Tag: territoire

  • Une entreprise éphémère pour aider 40 demandeurs d’emploi à Brignoles

    Une entreprise éphémère pour aider 40 demandeurs d’emploi à Brignoles

    Une initiative pour encourager le retour à l’emploi des chômeurs longue durée et/ou qui ont des difficultés à s’engager par elles mêmes sur le marché du travail (bénéficiaires du RSA, travailleurs handicapés, peu ou pas diplômés, ou seniors). Du 3 novembre au 5 décembre, 40 demandeurs d’emploi du territoire brignolais participent à l’opération « Entreprise éphémère », pilotée par la société de mission éponyme créée à Arles en 2015, avec le soutien de France Travail. Depuis son lancement, une cinquantaine d’opérations similaires ont été menées à travers le territoire national, dont sept dans le Var. En 2024, 395 demandeurs d’emploi ont bénéficié de ce dispositif.

    Le principe : réunir ces derniers au sein d’une structure fictive éphémère, encadrée par des coachs, autour de secteurs d’activité définis en amont avec les entreprises partenaires sur le territoire, et en adéquation avec les besoins répertoriés. « On ne produit rien, mais on appelle ça une mini-entreprise car on organise des groupes de demandeurs d’emploi par intérêt au service. Par exemple, il peut y avoir le service RH. Quand on y appartient, on va faire des simulations d’entretien. C’est comme une entreprise, avec ses différents services. Ils intègrent un cadre de travail proche de celui qu’ils pourraient avoir, ce qui permet d’illustrer l’interdépendance entre chacun, dans une entreprise comme dans la recherche d’emploi », détaille Maxime Mery, directeur des opérations des Entreprises éphémères.

    Rééquilibrer le rapport

    de force avec l’employeur

    à Brignoles, les métiers concernés sont ceux de la préparation de commande, chauffeur de bus, commis de cuisine et employés à domicile. « L’idée est d’articuler les besoins de main d’œuvre du territoire et le projet professionnel des personnes accompagnées. On a donc fait un gros travail en amont pour contacter les entreprises du territoire », précise Maxime Mery. Pour autant, les projets personnels de chacun ne sont pas laissés en jachère : « En parallèle, il y a tout le travail qui est fait sur le projet professionnel. Nous priorisons donc certains secteurs, mais chacun reste libre de son orientation. Pour ceux qui voudraient rester dans la voie choisie, nous permettons de gagner en autonomie sur la recherche d’emploi. On peut aussi mettre en relation avec des employeurs potentiels. Notre objectif est le retour à l’emploi, quel que soit le projet professionnel de la personne. »

    à la fin des cinq semaines, l’objectif est que ces demandeurs d’emplois rejoignent une structure partenaire, continuent de se former au métier découvert pendant cette période, ou bien s’orientent vers le secteur dans lequel ils se projetaient au préalable. Avec, jusque lors, un taux satisfaisant de 63% de réussite.

    Mais, derrière cela, l’objectif est également de faire changer la dynamique du marché du travail, en effaçant les mécanismes d’offre et de demande, ainsi que le profilage, trop souvent discriminant.

    « Le rapport de force est en faveur de l’entreprise. Et, dans ce cadre là, certains demandeurs d’emplois approchent l’entretien avec fébrilité. Notre combat est de faire en sorte de rééquilibrer, en faisant venir des entreprises partenaires qui partagent nos valeurs et en devenant leur tiers de confiance, car nous voyons l’évolution de chaque personne durant ces semaines de formation. Nous créons une ambiance bienveillante qui fait que les entreprises viennent à nous et sont reçues par les demandeurs d’emploi et pas l’inverse. Tous nos recrutements se font sans CV. Nous recrutons des personnes motivées, qui ont envie de s’insérer, des personnalités, pas des diplômes. Et, quand elle se déplace, l’entreprise le voit, et c’est cela qui, je crois, inspire confiance », conclut le directeur des opérations.

  • Une partie civile au procès de la rue d’Aubagne reconduite en Tunisie

    Une partie civile au procès de la rue d’Aubagne reconduite en Tunisie

    Ridha Manei (orthographe retenu par le greffe du procès de la rue d’Aubagne) a fini par être reconduit en Tunisie, il y a quelques jours, selon une information du site Marsactu, alors même que ce sans domicile fixe dépourvu de titre de séjour a été reconnue partie civile aux procès des effondrements du 5 novembre 2018, qui doit être rejugé en appel. Un statut qui ne l’a pas protégé.

    Il y a trois semaines, le 2 octobre, le site Blast révélait que Ridha Manei, 52 ans, était retenu depuis le 5 septembre déjà, au centre de rétention administrative (CRA) du Canet, dans l’attente d’un laisser passer des autorités consulaires, en vue de sa reconduite en Tunisie. Il était sous le coup d’une interdiction du territoire après une condamnation en 2023 pour vol. La Marseillaise avait vainement tenté de le joindre au CRA.

    Au procès des effondrements où il était venu témoigner, Ridha Manei avait raconté qu’il logeait, depuis fin 2017, dans l’appartement de Rachid Rahmouni au 65, rue d’Aubagne, que louait l’avocat Xavier Cachard, vice-président de la Région Paca. Ridha avait eu la vie sauve en se levant tôt pour aller travailler comme maçon sur un chantier.

    La loi du 12 février 2024 est censée protéger les personnes sans papiers victimes de conditions d’hébergements indignes, en leur attribuant une carte de séjour pour toute la durée de la procédure pénale. Mais M. Manei ne cochait pas les cases, car le jugement ne le reconnaît pas victime de l’habitat indigne de Xavier Cachard, puisque le bailleur ignorait qu’il l’hébergeait. Le jugement ne le reconnaît que victime de la mise en danger commise par Xavier Cachard et sa SCI Soyorem.

  • Le Gard entre dans l’ère du tout-fibre

    Le Gard entre dans l’ère du tout-fibre

    Ce mercredi 15 octobre, élus, experts et opérateurs se sont réunis au Pont du Gard pour une journée consacrée au très haut débit (THD) et à ses usages. L’événement, organisé par le Conseil départemental du Gard et XpFibre, a marqué une étape symbolique : celle d’un territoire désormais entièrement fibré, de la plaine camarguaise aux Cévennes.

    Depuis 2018, la collectivité s’est engagée dans un projet ambitieux : garantir l’accès au numérique à l’ensemble des habitants, quel que soit leur lieu de résidence. Ce réseau public, baptisé WiGard, a été déployé avec XpFibre et sa filiale Gard Fibre. Résultat : plus de 272 000 logements et locaux professionnels sont aujourd’hui éligibles à la fibre optique dans 303 communes, sans qu’aucune ne soit mise à contribution financièrement. « Ce choix politique fort repose sur une conviction simple : l’égalité d’accès aux nouvelles technologies est un droit pour toutes et tous », a rappelé Françoise Laurent-Perrigot, présidente socialiste du Conseil départemental du Gard. L’opération, entièrement financée par XpFibre à hauteur de plus de 300 millions d’euros, place le département parmi les douze en France à avoir fait ce pari d’une couverture publique intégrale et solidaire.

    « Un levier de transformation »

    Si les 13 000 kilomètres de fibre posés à travers le Gard impressionnent, c’est surtout l’impact concret de cette infrastructure qui a été au cœur des échanges. Télétravail, télémédecine, domotique, enseignement à distance, vidéo ultra-HD ou jeux en ligne : le très haut débit bouleverse le quotidien des habitants, des zones urbaines aux villages isolés.

    Les entreprises locales en profitent également : transfert de données accéléré, réunions dématérialisées, services en ligne facilités. Pour les collectivités, le réseau WiGard ouvre la voie à un « groupe fermé d’utilisateurs » (GFU), un système souverain et sécurisé reliant en fibre optique 77 sites départementaux – collèges, centres médico-sociaux, antennes routières – à travers une boucle interne de plus de 1 000 km. Objectif : mutualiser les abonnements, réduire les coûts et garantir une meilleure qualité de service. « Nous ne célébrons pas seulement une infrastructure, mais l’ouverture d’une nouvelle page : celle des usages », a souligné Françoise Laurent-Perrigot. Le numérique devient ici un levier de transformation durable, capable de renforcer l’attractivité économique, de rapprocher les habitants des services publics et de réduire les inégalités territoriales. La fibre, souligne-t-elle, « relie les Gardois entre eux et au reste du monde », tout en consolidant la souveraineté numérique des collectivités.

    Désormais, la priorité est d’accompagner la migration vers la fibre, alors que la fin du réseau cuivre est prévue à l’horizon 2030. Pour Lionel Recorbet, président-directeur général d’XpFibre, « la fibre n’est pas un luxe, c’est un service essentiel ». Déjà, plus de 52% des foyers éligibles sont raccordés, un taux supérieur à la moyenne nationale. Le Département compte poursuivre cette dynamique en développant les usages numériques  : formation des habitants, accompagnement des petites entreprises et innovation publique. Un fonds de 3 millions d’euros sera mobilisé pour encourager les projets locaux liés à la transition numérique, à la connectivité des zones rurales et à la cybersécurité des collectivités. Treize ans après les premières études et sept ans après le lancement du chantier, le Gard peut désormais l’affirmer : il est 100 % très haut débit.

  • Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de la CGT Pôle Centre

    Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de la CGT Pôle Centre

    Denis Cauchy est le nouveau secrétaire général de l’Union locale CGT Pôle Centre, qui regroupe les secteurs du Pontet, de Sorgues et de Carpentras, pour un mandat de trois ans. Il succède à Sylvain Espenon, qui a désormais plus de responsabilités à l’Union départementale, où il est secrétaire à la politique financière.

    « On veut s’inscrire dans la continuité », confie ainsi, tout d’abord, le nouveau secrétaire général. Et ce, en s’inscrivant « dans les luttes nationales avec tout ce que nous traversons politiquement, en animant le débat », pousse-t-il, en écho aux élections municipales à venir, mais aussi aux enjeux internationaux.

    Le territoire couvert par le Pôle Centre est particulièrement pourvu en entreprises, avec des zones industrielles où se trouvent de grandes entreprises comme Eurenco, par exemple. Mais aussi « de nombreux commerces dont on veut se rapprocher. Notre feuille de route est d’élargir nos bases et de s’implanter là où on ne l’est pas », confie Denis Cauchy. Et ce, car il y a pour lui un « gros, gros besoin pour la classe ouvrière de se retrouver ».

    Ancrage local

    Autre enjeu pour la section, qui résulte notamment de la fusion entre celles de Carpentras et de Sorgues/Le Pontet il y a trois ans pour « mutualiser les forces », est d’agir sur les enjeux locaux. Listant, entre autres, les déserts médicaux, l’offre de transport en commun ou encore le fret. « On va s’y pencher avec la commission exécutive. Si on peut, à notre modeste place, participer au débat, on est dans le bon esprit », conclut-il.

  • Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Après Orléans et Dijon, c’est à Avignon que l’école privée Coda s’installe pour proposer des formations dans le milieu de l’informatique, avec une première rentrée prévue avec 70 élèves en septembre 2026.

    Et ce, en centre-ville, à quelques pas de la gare et des remparts, où seront proposées des formations niveau bac +3 et bac +5 dans divers domaines tels que les data sciences, le développement, l’administration de systèmes ou encore la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Avec une possibilité d’alternance à partir de la deuxième année, les frais de scolarité s’élevant sinon à 8 000 euros par an. Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la formation post-bac ainsi que pour les bachelors en bac +3 destinés à ceux qui ont une formation niveau bac +2 en poche.

    Un choix de ville qui s’explique par « la pénurie d’offres de formations et le tissu économique très dynamique » du territoire, précise le directeur de l’établissement, François-Xavier Beillon. Et ce, en avançant qu’il y a actuellement plus de 10 000 postes à pourvoir dans ce secteur-là. Mais le futur lieu de formation viendra plutôt « compléter » celle de l’université d’Avignon, où il est également possible de faire une licence en informatique, assure le directeur. « On a beaucoup d’entreprises et de collectivités qui ont montré un grand intérêt pour notre installation. On voit de nombreux étudiants quitter le bassin et ne jamais revenir, ce qui entraîne une pénurie chronique dans la zone », poursuit le responsable.

    La brochure de l’établissement vante également d’autres avantages tels que « le cadre de ville exceptionnel et la douceur de vivre provençale », « une ville à taille humaine favorisant les échanges », et « une bonne accessibilité » avec la proximité de la gare centre de la Cité des Papes. « On peut voir Avignon comme un village comparé à Marseille ou Toulon, ce qui est assez attirant », poursuit François-Xavier Beillon.

    Monde professionnel

    Les cours seront prodigués par des intervenants « issus directement d’entreprises et qui proposeront des cas pratiques tels qu’ils les rencontrent en milieu professionnel », confie le directeur de l’école. Et ce, à travers de nombreux travaux en groupe. « Avec cette expertise technique, les enseignants amènent la vision de l’entreprise et ses problèmes, ce qui permet une insertion professionnelle plus importante », assure-t-il.

    Deux journées portes ouvertes sont organisées sur le campus, 2 avenue du Blanchissage, le samedi 8 novembre et le samedi 13 décembre.

    Détails et brochure sur coda.school/avignon

  • Les enjeux de l’étude de la nappe du miocène

    Les enjeux de l’étude de la nappe du miocène

    « C’est comme le compte en banque. Si on ne regarde pas combien on a, combien rentre et qu’on utilise sans compter, on risque très vite de se retrouver sans rien », lance Konstantinos Chalikakis, professeur-chercheur en hydrogéologie à l’université d’Avignon, à propos des réserves d’eau de la nappe du miocène.

    Car, à l’heure actuelle, on ne connaît pas exactement la quantité d’eau qui se trouve sous nos pieds. Des études ont été menées au fil des années, mais sans connaître précisément les réserves et le fonctionnement de cette nappe très particulière, qui fournit en eau 300 000 Vauclusiens à l’heure actuelle. Un intérêt relancé après la sécheresse de l’été 2022, qui avait frappé le Vaucluse et poussé le Département à organiser les premiers États généraux de l’eau, en décembre de la même année. « Le premier objectif est la connaissance du miocène, ressource particulièrement importante pour notre territoire », souligne la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni, devant le rocher de Rocalinaud à Beaumes-de-Venise, affleurement qui illustre comment l’eau de surface pénètre dans le sol.

    Unir les forces

    Cette nappe, constituée en réalité de plusieurs masses d’eau distinctes dont la communication entre elles n’est pas encore avérée, s’étale sur plus de 1 000 km2 dans le département, qui était sous la mer lors de sa formation.

    « Il faut arrêter de travailler en parallèle et unir nos forces. Et ce, pour que nous puissions décliner des études en mesures concrètes », poursuit l’élue. Ce qui est lancé avec la structure GeEAUde, une chaire universitaire d’Avignon Université dédiée aux eaux souterraines. « On ne connaît pas bien la géométrie de la structure, et le type de fonctionnement, ce qui n’est pas encore le cas. Le sol qui contient l’eau est constitué de différentes couches géologiques dont on ne connaît pas la composition. Et la profondeur des forages peut varier de plusieurs centaines de mètres », confie ainsi Konstantinos Chalikakis.

    Des analyses et évolutions du niveau d’eau sont ainsi effectuées régulièrement. Un plan d’action, le Pare, a notamment été déployé jusqu’en 2028. Le réseau de points d’études devrait notamment passer de 19 à une trentaine pour étoffer les connaissances sur le sujet. « L’enjeu est aussi de voir si le Rhône alimente la nappe et comment, afin de protéger cela aussi », ajoute Patrick Merle, vice-président du Département et président de la commission environnement.

    CHIFFRES

    1 000

    kilomètres carrés de superficie totale de la nappe du miocène en Vaucluse

    16 millions

    de mètres cubes d’eau sont prélevés, chaque année, dans la nappe du miocène

    70

    communes sont couvertes par la nappe du miocène

  • Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Le fil rouge, c’est la préparation des Jeux olympiques. » Pour l’avant-dernière assemblée plénière du conseil régional de l’année, la majorité de Renaud Muselier (Ren.) entend « accélérer » sur les différents projets en lien avec les JO d’Hiver 2030 dans les Alpes françaises en entérinant moult dispositifs.

    Le symbole de cette politique est évidemment la poursuite de l’ouverture à la concurrence des TER avec l’attribution d’un nouveau lot de lignes à la SNCF suite à un appel à manifestation (lire notre article du 17/10) dont la fameuse ligne des Alpes. Attribution votée suite à une passe d’armes avec son opposition d’extrême droite qui dénonce un « cirque coûteux pour n’avoir qu’une seule ligne régionale hors SNCF ». Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports (Ren.), artisan de l’ouverture de la concurrence, a paradoxalement défendu la SNCF : « Dans la concurrence, c’est le meilleur qui gagne. Tant mieux si la SNCF gagne deux fois sur trois. » Une référence au bras de fer autour de l’arrivée de Transdev pour la ligne Marseille Nice. De quoi faire le lien avec un autre rapport voté qui acte le déploiement de 522 millions d’euros pour « le désenclavement des Alpes ». Avec au programme : la régénération ferroviaire de l’Étoile de Veynes, et des conventions de financement des études de faisabilité pour plusieurs gares (celles de Chorges, Embrun, Les Ecrins et de Gap). En bref, l’exécutif régional vante « un programme ferroviaire plus ambitieux que prévu ».

    Parallèlement, le conseil régional a aussi voté une enveloppe de 9,6 millions d’euros pour les espaces valléens et les stations de ski en vue de « soutenir 52 opérations en faveur des stations, vallées et refuges ».

    Du fret pour Arles et Arenc

    Pas qu’en lien avec les JO, la Région fait aussi un grand pas dans le développement du fret ferroviaire avec le déblocage d’1,9 million d’euros pour le développement ferroviaire à Arles et à Marseille. Concrètement, la collectivité s’engage sur une convention de financement avec l’État pour la réalisation d’un terminal de transport combiné sur le port d’Arles. Même principe pour les études d’avant-projet pour l’allongement des voies de fret d’Arenc.

    Côté infrastructure sportive pour 2030, l’exécutif de Renaud Muselier tient à rassurer. D’où le vote d’un partenariat avec la Fédération française de ski, le Comité régional de ski Provence Alpes et le Comité de ski Côte d’Azur. Lesquels prennent la forme d’une convention pluriannuelle où la Région s’engage à soutenir la FFS et les deux comités. Autre dispositif d’importance en vue des JO, celui du « Pass sports de montagne » pour les lycéens du territoire. « L’ambition est de permettre à tous les jeunes, quels qu’ils soient d’accéder au sport sans barrière sociale et géographique. Et faire découvrir nos massifs alpins », explique Ludovic Perney, vice-président de Région en charge de la Jeunesse, des Sports. Avant de conclure : « Chaque jeune de notre région disposera d’un porte-monnaie numérique de 100 euros par an. Il servira à financer les forfaits de remontées mécaniques, les cours de ski, licences sportives ou l’achat d’équipement. »

  • Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Mathieu Gatineau, originaire de la région lyonnaise, est officiellement entré en fonction comme sous-préfet le 15 septembre, succédant à Bruno Cassette. Il prend la tête d’un arrondissement préfectoral de plus de 500 000 habitants, répartis sur le Pays d’Aix et le Pays Salonais, soit 48 communes.

    Ce jeudi, cinq semaines après sa prise de poste, Mathieu Gatineau fait le point sur les grands dossiers du territoire et et les priorités qu’il entend porter dans les mois à venir. « On connaît toujours le haut du spectre [du Pays d’Aix], mais il y a tout le reste de l’arrondissement : les quartiers prioritaires de la ville, le territoire agricole, ses zones à forte protection environnementale », contextualise-t-il. Depuis son arrivée, Mathieu Gatineau s’est rendu dans dix communes de l’arrondissement.

    Ce mercredi, en sous-préfecture, il a installé le premier Comité opérationnel de lutte contre le logement insalubre. Sujet qui figure parmi les priorités de Mathieu Gatineau. Respect de la loi et lutte contre les trafics, respect de l’ordre publique, sécurité, s’affichent aussi parmi les « points importants » listés par le sous-préfet.

    Social et économie

    « Le préfet nous a demandé d’avoir des objectifs clairs. Quant aux priorités que l’on a ici, ce sont surtout nos politiques en matière de protection des personnes les plus faibles, avec le développement du logement social, qui reste un sujet très important, pour lequel il y a des solutions et qui peuvent convenir à la fois aux objectifs de l’État et des élus », estime Mathieu Gatineau. « Du contact que j’ai eu, il y a des communes carencées, mais je ne dirais pas que j’ai face à moi des maires réfractaires, rapporte le sous-préfet. Beaucoup aimeraient construire dans des conditions qui garantissent la mixité sociale, la diversité des habitats et qu’on respecte la liberté d’aménager… Avec du dialogue, on arrive toujours à produire du résultat ».

    Des « groupes de travail concrets » avec l’ensemble des services de l’État concernés sont déjà programmés. Dans les quartiers prioritaires, « il y a aussi beaucoup d’actions économiques à mener. On essaie de promouvoir des contrats d’initiative emploi pour les jeunes (…) Sous l’autorité d’Isabelle Epaillard [préfète déléguée à l’égalité des chances, Ndlr.], je tâcherais d’accélérer les choses », souligne Mathieu Gatineau.

    Dans le viseur du sous-préfet également, le développement économique du territoire. Parmi les enjeux : le projet international Iter, les mobilités, les aérodromes, le développement du bassin minier de Gardanne-Meyreuil… « Concilier le besoin de développement économique, le développement du tourisme d’affaires, de loisir, tout en garantissant la sécurité, la tranquillité de l’environnement et satisfaire aux demandes des riverains, c’est possible, assure Mathieu Gatineau. Encore une fois, il faut descendre dans le détail et chercher des solutions concrètes, plutôt que de se contenter de postures. »

  • Un rite culturel pour notre région

    Un rite culturel pour notre région

    La 26e édition du Festival de Pâques qui se tiendra à Aix du 28 mars au 12 avril 2026. C’est dans le salon d’honneur de l’Hôtel des Invalides que Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont présenté à la presse le programme. Un festival de mission, telle est l’ambition affichée par ses créateurs, soutenus par le mécénat fidèle du CIC. Force est de constater qu’à l’instar de son modèle salzbourgeois, ce festival pascal inscrit depuis 2013, date de sa création, la ville d’Aix dans le grand concert des cités musicales européennes.

    L’édition 2026 ne dérogera pas à son ambition d’excellence. À commencer par la résidence pour trois ans en nos murs de l’Orchestre Philharmonique de Munich, phalange prestigieuse s’il en fut. D’autant qu’elle accompagnera avec son chef Lahav Shani, une autre légende et fidèle du festival, Marta Argerich. Au programme la première symphonie de Mahler et le deuxième concerto pour piano de Beethoven que la soliste apprécie tout particulièrement.

    Tradition oblige, la Passion de Bach du Vendredi saint sera celle de Saint-Jean avec l’ensemble Il Caravaggio de la cheffe Camille Delaforge. Autour de ce temps fort, la programmation se veut à la fois riche et variée. L’Orchestre de Lille viendra en ouverture fêter son cinquantième anniversaire (le bel âge !). Renaud Capuçon y jouera le concerto de Barber. Le chef Gianandrea Noseda et l’Orchestre de Zurich feront trembler le GTP aux accents du Requiem de Verdi. Sacré encore, Jordi Savall servira Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven et Les sept dernières paroles du Christ de Haydn. Le Festival pourra compter sur la présence de Bertrand Chamayou, du violoniste Guidon Kremer ainsi que de la flûte d’Emmanuel Pahud qu’accompagnera Lionel Bringuier à la tête du Philharmonique de Liège. La soprano Nadine Sierra chantera Verdi, Gounod et Debussy.

    Pâques à Aix c’est aussi la parole donnée à la jeunesse musicale. Le guitariste Raphaël Feuillâtre, voyagera de Bach à Piazzolla. Le violon de Sophie de Bardonnèche redonnera voix à des compositrices de l’âge baroque. On n’oublie pas les soirées Génération@aix autour de la pianiste Yulianna Avdeeva. Et il y aura bien d’autres jeunes solistes à découvrir.

    Enfin la grande ambition du festival est de l’inscrire en profondeur dans le territoire. « Pour tous et partout », dans les écoles, les Ehpad, les hôpitaux, la Maison de Gardanne… Renaud Capuçon apporte la musique vers des publics qui peuvent, à tort, penser qu’elle ne leur est pas destinée. Outre le concert pour les Aixois à Saint-Sauveur, le festival veut atteindre des territoires éloignés, offrir aux quartiers défavorisés l’occasion d’une rencontre et d’un partage. Un autre temps fort aura pour centre le Camp des Milles avec des tables rondes autour de compositeurs victimes de la barbarie nazie. À la fois moderne et liturgique, selon les propres mots de Dominique Bluzet, le Festival de Pâques installe un rituel dans le paysage culturel de notre région.

    L’ouverture des réservations s’ouvre le 10 octobre. www.festivalpaques.com. +33(0)4.42.91.69.69.

  • La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    La crise du logement, un défi ici et partout en Europe

    « On retrouve à Marseille et partout ailleurs en Europe les mêmes freins liés au foncier, au financement et à l’acceptabilité de la mixité », pose Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire de Marseille en charge du logement et de la lutte contre l’habitat indigne. Il rappelle le besoin annuel non satisfait de 4 000 nouveaux logements, dont 2 300 abordables. « On ne peut pas compter sur la bonne volonté du marché. Une politique de production de logements abordables est encore plus nécessaire », exhorte-t-il. S’agissant des 12 937 meublés touristiques recensés fin 2024, dont 6 000 sauvages, une « régulation » s’impose, car ils font « perdre des logements familiaux ».

    Sur l’habitat dégradé qui affecte 40 000 logements à Marseille, « le travail a été pris à bras-le-corps avec des situations d’urgence absolue », déclare Patrick Amico. Beaucoup d’immeubles sortent de péril, mais 1 300 arrêtés de mise en sécurité sont encore actifs. « La problématique de sécurité diminue, mais celle de l’indécence et de l’insalubrité augmente », reconnaît-il.

    « La reconquête de logements vacants et l’investissement dans l’ancien ne suffisent pas », expose David Ytier (LR), le vice-président en charge du logement à la Métropole, conscient que « la crise du logement touche l’intégralité du territoire intercommunal ». « Il faut convaincre nos concitoyens que la production de logements est une nécessité d’intérêt général pour que chaque citoyen ait un toit. » Sur les grandes copropriétés privées dégradées « longtemps dans l’angle mort des politiques publiques », 4 des 28 les plus préoccupantes à Marseille vont faire l’objet d’une opération Orcod-IN*, « cela fait 30 ans qu’on enchaîne les plans de sauvegarde. Il est temps qu’on se donne une méthode pour être efficace quand des habitants sont pris au piège de situations inhumaines, atroces et inimaginables », lance David Ytier.

    « Ce n’est plus une crise mais une tendance »

    Pour l’État qu’il incarne, Patrick Vauterin, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM), rappelle qu’« on ne résoudra pas les questions marseillaises sans la solidarité territoriale quand on est face aux défis du logement, de la lutte contre l’habitat indigne, de la rénovation urbaine ». De redire que « l’état est là » avec l’Anah qui, depuis 2018, a mis plus de 40 millions d’euros sur ce territoire et 25 millions d’euros supplémentaires en 2025 et 650 millions d’euros de l’Anru sur Marseille. Il rappelait l’impact de la crise du Covid où « la production s’est écroulée de 30% quand les demandes de logements sociaux augmentaient de 30% ».

    Pour Francis Vernède, de la Fondation pour le logement des défavorisés, « avec 2,8 millions de demandeurs d’un logement social en France, dont 110 000 dans les Bouches-du-Rhône, la question devrait être le cœur de cible des pouvoirs publics. Ce n’est plus une crise, mais une tendance car on a fait du logement social un produit financier ».

    * opération de requalification de copropriétés dégradées d’intérêt national