Tag: soutien

  • Les journalistes provençaux exigent la libération de Christophe Gleizes

    Les journalistes provençaux exigent la libération de Christophe Gleizes

    Liberté pour Christophe Gleizes », peut-on lire sur des dizaines de pancartes, ce lundi matin, sur le Vieux-Port. à l’appel de la section de Provence de l’Union des journalistes sportifs en France (UJSF), une quarantaine de journalistes sont venus apporter leur soutien à Christophe Gleizes, incarcéré depuis un an et demi en Algérie,

    Le journaliste sportif a été arrêté dans le nord du pays le 28 mai 2024, alors qu’il réalisait un reportage sur le club de football Jeunesse sportive de Kabylie. Il est condamné, en juin 2025, à 7 ans de prison pour « apologie du terrorisme ». La justice algérienne lui reproche de s’être entretenu avec le président du club de foot qui est également responsable du mouvement de l’autodétermination de la Kabylie (MAK), considéré comme terroriste par l’Algérie depuis 2021. La cour d’appel de Tizi-Ouzou a reconfirmé sa condamnation mercredi dernier.

    Face à cette nouvelle décision judiciaire, l’UJSF a appelé à une mobilisation nationale en soutien à Christophe Gleizes. Un appel auquel a répondu la section de Provence. « Cette action est symbolique pour marquer notre désapprobation, car cet emprisonnement est en contradiction avec la liberté de la presse », explique Gérard Poncié, président de la section Provence de l’UJSF.

    Défendre le métier

    Un rassemblement qui ne se limite pas aux journalistes sportifs, mais qui a mobilisé toute la profession. Eric Miguet, journaliste au service podcast de La Provence tenait à être présent : « En tant que journaliste, c’est important de prendre part à cette mobilisation pour témoigner notre soutien à un confrère, emprisonné pour avoir fait son travail. »

    Une entrave à la liberté de la presse qui, d’après Dine Gazoul, journaliste franco-algérien présent au Vieux-Port, n’est plus si rare en Algérie. « Il y a d’autres journalistes qui sont incarcérés simplement pour avoir dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec le gouvernement, explique le journaliste. Il faut que les instances internationales et françaises bougent pour exiger que la liberté d’expression soit garantie. »

    Le 27 novembre dernier, un journaliste algérien, Saâd Bouakba, a été condamné à 3 ans de prison pour « insulte et diffamation des symboles de la Révolution », après une émission accusant d’anciens membres du FLN (Front de libération nationale) d’avoir pris le contrôle d’une partie du « trésor du FLN ».

    Noa Thevenin, photojournaliste en formation, est aussi venu pour protéger son futur métier. « L’incarcération de Christophe Gleizes ne fait que confirmer que c’est de pire en pire pour la liberté de la presse, en Algérie, mais aussi partout dans le monde, se désole-t-il. Il faut se mobiliser maintenant pour défendre le métier. »

  • Le monde du football s’active pour Christophe Gleizes

    Le monde du football s’active pour Christophe Gleizes

    « Indignation et solidarité. » Ce sont les mots qu’a tenus à exprimer l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), vendredi, dans un message envoyé à tous ses adhérents, après la confirmation de la condamnation en appel de Christophe Gleizes, journaliste à So Foot, à sept ans de prison en Algérie pour « apologie au terrorisme ». « Cette décision s’inscrit en contradiction totale avec les principes de liberté d’informer et de liberté de la presse que nous défendons collectivement, a souligné l’UJSF. Parce qu’aucun journaliste ne devrait être inquiété, poursuivi ou emprisonné pour son travail, nous appelons à un geste de solidarité simple, visible et commun, à l’occasion des événements sportifs qui se tiendront ce week-end dans les stades et les salles de France. »

    Une lettre de la Ligue

    au président Tebboune

    L’Union syndicale provençale n’est d’ailleurs pas la seule à réagir. Après avoir voté à l’unanimité cette motion lors de l’assemblée générale de la Ligue Méditerranée de football, le président Éric Borghini s’apprête à envoyer une lettre au président de la République algérienne démocratique et populaire Abdelmadjid Tebboune, via l’ambassadeur d’Algérie, pour lui demander de bien vouloir gracier le journaliste.

    « C’est une histoire qui nous touche particulièrement, parce que nous avons une diaspora algérienne importante dans notre Ligue », souligne celui qui évoque des liens fraternels très forts entre « les peuples des deux rives de la Méditerranée ». « Ce n’est pas que moi, c’est l’ensemble du football méditerranéen, tous les clubs, avec leur diversité, qui demandent ce geste humanitaire », ajoute Borghini.

  • En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    Front commun du mouvement social provençal pour soutenir Sophie Binet. Après la mise en examen de la secrétaire générale, pour injure publique, suite à sa déclaration « les rats quittent le navire » lorsqu’elle avait été interrogée à propos des menaces de délocalisations par de grands patrons, nombreuses sont les organisations à lui faire part de leur solidarité. « Le Comité régional CGT Paca et les six Unions départementales qui le composent prennent acte du cap qui est franchi. Nous souhaitons assurer à notre secrétaire générale de notre soutien infaillible », tonne le Comité régional CGT dans un communiqué diffusé ce vendredi, qui assure : « Sophie Binet a raison. » « Elle a raison de dire que le patronat organise sa désertion fiscale, refusant la moindre contribution financière à la patrie républicaine », martèle-t-il. Avant de prévenir : « Nous souhaitons aussi assurer ceux qui sont à l’origine de cette mise en cause que nous mesurons parfaitement le message qu’ils adressent à la CGT et aux travailleurs de ce pays. » La FSU 13 va dans le même sens : « S’en prendre à Sophie Binet, c’est s’en prendre à l’ensemble du monde du travail. Ce qui est une injure, c’est l’attitude du patronat et sa volonté d’aller toujours plus loin dans la casse des conquis sociaux.» Côté politique, le secrétaire départemental du PCF des Bouches-du-Rhône et sénateur, Jérémy Bacchi se dit « scandalisé » par cette mise en examen et « pleinement solidaire avec elle ». « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. On est sur une manœuvre de diversion alors que des milliards d’euros échappent chaque année à la solidarité nationale », tacle-t-il. Avant de développer : « Lorsque le milliardaire Arnault, plus riche Français de tous les temps, est mis à l’index par Sophie Binet, il pousse des cris d’orfraie. »

    « Les chantres d’un capitalisme apatride »

    Même retour du côté de la fédération varoise des communistes qui met également le focus sur le contexte de sa déclaration : « Il s’agissait de viser un comportement patronal insupportable ! Les mêmes qui ont bénéficié des largesses de l’argent public durant des années (…) et menacent de quitter le pays. » Et de dénoncer : « Ils sont les chantres d’un capitalisme apatride s’exonérant de toute responsabilité sociale pour leur pays ! » La maire (GRS) des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Sophie Camard a tenu également apporter son soutien. « Un pays qui n’arrive même plus à comprendre les différents registres de sa langue va vraiment très mal », s’inquiète-t-elle. Du côté du NPA-A, on dénonce aussi « le grotesque d’une plainte contre l’usage d’une expression bien banale ». Et d’asséner : « Oui, les grands patrons et actionnaires sont bien des rapaces qui vivent sur notre travail

  • Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    C’est un cri d’alarme. Écartelée entre « une réduction de plus en plus importante des soutiens publics » et « une détresse qui ne cesse de grandir dans le monde agricole », résume Mélanie Vandecasteele, l’association Solidarité Paysans Occitanie n’a d’autre choix que de se tourner vers le grand public en lançant sa première campagne de dons destinée à sauvegarder ses actions.

    La structure fait partie d’un réseau national d’associations, portées pour la plupart par des bénévoles issus du milieu agricole qui accompagnent et défendent bénévolement les agriculteurs et agricultrices en difficulté qui les sollicitent. « On propose un accompagnement global car dans ce genre de profession, le plus souvent, tout est imbriqué : le personnel, le familial et le professionnel », explique Mélanie Vandecasteele. « Parfois on accompagne les gens dans des démarches administratives, des problèmes par rapport à la PAC ; ça peut aussi être des grosses difficultés économiques qui nécessitent d’aller voir le banquier. On les accompagne également devant les tribunaux en cas de redressement judiciaire, par exemple. Il y a aussi le soutien moral et les droits sociaux, car beaucoup d’agriculteurs ne demandent pas le RSA alors qu’ils y sont éligibles. Enfin parfois on intervient dans le cadre de conflits de voisinage, de séparations, de problèmes de santé… », liste la représentante de Solidarité Paysans Occitanie, qui fait état d’un mal-être grandissant : « deux-tiers des personnes qui nous sollicitent présentent des signes de souffrance psychologique ».

    La situation des agriculteurs se dégrade partout en Occitanie, « particulièrement exposée aux aléas climatiques de toutes sortes », et n’épargne aucune filière. Actuellement, l’association accompagne 350 paysans et paysannes en difficulté par an, « soit 80% de plus qu’en 2020 ». Dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Gard, l’Aveyron ou encore le Tarn, « le nombre d’accompagnements a progressé de 25% et plus ».

    Alors que l’aide apportée par Solidarité Paysans Occitanie n’a jamais été aussi nécessaire, les coupes budgétaires mettent à mal ses capacités d’action (de 55% à 26% de financements publics en 2 ans). Aussi, l’association a décidé d’interpeller directement le grand public à travers une campagne de dons* pour « aider à maintenir les fermes et celles et ceux qui nous nourrissent ».

    * Les dons peuvent être effectués sur Hello Asso : « L’agriculture sans solidarité, c’est trop dur ! » ou par chèque adressé au siège régional : 6 bis rue des Gardons 30 350 Maruéjols-lès-Gardon.

  • Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Fondée en 2006, l’association « Les foulées de l’espoir » met la performance sportive au service de bonnes œuvres. Depuis sa création, son président, Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, a parcouru 5591 km à travers neuf défis sportifs. Ceux-ci ont permis de récolter plus de 133 000 euros au bénéfice d’associations soutenues par les Foulées de l’Espoir : Orphéopolis, en soutien aux orphelins de la police, et plusieurs structures dédiées à des enfants hospitalisés ou porteurs de handicaps (Tous avec Angela, Du Soleil en Pédiatrie…).

    « Sous le signe du symbole »

    Pour ses 20e ans, l’association se lance dans un nouveau défi : 800 km entre Cerbere (Pyrénées-Orientales) et Menton (Alpes-Maritimes), à travers les lieux déjà parcourus lors des aventures précédentes, du 20 au 23 mai 2026. « C’est un défi sous le signe des Symboles. En 2018, nous avions traversé les Pyrénées d’Hendaye à Cerbère, et en 2022, les Alpes, de Thonon-les-Bains à Nice. L’idée est de relier ces deux chaînes de montagnes par la côte », explique Marc Arnal.

    Le parcours passera par les lieux traversés lors des précédentes éditions, parmi lesquels Six-Fours, d’où était parti le périple 2009 en faveur de « À Chacun son Everest ! », et le Luc-en-Provence, où se trouve le siège de l’association et d’où ont débuté les défis 2006 (Rêves), 2008 (Les Enfants de la Lune), 2012 (Tous ensemble avec Fannie et Orphéo) et 2025 (Le Sport de Titou). Mais ce n’est pas tout puisque Marc Arnal et ses compagnons (à vélo ou en courant) débuteront leur escapade par l’ascension du Puy-de-Dôme (défi 2025), avant de passer par la Lozère (région d’origine de Marc Arnal), et de gravir le Mont Ventoux (édition 2024). Cette année, les fonds récoltés seront reversés à l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats.

    Pour soutenir l’association, rendez-vous sur la page Facebook Les 20 ans des Foulées de l’Espoir, au 06 19 88 95 00, ou directement sur la cagnotte en ligne

  • Appel au soutien bénévole des jeunes de l’ASE

    Appel au soutien bénévole des jeunes de l’ASE

    Confiés à l’Aide sociale, à leur sortie du dispositif lors de leur majorité, les enfants ont 70% de chances de quitter l’école sans diplôme, 45% de chances d’être au chômage et 40% d’être SDF. Pour que ces statistiques ne deviennent pas une fatalité, Les Ombres se positionnent en soutien des 25 000 éducateurs, qui ne comptent pas leurs heures en raison de sous-effectifs.

    « Nous menons un accompagnement académique et professionnel auprès de ces jeunes, nous mettons des mentors bénévoles et formés en contact avec des jeunes, afin de les accompagner dans leur recherche de formation ou d’emploi, la réalisation de CV, l’inscription sur Parcoursup… », explique Ana Baldy responsable de la communication. Malheureusement, les besoins augmentent et les bénévoles manquent, notamment à Marseille.

    De belles réussites sont à la clé. Sidiké, 18 ans, avait d’énormes lacunes en mathématiques. À raison de deux heures de soutien par semaine, « il a fait d’énormes progrès en quelques mois », témoigne Yousra, ingénieur en informatique, qui a rejoint l’association en juillet dernier et a trouvé dans cet accompagnement « un plaisir intense ». Il a intégré une formation en alternance en mécanique automobile et se révèle « très motivé et réceptif » aux enseignements, atteste cette bénévole marseillaise qui ne peut « qu’encourager » d’autres belles volontés à se manifester.

    Contact : les-ombres.com

  • Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Passé trois mois et demi de grossesse, les Françaises sont obligées d’avorter à l’étranger. Des déplacements qui entraînent des coûts de transport et d’hébergement que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre.

    C’est pour aider ces femmes, que le Planning familial 13 organise une journée de soutien pour les avortements hors délais, ce samedi de 16h à minuit, à la Dar. La journée débutera avec la projection d’un documentaire puis de spots de prévention, avant un échange avec des bénévoles. Un goûter à prix libre et un stand de prévention seront également mis en place. à partir de 20h et jusqu’à minuit, des DJ sets sont prévus. Tous les revenus de cette journée seront reversés à la caisse de solidarité IVG du Planning familial 13.

    En France, les interruptions volontaires de grossesses sont limitées à 16 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire sans règles. Pour les femmes ayant dépassé ce délai, pour diverses raisons, il faut donc se rendre en Espagne ou aux Pays-Bas, où les délais sont plus longs, respectivement 22 et 24 semaines. Pour les Marseillaises, l’Espagne est l’option privilégiée car plus proche, mais les frais peuvent aller de 700 à 2 200 euros.

    « Nous recevons au planning beaucoup de femmes qui n’ont pas les moyens de s’offrir cela entièrement. Nous les aidons à réunir cette somme grâce à cette caisse de solidarité », explique Laurence Buffet, directrice du Planning familial. Depuis 2025, deux personnes ont déjà sollicité cette caisse, dans les Bouches-du-Rhône.

  • Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Le souvenir indélébile du 13 novembre 2015

    Il y a 10 ans, la France est victime du plus important attentat terroriste de son histoire. Le 13 novembre 2015, 130 personnes sont mortes dans plusieurs attaques simultanées revendiquées par l’organisation état Islamique. Mais, si le temps referme les plaies, les cicatrices sont toujours visibles. à Paris et dans d’autres villes en France, des commémorations s’organisent, en hommage aux victimes et en soutien aux survivants.

    Tout commence par une détonation, entendue en direct lors du match France-Allemagne, le 13 novembre 2015 à 21h16, au Stade de France. Puis, une deuxième quelques minutes après. Ce que le public du match ignore encore, c’est que ce sont deux terroristes qui, ayant échoué à pénétrer à l’intérieur du stade, se sont fait exploser devant l’enceinte. Un troisième islamiste se fait exploser une demi-heure plus tard. Le coup d’envoi d’une nuit macabre.

    Dix minutes plus tard, c’est en plein cœur de Paris que trois autres terroristes ouvrent le feu. Ils visent des terrasses de café, bar ou restaurant dans les quartiers animés des 10e et 11e arrondissement de Paris, tuant 39 personnes. À 21h40, le dernier commando, composé de trois terroristes, pénètre le Bataclan, où se déroule un concert, en tirant dans la foule. Jusqu’à 00h58, le public vit un calvaire dans l’enceinte de cette salle de spectacle parisienne. 90 personnes perdent la vie dans cette attaque commanditée par l’état Islamique. Une soirée de chaos qui laisse de nombreux traumatismes aux rescapés : deux se sont suicidé plusieurs années après, faisant monter le nombre de victimes de ces attaques à 132 morts.

    Des commémorations partout en France

    Une nuit macabre qui a marqué la France entière, par son bilan meurtrier et la multitude des attaques. Une décennie plus tard, la France se recueille et rend hommage à toutes ses victimes. Des commémorations qui ont débuté ce week-end, avec de nombreuses bougies, mots ou fleurs déposées aux pieds de la statue de la place de la République, à Paris. Ce jeudi, le président de la République visitera chaque lieu visé lors de ces attaques, en commençant par le Stade de France à Saint-Denis, puis les bars attaqués et enfin le Bataclan. Des minutes de silence seront observées devant chaque plaque commémorative.

    à 18h, une cérémonie d’hommage aura lieu dans le nouveau jardin du souvenir pour les victimes du 13 novembre 2015, inauguré le jour même à Paris et retransmis en direct sur France 2. Plusieurs discours sont attendus, dont celui d’Emmanuel Macron, mais également de Philippe Duperron et Arthur Dénouveaux, respectivement présidents des associations 13onze15 et Life for Paris. Nombre d’autres villes se joignent à cet hommage national comme Martigues, Avignon ou Aix.

    Justice restaurative

    pour les terroristes ?

    Quelques jours avant cette journée, le dernier terroriste de ces attentats en vie, Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible, a annoncé, par le biais de son avocate Me Olivia Ronen, lors d’une interview à France info, vouloir rencontrer et échanger avec les familles des victimes. Sur X, le président de l’association de victimes Life for Paris, répond à cette proposition : « La justice restaurative, plusieurs victimes des attentats s’y intéressent. » Le directeur de Charlie Hebdo, Riss, dénonce quant à lui une technique perverse du terroriste pour faire de ces attaques des crimes comme les autres. Lundi, la directrice générale de la sécurité intérieure Céline Berthon a affirmé que Salah Abdeslam, toujours « radicalisé ».

    Introduite en 2014 par la loi Taubira, la justice restaurative n’a encore jamais été expérimentée en France dans le cadre d’attaques terroristes. Elle permet à des auteurs de crime ou de délit, qui reconnaissent les faits et qui sont volontaires, de rencontrer leurs victimes ou celles d’autres affaires similaires, pour « trouver l’apaisement par le dialogue », précise le site du ministère de la Justice.

    Les rendez-vous

    Avignon

    À 18h, la municipalité organise sur le parvis de l’hôtel de ville un rassemblement où ceux qui le désirent pourront déposer une bougie.

    Aix-en-Provence

    La mairie organise une minute de silence à 12h sur la place de l’hôtel de ville, pour les victimes.

    Martigues

    La Ville organise un rassemblement à 17h30 dans le hall de l’hôtel de ville pour s’unir aux hommages nationaux.

    Marseille

    Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, rendra hommage aux victimes sur le parvis de la gare Saint Charles, à 14h15.

  • Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    « La communauté internationale, elle est où ? » Rassemblés aux Réformés, à l’appel de l’Association des Soudanais des Bouches-du-Rhône, du Var, ou encore de l’association de la Cantine soudanaise en France, ils sont venus rendre visible « le massacre. »

    « On essaie de faire en sorte que le monde tourne ses yeux vers le Soudan pour trouver une solution de paix car les victimes sont des femmes, des enfants, ce n’est pas une guerre mais un génocide », alerte Tamzain, un des manifestants. Pas plus tard que vendredi, l’ONU a mis en garde contre des « préparatifs en vue d’une intensification » des hostilités dans un Soudan déchiré par une guerre entre l’armée et les paramilitaires, malgré l’annonce par ces derniers de leur accord à une proposition de trêve humanitaire.

    Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, tous deux accusés d’exactions.

    Des milliers de morts

    « En juin 2023, 15 000 membres de la population masalit d’El Geneina, dans l’Ouest du Darfour, ont été tués et des milliers d’autres ont été contraints de fuir vers le Tchad voisin », indiquent les manifestants marseillais, rapportant le récit d’une humanitaire sur place, en date du 6 novembre. Depuis le 26 octobre, la FSR a pris le contrôle de la ville d’El Fasher après un siège complet de 18 mois empêchant l’entrée de toute nourriture, ajoutent-ils évoquant des viols, tueries de civils, de journalistes, d’activistes. Des « horreurs » constatées dans des vidéos postées par les combattants de la FSR eux-mêmes. Sur leurs pancartes, les Soudanais exilés ont d’ailleurs apposé des images terribles d’enfants pendus, de corps ensanglantés. Des atrocités auraient été aussi commises dans la ville de Bara, dans la région du Nord-Kordofan.

    Le conflit a déjà fait des milliers de morts, forcé le déplacement de 12 millions de personnes et plongé le pays dans la plus grande crise humanitaire au monde selon l’ONU.

    Pour les manifestants marseillais, le soutien des Émirats arabes unis à la FSR lui permet de disposer d’« armes en nombre et récentes » en échange d’accès aux richesses du sol, « de l’or dans l’Ouest ». Pour Tamzain, les Émirats visent une scission du pays pour s’emparer définitivement de cette manne économique. Des mobilisations ont été organisées aussi à Paris ou Mulhouse, toujours « pour faire parler du conflit. » D’autres rassemblements ne sont pas exclus, « il faut que ça s’arrête, qu’on envoie des vivres et des médicaments », intime-t-il.

  • La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    Ils étaient environ 500 à se retrouver pour l’agora contre l’antisémitisme, ce mercredi, à l’hôtel de Région. L’occasion pour le président (Ren) de la Région, Renaud Muselier, de présenter les ambitions régionales en matière de lutte contre cette forme de haine.

    « Il y a une augmentation de 200% des actes antisémites à Marseille, qui abrite la deuxième communauté juive française, explique Renaud Muselier. Donc on doit se demander comment on continue de vivre ensemble dans une ville où on l’a toujours fait. »

    L’éducation contre

    la haine

    L’éducation des jeunes est le premier levier sur lequel la Région veut orienter la lutte contre l’antisémitisme. « D’ici 2028, tous les lycées de la région participeront à des programmes de sensibilisation en partenariat avec le camp des Milles et le rectorat, soutient Renaud Muselier. Car l’éducation est l’arme la plus puissante contre la haine. » L’élu a également annoncé un renforcement du soutien aux victimes d’antisémitisme, notamment au moment de leur dépôt de plainte, avec des associations comme France Victime. Enfin, la Région a annoncé sa volonté d’ouvrir un espace de dialogue interreligieux nommé « Région Sud fraternité » pour favoriser les échanges. Une façon pour le président de passer un message à la communauté juive : « vous êtes Français avant d’être juif et si l’on vous attaque, c’est la République française que l’on attaque. »

    Une vingtaine de personnes, à l’appel de la CGT région et de l’Union juive française pour la paix, ont dénoncé, devant l’hôtel de Région, la présence de certaines personnalités jugées polémiques, telle que la chroniqueuse de CNews Rachel Khan ou la journaliste Nora Bussigny.