Tag: solidarité

  • Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Courir pour lutter contre la faim dans le monde : tel est le sens du projet mené par une classe de terminale ST2S du lycée Bonaparte, à Toulon. Mercredi, grâce à leur engagement, quelque 150 élèves et professeurs de l’établissement enfileront leurs baskets pour participer à une course caritative en faveur de l’ONG Action contre la Faim, afin de soutenir la lutte contre la sous-nutrition en République centrafricaine.

    Chaque participant courra en échange d’une promesse de dons, selon un système de parrainage assuré par des proches, des commerçants ou des acteurs locaux. C’est le principe des « Courses contre la faim » proposées par l’ONG, auxquelles participent chaque année plus de 248 000 élèves issus de 1 200 établissements. En 2025, ces courses ont permis de collecter près de 2,642 millions d’euros.

    Un projet construit dans

    le cadre scolaire

    À l’origine de l’initiative, Chahde. À 18 ans, cette future étudiante en santé découvre Action contre la Faim lors d’un forum associatif. L’idée lui vient alors de mener une action « qui compte peu à notre échelle, mais qui a un impact sur le monde », décrit-elle. D’autant plus que celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet scolaire, partie intégrante du programme. « En terminale, ils apprennent à mener un projet de A à Z : respecter les étapes, faire un diagnostic du besoin, définir des objectifs, mettre en œuvre une action, puis l’évaluer à la fin, explique Jean-Marie Lebert, professeur de sciences et techniques médico-sociales. Ce projet donne un sens à l’approche théorique ».

    Aucune obligation n’est toutefois faite aux élèves de construire un projet caritatif. « Ce sont les élèves qui ont choisi », poursuit Jean-Marie Lebert. Et cela a du sens, car « ils sont destinés à travailler dans des structures sanitaires et sociales, où leur mission essentielle sera de mener ce type de projet pour leur structure. Je suis impressionné, car ce sont en plus des jeunes de milieux populaires, qui mènent des actions à destination d’autres personnes en difficulté ».

    Dans les faits, Chahde et ses camarades ont mené un véritable travail de terrain, particulièrement formateur pour leurs futures carrières. « Nous avons réalisé des sondages pour trouver des personnes intéressées, sensibilisé les élèves, démarché les commerçants pour trouver des sponsors et contacté les médias », détaille-t-elle. « Une vraie expérience de travail en équipe », dont la jeune femme, qui a décidé de s’engager au-delà du projet en devenant bénévole au sein de la délégation varoise d’Action contre la Faim, espère mesurer les retombées le jour J, même si aucun objectif de collecte chiffré n’a été fixé.

  • [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    Depuis plus de deux mois, Cuba et son peuple font face à une crise économique sans précédent. L’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, suivie des menaces du président Donald Trump de sanctionner tout pays qui enverrait du pétrole à Cuba concourt à une volonté d’asphyxie de ses 9 millions d’habitant.es, sous embargo étasunien depuis 1962. L’arme des sanctions, montée à son cran maximal, devrait selon Donald Trump lui permettre d’économiser une intervention militarisée et attiser le mécontentement de la population. Les conséquences sont dramatiques. Les coupures d’électricité sont quotidiennes et de plus en plus longues. Écoles, universités, hôpitaux fonctionnent au ralenti. Les pénuries alimentaires, de médicaments et d’autres produits de première nécessité qui en découlent attisent la frustration des Cubains. Les secteurs clés que sont le tourisme, l’extraction du nickel, l’agriculture et la production de tabac sont frappés de plein fouet par les restrictions énergétiques. Par ailleurs, le président Trump a fait pression avec un certain succès sur les pays ayant recruté des médecins cubains. Comme au Venezuela, en Palestine ou en Iran, ce n’est nullement la démocratie pour les peuples de ces pays qui est visée. Ce qui est en jeu, c’est la volonté d’élargir un impérialisme prédateur des ressources naturelles, de consolider un système néocolonial et de poursuivre l’avancée idéologique de l’extrême droite sur le plan mondial. Alors que 80% de l’économie de l’île reposait encore il y a peu sur un système planifié et centralisé de production par des entreprises d’État, la crise a poussé le gouvernement à s’ouvrir davantage au secteur privé et à adopter un décret établissant un cadre juridique pour créer des entreprises mixtes entre entités étatiques et acteurs privés, une première sur l’île.

    Cuba doit aussi faire face à une dégradation de ses soutiens diplomatiques. L’île est lâchée par certains pays latino-américains comme le Costa-Rica, dont le ministre des Affaires étrangères a annoncé, le 18 mars dernier, la fermeture de son ambassade à Cuba à l’image d’un autre allié de l’administration Trump dans la région, l’Équateur, qui a expulsé début mars l’ambassadeur de Cuba à Quito, ainsi que l’ensemble de la mission diplomatique. Deux pays qui font partie d’une alliance de pays latino-américains en soutien au président étasunien. Le robinet des carburants coupé, Cuba est en voie de paralysie. Si les déclarations de soutien aux autorités sont nombreuses, brésilienne, chinoise, espagnole, mexicaine, russe, vietnamienne, aucune n’est assortie de livraisons pétrolières. Seule parvient à Cuba une aide humanitaire mexicaine, européenne, russe, espagnole comme la Flottille « Nuestra America ». La France n’est pas en reste où la solidarité s’organise fortement, mobilisant organisations politiques, syndicales et associatives telle que le Secours Populaire Français.

    Cette situation qui prend tout un peuple en otage est intolérable ! La France et l’Union Européenne doivent agir contre l’asphyxie du peuple de Cuba ! La France qui soutient depuis 1992, aux Nations Unies, la résolution présentée par Cuba demandant la levée de l’embargo étasunien qui affecte la situation économique et sociale du pays, ne peut rester indifférente à cette nouvelle situation. Elle a su aider en janvier 2025 au refinancement de sa dette avec le Club de Paris et envoyer vingt-sept tonnes de matériel après le passage de l’ouragan Melissa en octobre dernier. Elle a fait appel à des médecins cubains pour ses territoires en Caraïbe, lors de la crise du Covid. Elle doit donc renouer avec une telle collaboration notamment, par l’envoi d’une aide humanitaire conséquente, des accords de coopération bilatéraux plus nombreux et la sécurisation de possibles investissements d’entreprises françaises. Elle doit le faire en y associant l’Union européenne qui doit œuvrer à la recherche de solutions diplomatiques aux guerres et conflits qui se multiplient dans le monde depuis ces dernières années. Seul le respect du Droit international, la Paix et la Souveraineté des peuples peuvent redonner espoir en l’avenir. Nous invitons les Françaises et les Français, le mouvement social et syndical, les partis politiques, les collectivités territoriales, à exprimer concrètement leur solidarité avec le peuple cubain, et à appuyer comme relayer cet appel, en s’organisant partout en France dans ce sens.

    Les premiers signataires

    Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine, membre du secrétariat du Conseil International du Forum Social Mondial (FSM) André Chassaigne, membre honoraire du Parlement, ancien président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien Boris Plazzi, Secrétaire confédéral en charge de l’international de la CGT Jérôme Bonnard, Secrétariat National de l’Union syndicale Solidaires Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU Jean-Victor Castor, député de la Guyane, président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Denis Merklen, sociologue, directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL), membre de l’Institut universitaire de France Federica Matta, artiste plasticienne Eric Toussaint, Président du CADTM Sophie Thonon, avocate, Présidente-déléguée de France Amérique Latine Franck Gaudichaud, Professeur des Universités Toulouse, Co-Président de France Amérique Latine Hector Vasquez, président et le CA de l’association d’ex prisonniers politiques chiliens France Céline Meresse, Présidente du CRID Emeline K/Bidi, députée de la Réunion, coprésidente du groupe GDR Stéphane Peu, Député de la Seine-Saint-Denis, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Fabien Roussel, secrétaire national, PCF Annie Lahmer, Coresponsable de la commission transnationale des Écologistes Éric Coquerel, Député de la Seine-Saint-Denis, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Rodrigo Arenas, député de Paris, LFI Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, PCF Marcellin Nadeau, député de la Martinique, LFI Jean-Paul Lecoq, député de la Seine-Maritime, secrétaire de la commission des Affaires étrangéres à l’Assemblée nationale, PCF Yannick Monnet, député de l’Allier, PCF Frederic Maillot, député de la Réunion, Pour la Réunion Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis, PCF Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme, PCF Edouard Benard, député de la Seine-Maritime, PCF Cécile Cukierman, Présidente du groupe CRCE-K au Sénat, Sénatrice de la Loire Laurence Cohen, sénatrice honoraire, ancienne présidente du groupe des amitiés parlementaires France-Brésil Akli Mellouli, sénateur du Val-de-Marne, EELV Fabien Gay, sénateur de la Seine-Saint-Denis, directeur de l’Humanité Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais, PCF Pascal Salvodelli, sénateur du Val-de-Marne, PCF Marianne Margaté, sénatrice de seine et Marne, PCF Jérémy Bacchi, Sénateur des Bouches-du-Rhône, Secrétaire départemental du PCF 13 Marie-Claude Varaillas, Sénatrice de la Dordogne, PCF Céline Brulin, Sénatrice de Seine-Maritime PCF Michelle Gréaume, Sénatrice du Nord, PCF Charly Bouhana (Cuba-Si France) Fabrice Leclerc (France-Cuba) Manuel Pascual (Cuba Coopération) André Ciccodicola conseiller éditorial François-Michel Lambert, ancien député, président Cercle Severiano de Heredia Plateforme Française de solidarité avec Haïti, Fabien Archambault, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Charlotte Balavoine, coordinatrice de la campagne de solidarité avec Cuba Patricia Pol, membre pour ATTAC du secrétariat du Conseil international du FSM Laura Arguelles, présidente de l’ACAF (Argentine) Zelmar Michelini, président de Donde Estan (Uruguay) Françoise Escarpit, journaliste honoraire et ancienne correspondante de l’Humanité à La Havane Red Internacional de Apoyo a los Presos Políticos en Chile RIAPPECH, Collectif DDHH au Chili (France) Le Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua (CSPN) Olivier Buirette, IHEAL – Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine Sylvie Bouffartigue, Professeure des Universités, UVSQ James Cohen, Professeur émérite, Sorbonne Nouvelle Juliette Dumont, enseignante-chercheuse en histoire, IHEAL-CREDA, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 Ravier Monique et Lucie (Paris) Helmuth Rudloff, Groupe d’Aide Genève (GAG) Christian Carzo (Nice) Luis Gálvez, Observateur DD HH-Suède.

  • La Région Occitanie lance un plan pour soutenir les associations

    La Région Occitanie lance un plan pour soutenir les associations

    Avec près d’1,4 million de bénévoles, la vie associative pèse lourd dans le quotidien : aide alimentaire, sport, culture, solidarité, animation des villages et des quartiers… Un pilier, mais un pilier qui vacille. Moins de moyens, des besoins qui explosent, une fatigue des équipes, un engagement plus ponctuel : sur le terrain, beaucoup d’associations peinent à recruter et à fidéliser. C’est dans ce contexte que la Région Occitanie déploie « Occitanie bénévole », un dispositif présenté le 10 avril par les élus régionaux Pierre Lacaze et Rachida Lucazeau, aux côtés des Restos du Cœur.

    Relancer l’engagement

    La collectivité rappelle son effort financier et les 421 millions d’euros engagés depuis 2016 en soutien au monde associatif. Et depuis avril 2025, une expérimentation de mécénat de compétences, menée avec les Restos du Cœur, a commencé à tester d’autres formes d’appui que la subvention classique. Mais, reconnaît la Région, l’équation se complique : les contraintes financières s’accumulent et les profils des bénévoles évoluent. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d’aider les structures à tenir, mais aussi de redonner envie et de faciliter l’entrée dans l’engagement, notamment chez les jeunes.

    Première mesure phare : la création d’un portail numérique « Associations et Bénévoles », attendu dès juin. Objectif : centraliser les informations, cartographier les structures et surtout simplifier la mise en relation entre bénévoles et associations. Une réponse concrète à un problème souvent pointé : la difficulté à trouver, rapidement, une mission adaptée près de chez soi.

    La Région entend également travailler sur l’image du bénévolat. À travers le concours photo « Bénévoles, Cœur d’Occitanie », elle souhaite mettre en lumière des parcours inspirants. Dans chaque département, deux prix seront attribués, dont un dédié aux moins de 26 ans, signe d’une volonté claire de toucher la jeunesse. Car l’un des axes centraux du dispositif reste la mobilisation des nouvelles générations. Dès la rentrée 2026, un « défi solidaire » sera déployé dans les lycées et les Écoles de la 2e Chance. L’idée : créer une rencontre directe entre jeunes et associations, et favoriser un premier engagement concret. « S’engager, c’est agir pour les autres et pour son territoire », insiste Rachida Lucazeau, conseillère régionale déléguée à la vie associative. « Nous voulons donner à chacun les moyens de franchir le pas. »

    Point d’orgue de ce plan, un grand événement sera organisé le 4 décembre, à l’occasion de la Journée internationale du bénévolat, notamment à Toulouse et Montpellier. Il mettra à l’honneur les initiatives locales, avec la remise des prix du concours et la restitution du défi solidaire.

  • Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Lancée en 2025, l’initiative solidaire de l’UD CGT Var en faveur du Secours populaire du Var, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, a été reconduite cette année. Le principe : récolter des produits d’hygiène féminine et maternels (protections menstruelles, couches-culottes, lait infantile…) à l’intention des familles monoparentales, et notamment des femmes isolées, « qui représentent un bénéficiaire sur cinq, même s’il n’y a plus de public type », précise Olivier Masini, secrétaire départemental du Secours populaire du Var.

    « La précarité touche de plus en plus de travailleurs », alerte Manon Magagnosc, déléguée syndicale du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), l’une des porteuses de l’initiative. « L’an dernier, nous avions voulu organiser une collecte, et c’était sur ces produits-là que le Secours populaire avait le plus de besoins car les gens n’y pensent pas, et car c’est très cher. »

    C’est ainsi qu’au mois de mars, les militants CGT de l’ensemble du département ont mis en place une centaine de points de collectes sur leurs lieux de travail respectifs, dans le privé comme dans le public. « Ça permet de donner du sens à la solidarité, des points les plus reculés du département, jusqu’à Toulon, avec des dons n’émanant pas uniquement de personnes syndiquées. Ça montre que la solidarité n’a pas de frontières », salue Olivier Masini.

    Les dons ont été remis ce vendredi 17 avril dans les locaux du Secours populaire du Var, à Toulon. Un « volume important, équivalent à celui de l’année dernière », se réjouit le secrétaire départemental de l’association, trié et partagé dès ce lundi, avant d’être envoyé dans les dix centres de distribution que recense le département.

    Une collecte

    de fournitures scolaires

    Ce partenariat « naturel », tel que le souligne ce dernier, au vu « des valeurs de solidarité, du rôle d’éducation populaire » que partagent les deux organisations, sera renouvelé pour une troisième année consécutive. « Et il va dans les deux sens », assure-t-il, rappelant que « la proximité des valeurs date de la création du Secours populaire, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lors des grandes grèves des mineurs de 1946, le Secours populaire était aux côtés des familles de grévistes, et pour porter la solidarité avec la CGT ».

    Et le syndicat compte poursuivre en ce sens, en organisant, en septembre, une deuxième collecte, de fournitures scolaires cette fois-ci, à destination des étudiants, en soutien à une campagne du Secours populaire. « Les mairies s’occupent généralement des fournitures pour les plus jeunes, c’est moins le cas pour les étudiants. On y pense moins, pourtant ça coûte de l’argent », lance Manon Magagnosc.

  • À Marseille, un pacte local des solidarités pour les travailleurs pauvres

    À Marseille, un pacte local des solidarités pour les travailleurs pauvres

    « On propose un suivi social et professionnel. On aide les gens à réclamer leurs aides ou à trouver des solutions en les redirigeant vers les bons organismes sociaux », présente Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de la région Paca. Parmi les démarches récurrentes liées au pacte local des solidarités, « la demande de la prime d’activité ». Parmi les autres accompagnements : proposer des solutions aux parents qui doivent faire garder leurs enfants lorsqu’ils travaillent.

    Trente personnes suivies

    Pour construire ce projet, « on a réuni des acteurs économiques, de l’emploi et du logement », explique Yolande Eskenazi. Le dispositif regroupe aussi bien des agents économiques, comme le Medef Sud, que trois collectivités locales que sont la Ville, la Métropole et le Département. L’État agit également en poussant des partenariats avec France Travail, la CAF ou encore l’Assurance maladie. « Le projet met autour de la table toutes sortes d’acteurs qui peuvent apporter leur soutien d’une quelconque manière », détaille la commissaire.

    Concrètement, pour agir, ce pacte s’appuie sur un opérateur, en l’occurrence l’association Soliha. Celle-ci suit actuellement 30 personnes à Marseille pour mieux déterminer « les besoins, les raisons et donc les solutions ». Le secteur de l’intérim représente également un enjeu essentiel. « C’est un levier d’action, ça permet de compléter des volumes d’heures en temps partiel », complète la commissaire.

    En vigueur depuis un an et demi, le projet doit encore gagner en visibilité : « On se mobilise pour que les entreprises orientent vers nous des salariés qui auraient des difficultés. »

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes le mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les Unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle-même. »

    La CGT Var en attente

    de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice ». Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Hausse drastique des carburants et du coût de la vie, précarité des salariés, des étudiants et des retraités, texte de loi permettant de travailler le 1er-Mai à l’Assemblée… C’est dans ce contexte, que l’union locale CGT, la FSU et l’Union étudiante défileront sous une même banderole, le vendredi 1er mai, journée des droits des travailleurs. Le cortège s’élancera dès 10h30, depuis la Rotonde, vers la place de l’Hôtel de Ville. « Le gouvernement a attaqué les travailleurs et futurs travailleurs en enfonçant la carte de la précarité, c’est une chose qui n’est pas supportable pour les étudiants, pose Mathis Ruiz, étudiant en droit et militant de l’Union étudiante Aix. (…) Nous avons mené une enquête précarité étudiante : plus de 40% étudiants sont contraints de travailler. Les étudiants se mobilisent fermement et ne veulent pas non plus travailler le premier mai. » Toujours sur le volet précarité, avec une hausse des prix du carburant, l’Union étudiante dit « s’aligner sur la question du blocage des prix » défendue par la CGT (notre édition de mercredi), et défend la politique d’une gratuité des transports en commun. « Il faut une justice sociale, une justice fiscale, mais le mot d’ordre derrière c’est : refinancer nos services publics, martèle Younès Dusfrenes, porte-parole de l’Union étudiante Aix. Sur la question étudiante, on ne parle pas de n’importe quoi, on parle de travailleurs en formation. Vous les mettez dans une situation précaire catastrophique, vous avez un étudiant sur trois qui ne mange pas à sa faim, et vous leur promettez quoi : un emploi précaire derrière ? »

    Baisse de moyens

    Pour lutter contre cette précarité spécifique, l’Union étudiante milite pour un revenu étudiant mensuel. L’organisation locale va jusqu’à revendiquer un revenu cotisable. S’aligne à ces revendications la hausse des prix du carburant, conséquence du conflit en cours au Moyen-Orient. Face à cette hausse, les syndicats s’accordent pour revendiquer le dégel et une revalorisation du point d’indice, une indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation pour tous des salaires. « Le ministre nous invite à faire plus de télétravail. C’est stupide, comment les profs, PE, AESH peuvent-ils faire du télétravail ? interpelle Céline Peccini, représentante départementale du FSU-SNUipp 13. Du côté de la fonction publique, on connaît une augmentation du nombre de fermeture de postes rien que sur Aix cela se traduit par une quinzaine de fermetures de classes avec comme prétexte la chute de la natalité. On aurait pu partir d’un principe qu’à moyen égal on pouvait améliorer les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves. La situation touche les usagers et les conditions de travail des salariés de l’éducation nationale. »

    Remise en cause

    des droits des salariés

    Hors dans le contexte national et international actuel, les droits fondamentaux des travailleurs est sérieusement remis en question. Entre autres, « l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. On n’en parle pas assez. Moins dans la fonction publique, mais dès le 20 novembre, les femmes, à qualifications égales, travaillent gratuitement, contre leurs collègues masculins. Ces cotisations manquent à la sécurité sociale, souligne François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Et « le fond, c’est la répartition des richesses. C’est une base : sans les salariés, il n’y a pas de richesse produite ». Une autre zone grise soulevée par les syndicats, « l’atteinte aux droits syndicaux ». « Elle est mesquine, puisqu’elle n’est pas officiellement annoncée mais on a de plus en plus de refus pour toutes nos demandes d’absence pour raison syndicale. L’épisode 1erMai en danger n’en est que le reflet », estime Céline Peccini.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle‑même. »

    La CGT Var en attente de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. » Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Grande vente de saison à Emmaüs

    Grande vente de saison à Emmaüs

    « On a du mobilier de jardin, des articles pour le bricolage, du matériel pour la plage et aussi des vélos pour s’y rendre », lance joyeusement Sarah Boissy une des responsables de la Pointe Rouge. Rangement, réaménagement, petits travaux passent en mode prioritaire. Cette vente est un rendez-vous très attendu avec l’arrivée des beaux jours.

    Avec l’augmentation du prix de l’essence, les déplacements doux restent privilégiés. Samedi, une quarantaine de vélos seront proposés en parfait état de marche. La fourchette de prix se situe entre 40 et 120 euros selon si le modèle est électrique ou classique.

    Pas question de délaisser les papilles pour autant. Le traditionnel marché hebdomadaire se tient le matin, des fruits, des légumes, du miel, du pain, des brioches et les traditionnels produits palestiniens. Mais exceptionnellement, on trouve aussi une buvette et avec des en-cas à grignoter de 10h à 17h30. Pour ambiancer la journée qui s’annonce ensoleillée et familiale, DJ Orisha a répondu présente. Enfin, autre valeur sûre, le lycée des Calanques juste à côté, prête son grand parking comme à l’accoutumée.
    Et si par mégarde, vous aviez bouclé ce week-end loin de Marseille, c’est à Emmaüs Saint-Marcel que vous avez rendez-vous le 6 juin. Leur grande vente d’été s’annonce là aussi exceptionnelle.

    Emmaüs Pointe Rouge. 110 trav. Parangon, 13008 Marseille.
    De 10h à 17h30 non-stop.