le plus vaste avec 50 000 ha, le massif du Concors Sainte-Victoire labellisé Grand site de France. Sa dernière étude réalisée par l’Office National des Forêts (ONF) remonte à 2014. Cet ensemble paysager s’étend sur 17 communes et bénéficie d’une inscription Natura 2000 pour ses espèces et son habitat exceptionnels. Le grand incendie de la Sainte-Victoire d’août 1989, qui avait ravagé 5 000 ha, avait suscité une émotion nationale et marqué une prise de conscience sur la nécessité de refonder et de renforcer les moyens de prévention.

    Le massif des Quatre Termes, compris entre les communes de Lambesc, Pélissanne, Coudoux, Éguilles et Saint-Cannat, fait l’objet d’un plan à partir d’études de l’ONF en 2012. C’est l’un des massifs sensibles statistiquement le moins touché par les départs de feu.

    Le plan de massif des Collines de Lançon lié au précédent a été étudié en 2018. Très exposé au mistral, il présente un risque élevé, d’où son compartimentage et son fort maillage en pistes DFCI.

    Prévenir les mégafeux

    Pour ces trois massifs, il s’agit de dresser l’historique des feux et une cartographie sur les trente dernières années, avec l’analyse des départs de feu et les retours d’expérience sur les incendies marquants, l’état de ses ouvrages DFCI (pistes, citernes, vigies) ou encore l’examen des couloirs potentiels de propagation. Un état du milieu naturel comprenant la cartographie des obligations légales de débroussaillement et un inventaire de tous les équipements et travaux de DFCI sont requis.

    Cette actualisation doit permettre d’intégrer l’évolution du risque incendie dans les dix prochaines années au regard du changement climatique et de l’apparition des mégafeux supérieure à 1 000 ha qui ont un impact profond et durable sur les zones urbaines et économiques.

    Les orientations stratégiques devront déboucher sur un programme d’actions DFCI qui fera l’objet d’une concertation la plus large possible avec les acteurs locaux et départementaux : DDTM, conseil départemental, ONF, communes, Métropole, propriétaires forestiers, CCFF, sociétés de chasse, associations locales environnementales et autres usagers de la forêt.

  • [Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé

    [Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé

    Sapins, rennes, pères et mères Noël, bonhommes de neige ou sucres d’orge… L’atelier d’Emacrea, installé dans le 5e arrondissement de Marseille, est ce mardi 23 décembre rempli de sablés en tout genre. C’est Emma Valentin, Vénézuélienne arrivée il y a 25 ans à Marseille, qui est à l’origine de toutes ces créations sucrées, qu’elle adapte au gré des saisons, mais aussi des désirs de ses clients. Car la pâtissière fonctionne avant tout sur commande personnalisée, afin de proposer un gâteau « sur mesure ».

    « Ce qui me plaît, c’est de faire le biscuit que les gens imaginent », glisse-t-elle en montrant, sur une étagère, les quelque 35 boîtes qui contiennent les 1 000 emporte-pièces lui permettant de proposer au moins autant de designs de sablés. « Je les classe par thème, sinon, je ne m’en sors pas », rit-elle.

    Fait maison et local

    Détentrice depuis 2016 d’un CAP pâtisserie, Emma crée son entreprise Emacrea design gourmand dans la foulée, avec l’ambition de défendre une production « locale, artisanale et responsable ». Dès 2017, la Chambre des métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône lui décerne la qualification protégée « qualité artisan », imaginée pour valoriser les savoir-faire artisanaux. Suivra le label « éco défis », attribuée à la pâtissière pour soutenir son engagement pour une production respectueuse de l’environnement. Sa boutique fera également partie des 107 premières entreprises à bénéficier du label « Fabriqué à Marseille », crée en 2024 par la Ville pour mettre en lumière les artisans du territoire.

    Installée au 30, rue Gilibert, Emma Valentin n’ouvre les portes de son atelier que sur rendez-vous. « Pour les ventes, je fonctionne très majoritairement sur commande, même si, en période de fêtes, j’installe une boutique éphémère dans mon atelier », explique-t-elle. Pour 2026, deux objectifs : « Conquérir les hommes », pour l’instant moins clients de ses biscuits fantaisies, et parvenir à incorporer un goût de sardine dans son « incontournable » sablé qui prend la forme du poisson.

  • Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Je suis extrêmement favorable au projet de contournement autoroutier d’Arles » affirme d’emblée le maire Horizons Patrick De Carolis lors du conseil municipal du 18 décembre. À « condition sine qua non de pouvoir circuler librement sur le territoire de la ville », affirme le maire, dans l’idée de « la gratuité d’une partie des péages ».

    C’est le point d’objection principal de l’opposition. Selon le conseiller municipal d’opposition Cyril Girard (EELV) « rien n’est gratuit et l’espérer pour les arlésiens revient à contredire le principe d’équité qui veut que pour un même parcours, on paye la même chose ».

    « C’est l’État qui décidera »

    L’opposante écologiste Virginie Maris enfonce le clou : « la réglementation européenne interdit le report de tarifs sur une section », ce qui veut dire qu’« on ne peut pas exporter le financement d’une section d’autoroute sur celui d’une autre section ». Patrick de Carolis, en réponse, affirme avoir « obtenu la gratuité sur les 2/3 du parcours », mais qu’en définitive, « c’est l’État qui décidera ». Marie-Amélie Ferrand-Coccia, ancienne adjointe passée dans l’opposition, complète : « l’État a fait une exception pour le territoire en la matière ».

    Nicolas Koukas (PCF) parle d’une « illusion de gratuité qui trompe les Arlésiens ». L’élu propose « la mise en œuvre d’une convention citoyenne de 10 mois pour permettre aux habitants de prendre le temps nécessaire pour examiner le projet » et préparer une consultation populaire « pas pour ou contre, mais à choix multiples ».

    L’édile « ne change pas d’avis », même compte tenu de l’opposition de son adjointe Eva Cardini qui « sait depuis 5 ans qu’on ne peut pas faire autrement qu’en faisant payer les Arlésiens ». Motion adoptée.