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  • L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    De la question de Samia Gamèche, élue d’opposition municipale, membre du Collectif citoyen Gardanne Biver a découlé un long débat, sur l’avenir de la santé à Gardanne. En 2024, le centre de santé François Billoux, construit en 1981 sous Roger Meï (PCF) ferme ses portes. Alors qu’en conseil municipal de ce jeudi 25 septembre, l’une des délibérations à l’ordre du jour propose la « résiliation du bail emphytéotique » signé en octobre 1988 avec l’union des mutuelles des travailleurs, Samia Gamèche pointe une « fermeture sans mobilisation » et questionne le devenir des locaux. Doublée d’une demande d’engagement de la municipalité, à laquelle elle propose de saisir l’Agence régionale de santé et le Département pour « demander la réouverture d’un centre mutualiste » et l’engagement de concertations.

    Le tout, dans un contexte, selon l’élu, de « floraison des structures privées ». « Il n’y a qu’une seule santé, celle de tous les habitants. Ce que vous appelez privé représente toute la santé libérale et conventionnée », répond Jean-François Garcia, élu au sport et à la santé, qui déroulera ensuite longuement l’historique des locaux, dont le bail était géré, jusqu’en 2018, par le Grand conseil de la mutualité, avant d’être repris en 2019, par le groupement mutualiste Oxance. « Entre 2014 et 2018, pendant cinq ans, vous avez accompagné, Monsieur Jorda et La Piana, le Grand conseil de la mutualité qui gérait le centre, dans son marasme financier et dans sa carence d’offre de soins », accuse Jean-François Garcia.

    « Pas de visibilité »

    Des travaux seront demandés par la société dès la reprise, selon le déroulé de Jean-François Garcia, demande des rénovations de bâtiments à hauteur de 900 000 euros tandis que, parallèlement, un autre centre mutualiste, Filieris, qui s’ouvre au régime général, propose de regrouper les offres médicales dans ses locaux. Et de mettre à l’index la « mauvaise volonté et l’inaction d’Oxance », qui doublera le prix pour les rénovations des locaux, pointe Jean-François Garcia. À ce jour, le bâtiment est en très mauvais état selon l’adjoint au sport. Réponse pas satisfaisante, pour Samia Gamèche : « À ressasser le passé, on avance à rien. »

    « La réponse est dans ce que je vous ai dit. Nous n’avons pas de visibilité sur ce bâtiment. (…) Le bâtiment est destiné à la santé et le restera (…) il faut l’imprimer », enchaîne l’élu aux sports. « Vous êtes un grossier personnage, vous vous adressez à une élue ! », intervient à son tour Claude Jorda (CCGB). « Vous dites qu’il y a des projets, mais lesquels ? (…) La question est quelles propositions à une population qui va être de plus en plus en difficulté pour accéder aux soins ? », pointe Jean-Marc La Piana, à la tête du second groupe d’opposition de gauche. « Monsieur La Piana vous êtes à côté de la santé, vous avez été radié de la CPTS depuis quatre ans et vous ne vous en êtes même pas rendu compte, vous n’êtes même pas dans nos échanges, vous ne payez pas vos cotisations ! », lancera Jean-François Garcia. « Malhonnête », lance Jean-Marc La Piana. Pas de réponse concrète de la part de la majorité, et beaucoup d’invectives… « On va passer à autre chose », tranche finalement le maire.

  • montperrin

    montperrin

    Tôt ce vendredi matin, la CGT de l’hôpital de Montperrin tracte. L’action était initialement prévue en parallèle de la cérémonie d’inscription aux Monuments historiques du lieu, à 9h30 en présence notamment du maire et du préfet. La CGT souhaitait, pointer une « indécence » à investir dans cette cérémonie dans un hôpital en « tension ». « On est en restriction de partout mais on s’autorise du champagne et des petits fours à plein temps et des travaux de rénovations exorbitantes sur les logements de fonction », pointe Aurélie Zanutto (CGT). Si la cérémonie a finalement été reportée, l’action du syndicat a, elle, été maintenue, pointant les « choix financiers » de la direction en général. « On a une pénurie de médecins, un personnel épuisé, une souffrance au travail et à côté de ça on a une direction en décalage de la réalité du quotidien des agents, ajoute Nicolas Courbebaisse (CGT). Si les dépenses étaient éthiques, ils ne seraient pas embarrassés qu’on communique à ce sujet. Alors pourquoi avoir annulé la cérémonie ? » De son côté, la direction assure que la cérémonie a été annulée non pas en raison d’une action locale, mais à cause du mouvement de grève national. « On a souhaité le rendre visible et festif parce qu’il répond aussi à un objectif auquel on tient : la déstigmatisation des soins en hôpital psy », ajoute la direction. Quant aux dépenses, elle assure que « l’ensemble des crédits d’investissement sont prioritairement et majoritairement dédiés à la rénovation d’entretien des équipements et services dont bénéficient les patients ».