Tag: territoire

  • Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Olivier Galzi veut un écran politique encore plus grand

    Cela ne faisait guère de doute et cela a été officialisé mercredi soir : Olivier Galzi a de l’ambition au-delà d’Avignon et du Grand Avignon. Le nouveau maire (DVD) a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires », avec déjà des vues pour le « Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », écrit-il sur ses réseaux sociaux. Vendredi dernier, à l’issue du conseil municipal consacré à l’élection de grands électeurs supplémentaires, il avait temporisé sur le sujet des sénatoriales, confirmant « vouloir peser » et renvoyant à « une position du groupe la semaine prochaine ».

    C’est donc chose faite, avec comme premier socle, l’ensemble de ses colistiers. Olivier Galzi est persuadé que sa victoire à Avignon le 22 mars est le fruit d’un prétendu attelage sans étiquette, attaché d’abord au territoire avant les courants politiques. « Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain », revendique celui qui est aussi président du Grand Avignon.

    Encore novice en politique il y a quelques mois, Olivier Galzi aurait donc inventé un modèle duplicable à l’envi. « Aux prochaines échéances, faisons en sorte que notre territoire soit le premier à porter cette vision encore plus loin et que, demain peut-être, d’autres régions s’en inspirent », enjoint-il. Premier test donc, les sénatoriales. Sollicité, le maire d’Avignon n’a pas souhaité en dire davantage, pour le moment, que le communiqué. Mais, comme pressenti, Anaïs Hausmann incarnera le mouvement pour le scrutin du 27 septembre. L’adjointe avignonnaise et compagne du maire devait l’officialiser ce vendredi.

    Ça grince à droite

    Si des discussions sont toujours prévues avec le sénateur LR sortant Jean-Baptiste Blanc, il ne semble guère faire de doute qu’Anaïs Hausmann mènera sa propre liste. Dans l’entourage du maire, on fait savoir qu’il n’y a aucune volonté de concurrence. Mais l’avidité politique d’Olivier Galzi froisse la majorité départementale de droite qui s’attendait à davantage d’humilité. Avec 95 grands électeurs, la majorité avignonnaise devra cependant en convaincre environ 200 de plus pour décrocher un siège. Un travail souterrain a démarré et s’intensifiera à la rentrée de septembre auprès des quelque 1 300 grands électeurs, dont les voix sont très disputées.

  • À Avignon, l’école inclusive ne se fait pas sans les AESH

    À Avignon, l’école inclusive ne se fait pas sans les AESH

    Alors qu’une délégation syndicale était reçue par la direction académique de Vaucluse ce mardi 9 juin pour évoquer la situation des AESH sur le département, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment pour que ces travailleurs puissent « vivre de leur métier ».

    « On nous parle d’école inclusive avec de belles intentions. Mais c’est tellement perfectible », regrette Stéphanie Ayme, AESH autour d’Avignon. Comme beaucoup d’autres de ses collègues, en grande partie des femmes, elle ne gagne même pas 1 000 euros par mois de ces activités. « Je me sens précaire. J’ai un second boulot et j’ai aussi des aides sociales alors que j’aimerais vivre de mon métier », confie-t-elle. « On arrive à 8h dans un collège puis on nous appelle à 8h15 pour qu’on aille dans une école maternelle et ce n’est pas normal. Nous ne sommes pas des moutons. Et si on a un problème de voiture, eh bien on doit se débrouiller. Mais qui peut se permettre de réparer sa voiture, ou tout simplement vivre, avec un salaire aussi bas ? », s’insurge Claude, également AESH, une pancarte « un salaire pour vivre pas survivre » dans les mains.

    Une intersyndicale large, avec FO en plus de ceux de l’appel national, à savoir la CGT, Solidaires, l’Unsa et la FSU, était ainsi réunie pour porter diverses revendications pour les 1 300 AESH qui travaillent sur le territoire vauclusien. Dont notamment un besoin de reconnaissance de leur fonction. « Il leur est souvent demandé des missions qui ne sont pas les leurs, telles que de la surveillance d’examen. Alors que de nombreux élèves restent sans l’accompagnement qui est pourtant nécessaire », pointe Mélanie Saïsse, cosecrétaire générale de la CGT Educ’Action Vaucluse.

    Alors qu’un groupe de travail sera ouvert avec le ministère la semaine prochaine afin d’évoquer la question du statut de fonctionnaire du métier. Mais seulement entre 10 et 20% des AESH seraient concernées. « C’est absurde, il faut que tous intègrent la fonction publique. C’est un plan insupportable qui n’a aucun sens », ajoute Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la FSU. Ce dernier estime que « les AESH doivent avoir un statut à la hauteur de leur importance dans une école inclusive, car cette notion n’existe pas sans eux ». « La hausse de la quantité de travail pour certains ne compense même pas les frais de déplacement avec la hausse du prix du carburant. Les dernières réformes ou propositions ne résolvent pas les problématiques en Vaucluse », pointe de son côté le syndicat FO.

  • [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    De vallées en cols, de villages en hameaux, vous êtes attendus ces samedi et dimanche pour participer à La balade du colporteur aux côtés de Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

    Une balade et bivouac gratuit dans la vallée du Toulourenc, entre Saint-Léger-du-Ventoux, Brantes et Savoillans. « Nous allons parcourir une vingtaine de kilomètres sur deux jours et nous dormirons en forêt », explique PIerre Peyret. « C’est une balade accessible à partir de 12 ans de niveau moyen. Ce sera l’occasion de découvrir les jolis villages et hameaux du Vaucluse dans lesquels on pourra s’y arrêter un peu pour boire un café par exemple. »

    Un secteur aux multiples facettes

    L’objectif de cette sortie organisée dans le cadre des Rendez-vous du Parc Ventoux en ce début de période estivale et de donner envie aux participants de découvrir ce territoire qui recèle de nombreux secrets et merveilles. « C’est un secteur que j’aime personnellement et que j’aime faire découvrir aux gens. C’est aussi un moyen pour celles et ceux qui aimeraient faire du bivouac mais qui n’osent pas y aller seuls de découvrir que c’est possible. Il suffit de savoir où aller », continue l’accompagnateur. « Ce que j’affectionne également dans ce genre de sorties c’est qu’elle se fait sur deux jours, ce qui nous laisse le temps de parler, de nous découvrir et de partager de beaux moments ».

    Un autre versant
    du Mont-Ventoux

    Gourde, pique-nique, chaussures de marche et sacs de couchage seront de mise pour cette sortie qui, au-delà de vous faire découvrir de beaux paysages vous en apprendra davantage sur la faune et la flore du site, sur l’histoire du Ventoux mais aussi sur ces sentiers empruntés de manière ancestrale par les bergers et colporteurs. « Nous échangerons avec les participants sur tout ce qui touche au massif, on reviendra sur l’histoire de la paste en Provence aussi… », précise-t-il. Enfin, cette « randonnée belvédère » vous donnera l’opportunité de découvrir un autre versant du Mont-Ventoux. « Nous sillonnerons la face Nord du Ventoux, un côté que l’on a beaucoup moins l’habitude de voir et qui est beaucoup moins représenté aussi parce que l’image que l’on a du Géant de Provence c’est celle que l’on voit depuis Carpentras, Caromb ou Bédoin par exemple », poursuit Pierre Peyret. « Or là, c’est une nature beaucoup plus dure, brut qui s’offre à nous. L’occasion d’observer la faune qui peuple les lieux comme les chamois ou les loups par exemple et de parler du pastoralisme dans cette zone. »

    De samedi à 16h jusqu’à dimanche 16h. Balade gratuite.

    Réservation et inscription au : 04.90.63.22.74.

  • Une application pour mettre le droit du travail au plus près des salariés

    Une application pour mettre le droit du travail au plus près des salariés

    En ouverture du comité de pilotage des Maisons France services par la sous-préfète de Brignoles et la directrice départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (Ddets) qui s’est déroulé jeudi à Brignoles, la plateforme Infotravail-var a été mise en avant.

    « Cette application dédiée aux usagers permet de trouver l’ensemble des renseignements dont ils peuvent avoir besoin en matière d’application du droit du travail », explique Sandrine Polychronopoulos, la directrice de la Ddets.

    Une avancée donc puisque ça met en théorie « le droit du travail le plus près possible de ses bénéficiaires ». Du moins cela facilite l’accès à l’information pour des salariés qui en ont besoin ou qui n’ont pas forcément la possibilité ou les moyens de se déplacer.

    Pour aboutir à la création de cet outil, la Ddets s’est appuyée sur le laboratoire d’innovation publique et sociale varois Insolab 83 et a mobilisé plusieurs acteurs du territoire ; dont les services de l’État, le Centre d’accès au droit (CDAD), le conseil des prud’hommes, le réseau des Maisons France services, France Travail, mais aussi les organisations syndicales, les chambres consulaires et la CAF.

  • À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À compter de ce mois de juin, la Ville de La Farlède engage un cycle d’actions dédié à la parentalité, afin de proposer aux familles des espaces d’écoute, d’échange, d’information et d’accompagnement tout au long de l’année.

    Ce programme mobilise différents partenaires institutionnels, associatifs et professionnels autour d’une ambition commune : soutenir les parents dans les réalités contemporaines de leur quotidien. Cette dynamique associe les politiques publiques locales autour de plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la prévention et la santé, le lien social ainsi que la transition écologique et sociétale.

    Dans ce cadre, un temps mensuel dédié aux parents sera proposé le deuxième mercredi de chaque mois, afin de leur permettre de rencontrer des professionnels, d’échanger, de partager leurs expériences et de trouver des ressources concrètes pour les accompagner dans leur rôle.

    Une ambition collective

    Au cours de ces rencontres, sera notamment abordé le sujet de l’alimentation, cher à la Ville de La Farlède, qui développe une politique proactive visant à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs dans des conditions très favorables, afin de promouvoir une alimentation saine et locale.

    Le thème de la monoparentalité sera également traité, celle-ci s’accompagnant souvent de nombreuses difficultés, dont la principale reste d’ordre économique.

    Autre grand rendez-vous à l’agenda, celui de la Quinzaine des familles, qui se tiendra du
    10 au 25 octobre, pendant laquelle toutes les actions qui leur sont destinées seront mises en avant.

    Pour clôturer l’événement, la Ville a prévu une conférence grand public intitulée « Être parent dans un monde en transition », qui viendra nourrir la réflexion collective autour des transformations éducatives, sociales et sociétales auxquelles les familles sont aujourd’hui confrontées.

    La Farlède poursuit ainsi son action dans une vision de territoire attentive aux mutations sociales, éducatives et environnementales, en favorisant une approche humaine, participative et intergénérationnelle.

    Bien consciente que, comme le disait ce mois-ci Laurent Marseault, le dernier intervenant du cycle de conférences « La Farlède en transition », « les urgences sociales, climatiques et environnementales devront être solutionnées collectivement ». Sans cette prise de conscience, insistait-il, pas de futurs possibles désirables.

  • [EQDD] Les Hauts-de France redeviennent une terre viticole

    [EQDD] Les Hauts-de France redeviennent une terre viticole

    Aujourd’hui, environ 150 hectares sont exploités, portés notamment par deux groupements : les Vignerons indépendants et le collectif « Les 130 ». Le réchauffement climatique favorise cette reprise,
    avec des vendanges plus précoces et une meilleure maturité des raisins. Malgré cet essor, les vins régionaux peinent encore
    à se faire connaître au-delà du territoire.

    Courrier Picard

  • Etex va utiliser des eaux usées pour fabriquer du placo

    Etex va utiliser des eaux usées pour fabriquer du placo

    Le géant de la construction légère Etex va, d’ici un an et demi, réutiliser les eaux usées traitées pour fabriquer ses plaques de plâtre à Carpentras.

    La direction du site l’a annoncé ce lundi 1er juin, sur site. Le projet permettrait de ne pas puiser 2 millions de mètres cubes d’eau potable dans la nappe du Miocène et de devenir « à 95% autonome en eau », assure Frédéric Guetin, directeur général d’Etex Building Performance France, soit l’équivalent de 60 piscines olympiques d’eau potable.

    Des travaux vont donc être lancés, dans les prochains mois, en collaboration avec les services de la mairie pour raccorder le site de production et la station d’épuration. Un réseau enterré sur 3 km va donc être installé entre les deux sites. Le préfet était notamment présent pour confirmer l’intérêt de ce projet. « Le monde industriel peut aussi participer à la gestion de l’eau. Le monde agricole argue souvent qu’il est le seul à faire des efforts. Ce n’est pas vrai et voici un cas très concret », se permet le représentant de l’État. Le coût du projet est évalué aux alentours de 3 millions d’euros, financés par l’entreprise, avec une partie prise en charge par des organismes étatiques.

    Entreprise à mission

    Un projet que l’entreprise a déjà mis en place dans un autre de ses sites, celui de Saint-Loubès, en périphérie de Bordeaux. Et « fort de cette expérience inédite et réussie », la décision a été prise de décliner le même procédé dans le Comtat Venaissin.

    C’est aussi pour le directeur la preuve que « l’on solidifie notre implantation sur le territoire », assure-t-il. Il y a aujourd’hui 120 salariés sur l’usine vauclusienne. Celle-ci peut produire au maximum pas moins de 28 millions de mètres carrés de plaques de plâtre par an.

    « Ce projet est une très bonne nouvelle », ajoute également Sylvain Espenon, secrétaire à l’UD de la CGT et employé à Etex sur Carpentras. « On ne peut que saluer ce genre d’initiatives. Pour l’environnement comme pour l’industrie et sa pérennité. C’est déjà arrivé que la Dreal nous appelle pour dire d’arrêter de puiser dans la nappe quand elle était basse. Et on avait dû stopper la production », explique-t-il. Tout en pointant comme « seul bémol » le financement en partie public des travaux.

    Plus globalement, cette action s’inscrit dans la reconnaissance de la structure comme « entreprise à mission ». Un statut qui permet de dégager une image plus positive de l’entreprise, tout en l’obligeant à avoir « des objectifs sociaux et environnementaux, au même niveau que sa performance économique », précise Etex dans un communiqué de presse. « Ce statut renforce notre raison d’être et reflète notre volonté de participer activement et de manière pérenne à un modèle de construction responsable et durable. C’est un engagement supplémentaire, sur le long terme », assure Frédéric Guetin.

  • Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier à la rencontre des entreprises du territoire

    Camille Galtier a visité, mardi matin, les sites de deux entreprises locales, à Valensole. Accompagné d’autres élus de la communauté d’agglomération, de Manosque et de Valensole, il a d’abord exploré le site des laboratoires de cosmétique BEA. « On va investir dans des nouvelles technologies de machines, comme des laveuses pour améliorer les conditions de travail, et créer un nouvel atelier à Valensole pour stabiliser les emplois sur le plateau. Le maintien de l’emploi est un élément fondamental. À Forcalquier, on est à l’étroit et on a des outils limitants », a expliqué Mounir Tabbiza, directeur général des laboratoires. « On a hérité d’un bâtiment historique, pas dimensionné pour notre activité. Il y a une nécessité de transformation, d’améliorer les flux et d’investir dans de nouvelles lignes », a précisé Marc Ayme, directeur du site de Forcalquier. Les laboratoires ont ainsi prévu un plan d’investissements jusqu’en 2030. « Il faut adapter les bâtiments, mettre les bureaux à l’étage », a conseillé Camille Galtier.

    « On a un fort ancrage sur le territoire. On aurait pu aller ailleurs ou rassembler les deux sites, mais c’est hors de question. On veut garder les emplois à Valensole, Manosque et Forcalquier », a insisté le directeur général. Dans son nouvel atelier de Valensole, BEA prévoit de transférer certaines lignes de production du site de Forcalquier, ainsi qu’une nouvelle ligne qui devrait démarrer courant décembre pour rentrer en production l’année prochaine.

    Le directeur général des laboratoires a également fait part de ses difficultés pour obtenir des aides, notamment de la Région. « On est démunis. On nous a répondu que ce n’était pas la priorité et qu’il n’y avait plus le budget », a-t-il confié. « Il n’y a que vous qui pouvez nous aider à faire entendre notre voix », a-t-il lancé aux élus de la DLVA, de Manosque et de Valensole présents. « On a rattrapé des dossiers qui ne passaient pas », a voulu rassurer Camille Galtier.

    « S’engager socialement »

    L’été, à Forcalquier, les laboratoires de cosmétique accueillent des jeunes qui peuvent ainsi être actifs, travailler et être rémunérés. « On est prêts à s’engager socialement et à le rendre à la cité », a affirmé le directeur général. Il a insisté sur l’importance d’attirer des jeunes dans leur entreprise. Camille Galtier a évoqué un prochain Salon de l’étudiant « pour montrer les formations et les entreprises sur le territoire, sans partir loin ». Les laboratoires prennent déjà « entre quatre et six stagiaires » chaque année.

    Après avoir visité le site de production des laboratoires, la petite délégation d’élus s’est rendue à la Maison de la pistache voisine. « On a une clientèle internationale exceptionnelle ici à Valensole », s’est réjoui Alexis Bertucat, responsable tourisme, communication et RSE pour le groupe Territoire de Provence, qui leur a fait découvrir plusieurs des 160 variétés de pistache existantes.

  • L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    Truites fario et brochets. à l’écloserie de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, les œufs sont choyés pour devenir alevins, jeunes poissons, et repeupler les différents cours d’eau du département. Un travail réalisé par la Fédération départementale de pêche, qu’Yves Vidal, conseiller départemental (Provence Unie) en charge de la pêche, tenait à féliciter jeudi dernier.

    « Avec cette écloserie, la Fédération fait un travail merveilleux pour la pêche et pour le milieu aquatique. En remettant dans les ruisseaux de nombreux poissons », s’enthousiasme Yves Vidal. Construite il y a plusieurs dizaines d’années, elle a été remise aux normes européennes il y a deux ans pour pouvoir pérenniser ses diverses productions. Seule infrastructure de cette ampleur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sert de nurserie à différentes espèces de poissons afin de les réintroduire dans les milieux aquatiques, tant dans les cours d’eau que dans les étangs, pour compléter la reproduction naturelle.

    Une fois grands de quelques centimètres, les poissons sont soit relâchés directement dans des cours d’eau soit dans des ruisseaux d’élevage. « L’intérêt de cette étape est de permettre aux poissons de grandir dans un milieu semi-naturel sans intervention humaine. Ils développent un comportement sauvage tout en bénéficiant d’une relative tranquillité loin des prédateurs », indique le site de l’écloserie.

    En 2020 et 2022, grâce en partie au soutien du Département, le centre a construit un nouveau bassin de reproduction et acheté du matériel d’incubation d’œufs. Un partenariat entre le Département et la Fédération qui, pour Yves Vidal, « bénéficie directement au territoire. Chaque année, des milliers de poissons sont déversés dans les cours d’eau des Bouches-du-Rhône. »

    Pêche et préservation

    Un exemple pour l’élu départemental de « lieu où l’on voit comment la passion de la pêche rejoint les enjeux de préservation de la biodiversité et de gestion durable des milieux aquatiques ». Si la Fédération a en charge de l’écloserie, c’est pour un soutien halieutique avant tout. Cependant, cela permet de rééquilibrer le fragile écosystème des rivières et des étangs. Comme chaque maillon de la chaîne, ces poissons sont essentiels pour l’auto régulation. La réintroduction de chaque espèce est d’ailleurs surveillée pour que leur nombre ne dépasse pas un seuil qui pourrait causer des déséquilibres. Les truites étant particulièrement sensibles aux pollutions de l’eau, la Fédération de pêche fait de la prévention pour la qualité de l’eau des rivières afin de pouvoir pêcher de la truite. La Fédération nationale a par exemple développé un programme de sensibilisation intitulé « Sauvons nos rivières ».

    C’est pourquoi, l’élu du Département a annoncé reconduire les 25 000 euros d’aides annuelles à la Fédération départementale de pêche. « Derrière la pêche, il y a une filière, des bénévoles, des passionnés, des familles, des jeunes… Le Département est fier d’être à leurs côtés. »

  • [Entretien] Christophe Madrolle : « Si tout le monde joue le jeu, on peut sauver la planète »

    [Entretien] Christophe Madrolle : « Si tout le monde joue le jeu, on peut sauver la planète »

    La Marseillaise : Quels sont les enjeux de cette 4e édition de « Nettoyons le Sud » qui se déroule ce samedi 30 mai ?

    Christophe Madrolle : Nous avons créé cette opération parce qu’il y avait beaucoup d’associations qui organisaient leurs propres nettoyages et on s’est dit, vis-à-vis de l’urgence de protéger notre belle région, que mobiliser l’ensemble des associations autour d’une date que nous avons fixée au 30 mai serait beaucoup plus impactant pour la population. Nous avons eu plus de 100 tonnes de déchets ramassés l’année dernière, une mobilisation de 400 collectivités et de 22 000 bénévoles qui se sont mobilisés ce jour-là. C’est une opération qui est construite avec les associations environnementales, les associations de défense de l’environnement, celle de l’espace marin, des collectivités et des entreprises. Nous espérons atteindre et doubler le nombre de bénévoles pour cette année.

    Cette opération porte aussi sur les enjeux autour des déchets sur le territoire ?

    C.M. : Absolument, elle a un rapport sur un véritable point, un point politique puisque cette opération permet de sensibiliser nos citoyens sur les moyens que met en place la région en matière de protection de l’environnement. On veut aussi rappeler que la Région Sud s’est dotée du premier budget vert européen, donc toute aide donnée par la région à une entreprise, une collectivité ou une association est acceptée à une seule condition : répondre à un cahier des charges avec la baisse d’émissions de carbone sur leur traitement de déchets.

    Au-delà de la sensibilisation, est-ce que cette opération peut donner un message d’espoir aux habitants ?

    C.M. : C’est ce qu’on cherche en tout cas, si tout le monde joue le jeu, on peut sauver la planète, grosso modo. On a une action à la région que nous portons pour que les entreprises réduisent les déchets à la source, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi continuer à amener nos concitoyens à faire le tri sélectif et avoir de la transparence dans la chaîne de traitement des déchets. C’est un message qui nous amène à prendre conscience qu’un déchet, depuis sa fabrication jusqu’à sa destruction, c’est quelque chose que nous devons traiter.

    Selon l’Insee, en 2021, la quantité de déchets dans la région s’élevait à plus de 638 kg par habitant, soit 16% de plus qu’en France métropolitaine, on peut donc faire mieux.

    C.M. : Exactement, cette opération permet de porter un discours : que l’on habite dans une grande ou petite ville, le tri sélectif se fait différemment. Il faut alors une vraie sensibilisation et permettre à tous de pouvoir réduire ses déchets ménagers.

    Entretien réalisé par Noa Armony