Tag: sportifs

  • Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Du neuf, c’est sûr il y en aura, parce que d’abord, la Ville en est pour la première année propriétaire avec un nouveau prestataire organisateur, adieu la Safim pendant 40 ans aux manettes, et place à GL Events et la CCI Aix-Marseille-Provence. L’affiche résolument locale, expose un gabian qui tient dans son bec un message « Marseillais, le jour de foire est arrivé ! », sur fond de Bonne Mère. Ça sonne, c’est engageant. Cette année, le coup de projecteur est sur les talents marseillais d’hier et d’aujourd’hui. Sportifs, musiciens, acteurs, créateurs, artisans, entreprises, anonymes… Du label « Fabriqué à Marseille » à la rencontre des meilleures équipes sportives du territoire, les Marseillais sont le fil conducteur de cette année particulière.

    Les nouveautés

    Du 26 au 28 septembre, sur l’Esplanade du Palais des Congrès, un espace appelé Innova Marseille accueille une dizaine de start-up régionales pré-selectionnées qui présente leur produit ou service auprès des visiteurs, pour tenter de remporter un prix (prix de la presse ou du public). Les critères sont le savoir-faire, la créativité et le dynamisme des entreprises.

    Pour ce week-end toujours, le 1er étage du Palais des Congrès se transforme en Palais des Jeux, un espace immersif retraçant 100 ans d’histoire. Il accueille quatre grands espaces thématiques avec des jeux de plateaux, jeux de société, jeux de figurines, jeux de cartes, Jeu de cartes à jouer et à collectionner (TCG), retrogaming, jeux vidéo, e-sport, réalité virtuelle et jeux de rôle.

    Jusqu’au samedi 27 septembre, un espace Plantes addicts, en Marseillais, un espace pour les passionnés de plantes. Une vente exclusive au cœur de la foire, avec plus d’une centaine de variétés différentes, à des prix raisonnables de 1 à 12 euros pour les petites et moyennes plantes et de 5 à 150 euros pour les grandes.

    Tous les jours, Provence Studios prend ses quartiers à la foire avec une exposition cinéma dans le Hall 3. Cet espace est une traversée du cinéma marseillais et provençal, entre tradition et modernité, patrimoine et innovation. Soyez curieux, venez découvrir l’envers du décor et l’étendue des métiers du cinéma.

    Sur l’esplanade 1, la Ville met à l’honneur celles et ceux qui façonnent l’identité du territoire soit les artisans, créateurs et entreprises labellisés « Fabriqué à Marseille ». Une exposition inédite de plus de 100 objets emblématiques « Fabriqué à Marseille », des ateliers participatifs, et une quinzaine de stands de producteurs et artisans prêts à échanger.

    Tous les jours encore, au Hall 8, l’espace Boho Market. Sur 200m2, avec une scénographie années 70, il reprend les codes de l’époque, imagerie pop, tissus en velours, sols en lino, matières et couleurs donnent le ton. Flower power pour tous ! Artisanat vintage, tapis tissés, macramés, fauteuils en rotin, fleurs séchées, mode de l’époque et dressing de seconde main.

  • Les associations toujours en quête de bénévoles

    Les associations toujours en quête de bénévoles

    Stands culturels, institutionnels, animaliers, sportifs et bien d’autres constituent la panoplie d’organisations présentes sur le cours Mirabeau, à l’occasion de la cinquième édition du forum des associations et du bénévolat. 300 associations – « fil rouge et vitalité de la Ville », selon Sophie Joissains, maire (UDI) sans communiquer davantage sur l’événement, faute de réserve électorale – ont installé leurs étals le temps d’une journée.

    « On cherche une activité pour la rentrée, un peu tard, mais sur place la petite aura une idée plus concrète de ce sur quoi elle s’engage », estime Julia en quête d’une activité sportive pour sa fille. Pour Esteban, étudiant, il s’agit d’« intégrer une association en tant que bénévole, pour rencontrer du monde et donner de son temps par la même occasion. Pourquoi pas acquérir de nouvelles compétences aussi et enrichir le CV ! ». Pour d’autres, comme Steph, difficile d’imaginer s’engager dans une association à plein temps. « De nos jours on n’a plus le temps. Avec le boulot, les obligations familiales… Mais trouver un sport ou une asso d’art pour les enfants, oui ! » « Moi, c’est mon dossier scolaire qui me pousse à aller sur le forum. Je sais que certaines écoles comme Sciences Po valorisent l’engagement sur le dossier. Je me dis qu’intégrer des maraudes ou donner des cours ça peut être mon truc », ajoute Elsa, 17 ans.

    S’engager différemment

    À chacun sa motivation pour venir sur le forum donc. Côté associations, la sensibilisation à une cause et surtout, le recrutement de bénévoles reste l’intérêt principal. « Depuis le Covid, le bénévolat s’est développé, avant de se calmer. Mais on est toujours sur la corde raide au niveau des bénévoles réguliers, pointe Eric Richard, vice-président de l’antenne locale du Secours populaire. On voit quelques étudiants arriver et c’est tant mieux, ça va permettre de rafraîchir les équipes. » La majeure partie des bénévoles sont des retraités, selon l’antenne locale. « Oui, c’est plus difficile d’avoir des bénévoles », concède Clairette Gatineau, présidente de la MJC Prévert.

    Un constat que ne partage pas Anna, qui tient le stand des Petits frères des pauvres. « On a une grande parité dans les âges. On est plutôt là pour communiquer sur les actions que l’on fait ». « Peu importe l’âge ou le temps que l’on donne dans une association, il faut que ce soit quelque chose auquel on croit, puis il faut le respecter, en faire quelque chose et le poursuivre. Tout ce qu’on donne est un plus », ajoute Heather, bénévole pour la même association. Pour Jacques Ducerf, bénévole des visiteurs de personnes sous main de justice (ANVP), le bénévolat et l’engagement, c’est aussi et surtout une « question de relations humaines ».

    Selon une étude de la France bénévole, Recherches et Solidarités, avec Coalta Formations, en 2025, « 11% des Français, soit 5 millions de personnes, donnent du temps chaque semaine aux associations ». Une progression significative de 2 points en 2 ans.

  • Redouane Bougheraba organise un match de football caritatif en Suisse

    Redouane Bougheraba organise un match de football caritatif en Suisse

    Au-delà de leur humour, certains artistes savent aussi faire preuve de générosité dans la vie de tous les jours.

    L’humoriste marseillais Redouane Bougheraba et Nico Capone, un célèbre influenceur suisse, organisent, ce samedi, un match de football caritatif au stade de la Tuilière, à Lausanne. Tous les fonds récoltés lors de cette soirée, qui sera à suivre en direct sur RMC Découverte et BFM Marseille Provence à partir de 20h10, seront reversés à la Fondation Théodora, soutenue par le Suisse, qui vise à « égayer le séjour des enfants hospitalisés avec l’intervention de clowns hospitaliers » , mais aussi à Terres d’Espoir, défendue par le Marseillais, qui « distribue des colis alimentaires, permet l’accès à l’eau et prend en charge des orphelins en Afrique ».

    Gratin de stars

    Les deux célébrités ont fait appel à leurs amis afin de constituer un casting XXL : des humoristes comme Gad Elmaleh, Kev Adams ou Franck Dubosc et des anciens sportifs tels que de David Douillet, Jo-Wilfried Tsonga ou Robert Pirès fouleront la pelouse du stade, dont les 12 500 places affichent déjà guichets fermés. « C’est complet, c’est pour la bonne cause, on est super contents », souligne Redouane Bougheraba, qui compte sur les anciens olympiens Samir Nasri et Sonny Anderson pour repartir avec la victoire.

  • [Entretien] « Les personnes âgées sportives sont des modèles de bien vieillir »

    [Entretien] « Les personnes âgées sportives sont des modèles de bien vieillir »

    La Marseillaise : Vous montrez qu’avec l’âge, le muscle respiratoire fatigue plus vite, limitant la tolérance à l’effort. Y a-t-il un risque pour les personnes âgées qui continuent une pratique sportive régulière ?

    Grégory Blain : Pas du tout. Ils fatiguent juste plus vite et leurs jambes disent « stop » plus tôt. Le muscle respiratoire ne sera jamais fatigué au point de ne plus pouvoir se contracter. Éventuellement, les personnes qui font de l’hyper-tension doivent être attentives : la contraction des vaisseaux sanguins dans les muscles locomoteurs pour privilégier l’afflux de sang vers le muscle respiratoire augmente la tension artérielle. Concernant les os et les articulations, la littérature montre que l’exercice physique – sans excès – a plutôt des effets bénéfiques. Les personnes âgées sportives sont pour nous des modèles de « bien vieillir ».

    C’est-à-dire ?

    G.B. : Elles nous permettent d’étudier les effets de l’âge avec moins de biais. Car souvent, les personnes âgées sont plus sédentaires. Cela brouille les pistes quand nous observons la diminution d’une fonction : est-ce l’effet de l’âge ou de la sédentarité ? L’avantage du « master athlète » est qu’il ne se déconditionne pas par manque de pratique physique. Il entretient ses fonctions via la pratique régulière d’exercice.

    Votre étude a été menée chez des hommes. Les résultats auraient-ils été similaires chez des femmes ?

    G.B. : C’est probable. Ils seraient même sûrement plus marqués chez les femmes car leurs poumons sont plus petits, donc les contraintes sont plus importantes.

  • Pourquoi les sportifs âgés tolèrent moins bien les efforts intenses ?

    Pourquoi les sportifs âgés tolèrent moins bien les efforts intenses ?

    Les « master athlètes » recrutés par Grégory Blain pour son expérience n’avaient pas à rougir de leurs performances : « Ils avaient 65 ans en moyenne, s’entraînaient régulièrement et certains couraient le 10 kilomètres en 35 minutes », souligne le spécialiste de physiologie de l’exercice au Laboratoire motricité humaine, expertise, sport, santé, à Nice. Mais lors d’un effort intense, impossible de rivaliser avec des athlètes d’à peine 30 ans. « La différence était flagrante, insiste le chercheur, dernier auteur d’un article paru dans Experimental Physiology. Plus élevée que nous l’imaginions ».

    Dans ce projet mené avec d’autres laboratoires d’Université Côte d’Azur – le LJAD et I3S -, il s’agissait de pédaler à fond jusqu’à épuisement après avoir pré-fatigué le système respiratoire lors d’un exercice – l’équivalent de respirer à travers une paille pendant plusieurs minutes. Avec cette pré-fatigue, les athlètes les plus âgés n’étaient capables de produire leur effort maximal que pendant une durée réduite de 40% environ, contre 15% pour les plus jeunes. Un capteur de force a aussi montré que les athlètes plus âgés avaient les muscles des jambes plus fatigués après l’exercice de pré-fatigue respiratoire. « Cela montre que le système respiratoire peut devenir un facteur limitant à l’exercice avec l’âge », résume Grégory Blain.

    Rigidité

    On le sait : plus on vieillit, plus le système respiratoire fatigue vite car la cage thoracique et les poumons se rigidifient. « C’est une évolution anatomique normale », souligne Grégory Blain. Pour faire entrer un même volume d’air, les muscles respiratoires – le diaphragme, notamment – doivent donc travailler plus. « Mais nous ne savions pas si ce travail supplémentaire du muscle respiratoire avait un impact sur la fatigue des muscles locomoteurs et la tolérance à l’effort », précise le chercheur. L’expérience montre que oui.

    Et cela s’explique facilement : si les muscles respiratoires travaillent plus, ils ont besoin de plus d’oxygène, et donc d’un afflux de sang. Le système nerveux central l’organise en réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins ailleurs – notamment au niveau des muscles locomoteurs. « Il privilégie ce qui est vital », souligne Grégory Blain. Cela réduit le débit de sang vers les jambes et l’oxygénation des muscles. « Il y a une bascule vers une filière énergétique source de métabolites qui altère la fonction et la contraction des muscles », ajoute le chercheur.

    « Dans sa pratique d’activité physique, il faut s’occuper des muscles respiratoires », souligne Grégory Blain. En les musclant via des exercices
    – comme respirer contre des résistances –, en poursuivant l’activité physique à haute intensité et éventuellement en faisant des exercices de respiration profonde pour augmenter l’élasticité de la cage thoracique. « Ce dernier point reste une perspective », conclut le chercheur.