Tag: spartiates

  • Les Spartiates encaissent un quatre à la suite contre Rouen

    Les Spartiates encaissent un quatre à la suite contre Rouen

    La réception des Dragons de Rouen n’est jamais un jour comme les autres pour les Spartiates de Marseille et leurs supporters. Considérée comme l’une des meilleures équipes françaises, avec les Brûleurs de Loups de Grenoble, la formation normande a débarqué dans la cité phocéenne avec le statut d’épouvantail.

    « On n’a toujours pas digéré les trois énormes défaites face à eux cette saison », martèle Antoine, un Toulonnais qui a chopé « le virus Spartiates ». Il n’a pas encore manqué un seul match à domicile de ses nouveaux héros cette saison. « C’est encore une jeune équipe, faut créer quelque chose sur le long terme. C’est déjà beau ce qu’ils ont réussi sur ces trois saisons », souligne-t-il, parfois frustré parce que les Marseillais n’ont pas encore « l’étoffe d’une grosse équipe ». Surtout face aux grosses cylindrées du championnat. « On va se prendre une tôle », annonce Mathieu, abonné depuis le début de la saison après avoir découvert par hasard qu’il y avait un club de hockey sur glace évoluant au plus haut niveau national. Sa prédiction s’est avérée plutôt juste : les pensionnaires rouennais ont rapidement ouvert le score, même si les protégés de Luc Tardif ont tout de même montré du répondant lors du premier tiers-temps.

    Patience pour les play-offs

    Les Dragons, plus expérimentés, ont repris confiance en deuxième période, malgré une défense solide des Spartiates, parfois dangereux offensivement face à la cage normande, bien gardée par un Macmillan Carruth plutôt serein. « On y croit toujours, mais ça s’annonce difficile », lance Amandine, dévastée lorsque ses « chouchous » ont subi trois buts supplémentaires qui ont propulsé les Rouennais vers la victoire. Impatiente de voir les hockeyeurs marseillais en play-offs, elle devra patienter encore un peu avant de pouvoir fêter leur qualification officielle.

    MARSEILLE  0

    ROUEN 5

    36e journée – Ligue Magnus

    Tiers-temps : 0-1, 0-1, 0-3

    Palais omnisports de Marseille (4 919 spectateurs)

    Arbitres : MM. Martin et Laboulais

    Buts : Yeo (13’), Regush (38’, 51’), Simonsen (42’), Lafrance (50’) pour Rouen

    Pénalités : Welsh (14’), Coulaud (23’), Lindgren (26’), Dufek (40’), Joubert (49’) pour Marseille ; Nesa (17’), Chakiachvili (25’), Holway (29’), Yeo (40’) pour Rouen

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren, Petersson – Gonnard, Joubert, Asten, Bouvet, Colotti (C), Dair, Dufek (A), Welsh, Valtonen, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

    ROUEN : Mugnier, Carruth – Holway, Roy, Schmitt, Yeo (A), Bouramman, Chakiachvili (A) – Nesa, Lavoie, Colomban, Perret, Lafrance, Rech, Simonsen, Lamperier (C), Tessier, Gresock, Vigners, Regush.

    Entraîneur : Csaba Szeleky

  • [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    La Marseillaise : Vous êtes cinquièmes du championnat (20 victoires et 15 défaites), après avoir passé les trois quarts de la saison régulière. Êtes-vous satisfait du rendement global de votre équipe jusqu’ici ?

    Luc Tardif : En termes de points, on est déjà bien au-dessus, en avance, par rapport aux années précédentes. L’objectif, c’était vraiment d’être proche du top 4. On l’est encore, même s’il y a un petit écart quand même qui s’est créé ces derniers matches avec Bordeaux. L’idée, c’était, jusqu’à la fin de l’année, d’essayer de pouvoir accrocher le Top 4. Donc, on est encore dans les clous sur ce point-là. C’est positif. Après, en termes de contenu de match, ça a manqué de constance cette année. Il y a des matches contre des équipes du Top 4 où on n’a pas été assez compétitifs. On va dire que c’est cet aspect-là qui me dérange un peu. Même si on a fait, par exemple, de grosses victoires contre Grenoble, je trouve que contre Bordeaux, contre Rouen, contre Angers, on n’a pas eu la compétitivité souhaitée en début d’année. Je dirais que je suis satisfait sur le plan comptable. Mais, je pense qu’on n’est pas encore à notre plein potentiel. Je pense qu’on est capable de faire mieux.

    Votre effectif a récemment été bouleversé avec trois départs de joueurs majeurs (Myllymaa, Lavoie et Thompson) et autant d’arrivées soudaines (Wong, Asten et Valtonen). Comment faites-vous pour gérer deux saisons en une ?

    L.T. : En début de saison, on avait des joueurs avec des qualités offensives. Des qualités vraiment intéressantes, comme Alexandre Lavoie ou Brad Thompson. Mais ça ne fitait pas sur d’autres aspects du jeu. J’ai une certaine exigence sur l’intensité, sur le grid, sur la partie défensive. Ce sont, pour moi, des éléments essentiels pour pouvoir performer et aller chercher des titres. Ça ne fitait pas. Ce n’est pas la question de savoir si ce n’étaient pas de bons joueurs. Bien sûr que c’étaient de bons joueurs et de bons professionnels. Je n’ai rien à leur reprocher, mais ça ne fitait pas avec ce que nous, on voulait faire. L’ajustement de l’équipe a été fait dans ce sens-là. Sur les 4-5 derniers matches, j’adore l’état d’esprit de l’équipe. On aura peut-être moins de talent que les équipes du top 4. Ce qu’on veut, c’est essayer d’avoir plus de grid, plus d’intensité, plus de vitesse. Essayer d’être plus compétitif.

    Le Top 4 est d’ores et déjà qualifié pour les playoffs. Ça devrait être bientôt votre tour…

    L.T. : Je n’ai pas fait des comptes par rapport à ça. Il ne nous faut pas grand-chose pour être qualifié pour les playoffs. De toute façon, notre objectif, c’était ça. Évidemment, on avait en tête de se placer le mieux possible. Pourquoi pas essayer d’accrocher un Top 4 pour avoir l’avantage de la glace. Ce que je trouve positif, c’est qu’on a toujours été dans le groupe pour ce Top 4. On l’est toujours encore, même s’il y a un petit écart qui s’est créé avec Bordeaux. On l’est quand même toujours encore. Ça, c’est une grosse différence par rapport à l’année dernière et l’année d’avant. L’année d’avant, il y avait un gros écart entre le Top 4 et le reste. Là, on l’a resserré. Ça, c’est positif. Je pense que ça vient d’une plus grande constance dans nos résultats, notamment dans les équipes qui se sont placées derrière nous. Comme je disais, la déception pour moi, c’est qu’on n’a pas été assez compétitifs dans les matchs, dans les confrontations directes face à ces équipes du top 4, excepté Grenoble, où la balance est positive. Le reste, la balance est négative. Mais on est encore dans le coup.

  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.

  • Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates ont cruellement manqué de réussite tout au long de la partie, touchant même le poteau à trois reprises. Après les trois tiers-temps, cette rencontre s’est soldée par un
    0-0, extrêmement rare en hockey sur glace. Lors de la prolongation, les deux équipes n’ont pas non plus été en réussite et ce match est allé jusqu’aux tirs au but. Après deux penalties manqués sur chaque cage, Paul Joubert et Jan Dufek ont inscrit chacun un but et les Spartiates se sont donc imposés au bout du bout des tirs au but, lors de ce soir à suspense.

  • Les Spartiates auront fort à faire pour venir à bout des Brûleurs de Loups

    Les Spartiates auront fort à faire pour venir à bout des Brûleurs de Loups

    Victorieux lors de leurs trois dernières journées de Ligue Magnus, les Spartiates, cinquièmes du championnat, se préparent à affronter ce vendredi (à 20h15) les Brûleurs de Loups de Grenoble, troisièmes avec quatre points d’avance sur les Marseillais. Avec neuf points d’avance sur Nice, ils sont pour le moment ex æquo avec les Boxers de Bordeaux, qui comptent une journée de retard.

    Les Isérois, qualifiés pour la finale de la Coupe de France après avoir battu Caen mardi (3-6), n’ont perdu que deux matches à domicile cette saison et partent avec un autre avantage : celui de n’avoir jamais perdu dans le temps réglementaire, chez eux face aux protégés de Luc Tardif. Ces derniers se sont toutefois imposés à deux reprises sur les douze rencontres qu’ils ont disputées face aux Grenoblois.

    Thompson suit Lavoie

    de son compatriote

    La dernière confrontation en date a d’ailleurs tourné en la faveur des Spartiates, qui avaient réalisé un festival offensif devant son public (6-2, le 14 novembre 2025). Ce jour-là, Brett Thompson (9 buts et 14 passes décisives) avait apporté sa pierre à l’édifice. Mais l’attaquant canadien n’évoluera désormais plus sous les couleurs marseillaises, puisque le club et le joueur ont décidé, d’un commun accord, de mettre un terme à leur collaboration. Il s’agit du deuxième départ hivernal, après celui de son compatriote Alexandre Lavoie (6 buts et 18 passes décisives).

  • Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Jeune club de l’élite du hockey français, Marseille a récemment vécu plusieurs premières historiques. Autant d’étapes qui ont confirmé aux joueurs comme aux dirigeants que l’équipe se rapproche désormais du gotha tricolore de la discipline. Rien que cet automne, trois avancées majeures ont été réalisées, et une quatrième pourrait suivre si Marseille termine bien sa saison régulière.

    Première victoire

    sur la glace de Grenoble

    Un exploit proche de la mission impossible pour n’importe quelle équipe française. Dans sa jeune histoire, Marseille n’avait jamais gagné face à Grenoble, encore moins à la patinoire Pôle Sud. Le 3 octobre, dès la 7e journée de Ligue Magnus, les Spartiates l’ont emporté aux tirs au but face aux Brûleurs de Loups (3-2). Une performance XXL face aux champions de France en titre, qui ont laissé échapper des points à domicile seulement contre Rouen, cette saison. Le 14 novembre, les hommes de Luc Tardif Jr récidivaient en s’imposant 6-2, cette fois-ci au Pomge.

    Premier quart de finale

    de Coupe de France

    Les Spartiates ont eu la chance de jouer un quart de finale historique en Coupe de France. Historique, puisque c’était le premier du club à ce niveau, mais aussi car la rencontre en elle-même était unique. Mené 4-0 dans le deuxième tiers-temps, ce 16 décembre, Marseille est rapidement revenu à hauteur de Chamonix, son adversaire du soir.

    Un scénario exceptionnel, mais ce sont bien les Haut-Savoyards qui ont pris le meilleur sur les Provençaux (4-6). Après deux succès parfaits face à des formations de divisions inférieures (6-0 à Roanne et 4-0 à Strasbourg), les Spartiates ont échoué aux portes du dernier carré. L’aventure dans cette Coupe de France s’est donc arrêtée peu avant les fêtes de Noël.

    Premiers JO

    pour un Spartiate

    « Les Jeux, j’y pense forcément, mais les places sont chères. » C’est ce que disait Enzo Cantagallo à quelques semaines de l’annonce de la sélection française pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo (6-22 février). Le 23 décembre, le sélectionneur Yorick Treille a couché le nom du Marseillais sur sa liste. Jamais un Spartiate n’avait participé aux JO. Ce sera donc une première pour le joueur arrivé cet été en provenance de Rouen. Il ne sera pas tout à fait seul puisque le coach de Marseille, Luc Tardif Jr, sera assistant des Bleus durant la compétition.

    Vers une saison historique pour le club ?

    Alors qu’il reste 16 matches, avant la rencontre ce vendredi à Nice, les Spartiates sont 5e de Ligue Magnus. Les Marseillais n’ont jamais atteint une meilleure position à l’issue de la saison régulière. 5e en 2024, 6e en 2025, ils peuvent encore espérer une 4e place, objectif atteignable d’ici mars. Actuellement, ils ne comptent que trois points de retard sur Bordeaux, même si terminer 4e ou 5e revêt une importance moindre puisque les équipes à ces rangs s’affronteront au premier tour des play-offs.

  • Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Diables rouges donnent une leçon de réalisme aux Spartiates

    Les Spartiates sont tombés, ce mardi, face à une équipe de Briançon impeccable à la finition. Marseille termine l’année à domicile par une défaite 4-1 en ayant largement dominé les débats. Les locaux ont fait face à un gardien haut-alpin de gala.

    Marseille a effectué une pression maximale sur les Diables Rouges lors de ce premier temps. Une multitude de tirs (18 !) et de grandes occasions de buts tout au long des vingt premières minutes du match. Malheureusement pour les Bleus et Noirs, sans aucune réussite. Toute la patinoire a bien cru à une ouverture du score mais le palet n’a tapé que l’intérieur du poteau. Cette situation a amené à une interruption puisque les fans ont lancé leurs peluches sur la glace, comme prévu au premier but. Mais, encore une fois, ce palet n’était pas rentré dans la cage.

    Briançon a frappé aux moments idoines

    Complètement contre le cours de jeu, Briançon a trouvé la faille à deux reprises alors qu’ils jouaient à un de plus. Deux infériorités numériques sévèrement données par les arbitres et deux buts marqués par les visiteurs. Entre ces réalisations, Elias Ruusu avait permis aux Marseillais de trouver les filets. 4 tirs en une période, pour 2 buts, les Diables Rouges en réussite maximale. Grâce à de nouvelles supériorités numériques, les Haut-Alpins marquent deux autres fois au début du dernier tiers-temps. Au tour de Bisson puis de Cal de battre Libor Kasik. Le score est monté à 4-1, un écart trop conséquent pour espérer une remontée. Marseille s’incline donc pour sa dernière au Pomge, en 2025. Quatrième succès de rang à l’extérieur pour Briançon, qui continue sa remontée au classement de Ligue Magnus.

    Marseille 1 – Briançon 4 pour 27e journée de Ligue Magnus au Palais omnisports

    Buts : Ruusu (35e) pour Marseille ; Abramov (28e, 39e), Bisson (42e), Cal (48e) pour Briançon

    Marseille : Kasik – Pettersson, Lindgren, Bourgeois, Coulaud, Ruusu, Cantagallo, Corvez – Welsh, Bouvet, Nsonsa-Kitala, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Lavoie, Dair, Colotti, Joubert Entraîneur : Luc Tardif Jr

    Briançon : Outhouse – Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Bermont-Gonnet, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Bonnardel, Abramov, Persson, Dubois, Cal, Stromberg, Berard

    Entraîneur : Pierre Bergeron

  • Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    Briançon arrive au Temple pour la dernière des Spartiates à domicile

    S’il y a bien une discipline qui ne s’arrête pas durant les fêtes, c’est le hockey sur glace. Les autres sports collectifs sont en pause Noël, mais les Spartiates enchaînent les matches tous les deux à trois jours. Ce mardi soir (20h15), au Palais omnisports, Marseille accueille Briançon pour le compte de la 27e journée de Ligue Magnus. Une nouvelle rencontre à venir, ce sera déjà la septième du mois de décembre malgré la trêve internationale. Les six premiers matches n’ont pas apporté beaucoup de points aux joueurs de Luc Tardif Jr. 2 victoires, 4 défaites, dont une élimination en Coupe de France. Une partie folle où, malgré une remontée de quatre buts contre Chamonix, les Marseillais ont pris la porte lors de ce quart de finale (4-6).

    La dynamique est donc en faveur des Diables Rouges, puisque les Haut-Alpins restent sur trois succès de rang. Ils sont allés gagner sur la glace d’Angers, 2e du championnat, avant de s’imposer aux tirs au but à Anglet et d’éparpiller Chamonix au pied du Mont-Blanc (6-3). Trois déplacements victorieux de suite avant de voyager ce mardi aux bords de la Méditerranée. Briançon continue sa remontée et se positionne au 8e rang, dans une position très provisoire de barragiste, qui qualifierait l’équipe pour les play-offs. Bref, Marseille aura fort à faire face à une formation survitaminée, mais les locaux ne veulent pas manquer leur dernière représentation devant leur public, en 2025.

    MARSEILLE – BRIANÇON

    27e journée de Ligue Magnus

    Palais omnisports (20h15)

  • Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    À match historique, scénario dingue. Les Spartiates jouaient le premier quart de finale de leur histoire, ce mardi, au Pomge. Contre Chamonix, Marseille a manqué sa première partie avant de se réveiller de manière extraordinaire. Quatre buts remontés puis un final sur un fil, où la décision a tourné en faveur des Pionniers (4-6). Ces derniers sont qualifiés pour les demi-finales, pas Fabien Colotti et ses coéquipiers.

    Cette rencontre a rapidement tourné au vinaigre pour les locaux. Dominants sur les premiers instants, les hockeyeurs phocéens ont été punis par un tir lointain du défenseur finlandais Santeri Koponen dès la 5e minute. Les Spartiates ne se sont pas démobilisés en campant dans le camp adverse et en plaçant de nombreux palets devant la cage chamoniarde. Les Finlandais étaient visiblement à la fête au Palais Omnisports, ce mardi soir, puisque Saku Kivinen a inscrit le but du break pour les Pionniers. Une tentative pas assez rapidement repoussée par Marseille et Kivinen pousse le puck au fond des filets. Loin d’être l’entame espérée pour les joueurs de Luc Tardif.

    Le deuxième tiers s’est ensuite complètement emballé. Chamonix a continué son entreprise de destruction avec deux autres buts coup sur coup grâce à Malo Ville. 4-0, affaire pliée ? Non, loin de là.

    De 0-4 à 4-4

    Les Spartiates se sont ressaisis en l’espace de 7 minutes. Lindgren, Bourgeois et Da Costa ont enchaîné les réalisations pour recoller à 4 à 3 avant la dernière période. Pendant ce temps, le groupe de supporters poussait derrière son équipe. Une banderole « On veut la Coupe ! » a été déployée à plusieurs reprises durant la soirée. Les joueurs de la vallée du Mont-Blanc ont pris un coup derrière la tête, mais ils étaient encore devant au score.

    Le scénario de ce quart de finale a été haletant jusqu’au bout. Égalisation marseillaise par Jan Dufek, mais les Chamoniards sont immédiatement repassés devant, abaissant l’euphorie du public phocéen. Les locaux ont tenté le tout pour le tout dans les deux dernières minutes en jouant en double supériorité numérique pour trouver la faille. Il n’y en a pas eue, les Pionniers inscrivent un dernier but en cage vide, à trois secondes de la fin. Une défaite 6-4 lors d’une rencontre folle où les Marseillais ont failli renverser une partie bien mal engagée. La Coupe de France, c’est terminé pour cette saison.

    Marseille 4 Chamonix 6

    Quart de finale de la Coupe de France

    Palais omnisports

    Buts : Lindgren (31e), Bourgeois (33e), Da Costa (38e), Dufek (50e) pour Marseille ; Koponen (5e, 51e, 59e), Kivinen (15e), M.Ville (25e, 29e) pour Chamonix

    MARSEILLE : Kasik – Petersson, Lindgren, Coulaud, Bourgeois, Corvez, Cantagallo – Bouvet, Da Costa, Welsh, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Dufek, Joubert, Colotti, Dair

    Entraîneur : Luc Tardif

    CHAMONIX : Aubrun, Garnier – Koponen, Pantzare, Thyni, Penz, Durand, Delmas – Tarabusi, Convert, M.Ville, G.Ville, Tugnutt, Colombin, Fortin, Broutin, Simond, Kivinen

    Entraîneur : Anatoli Bogdanov

  • Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Le para-hockey veut aussi se faire sa place à Marseille

    Ca glisse aussi pour le para-hockey à Marseille. Vendredi dernier, lors de la rencontre face à Bordeaux, les Spartiates ont mis à l’honneur leur équipe handisport. Rudy Krygel est membre de cette formation créée lors de la saison 2022-2023 et également sélectionné en équipe de France. Responsable de ce groupe de joueurs, il décrit l’expansion de la discipline et son état actuel en France et dans les Bouches-du-Rhône.

    Dans un premier temps, le Marseillais explique les différences avec le hockey valide. « On a la chance, en France, de pouvoir jouer aussi bien handi que valide. Il y a vraiment une grosse mixité, parce que c’est hommes-femmes, handis-valides. Sinon, la grande différence entre le hockey valide et le para-hockey, c’est que nous, au lieu d’avoir deux patins, on joue sur une luge. Sur une luge, donc un baquet avec une structure en aluminium qui est munie de deux petites lames, comme des lames de patins. Au lieu d’avoir une crosse, on a deux petites crosses dont on se sert pour se propulser et aussi pour manipuler le palet », décrit précisément Rudy Krygel.

    Concernant le profil des pratiquants, en France, ils sont tous atteints de paraplégie, c’est-à-dire la partie basse du corps. Il y a aussi différents types d’amputation, mais Rudy n’entre dans aucune de ces cases. Suite à un accident de moto, il souffre d’atrophie musculaire à la jambe droite, l’empêchant de jouer avec les valides. Quinze sections sont actuellement existantes dans l’Hexagone et le championnat français est peuplé de sept équipes. Marseille est la seule au sud de la France et affronte donc exclusivement des clubs de la partie nord. Pêle-mêle : Tours, Cholet, Neuilly, Poitiers. Les Spartiates ont le deuxième plus gros effectif de la ligue. Derrière qui ? « Cholet est devant nous, mais ils ont ouvert en 2009. C’est un club ancestral », précise Rudy.

    Record et tournoi continental

    Chaque année, Neuilly-sur-Marne organise un tournoi international de para-hockey regroupant plusieurs nations comme l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 2026, les Spartiates souhaitent engager leur équipe, mais ils ont besoin de fonds. « Pour pouvoir s’engager, on a fait une tombola, vendredi dernier. Il faut déplacer 15 joueurs en situation de handicap. Au niveau des minibus, avec tout le matériel, ce n’est pas pareil que d’emmener 15 valides. »

    L’objectif est aussi de happer la foule et de se créer un public. Marseille détient le record français avec 570 spectateurs sur un match et espère passer la barre des 1 000, le 7 février prochain. Quelques semaines plus tard, les Jeux Paralympiques 2026 (6-15 mars en Italie) mettront en lumière la discipline, pour le plus grand bonheur des pratiquants.