Les protégés de Luc Tardif ont ouvert le score au début du deuxième tiers-temps par l’intermédiaire de l’attaquant suédois Albin Nilsson (25’, 0-1), avant que les Franciliens ne recollent au score dix minutes plus tard seulement (35’, 1-1). L’expérience des recrues estivales a fait la différence dans le dernier tiers-temps, où Adel Koudri a permis aux Spartiates de reprendre l’avantage au score (1-2, 44’), puis de conclure en beauté avec Emil Tavernier (1-3, 60’).
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Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine
À plus de 7 000 kilomètres du soleil marseillais, Noa Nsonsa-Kitala s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie américaine. Sélectionné par les Black Hawks de Waterloo, club évoluant en USHL, le plus haut niveau du hockey sur glace junior aux États-Unis, l’attaquant franco-belge, passé par les Spartiates de Marseille ces deux dernières saisons, poursuit son apprentissage avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. « C’était un peu compliqué au départ, surtout à cause du décalage horaire, mais je me sens bien », confie le jeune homme de 19 ans.
Il a également dû s’adapter à un nouvel environnement, au sein d’une famille d’accueil installée à Hudson, une petite ville de 2 500 habitants située au cœur de l’Iowa, un État notamment connu pour son agriculture. « Il y a beaucoup plus de champs qu’à Marseille », sourit Noa. L’attaquant, natif de Mons, en Belgique, n’a toutefois pas vraiment eu le temps de découvrir les environs depuis son arrivée, à la fin du mois d’août. Il a fait ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers lors du camp d’entraînement, où il a effectué de nombreux tests et participé aux matches de pré-saison. « On m’a directement dit que j’avais une très bonne vitesse », souligne celui qui doit principalement améliorer son « jeu physique », selon ses entraîneurs.
Un rêve de gossePour Noa, rejoindre les États-Unis pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de la NHL, le championnat nord-américain considéré comme le plus prestigieux au monde. Depuis 2011, 28 anciens joueurs des Black Hawks ont ainsi fait leurs débuts dans la Ligue majeure. « J’essaie de me focaliser sur le présent, mais quand tu vois les noms de tous ces gars qui ont été à ma place et qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, ça donne envie », confie le joueur formé aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’un des deux seuls Français à évoluer en USHL cette saison, avec Paulin Hostein, passé par les Jokers de Cergy-Pontoise. « Mais je vais d’abord devoir montrer ce dont je suis capable », ajoute l’international tricolore, qui vit, de l’autre côté du globe, un véritable rêve de gosse.
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![[Entretien] Luc Tardif, entraîneur des Spartiates : « C’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/82aa71fb8fab2e5b3922ba9c54b0b34b.jpg)
[Entretien] Luc Tardif, entraîneur des Spartiates : « C’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs »
La Marseillaise : Vous vous apprêtez à débuter votre quatrième saison à la tête des Spartiates, en Ligue Magnus. Comment s’est déroulée la préparation sur la glace ?
Luc Tardif : J’ai beaucoup apprécié l’état d’esprit du groupe tout au long de cette période. Pour moi, les résultats restent anecdotiques. Ce n’est pas ce qui compte le plus pendant la pré-saison. Ce que l’on regarde avant tout, c’est le contenu et la progression de l’équipe dans ce contenu. Il y avait quelques nouveautés à assimiler, avec également l’intégration de nouveaux joueurs. Nous avons apporté deux ou trois changements sur certains aspects de notre système. Il faut mettre tout cela en place et forcément, cela demande du temps. Mais j’ai trouvé que l’équipe et particulièrement les nouveaux joueurs se sont adaptés très rapidement. C’est donc plutôt positif. La pré-saison est désormais terminée. Nous avons encore eu une grosse semaine de travail pour ajuster certains points et insister sur plusieurs éléments. Maintenant, on a hâte que les choses sérieuses commencent.
Durant l’intersaison, vous avez signé dix nouveaux joueurs, dont huit sur les postes d’attaquants. Quelle a été votre stratégie dans le recrutement ?
L.T. : Notre idée directrice, cet été, était dans un premier temps de conserver les joueurs qui étaient importants pour nous. Mais la première étape a surtout été de réfléchir à la manière dont on voulait jouer, dans les moindres détails. Et à partir de là, de recruter des joueurs capables d’assimiler ces principes et de s’inscrire dans ce cadre. L’élément clé, ça a été l’intensité. C’est un mot dont on parle beaucoup dans le sport, mais nous l’avons décliné de manière assez précise, et c’est ce qui a guidé notre recrutement cet été. Sur la pré-saison, nous sommes satisfaits. Maintenant, on va voir comment se passe le début de saison. Mais, pour l’instant, nous n’avons pas de déception sur ce point-là.
À quel point trouvez-vous que
le niveau de la Ligue Magnus a progressé ces dernières années ?L.T. : Je trouve que les matches sont de plus en plus serrés par rapport à l’époque où je jouais, où il y avait davantage de scores fleuves. Bien sûr, un classement se dessine toujours, mais il y a encore beaucoup de changements en dehors du top 4. Je trouve que c’est de plus en plus difficile de se qualifier pour les play-offs, avec beaucoup d’équipes qui peuvent y prétendre. Ce sera encore le cas cette année. On l’a vu avec les résultats de la pré-saison : tout le monde est capable de battre tout le monde. C’est vraiment attractif. Aujourd’hui, tous les matches sont difficiles à aller chercher, peu importe l’équipe. Mais notre objectif reste de nous qualifier pour les play-offs. On se concentre là-dessus dans un premier temps.
En parlant du public, avez-vous le sentiment que le hockey a pris une nouvelle dimension à Marseille grâce à votre club ?
L.T. : Ça devient de plus en plus un public de connaisseurs. Au tout début de notre arrivée en Magnus, même si nous avions déjà de grosses affluences en Division 1, ça restait surtout un public de spectateurs. Aujourd’hui, on a un vrai kop de supporters, qui est top. L’ambiance est incroyable chez nous et ça nous pousse à chaque match, surtout dans les moments difficiles. Je pense qu’au fil des années, des bons résultats et d’une bonne gestion, on parvient à fidéliser le public. C’est top pour la suite. On est toujours dans l’état d’esprit de vouloir s’améliorer chaque saison. Je pense que le public va, et doit, être un atout pour cette prochaine saison.
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Les Spartiates affichent de grandes ambitions
Après plusieurs semaines de réflexion et de négociations, le recrutement des Spartiates de Marseille est bouclé. Le club a officialisé les 23 joueurs qui porteront le maillot phocéen la saison prochaine. « On a fait ce que l’on voulait », se félicite Jonathan Zwikel, manager général des Spartiates. Le dirigeant marseillais se réjouit notamment d’avoir attiré plusieurs « Français de qualité », un marché particulièrement difficile en raison du faible nombre de joueurs disponibles et de la forte concurrence entre clubs. Chaque équipe de Ligue Magnus doit en effet compter au moins neuf joueurs formés localement (JFL), ainsi qu’un gardien.
Le gros coup KoudriParmi ces recrues, l’arrivée de l’international tricolore Adel Koudri est la plus marquante. Après plusieurs saisons à Grenoble dans des effectifs ambitieux, le centre arrive à Marseille pour « prendre plus de responsabilités ». Zwikel voit en lui « un gros coup sur le marché des JFL ». Il correspond au profil des joueurs recrutés : « On veut des joueurs qui ne trichent pas, qui jouent des deux côtés de la patinoire, avec de l’intensité et de la vitesse dans les transitions. » Du côté des étrangers, seuls Libor Kasik, Jan Dufek et Bobbo Petersson ont été conservés. La prolongation du défenseur suédois a suscité des réactions chez certains supporters, mais le manager général défend son choix : « Bobbo n’est pas un joueur spectaculaire, mais on avait besoin de stabilité et d’expérience. Il faut regarder tout ce qu’il apporte. »
Avec près de 300 matches en Ligue suédoise (SHL), l’une des meilleures ligues au monde, Petersson reste un élément jugé précieux dans l’équilibre des Spartiates. Ces derniers visent une quatrième qualification d’affilée pour les play-offs. « Ça ne peut pas être autre chose, surtout par rapport à notre budget et à notre expérience », lance le dirigeant marseillais. « Et ce n’est pas parce qu’on l’a fait trois fois en trois ans que c’est quelque chose de banal. »
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Noa Nsonsa-Kitala à la découverte de l’Amérique
De Marseille à l’Iowa, il n’y a finalement qu’un pas. Spartiate depuis deux années, Noa Nsonsa-Kitala, tout juste 19 piges, sera un aigle noir la saison prochaine. L’attaquant a été choisi, mardi soir, par les Waterloo Black Hawks, équipe concourant en USHL, une ligue américaine réservée aux moins de 21 ans. Le jeune Français a été « drafté » en 67e position par cette formation neuf fois championne. Il s’est montré heureux de ce nouveau palier dans sa carrière : « Je regardais la draft et je me suis dit que j’allais être drafté à peu près à ce moment. J’ai été très content dès que j’ai vu mon nom, ça m’a vraiment fait plaisir. »
« L’intérêt de Noa était prioritaire »Noa Nsonsa-Kitala va donc découvrir un nouveau continent, une nouvelle équipe et une ligue qui a vu passer des joueurs talentueux. « C’est une très bonne ligue, beaucoup de joueurs NHL sont passés par là. Le plus récent, c’est Macklin Celebrini, un jeune de 19 ans, qui est l’un des meilleurs en NHL maintenant. Il jouait en USHL il y a deux ans », explique le futur élément de Waterloo.
Son aventure américaine se dessinait déjà alors qu’il n’était encore qu’un lycéen. Ce championnat s’était déjà intéressé à lui lors des deux dernières années. « Oui, ça fait deux ans que l’on me demande. On parle avec les équipes, c’est aussi mon agent qui gère ça. J’ai fait une visio avec cette équipe, ça s’est super bien passé, les coaches étaient sympas, le manager général également. Franchement, je sentais une bonne alchimie », décrit-il.
L’attaquant passé par les Brûleurs de Loups de Grenoble n’a désormais plus qu’un mot à la bouche : développement. Partir dans une ligue aussi compétitive doit lui permettre de passer plusieurs marches dans sa jeune carrière. Choisir les États-Unis était une suite logique, après avoir découvert le monde pro à Marseille. « Noa, c’est un super jeune, très facile à coacher, qui a envie d’apprendre. Il est assez mature pour son âge. C’est un super choix de partir maintenant. Nous on l’a même orienté vers ce choix, même si ce n’était pas dans notre intérêt. Mais c’était bien l’intérêt de Noa qui était prioritaire », souffle Luc Tardif, son entraîneur lors de son passage aux Spartiates.
Noa Nsonsa-Kitala remercie grandement le club phocéen de l’écoute et des conseils prodigués. « Marseille, c’est une famille, c’est un club avec un grand cœur. Je leur ai direct expliqué. Ils ont pu m’aider, m’aiguiller sur ce que je devais faire. Ils ont pensé à mon développement et c’est quelque chose qui m’a beaucoup plu. » Son départ dans l’Iowa se fera en août avant d’attaquer une saison à rallonge. Un nouveau défi, mais une continuité pour cet espoir du hockey tricolore.
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![[Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/12a3dab3fbc6edeeec2bf1c0f4eb47f6.jpg)
[Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »
La Marseillaise : Après une cinquième place en saison régulière, votre équipe s’est faite éliminer en quart-de-finale des play-offs pour la troisième année consécutive face à aux Boxers de Bordeaux. Une surprise à vos yeux ?
Jonathan Zwikel : Je pense qu’il n’y a pas eu de surprise, ni négative ni positive. On est un peu là où est notre budget. Maintenant, il y a une déception de ne pas avoir pu faire mieux. Même si notre niveau d’exigence monte, c’est notre place. Et ça n’a pas été évident, vu les péripéties qui sont arrivées entre les changements de joueurs et les pressions. Et après, sur les playoffs, un peu de regret, parce qu’on n’était pas loin sur tous les matches et qu’on aurait pu avoir une équipe un peu plus complète. Et au-delà de la déception, il y a cette satisfaction d’avoir donné tout ce qu’on pouvait pour essayer de challenger Bordeaux. C’est assez contradictoire, parce qu’on n’a pas pris 4-1, mais on était dans le coup sur tous les matchs.
Qu’est-ce qui vous manque
pour passer ce cap fatidique ?J.Z. : Un peu de tout. On est dans une position intermédiaire qu’on a atteinte très rapidement. Mais la vérité, c’est que pour atteindre l’échelon supérieur, il faut un peu plus d’expérience et un peu plus de qualité dans les joueurs. On est très proche de passer un cap, mais on n’y est pas encore. Ça paraît spectaculaire, parce que ça fait trois années d’affilée, et trois années d’affilée contre la même équipe. Mais au final, ça ne fait que trois années qu’on est là. On est réguliers dans notre progression. Mais le petit step d’après est d’entrer dans le top 4. Ça nous a donné beaucoup d’indications sur la manière d’y arriver.
Laquelle est la plus importante ?
J.Z. : Celle d’être en adéquation avec nos convictions. La première étape là-dedans, c’est au moment où tu conçois l’équipe. Beaucoup de choses se jouent l’été quand tu crées le modèle d’équipe que tu veux avoir. Tu choisis les joueurs qui vont jouer dans ce modèle. Cette année, on s’en est un peu écarté. On a couru après des adaptations. Et ça a été une année épuisante à cause de ça. On a dû faire des changements, etc. Ça ne veut pas dire d’aller tête baissée. Mais ça veut dire d’aller à fond dans notre identité.
Est-ce que vous comptez, comme la saison passée, procéder à un bouleversement total de l’effectif ?
J.Z. : Il y a encore beaucoup d’inconnus. Chaque année, l’idée n’est pas de changer pour changer. Mais changer pour trouver le bon équilibre. Et encore une fois, cette année, on a eu beaucoup d’indications. On va essayer de repartir dans la direction qu’on veut avoir. Mais il y a beaucoup de joueurs qui sont là cette année et qui correspondent à la trajectoire qu’on peut prendre. On va essayer de les garder.
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Les Spartiates de Marseille s’offrent un sursis face aux Boxers de Bordeaux
Ils n’avaient pas d’autres choix que de l’emporter pour que leur aventure puisse continuer. Les Spartiates de Marseille sont allés chercher la victoire tant attendue (2-1), mercredi soir sur la glace du Palais Omnisports, lors du quatrième match de la série des quarts de finale de play-offs de la Ligue Magnus face aux Boxers de Bordeaux. Maintenant qu’ils ont décroché leur premier succès, les protégés de Luc Tardif vont devoir impérativement s’imposer à Bordeaux, samedi, avant de pouvoir revenir à domicile lundi prochain. Les Marseillais, qui n’ont pas profité de leurs cinq power-play sur l’ensemble du match, ont toutefois pu compter sur un Libor Kasik impérial dans ses cages (36 arrêts). Avec Petersson et Ruusu à la manœuvre, les Spartiates peuvent encore nourrir l’espoir d’une qualification.
MARSEILLE 2
BORDEAUX 1
4e match de la série des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus
Tiers-temps : 0-0, 1-1, 1-0
Au Pomge (4 585 spectateurs)
Arbitres : MM. Cregut et Herrault
Buts pour Marseille : Petersson (38’14, ass. Lindgren et Da Costa), Ruusu (45’06, ass. Joubert et Bourgeois)
But pour Bordeaux : Pageau (29’25, ass. Bruche et Puffer)
MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen.
Entraîneur : Luc Tardif
BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier.
Entraîneur : Olivier Dimet
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Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4
Après les deux victoires des Boxers de Bordeaux sur leur glace (3-2 t.a.b et 3-0), les Spartiates de Marseille se devaient de réagir, mardi soir, pour leur retour à domicile, à l’occasion du troisième match des quarts de finale de play-offs. Mais les hockeyeurs phocéens ont une nouvelle fois trouvé le chemin de la défaite (3-4 a.p.), permettant ainsi aux Girondins de mener trois à zéro dans cette série.
Les protégés de Luc Tardif ont pourtant été entreprenants dès les premières minutes de jeu, où ils n’ont pas hésité à multiplier les offensives face à la cage de bordelaise. Cet état d’esprit conquérant a rapidement porté ses fruits, avec l’ouverture du score du défenseur et assistant-capitaine Fabien Bourgeois (1-0, 6’).
Malgré une égalisation girondine (1-1, 11’), les hockeyeurs marseillais ont repris l’avantage grâce à un sublime tir de loin signé par l’attaquant tchèque Jan Dufek (2-1, 17’).
Galvanisés par le soutien de leurs supporters, les Spartiates ont été freinés dans leur dynamique à cause d’une longue interruption de 40 minutes avant de débuter le deuxième tiers-temps : un trou s’est formé dans la glace et a dû être comblé. Fait qui s’est d’ailleurs reproduit en plein milieu de la deuxième période, suspendant la rencontre pendant près de 50 minutes.
Selon les techniciens de l’enceinte, la surfaceuse était mal réglée depuis le début de la journée. Suite à un problème électronique, trois centimètres de glace ont été raclés, au lieu d’un demi centimètre, ce qui a fragilisé la glace par endroit.
Ces longues pauses n’ont toutefois pas empêché un beau spectacle de se produire par la suite. Passant à côté de leur premier power-play (phase de supériorité numérique), les Spartiates se sont retrouvés quelques minutes plus tard en situation d’infériorité numérique et ont vu les Boxers égaliser (2-2, 30’).
Mais ce n’était sans compter sur le défenseur tricolore Yohan Coulaud, qui a permis aux Marseillais de reprendre le dessus au tableau d’affichage (3-2, 32’). Les Spartiates se sont de nouveau retrouvés en supériorité numérique à la fin du deuxième tiers-temps, mais toujours sans succès. Un point qu’ils devront rectifier dès ce mercredi pour le quatrième match de la série. Les Bordelais, portés par l’efficacité offensive de Mathieu Pompei, ont recollé au score deux minutes avant la fin de la deuxième période (3-3, 39’).
Malgré deux power-play dans le dernier tiers-temps, les hockeyeurs phocéens n’ont pas réussi à faire la différence dans le temps réglementaire. Les prolongations ont été de très courte durée : en 18 secondes, Tommy Giroud a planté le but décisif. Pour la plus grande joie des Boxers et la plus grande tristesse des courageux spectateurs qui sont restés jusqu’au bout de la désillusion.
Camille Kadoum
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MARSEILLE 3
BORDEAUX 4
3e match des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus
Tiers-temps : 2-1, 1-1, 0-0
Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 545 spectateurs)
Arbitres : MM. Cregut et HerraultButs pour Marseille : Bourgeois (5’18, ass. Colotti), Dufek (16’40, ass. Coulaud et Bourgeois), Coulaud (31’01, ass. Cantagallo et Asten)
Buts pour Bordeaux : Pompei (10’35, ass. Boscq et Ouellet Beaudry ; 38’02, ass. Boscq), Morin (29’38, ass. Giroux), Giroud (60’18, ass. Lamarche)
MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen. Entraîneur : Luc Tardif
BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : Olivier Dimet
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Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters
L’heure a sonné pour les hockeyeurs marseillais. Menés deux à zéro dans leur série des quarts de finale de play-offs face aux Boxers de Bordeaux, ils vont devoir profiter du double retour à la maison pour réduire l’écart au tableau d’affichage. Et ainsi aller de l’avant après les deux désillusions sur la glace girondine. « Le premier match a été serré sur le plan du score, parce qu’on a été solidaires défensivement et que Libor (Kasik, le gardien) a fait un match excellent, mais on a été dominés dans pas mal de parties du jeu, mais pas parce qu’on a été un peu approximatifs avec le palet », déplore Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates de Marseille, conscient que ses protégés n’ont passé que huit minutes en zone offensive, « ce qui est très faible », contre vingt-quatre minutes pour les Boxers de Bordeaux. Cela ne les a pas empêchés d’inscrire deux buts, sur des situations de power-play (supériorité numérique), pour aller en prolongations (défaite aux tirs au but).
Avantage maison« Au bout du compte, on aurait pu aller chercher cette victoire », martèle le technicien marseillais, frustré d’être passé à côté d’une superbe opportunité dès le premier match de la série. Malgré un score plus lourd dans le deuxième match (3-0), les Spartiates ont montré plus de solidité dans tous les aspects. « On retourne à la maison avec des certitudes défensives, mais il va falloir qu’on fasse mieux offensivement à 5 contre 5 », lance Tardif, qui compte sur le soutien du public marseillais pour faire la différence.
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Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux
Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.
En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.
Trois buts par match encaissés cette saisonLa différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.
