Tag: soins

  • Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    C’est une innovation qui suscite des débats sur l’île du Frioul. Un système de télémédecine a été présenté aux habitants par les représentants du centre communal d’action sociale de la ville (CCAS), ce mercredi. Le système se présente sous la forme d’une mallette orange où il sera possible de réaliser des consultations en visio avec un médecin traitant en compagnie d’un infirmier qui, sur place, pourra réaliser des soins. Quatre médecins seront en relation avec cette télémédecine, « on considère que le lien avec le médecin traitant est fondamental, c’est pour cela que nous avons créé cette télémédecine afin de répondre aux besoins des habitants du Frioul », déclare Matthieu Pessonnier, directeur général du CCAS. Le besoin principal, c’est d’aider les habitants à avoir une réponse médicale proche de leur domicile puisque, pour rappel, les Frioulais doivent se déplacer en bateau pour consulter leur médecin. « On a recherché une solution qui sert d’interface avec votre médecin traitant », complète Laetitia Benini, responsable du pôle maintien à domicile du CCAS. Bien que l’île du Frioul fasse partie du 7e arrondissement de la ville, les habitants ne peuvent pas toujours se déplacer quand ils le souhaitent en raison des conditions météo qui empêchent les déplacements par bateau.

    Une médecine moderne

    Cette réunion était également l’occasion de faire découvrir aux anciennes générations un dispositif sanitaire aux caractéristiques particulières : mallette mobile pour les personnes en incapacité de se déplacer jusqu’au local, appareil qui nécessite le wifi, un écran avec caméra. Outil qui permet, pour exemple, d’aider les dermatologues à faire un diagnostic, repérer des plaies, etc. Les représentants du CCAS expliquent également que les patients n’auront pas besoin de se connecter puisque c’est le médecin directement qui rejoindra la visio et en cas de problème, un infirmier qui a été formé à cette télémédecine pourrait suppléer. « Notre premier objectif est de répondre aux besoins des Marseillais », insiste Matthieu Pessonnier. Le système commence à s’installer au fur et à mesure, les infirmiers seront disponibles les lundis, mercredis et vendredis La question d’être présent le week-end a été posée, mais les équipes travaillent encore dessus. Certains habitants ont fait part de leur scepticisme lors de la discussion, mais se sont dits prêts à faire l’expérience.

  • L’Occitane ouvre son usine aux visiteurs

    L’Occitane ouvre son usine aux visiteurs

    Ouvrir son usine aux visiteurs et leur faire découvrir le processus de fabrication : c’est ce qui a poussé L’Occitane en Provence à inaugurer un nouveau parcours de visite de sa manufacture de Manosque. « Nous avons fait le choix d’ouvrir nos portes au grand public dans un souci de transparence, attendue par le consommateur aujourd’hui », explique Camille Eyraud, cheffe de projet. En suivant le parcours, les visiteurs découvrent d’abord la zone de stockage, un énorme entrepôt de 5 000m2 où sont stockées les matières premières en grosses quantités, avant d’être amenées en production.

    L’histoire de L’Occitane et les sources d’inspiration de son fondateur, Olivier Baussan, sont également racontées au long du parcours de visite. L’accent est mis sur l’importance des rencontres qui l’ont poussé à fonder l’entreprise de cosmétique. « L’agriculteur qui lui a vendu son premier alambic a été un élément déclencheur », décrit Camille Eyraud, tout comme le maître savonnier qui n’avait pas de descendance et lui a donné ses premiers savons et machines, « une rencontre décisive ». Dans les années 1990, la rencontre avec un homme d’affaires autrichien pousse Olivier Baussan à ouvrir des boutiques à Hong Kong, New York ou encore Tokyo, raconte Olivier Dellac, guide de la visite. L’Occitane compte désormais à peu près 3 000 boutiques dans 90 pays.

    Le visiteur peut ensuite apercevoir les salles et les engins de pesée, où travaillent douze peseurs. « Il faut respecter le processus de pesée au milligramme près, sinon on perd et jette les matières premières », témoigne Fathi Kedir dans une vidéo.

    Des tests sur des dons

    de peau

    Lors de la visite, Jean-Charles Lhommet, le directeur de la recherche, a insisté sur la lutte contre le réchauffement climatique, le travail en collaboration avec les producteurs et agriculteurs et l’agroécologie. « Il faut enrichir le sol en même temps qu’on le cultive », a-t-il avancé. L’Occitane travaille « en étroite collaboration » avec des coopératives de femmes au Burkina Faso et au Ghana pour s’approvisionner en karité.

    Pour tester et élaborer ses produits anti-âge, L’Occitane travaille avec de véritables peaux et cheveux issus de dons de chirurgie esthétique, a expliqué Valentine Bouvier, en charge de la valorisation des produits. Dans ses laboratoires de biologie cutanée, l’entreprise « cherche à comprendre comment se passe le vieillissement cutané », précise Valérie Cenizo, docteure en biologie, dans une vidéo projetée pendant la visite. L’Occitane utilise également des modèles de peau reconstruite de manière artificielle en laboratoire pour prédire les effets de ses produits. « L’idée est de comprendre les mécanismes naturels de la peau et des cheveux », relate Valentine Bouvier. Les travailleurs s’attèlent aussi à analyser la composition moléculaire de chaque extrait utilisé, afin de superposer des huiles essentielles complémentaires. Certaines formules demandent plus de 500 essais.

    800 personnes travaillent au sein de la manufacture, dont 200 au centre de recherche et de développement. Environ 60 millions d’unités de produits y sont produites. C’est l’une des deux manufactures de L’Occitane : une autre se trouve en Ardèche et emploie 200 personnes. « La palettisation est réalisée par un bras automatisé, ce qui supprime le port de charge humain », explique Samira Ouzaina, conductrice de ligne, dans une vidéo.

    L’Occitane travaille également avec l’organisation de lutte contre la pollution plastique en mer et de valorisation des déchets plastiques Plastic Odyssey. L’entreprise a financé son expédition en mer, qui s’est achevée à Marseille il y a quelques jours.

    À la fin du parcours, une exposition retrace les produits et les emballages de L’Occitane au fil du temps, dont certains sont inspirés des tubes de gouache de la mère du fondateur Olivier Baussan, qui était artiste.

    La nouvelle boutique, « complètement repensée » et « entièrement rénovée », a également été présentée. On peut y faire analyser sa peau à l’aide de caméras, se faire conseiller sur les soins adaptés et se faire masser.

  • Un bus médical itinérant dans les vallées enclavées des Hautes-Alpes

    Un bus médical itinérant dans les vallées enclavées des Hautes-Alpes

    « Ça nous sauve la mise », reconnaît Philippe Milesi, assis sur un banc à l’ombre du bus médical, qui a fait escale devant la mairie de Barret-sur-Méouge, ce mardi matin d’avril. Il est venu avec son épouse, Lydia. Les deux Vauclusiens d’origine attendent leur tour pour une visite médicale, qu’ils n’ont « pas faite depuis deux ans », depuis qu’ils sont installés à 3 km de là. « Ici, les médecins sont surchargés et ne prennent aucun nouveau patient, il faut aller jusqu’à Séderon, dans la Drôme, déplore Philippe Milesi. Et, pour voir un spécialiste, jusqu’à Gap ou Sisteron. Pour nous, ce bus est rassurant, ça permet d’avoir un vrai suivi, avec un personnel qui nous connaît ».

    Le dispositif, mis en place par l’Agence régionale de santé (ARS), est déployé chaque mois dans le sud du département, autour du Buëch-Dévoluy, et dans le nord, sur plusieurs communes du Briançonnais et du Pays des Écrins. À l’intérieur, un médecin généraliste et une assistante médicale accueillent les patients. À ce poste à temps complet, Marie Leydet apprécie de pouvoir assurer un suivi dans la durée. « Après une carrière hospitalière, ça fait du bien d’avoir enfin du temps pour s’occuper des patients, explique cette infirmière de formation. Il y a tout un travail de suivi, de coordination. Si besoin, je prends contact avec une assistante sociale ou rendez-vous chez un spécialiste pour ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes ».

    Une solution temporaire aux déserts médicaux

    À ses côtés, une douzaine de médecins généralistes se relaient au fil du mois. Ce jour-là, c’est Simon Bottero, médecin généraliste installé à Barcelonnette, qui assure les consultations. « Le médicobus s’adresse aux personnes qui n’ont pas de médecin traitant, car celui-ci est parti à la retraite ou qu’ils n’en ont pas trouvé en arrivant, explique-t-il. Mais nous rendons aussi service au tout-venant, comme des touristes de passage ».

    Le jeune médecin a été sollicité pour rejoindre le médicobus après avoir participé, durant ses études, à un dispositif similaire en Lozère : « Beaucoup de gens finissent par renoncer au soin à force d’essuyer des refus et c’est ce que l’on veut empêcher. On est saturés par la demande. Il y a un problème arithmétique : on n’a pas assez de médecins pour les besoins actuels ».

    S’il présente des avantages face à la problématique des déserts médicaux en zone rurale, ce dispositif ne peut toutefois enrayer un problème structurel. « C’est temporaire, en attendant d’avoir des structures plus pérennes, adaptées aux besoins qui évoluent, analyse Simon Bottero. Ce n’est hélas pas une solution miracle ».

    Les matins de 9h à 12h30. Contact au 04.92.25.58.52 ou sur la page Doctolib du Médicobus

  • À Marseille, l’enjeu d’une offre de soins accessible à tous et partout

    À Marseille, l’enjeu d’une offre de soins accessible à tous et partout

    « La santé, même si ce n’est pas une compétence proprement municipale, c’est une priorité de la population. » Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille et déléguée à la santé publique, résume la problématique de la prise en compte des questions sanitaires dans la campagne pour les élections municipales. « L’accès aux soins est géré par l’État, on ne peut pas créer des hôpitaux, des lits… Mais les collectivités municipales peuvent agir sur les déterminants de santé, tout ce qui arrive avant le soin. Là, ça relève de nos compétences, outre le fait de pouvoir favoriser l’accès aux soins », explique-t-elle. D’où la doctrine appliquée lors de son mandat : « Faire de l’aller-vers. » Entendez par-là qu’elle essaie d’agir « en amont des soins ». « Ça commence par quelle alimentation on donne aux petits Marseillais, comment on travaille sur la qualité de l’air à l’intérieur des établissements gérés par la mairie », expose l’ancienne maire. Avec des exemples concrets : « Éviter les perturbateurs endocriniens dans les matières utilisées ou diminuer la présence des voitures
    –
     et donc des émissions – aux abords des écoles avec le dispositif des rues des enfants. »

    Faire de l’aller-vers, c’est aussi « faciliter l’accès aux soins ». Et pour le coup, Michèle Rubirola tente d’allier une approche globale et un travail de proximité. Pour le global, cela passe par un « travail en bonne intelligence » avec l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille), dont elle est présidente du conseil de surveillance. Mais aussi par la création du « premier conseil communal de santé en France ». Une mesure plus que symbolique : « C’est la première instance paramunicipale avec un axe de démocratie sanitaire. C’est un accompagnement permanent de la Ville dans la mise en place de politiques publiques de santé, avec des citoyens, des chercheurs, des professionnels de santé, des associatifs… », développe-t-elle.

    Pour la proximité, elle se targue d’avoir lancé les « Villages Santé », au nombre de 7 éditions. Une initiative, là encore commune avec les institutions en charge de la santé sur le territoire (Agence régionale de santé, CPAM, etc.), et surtout à destination « des publics éloignés des services de santé ». « Souvent, le problème est l’accès à un médecin. Là, on favorise la rencontre puisqu’on amène des professionnels de santé, du service public ou libéraux sur place », explique Michèle Rubirola, prenant pour exemple la tenue de cette initiative à l’Après-M, dans le quartier de Sainte-Marthe.

    Aide au maillage territorial

    Et avec des résultats concrets : « Le centre international de vaccination de Marseille a offert, à toutes les personnes présentes, un bilan complet de l’état vaccinal et une vaccination sur place. » Autres exemples de son envie « d’amener de la prévention » avec les villages santé : « On proposait aussi des dépistages de diabète, des cancers colorectaux, de l’hypertension, de l’aide au sevrage tabagique. » L’adjointe insiste : « On ne fait pas juste du dépistage pour du dépistage, il y avait des professionnels de santé disponibles pour assurer le suivi des personnes. » De quoi faire le lien avec la problématique du maillage territorial de l’offre de soins et la désertification sanitaire de certains quartiers. Là encore, la mairie ne peut pas faire seule mais affiche quelques victoires. « On aide à l’installation d’équipes pluriprofessionnelles de médecins comme à la Bastide Massenet [14e arrondissement, Ndlr], dans un quartier où il n’y en avait pas », conclut Michèle Rubirola.

  • Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    « Si je suis réélu, ce projet fera l’objet de l’une de nos premières délibérations », promet Michaël Delafosse. Ce dernier a inscrit dans son programme de campagne l’implantation, en lieu et place de l’ancienne tour d’Assas, récemment détruite, d’une annexe du CHU de Montpellier. Un symbole fort dans un quartier populaire, La Mosson, en pleine mutation.

    « L’accès à la santé est un enjeu majeur », insiste le maire de Montpellier, notamment pour « une population dont on sait qu’elle est plus vulnérable », mais aussi dans une perspective plus globale de rééquilibrage de l’offre de soins à l’ouest de Montpellier, « pour Juvignac, pour Saint-Georges. Demain, avec le contournement ouest et le Lien, cette partie de la ville va être très accessible », poursuit-il.

    Initialement, c’est la clinique Clémentville qui était pressentie pour être transférée sur ce vaste terrain appartenant à la Ville. « Mais ils nous ont fait faux bond », résume Michaël Delafosse, qui a alors sollicité le CHU de Montpellier. Lequel a tout de suite adhéré à ce projet d’une antenne délocalisée à La Mosson. « C’est mettre du service public au cœur d’une entreprise de rénovation urbaine, comme on va continuer à le faire avec la piscine Neptune ou la rénovation du stade », insiste l’édile.

    « Co-construire avec les habitants »

    Du côté du CHU, on planche donc désormais sur le détail du projet. « On a là un territoire montpelliérain en pleine reconfiguration. Ça nous a semblé être un endroit opportun pour faire du aller-vers sur des thématiques et un projet médical qu’on est en train de construire avec les professionnels du CHU, mais qu’on souhaite également co-construire avec les habitants, pour coller au mieux à leurs besoins », explique Anne Ferrer, directrice du CHU de Montpellier. « On sait par exemple que des demandes ont été formalisées en termes de prévention des consommations addictives ou d’aide au sevrage, en matière de santé mentale aussi. On va donc solliciter des représentants d’associations ou des habitants qui ont envie de s’exprimer sur leur quartier », poursuit-elle.

    « L’idée est de proposer une offre de soins in situ et ce faisant, de pouvoir réinsérer dans un process de soins certains profils de patients. Je suis une militante de la santé publique, je trouve que c’est un bien précieux qu’il faut défendre et savoir adapter aux publics qui peuvent en être soit éloignés, soit écartés. Comme pour la Maison des femmes, je pense qu’on va répondre à un vrai besoin », considère Anne Ferrer.

    S’il faudra un certain temps, encore, pour que ce projet d’hôpital hors les murs soit entièrement ficelé, on en connaît déjà les bases. « On sera sur un plateau technique imagerie – biologie, on va faire des consultations, de l’hôpital de jour et de la prévention. L’idée serait de pouvoir offrir un accès à toutes les disciplines du CHU sur des plages où on prendrait rendez-vous, avec également des créneaux de soins non programmés pour ceux qui en auront besoin », livre la directrice.

  • Dentistes et spécialistes de l’hôpital s’installent dans l’ancien centre Oxance à Miramas

    Dentistes et spécialistes de l’hôpital s’installent dans l’ancien centre Oxance à Miramas

    Le bâtiment qui accueillait le centre de soins mutualiste Oxance reprend vie. Depuis quelques semaines, une banderole indique que des travaux sont en cours. « Il s’agit de chirurgiens-dentistes qui vont ouvrir six fauteuils, dont un sur de l’orthodontie, détaille le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG). Ils se chargent du chantier, aussi pour accueillir des praticiens de l’hôpital de Salon-de-Provence. » Car d’ici le mois de mai, des consultations avancées de spécialistes seront mises en place dans ce centre de santé qui a désormais le nom de Jean- Mermoz.

    Ce revirement n’était pas gagné d’avance. Il y a un an, Oxance quittait brutalement la commune dans laquelle il était installé depuis 1988 sans annonce officielle, laissant un goût amer à la municipalité qui avait beaucoup lutté pour le maintien de ce centre. En 2011, alors qu’une crise financière due à des directives européennes imposant aux mutuelles de séparer le système assurantiel des œuvres sociales menaçait onze antennes du département, la Ville a participé à la création d’un comité de soutien. L’année suivante, Frédéric Vigouroux était allé chercher une subvention d’investissements pour réaliser des travaux à hauteur de 230 000 euros et avait œuvré pour labelliser ce centre « Maison régionale de santé ».

    Vers une offre complète

    C’est bien « la situation médico-sociale de ce territoire, qui s’est retrouvée carencée en médecins généralistes mais aussi en spécialistes suite à la fermeture du centre Oxance », qui a poussé l’hôpital du Pays Salonais à « offrir une porte d’entrée dans les soins aux concitoyens miramasséens », raconte Ali Mofredj, président de la commission médicale de l’établissement.

    Plus que de réaliser des examens, l’objectif affiché est de pouvoir diriger les patients vers des spécialités « qui ne sont pas déplaçables en raison de matériel ». « Ça permet de faire un premier tri, de donner des avis médicaux pour rentrer plus facilement dans un circuit de soins », affirme le neurologue.

    « On démarre l’expérimentation avec quelques praticiens. Les premiers à partir sont des chirurgiens d’orthopédie, de chirurgie viscérale, on a des consultations de sages-femmes, de gynécologues, de pédiatres… précise-t-il. On va démarrer petit à petit et on va étoffer les soins au fur et à mesure en espérant pouvoir apporter une offre beaucoup plus complète. »

    Si l’hôpital salonais peut se permettre de s’exporter de la sorte, c’est parce qu’il est en phase de « montée en puissance ». « On recrute en prévision de 2029-2030 », explique le président de la commission médicale, date à laquelle l’établissement sera entièrement reconstruit sur un terrain de 6,5 hectares au sud-ouest de la ville, à 10 minutes seulement de Miramas.

    Répondre aux besoins

    D’ici là, Ali Mofredj souhaite, au fond, ne pas avoir « à garder ces consultations avancées encore longtemps, car ça voudrait dire que le territoire est encore carencé ». « Nous resterons le temps nécessaire mais on espère bien que ce territoire aura une offre de soins complète dans quelques années et que nous, nous nous recentrerons sur notre mission d’hôpital public. »

    La Ville de Miramas s’y attelle. Plusieurs projets sont dans les tuyaux. À Mirasud, la Maison de santé pluriprofessionnelle a récemment complété son offre de soins avec l’arrivée d’un laboratoire d’analyses médicales. À Miranord, une deuxième maison de santé est construite par la ville. Les travaux « démarrent au mois d’avril avec des spécialistes qui vont arriver », pour une ouverture en mai 2027. « Bien sûr nous, en tant que commune, on ne pourra jamais remplacer les médecins manquants, reconnaît Frédéric Vigouroux. Mais le fait de construire des locaux neufs et de faciliter le travail pluridisciplinaire et collectif, ça aide ! »

  • Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Dans une salle d’attente improvisée dans l’une des pièces d’accueil de la mairie, des jouets pour enfants trônent au sol. Des mères patientent avec leurs petits. Parmi elles, une maman redirigée par la Chaumière, foyer d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale, attend avec ses enfants de 2 et 3 ans : « D’ici, les PMI sont trop loin. »

    Ce mardi, l’un des deux bus de la Protection maternelle infantile (PMI) du Département vient de s’installer sur le parvis de l’hôtel de ville. Ce bus, sorte de cabinet médical amovible, est habilité à accueillir les enfants de 0 à 6 ans et à leur offrir un suivi médical dans des communes parfois éloignées des services pédiatriques. Objectif, « lutter concrètement contre les déserts médicaux », rappelle le Département, qui a lancé le dispositif en septembre 2025.

    Tout au long de la journée, les consultations, ouvertes à tous, s’enchaînent. Ici, on propose des « consultations pour faire le suivi médical des enfants, le suivi des cours de croissance, l’éveil, le langage, la propreté, toutes les questions autour de la parentalité également. On oriente vers des spécialistes lorsqu’il y en a le besoin », explique l’une des puéricultrices. Le bus revient une matinée par mois, pour assurer un suivi régulier auprès des familles. « Ici, il y a exactement tout ce que l’on peut retrouver dans un cabinet médical, explique Gaëlle Jeanjean, infirmière puéricultrice. Sur La Roque, nous avons beaucoup de familles qui ne sont pas véhiculées. La PMI est sur Aix. C’est un accueil de proximité qui est apprécié par les usagers. »

    Autre avantage, « aucun frais n’est avancé par les parents », assure le docteur Lucile Moreau. Pour ce dispositif, le Département a bénéficié d’aides de l’ARS et le Fonds d’intervention régional (FIR), à hauteur d’1,2 million d’euros.

  • L’hôpital de Martigues va s’agrandir d’un nouveau bâtiment d’ici 2032

    L’hôpital de Martigues va s’agrandir d’un nouveau bâtiment d’ici 2032

    L’hôpital de Martigues va grandement se transformer d’ici à 2032. Mercredi matin à l’hôpital, l’Agence régionale de santé (ARS), Région, Métropole et Ville de Martigues ont exposé le projet immobilier décidé pour le Centre hospitalier de Martigues, s’étalant jusqu’en 2032.

    Le projet consiste principalement en la reconstruction et l’extension des urgences et d’un nouveau pôle médicotechnique, soit presque 6 800m² neufs sur trois niveaux et 3 000m² remodelés. « Nous allons restructurer l’hôpital autour du bloc opératoire », explique le directeur Loïc Mondoloni, qui comprendra six salles de chirurgie et deux d’endoscopies. L’unité de chirurgie ambulatoire y sera accolée pour faciliter l’accès aux patients, de même que la maternité.

    L’autre gros versant du projet est celui « des urgences sous-dimensionnées » d’après le directeur, qui illustre le problème par « l’attente sur des brancards » et « le manque d’intimité » avec près de 52 000 passages aux urgences par an, dans un service conçu pour 35 000. Le projet prévoit le quasi doublement de cette capacité pour la porter à 60 000 passages par an.

    L’enjeu est aussi à « la mise aux normes en termes de soins critiques », selon le directeur, passant de 12 à 16 lits pour « être au rendez-vous d’une zone d’activité industrielle avec des risques ». Cette facette est la résultante de la sollicitation des élus durant l’étude du projet pour « intégrer les 10 000 salariés et familles envisagés au projet, qui aurait rendu l’aménagement initial sous-dimensionné dès 2035 », détaille Loïc Mondoloni.

    60 millions d’euros

    Ce projet est financé à 55% par l’État dans le cadre du Ségur de la santé de 2021, soit 32,3 millions d’euros pour un total de 60 millions. « Normalement, nous finançons entre 30 et 40% », retrace Yann Bubien, directeur de l’ARS Paca. « Nous avons fait un effort supplémentaire car le projet est nécessaire pour la population de Martigues et de l’ouest de l’étang de Berre », abonde l’administrateur, insistant sur « le financement important des collectivités territoriales pour la santé, ce qui est rare ». À raison de 4 millions d’euros par la Métropole, 2 millions de la Région et 500 000 euros de la Ville de Martigues.

    « Ce projet nous tient à cœur », souligne Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues. « Nous avons besoin de notre hôpital public, structurant pour le territoire de tout l’ouest du département. Avec plus d’une dizaine d’usines Seveso, notre équipement doit posséder tout ce qu’il faut sur le plan immobilier financier matériel et surtout les femmes et les hommes qui le font vivre. »

    Le directeur de l’hôpital indique à ce propos que « le redimensionnement à la hausse des urgences et de la chirurgie », implique de « mettre en perspective les personnels », particulièrement en soins critiques, un « secteur normé » où augmenter les lits oblige à faire de même pour les agents. « Le projet a été validé à l’unanimité par les partenaires sociaux », rappelle Loïc Mondoloni.

    Ces questions sociales seront à l’ordre du jour de la table ronde organisée par l’Union locale CGT et le syndicat de l’hôpital, en présence de Gaby Charroux, jeudi 22 janvier à 18h en la salle Raoul Duffy (espace Simone Veil).

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    Un septuagénaire a perdu la vie suite à un incendie ce lundi dans le box dans lequel il était alors prise en charge aux urgences de l’hôpital de Hyères, son état demandant une surveillance rapprochée.

    Le sinistre rapidement maîtrisé s’est déclaré vers 4h15 du matin alors que 22 patients et 12 personnels étaient présents dans le service. Et malgré l’intervention des équipes sur place le patient est malheureusement décédé.

    Quatre membres du personnel intoxiqués ont été aussitôt pris en charge l’Hôpital national d’instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon, où très tôt dans la matinée leur état s’est révélé rassurant.

    Service des urgences fermé

    Suite au sinistre, dix-neuf patients ont été mis en sécurité dans d’autres services de l’établissement hyérois et deux autres patients transférés vers l’hôpital de Draguignan et l’hôpital toulonnais de Sainte Musse. Une cellule de crise a été immédiatement activée et le plan blanc déclenché.

    En attendant un diagnostic complet, la direction informe que le service d’accueil des urgences du centre hospitalier d’Hyères n’est pas en mesure d’accueillir des patients. Il est donc demandé à toutes les personnes qui ont besoin de soins en urgence de contacter le 15 ou de se rendre dans un autre service d’accueil des urgences de la métropole toulonnaise. Les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation fonctionnent eux normalement. Et aucune déprogrammation n’est prévue.

    « L’établissement adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime et les assure de son entier soutien », déclare la direction. « Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte, notamment pour déterminer les causes de cet incendie », a fait savoir de son côté le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland.