Tag: Tennis

  • [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    Le son des cigales a été caché par le bruit des petites balles jaunes, à Cassis. Ce dimanche, le Challenger local, classé 75, effectuait sa finale 2025. Elle opposait Billy Harris, tête de série numéro 3 à Daniil Glinka, invité surprise à ce stade de la compétition. L’Estonien a tenu la dragée haute au Britannique durant une grande partie de la rencontre, mais a fini par céder (3-6 7-5 6-3). Un match qui a conclu une belle semaine de tennis dans les Bouches-du-Rhône.

    Les deux joueurs ont offert une belle bataille lors du premier set. Des échanges de qualité, de l’incertitude et, finalement, cette manche a tourné en faveur de Daniil Glinka. Ce dernier a breaké à 3-2 en sa faveur et a réussi à conserver sa mise en jeu jusqu’à la fin pour l’emporter 6-3. Avec cette avance au score, l’Estonien ne s’est pas démobilisé et a continué de faire jeu égal avec son adversaire classé 200 places devant lui à l’ATP. Mais un seul court moment de flottement lui était fatal. Il s’est incliné 7-5 lors du 2e set et a dû poursuivre cette rencontre, malgré plusieurs balles de manche sauvées.

    Monter en grade ou non, telle est la question

    Plus juste, plus solide et plus expérimenté, le Britannique a pris les devants pour ne jamais les perdre. Ce combat a fini par basculer en faveur de Billy Harris, bien qu’il ait montré de l’énervement au cours de cette finale. C’est un premier titre Challenger pour lui et une 136e place mondiale dès ce lundi, pour celui qui avait failli entrer dans le top 100 par le passé (101e au mieux).

    Lors de la remise des trophées, avec la présence d’élus locaux, en premier lieu la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon, le vainqueur du tournoi a souligné « la dureté de cette finale, du début jusqu’à la fin » face à « un gars qui fera de nombreuses autres finales ». Directeur du tournoi, Frédéric Moschetti était lui aussi heureux. « C’était une très belle finale, avec un joueur que l’on n’attendait pas et Billy Harris, qui a été 101e. Il y a eu une très belle qualité de jeu et tout le monde était content de voir un 3e set. »

    Le directeur du tournoi a globalement apprécié cette semaine de compétition, avec la présence de très bons joueurs. « Même si on a eu des blessés français lors de la tournée américaine, nous avons eu Halys, Paire et au total dix joueurs ayant été top 100 », explique Frédéric Moschetti.

    Ce dernier raconte que la préparation de l’édition 2026 commence « dès demain ». Concernant la possibilité de montée en gamme, en étant mieux classé par l’ATP, la réflexion doit être faite. « C’est une vraie question. Si on a l’opportunité de continuer à se développer, on va le faire. Est-ce que ce sera en passant un cap ou augmentant simplement la qualité dans le cap actuel, c’est une question qui doit se poser. » Ravi de la portée internationale de son événement, Frédéric Moschetti met donc déjà le cap sur la saison prochaine. Le tournoi de Cassis devrait bien se dérouler aux mêmes dates, en seconde semaine de l’US Open.

  • Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Pour la deuxième fois de l’histoire du Challenger de Cassis, il n’y aura aucun Français en finale. L’Estonien Daniil Glinka (25 ans, 347e mondial), vainqueur de l’Autrichien Jurij Rodionov (26 ans, 154e), tête de série n°4 et finaliste de la dernière édition, et le Britannique Billy Harris (30 ans, 151e), tête de série n°3, qui a triomphé de l’Allemand Justin Engel (17 ans, 220e), ont glané ce samedi leur billet pour disputer la finale dimanche (14h) sur le court central Cabesto.

    Les deux finalistes se sont affrontés à une reprise par le passé, lors des quarts de finale du Challenger d’Ortisei, en Italie, en octobre 2023. Billy Harris s’était imposé difficilement en trois sets (7-6 [7-3], 4-6, 6-3), mais Daniil Glinka, qui a notamment éliminé au premier tour Quentin Halys (28 ans, 70e), joueur le mieux classé de la semaine cassiden, n’a pas dit son dernier mot.

    Résultats des demi-finales :

    D. Glinka (EST) bat. J. Rodionov (AUT) : 6-2, 6-4.

    B. Harris (GBE) bat. J. Engel (DEU) : 6-7 [3-7], 7-6 [7-5], 6-2.

  • Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    L’étau se resserre au Challenger de Cassis. Les quarts de finale du tournoi se sont joués ce vendredi et le dernier carré est désormais connu. Ces demi-finales se disputeront dans la journée de samedi, mais sans joueur tricolore. Maé Malige, invité par l’organisation, est tombé ce vendredi sur un Billy Harris diesel. Le Britannique a été breaké rapidement par son jeune adversaire français (19 ans), mais a renversé le premier set pour l’emporter 7-6. La seconde manche a été une formalité pour lui, victoire 7-6 6-1 pour la tête de série numéro 3.

    Le finaliste de l’an dernier est lui aussi toujours présent dans le tableau. Jurij Rodionov avait fort à faire face au Monégasque Valentin Vacherot mais a su gérer sa partie pour l’emporter 6-4 3-6 6-3. L’une des sensations de cette semaine à Cassis est bien Estonienne. Daniil Glinka, 347e mondial et tombeur de Quentin Halys au premier tour, rejoint également les demi-finales. Il a battu le Britannico-Français Arthur Fery au tie-break du dernier set. Celui qui complète ce dernier carré est promis à un avenir brillant. À seulement 18 ans, Justin Engel est aux portes du top 200 et est l’Allemand qui monte très, très vite. Il a disposé en trois manches de la tête de série numéro 2 Mark Lajal pour se qualifier.

    Concernant les affrontements en ce début de week-end, Daniil Glinka sera opposé à l’Autrichien Jurij Rodionov. Lors de l’autre demi-finale, Justin Engel, sorti des qualifications, fera face à Billy Harris. La finale se jouera dimanche après-midi au club des Gorguettes de Cassis.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.

  • Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Le Challenger 75 de Cassis perd déjà sa principale tête de série. Tout juste revenu de l’US Open, où il s’est incliné au premier tour contre David Goffin, Quentin Halys voulait poursuivre sur le circuit secondaire. « J’ai perdu tôt à New York et c’était l’un des seuls tournois sur dur donc logique de continuer ma saison ici », explique le 70e mondial.

    Mais son aventure dans les Bouches-du-Rhône a tourné court. Lors de son premier match dans le tableau principal, le Français affrontait l’Estonien Daniil Glinka, classé 347 à l’ATP. Après un premier set perdu 6-4, Halys se ressaisit et ne laisse finalement qu’un jeu à son adversaire venu des Pays Baltes dans la seconde manche. Ensuite, les débats s’équilibrent, le Tricolore est proche de prendre l’avantage et se fait renverser par Daniil Glinka. Une défaite 6-4 1-6 6-3 et une élimination précoce à Cassis.

    Le joueur de 28 ans était lucide sur sa partie, loin d’être mauvaise malgré cette sortie au premier tour. « Je pense que nous avons tous les deux bien joué. Il n’y a pas la victoire au bout, mais j’ai plutôt bien joué tout au long du match. » Quentin Halys reste sur une année et demie de très bonne facture. En intégrant le top 50 en début d’été, il a atteint le meilleur classement de sa carrière. Ses résultats sont moins impressionnants depuis quelques semaines, mais sa saison reste complète. « Elle est très bonne. C’est la meilleure saison de ma carrière, j’ai obtenu mon meilleur classement. J’espère finir en beauté cette année et continuer de gagner des matches. Il y a des moments un peu plus difficiles mais ça reste une bonne saison », détaille le joueur français.

    Top 100 presque assuré avant 2026

    Finalement, cette année 2025 est dans la continuité de la précédente. Quentin Halys avait rejoint sa première finale sur le circuit ATP lors du tournoi suisse de Gstaad. Battu par Matteo Berrettini, ex-numéro 6 mondial, il est toujours à la recherche de son premier titre. D’autres bonnes performances avaient suivi avec un 3e tour à Wimbledon, seulement vaincu en cinq manches par le Danois Holger Rune. Son niveau de jeu n’a pas trop baissé depuis cette période glorieuse. « L’enchaînement est cool. Il y a forcément eu du moins bien mais ça fait partie du métier. Je joue à peu près le même niveau maintenant que l’an dernier. »

    Le seul top 100 du tournoi de Cassis n’a pas énormément de points à défendre sur la fin de saison 2025. Deux finales en Challenger, un quart de finale lors de l’ATP 250 de Metz et c’est à peu près tout. « Je vais faire quelques tournois en Chine avant de revenir en Europe pour la fin de l’année. Il me reste une dizaine de tournois », détaille Quentin Halys. Hors immenses contre-performances, le Français gardera bien sa position au sein du top 100 mondial. Un classement qui va lui permettre d’aborder sereinement 2026. Son billet est poinçonné pour l’Open d’Australie, en janvier. Halys fait partie des 13 Français parmi les 100 meilleurs joueurs de la planète tennis.

  • Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet aurait pu ne pas vivre cette journée parfaite. Vainqueur d’un ITF 25 en Tunisie, il est rentré sur le sol français plus tôt que prévu et toutes les étoiles se sont alignées. Croyant pouvoir rentrer dans les qualifications du Challenger de Cassis, il demande, au cas où, une invitation au grand tableau. Accordée par l’organisation, le joueur de 24 ans l’utilise à merveille en écartant le local Sascha Gueymard Wayenburg au premier tour, ce mardi (6-4, 6-4). « C’est la meilleure performance de ma carrière », rappelle-t-il à l’issue de la rencontre. « C’est un gros résultat mais cela ne m’étonne pas vu ce qu’il produit en ce moment », poursuit son coach Antoine Pastrana.

    499e mondial cette semaine, le Lyonnais est assuré d’être 471e après le tournoi. Il n’a encore jamais fait mieux dans sa courte carrière. Pour cause, Donnet se trouve sur le circuit secondaire depuis seulement un an. Les cinq saisons précédentes, il les a passées aux États-Unis, dans deux universités. Un an et demi à Oklahoma State, trois autres saisons à Louisville. Un bachelor en administration du sport plus tard, le moment d’entrer dans le grand monde du tennis pro est arrivé.

    Plus de 350 places gagnées en 2025

    « La décision de partir a été simple. Je n’étais pas prêt à jouer sur le circuit à 18 ans et l’alternative américaine était la bonne. Je tire que du positif. La vie est plutôt simple, je n’avais rien d’autre à faire à part jouer au tennis et aller en classe. »

    Après l’expérience outre-Atlantique, le retour dans l’Hexagone se déroule très bien. Le jeune homme à la casquette entre à la All-In Academy, chez lui, dans la banlieue lyonnaise. Le lieu d’entraînement créé par Thierry Ascione et Jo-Wilfried Tsonga devient sa maison. C’est à ce moment qu’il retrouve Antoine Pastrana, croisé aux États-Unis. 850e mondial il y a 9 mois, Étienne Donnet ne fait que grimper les échelons et cette première victoire en Challenger est une nouvelle étape dans une saison qu’il espère conclure dans le top 400. Pour le moment, il ne se trouve pas sous l’eau financièrement grâce à des résultats corrects sur le circuit tertiaire mais pas seulement. « Je m’en sors aussi parce que je joue des tournois par équipes en Allemagne, en Italie et en France. » Sans doute une envie qu’il a rapportée du pays de l’oncle Sam, où la plupart des compétitions se jouent de cette manière.

    Au deuxième tour, Étienne Donnet découvre durant l’interview qu’il jouera un qualifié. Une opportunité pour voir plus grand cette semaine, tout en se méfiant de tous ses potentiels adversaires. « Dans ce genre de tournois, tout le monde joue bien. Que tu sois 600e ou 150e, le niveau est élevé dans tous les cas. Je m’attends à un match difficile. » Ce joueur complet, « pas le plus grand gabarit mais j’arrive à tenir physiquement », possède les capacités pour gêner un bon nombre de joueurs avec ses qualités. Une première surprise à Cassis et un homme à suivre dans les prochains jours.

  • De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    De jeunes marseillais prêts à vivre l’Euro des quartiers

    Des jeunes de Marseille en partance pour l’Allemagne. C’est une initiative rare mise en place par l’entraîneur, Guy Pinna. En novembre, dix adolescents de plusieurs quartiers défavorisés participeront à l’Euro de tennis des quartiers, à Sarrebruck. L’idée de cette compétition a germé depuis deux ans et voit désormais le jour. Ces dix tennismen sont âgés de 12 à 16 ans et viennent de Félix-Pyat, la Viste, le Canet, les Caillols et Saint-Giniez. Ils ont tous été sélectionnés grâce à l’ATC. Ce circuit a organisé 150 tournois dans 35 quartiers de la ville depuis 2015 et de nombreux joueurs y ont découvert le tennis.

    La mise en place de l’ATC Tour était déjà une évolution pour Guy Pinna. Il a commencé, il y a plus de 30 ans, à donner des cours de tennis improvisés au pied des immeubles, sur des terrains de sport de proximité. L’idée originelle était de « faire découvrir le tennis, d’animer les quartiers et créer de l’animation ». Une découverte pour ces jeunes qui n’aurait pas été possible sans cet homme d’une soixante d’années, tant la discipline a encore du mal à s’ouvrir à toutes les classes sociales.

    Ce premier championnat d’Europe opposera des jeunes marseillais à des jeunes de Sarrebruck. Avant de s’ouvrir à d’autres pays dans les prochaines années. « Nous avons réussi à mélanger les enfants de différents quartiers de Marseille en faisant de la mixité sociale, je trouve ça super », éclaire Guy Pinna. Pour cela, l’entraîneur part en mission dès le début de la semaine prochaine dans le « Land » de la Sarre. « Je pars en visite à Sarrebruck pour préparer l’événement avec les autorités locales et trouver des hébergements pour les jeunes. » Un club partenaire, sur place, a même été trouvé. Le TC Rotenbühl pourra accueillir la délégation sur ses courts en terre battue.

    Un capitaine âgé de 17 ans

    Samedi, Guy Pinna et le club de l’AS Time présenteront l’ensemble de la délégation française pour Sarrebruck. Le capitaine choisi pour encadrer cette sélection est Assane Boina Madi, seulement 17 ans. En 2021 et 2022, il a été le leader du circuit ATC. Le chef de file de ce petit groupe n’a lui que 12 ans. Yanisse Mzembaba est numéro 1 au classement ATC depuis un peu plus d’un an. Il représente le quartier Félix-Pyat, tout comme Yanis Ali. Adem Bakas, de la Viste, ou encore Adem Bounour, du Canet, sont aussi sélectionnés.

    Cette petite troupe a reçu l’aide financière de la Ville de Marseille, ainsi que du Département des Bouches-du-Rhône. Un Mondial est également dans les cartons pour fin 2026 avec des adolescents ghanéens, comoriens et ougandais, en plus des Français et Allemands. Celui-ci se déroulera dans la cité phocéenne. Ces dix jeunes marseillais vont vivre une expérience unique et se confronter à de nouveaux joueurs outre-Rhin.

  • Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Qui dit début du mois de septembre, dit apparition du Challenger de Cassis dans le calendrier de la petite balle jaune. Offrant 75 points ATP au vainqueur, de grands noms du tennis mondial y font chaque année leur apparition.

    Cette septième édition, dont le tableau principal débute ce lundi, n’a pas échappé à la règle. « On est très content d’avoir un tableau homogène », souligne Frédéric Moschetti, l’organisateur du tournoi cassiden. Comme chaque année depuis la deuxième édition, c’est un Français qui se retrouve tête de série n°1 cette semaine : Quentin Halys (70e mondial). Le Francilien de 28 ans, originaire de Bondy comme un certain Kylian Mbappé, a été éliminé prématurément à l’US Open après une défaite au 1er tour face au Belge David Goffin. Ce qui lui permet de se présenter au Challenger de Cassis quelques jours plus tard et ainsi rejoindre dix de ses compatriotes dans le tableau principal. « Il y a quand même huit joueurs qui ont été dans le top 100 », note le directeur du tournoi, fier de pouvoir permettre à des pépites régionales comme Clément Chidekh, Sascha Gueymard-Wayemburg ou Robin Bertrand de se frotter à eux. « On se doit, en tant que Challenger, de leur donner une chance », ajoute-t-il. C’est d’ailleurs dans cette même logique qu’il a convié quatre jeunes locaux au classement négatif à prendre part aux qualifications : Pierre Tailleu, Hugo Carr, Hugo Cardinaud et Damien Salvestre. Mais aucun d’entre eux n’a réussi à passer le premier tour.

    Pas de Gasquet, mais un Paire à relancer

    La dernière édition du Challenger de Cassis avait notamment été marquée par la participation de Richard Gasquet. Le vétéran, qui réalisait sa tournée d’adieu, avait même réalisé l’exploit de remporter le tournoi 22 ans après sa première victoire dans cette catégorie. Il est ainsi devenu le troisième joueur le plus âgé vainqueur d’un tournoi sur le circuit secondaire derrière Ivo Karlovic et Fernando Verdasco. Mais cette année, c’est n’est pas un Mousquetaire qui sera au centre de l’attention. L’organisation a décidé d’attribuer une wild-card (invitation) à Benoît Paire. Le Vauclusien, désormais 686e au classement ATP, tentera de prouver qu’il a toujours du talent à revendre malgré ses 36 printemps. Même s’il manque cruellement de régularité, il est capable d’avoir un éclair de génie par moments. Le dernier en date reste sa victoire en huitièmes de finale du Challenger de Francavilla al Mare, au mois de mai en Italie, sur le Kazakh Timofey Skatov, qui se retrouve être la tête de série n°6 du Challenger de Cassis. Depuis ce valeureux succès, le tennisman, connu pour son caractère bien trempé, n’a plus remporté un match.

  • L’Open 13 Provence déménage à Lyon-Décines en 2026

    L’Open 13 Provence déménage à Lyon-Décines en 2026

    Ce qui était une hypothèse il y a encore quelques mois est devenue réalité. L’Open 13 Provence a annoncé ce vendredi 29 août son déménagement dans la capitale des Gaules, plus précisément à la LDLC Arena de Lyon-Décines à partir de la saison 2026.

    Ce choix survient notamment en raison de l’augmentation des standards de l’ATP et d’un cahier des charges toujours plus contraignant où le Palais des Sports de Marseille ne répondait plus aux normes du tournoi de tennis, comme nous l’avait confié le directeur du tournoi, Jean-François Caujolle, en amont de la dernière édition.

    « La LDLC Arena, équipement de dernière génération situé au cœur de la métropole lyonnaise, répond pleinement à ces exigences et offre toutes les garanties pour accompagner le développement futur du tournoi », a commenté l’organisation dans un communiqué.