Tag: subventions

  • La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    Seul représentant de la gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer repart pour un tour. L’élu communiste de 70 ans, tête de liste de « Renouveau pour Sanary », compte poursuivre son projet progressiste d’union, dans la continuité du précédent, avec des bases solides : « Nous avions une liste de citoyens pas forcément engagés, mais qui avaient le cœur à gauche, et l’engagement des Écologistes, du PS et du PCF. Nous avions la ferme volonté de ne pas partir masqués, car c’est un élément d’efficacité et de démocratie. Nous avons besoin des partis, de lieux où les gens peuvent réfléchir ensemble. Nous avons en partage un projet humaniste », soutient-il.

    Projet participatif

    Un projet dont chaque composante se veut marquée du même sceau : celui de la démocratie, qui a montré ses défaillances au niveau local, notamment sur la question de l’eau et la cession polémique de la compétence par la communauté de communes Sud-Sainte-Baume à deux Délégations de service public (DSP) tenues par Veolia et Suez : « Les gens ont découvert le passage en DSP à la lecture de leur facture. Il aurait été si simple de les prévenir. Il faut que les citoyens puissent s’exprimer à tout moment. C’est pour cela que nous sommes attachés au référendum d’initiative citoyenne », annonce Jean-Pierre Meyer.

    Cette question de l’eau sera l’un des enjeux centraux de la future mandature, alors que les DSP courent jusqu’en 2031 : « Les profits de ces entreprises leur permettent de donner des dividendes aux actionnaires. Et c’est vous qui payez des services qui sont plus chers », fustige-t-il, remettant en cause les raisons invoquées par les responsables politiques : « On a justifié cela par le manque de compétences et de moyens. 28% de l’eau est distribuée par des régies publiques en France. De nombreuses collectivités y reviennent. Avec ce format, il n’y a pas à payer d’actionnaires. En 2026, on va élire des conseillers communautaires qui auront à se prononcer sur l’avenir de la DSP. Veut-on continuer à payer des actionnaires ou prendre nos responsabilités d’élus, pour le meilleur au meilleur prix, sur un produit qui va devenir de plus en plus rare ? »

    La question du logement a également été abordée, dans une commune où « plus de la moitié de la population a 60 ans et plus. Le marché immobilier est très élevé, la jeunesse ne peut pas rester. Ça nous pousse à mettre l’accent sur le locatif et le logement social, où on n’est qu’à 7%. Il faut retrouver un équilibre générationnel », avance le communiste, mettant également en avant le concept « d’accession sociale à la propriété, sur des terrains qui appartiennent à la municipalité, ce qui permet de vendre des appartements 30 à 40% moins chers. Nous avons permis de faire voter cela en 2024, avec un élu sur 33. Il faut que cela soit mis en œuvre désormais. »

    Attirer la jeunesse

    Mais aussi, toujours dans l’optique d’attirer la jeunesse, « une offre de mobilité plus importante, en réfléchissant à la gratuité comme le fait Toulon en commun » et « une crèche municipale. On n’a que des crèches associatives tenues par des bénévoles, qui passent leur temps à courir après les subventions. »

    Enfin, l’écologie n’est pas en reste, « ne serait-ce que par rapport aux inondations. Il ne suffira pas de rehausser les quais. Et de lister : l’isolation, des dispositifs prenant en compte les changements de conditions climatiques, l’utilisation de certains matériaux, la création d’espaces pour produire de l’énergie renouvelable… Tout une somme de petites mesures mises bout à bout qui peuvent changer les choses », conclut Jean-Pierre Meyer. Et d’inviter les personnes partageant son projet à le rejoindre, il reste des places sur la liste !

  • Un budget à l’équilibre pour le département

    Un budget à l’équilibre pour le département

    À l’aube d’un dernier trimestre qui approche au grand pas avait lieu ce lundi l’assemblée plénière du département du Var. Celle-ci revêtait plusieurs intérêts : aborder des sujets mis à l’ordre du jour et qui concernent le quotidien des Varois (ressources, éducation, subventions, financements…) et corriger le budget 2025 présenté en début d’année, eu égard aux dépenses déjà réalisées et à celles à venir.

    Objectif : parvenir à l’équilibre. Les dépenses s’élèvent à 1,569 milliard d’euros : 1,339 milliard de frais de fonctionnement, 192 millions pour le Plan pluriannuel d’intervention (l’ensemble des projets d’investissements prévus), et 38 millions pour le remboursement de la dette. Les recettes se chiffrent à 1,546 milliard d’euros : 1,426 milliard de recettes de fonctionnement, 25 millions de subventions et dotations d’investissement et 95 millions liés au résultat cumulé des exercices antérieurs. Un emprunt de 23 millions d’euros a donc été réalisé pour parvenir à l’équilibre.

    L’Aide à la vie partagée presque doublée

    Ce budget doit assurer la pérennité des projets du département. Au premier rang, le dispositif Var eau solidaire, qui vise à anticiper une maîtrise des besoins en eau, et dont les orientations stratégiques pour la période 2025-2028 ont été votées. Elles consistent en cinq points : améliorer la connaissance des ressources et usages, renforcer la sobriété, sécuriser l’alimentation en eau, préserver la qualité des milieux et développer la gouvernance. Les municipalités en sont parties prenantes. 20 millions d’euros leur ont été octroyés pour la poursuite du dispositif.

    Également à l’ordre du jour, le programme Var insertion travail, qui favorise le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, a vu son budget à horizon décembre 2027 rallongé de plus de 6,5 millions d’euros. Dans la même optique, le marché d’accompagnement social a été revalorisé à hauteur de 807 000 euros pour répondre aux nouveaux besoins. Enfin, le dispositif d’Aide à la vie partagée, qui consiste à permettre à des personnes dépendantes de vivre dans des habitats inclusifs (logements privés avec espaces communs en partage) a presque été doublé, passant de 10,7 à près de 20,1 millions d’euros. Le nombre d’aides passera ainsi de 244 à 444 d’ici 2028. Un appel à manifestation d’intérêt va être lancé, afin de retenir les projets d’habitat inclusif qui bénéficieront des 100 premières aides à la vie partagée, sur les 200 prévues au total.

  • L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    À l’entrée de la Halle de Martigues, un panneau renseigne le visiteur sur les recherches de bénévoles d’un côté et celles d’associations où donner du temps de l’autre. Le carré des associations de solidarité se présente bien en vue dès la porte de la salle principale franchie.

    À la table de la Croix-Rouge, les biais d’engagement sont divers, entre secourisme, aide humanitaire ou alimentaire. Marc le Coz, membre du bureau de l’unité locale de Martigues, fait part de ses « difficultés à recruter dans la durée ». « Dans la société de consommation, les gens peinent à s’engager plus que sur une seule activité. Sur 100 bénévoles, seuls 10 à 15% sont fidélisés sur l’ensemble des activités et sur la durée », détaille le responsable. Même son de cloche pour la responsable du Secours catholique, Agnès Pau. « Avant le bénévolat était un engagement, maintenant c’est un loisir », juge-t-elle. Au Secours populaire, si ce n’est pas le nombre de bénévoles qui est en cause, c’est « la difficulté à trouver des gens compétents sur des domaines précis, comme la communication ou l’encadrement de groupes de jeunes », explique Marie-Pierre Di Folco, secrétaire générale. Mais la plus grande crainte, ce sont les finances, à la vue du budget Bayrou sabrant dans celui des collectivités.

    « Si demain nous n’avons plus de subventions des villes, on devra tout arrêter », lance Patricia Molins, des Équipes Saint-Vincent. Au Secours populaire, « si on devait payer le loyer pour nos 300 m² de locaux prêtés par la Ville, ça serait fini », stipule Marie-Pierre Di Folco.

    Pire encore, si l’opération Martigues solidaire venait à disparaître. « La Ville déclenche la solidarité, avec 9 tonnes de dons récoltés en échange d’une place de concert. Mais elle paye une grosse communication et un grand concert », précise la secrétaire. « Si ça venait à disparaître, on n’aurait plus d’aide alimentaire », selon Agnès Pau du Secours catholique. Plus que jamais, la solidarité est politique.

  • Martigues : Provence Studios prépare des visites pour découvrir les coulisses du cinéma

    Martigues : Provence Studios prépare des visites pour découvrir les coulisses du cinéma

    La Marseillaise : Combien de tournages avez-vous accueillis l’année dernière ?

    Olivier Marchetti : Ce qu’on peut dire c’est que 2024 et 2025 n’ont pas été des années très bonnes, il y a eu une grosse baisse des tournages depuis 2023 liée à tout un tas de raisons : la grève des scénaristes américains a perturbé les choses, la convention entre les producteurs et Canal+ a mis du temps à être ratifié donc énormément de projets ont été décalés et la conjoncture économique globale fait que beaucoup de projets ont été reportés ou annulés. On voit l’état de la filière à l’embauche des intermittents : avant on avait une pénurie, là c’est eux qui nous téléphonent pour avoir du boulot. Et ce n’est pas qu’en France, en Europe et aux États-Unis c’est pareil. Je reviens de Los Angeles, il y a zéro tournage parce que c’est trop cher, qu’il n’y a pas d’aide… La production en France a diminué ces deux dernières années, mais 2026 s’annonce beaucoup mieux. On a de belles perspectives.

    Comment faire pour attirer les productions ?

    O.M. : Le marché est devenu réellement mondial. Il faut savoir que les productions françaises et internationales ont des aides pour produire, ces aides ne sont pas des subventions mais une restitution de ce qu’ils dépensent sur de la TVA par exemple. Le crédit d’impôt en France était assez compétitif à l’époque, mais il ne s’est pas modernisé à la différence de l’Espagne ou de l’Italie, ce qui l’a beaucoup dévalué. Aujourd’hui, en France, ce ne sont que les salaires des techniciens français qui sont pris en charge, le casting et les techniciens étrangers ne rentrent pas dans l’assiette. Donc les producteurs américains, quand ils ont un gros casting et un gros réalisateur, préfèrent aller en Italie ou en Espagne parce que ça leur coûte moins cher. Il faudrait augmenter cette assiette en France.

    Est-ce qu’on a une idée des retombées économiques de la filière pour le Pays de Martigues ?

    O.M. : The Serpent Queen, qui a été tourné à Martigues mais aussi dans les Pays de la Loire, était un tournage à 80 millions de dollars sur six mois. La production a dépensé 2,5 millions d’euros d’hôtel dans la région. C’est colossal. Ces retombées-là, les salaires, les taxis, les restaurants, la consommation, sont directes, mais il y a aussi les retombées indirectes qui sont plus difficiles à chiffrer. La Nouvelle-Zélande a fait une enquête pour évaluer ce montant : après Le Seigneur des anneaux, le tourisme a pris 50%. À Martigues, on peut citer l’exemple de Camping Paradis. Énormément de gens positionnent la commune grâce à cette série, sans compter les visites organisées dans les décors par l’Office de tourisme.

    De votre côté, un partenariat avec l’Office de tourisme est-il envisagé pour organiser des visites des studios ?

    O.M. : Oui. On a énormément de demandes. On ouvrait jusqu’ici pour les Journées du patrimoine, cette année ce ne sera pas possible car elles tombent en même temps que la foire de Marseille où nous tiendrons un stand. En revanche on crée des visites pour venir voir nos studios, ce sera fin 2025 début 2026. Quand j’ai créé Provence Studios je n’avais pas conscience de l’intérêt que pourraient porter les habitants du territoire et les touristes au fonctionnement de nos lieux de tournage.