Regroupant plus de 2 000 participants du monde maritime, 15 pays différents défileront pour cette Escale à Sète 2026. En 2024, lors de sa dernière édition, plus de 300 000 personnes s’étaient rendues au cœur de l’île Singulière pour assister au spectacle. Au programme cette année, des animations, des expositions et des jeux. En ouverture, dès le 31 mars, la parade navigante avec l’arrivée des grands voiliers et des flottilles dans le port débutera cette nouvelle édition. En tête d’affiche de cette neuvième édition côté voiliers, il sera possible de retrouver l’Étoile, Nave Italia, Sudarshini, Belem, Vera Cruz, Florette, Phœnix, El Galeón, Pascual Flores, Nao Victoria et le dernier bateau bœuf de Méditerranée « Espérance ». Toujours le mardi 31 mars à 15h30 sur le quai d’Alger, « L’Escale assiette » prendra place. Mêlant talent et cuisine traditionnelle, des équipes composées d’un pêcheur, d’un chef et d’un vigneron présenteront les spécialités locales. Pendant toute la durée du festival, les différentes délégations animeront aussi l’événement (mardi 31 mars présentation délégation Japon et Roumanie, mercredi 1er avril présentation Catalans, Inde, Croatie et Italie, jeudi 2 avril Slovénie, vendredi 3 avril présentation Tunisie, Mauritanie et Corse). Une visite guidée gratuite est aussi organisée pour découvrir le Port de Commerce de Sète tout au long de l’événement. Pour terminer cette Escale à Sète 2026, la parade de clôture des navires en mer devant le port aura lieu le 6 avril à partir de 17 heures.
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À Sète, la gauche bien placée après des désistements en cascade
Trente ans après l’accession de François Liberti (PCF) à la mairie sétoise, la gauche va-t-elle effectuer son grand retour aux affaires le 22 mars ? Arrivée en troisième position avec 20,55% des suffrages exprimés le soir du premier tour, la tête de liste de Nouvelles Pages (UG) Laura Seguin soutenue par LFI, les Écologistes, les communistes et désormais forte du soutien de la fédération socialiste de l’Hérault, espère créer l’exploit l’emporter dimanche et mettre fin une fois pour toutes au règne de François Commeinhes, ex-édile condamné pour détournement de fonds publics, et celui de ses dignes « héritiers » politiques.
Des héritiers néanmoins qui seront présents le 22 mars, puisque tous ont pu se qualifier pour le second tour : Hervé Marquès (LR, ex-adjoint de Commeinhes) est arrivé premier avec 28,07 % des voix, suivi du RN Sébastien Pacull (ex-adjoint lui aussi) avec 20,55% tandis que Pascal Pintre (DVD, ancien directeur de campagne de Commeinhes) récolte 14,82% des voix. Ce dernier a finalement décidé de se retirer le 16 mars. Pour Laura Seguin, « Les résultats de ce premier tour ont montré qu’il y avait une vraie dynamique, la victoire est à portée de main. Sète a besoin d’un second souffle », avance la candidate.
Réserve de voixSeules 1 608 voix séparent Laura Seguin d’Hervé Marquès au premier tour. « On a une réserve de voix importantes : tous les républicains, progressistes qui ont fait un autre choix que nous et qui veulent barrer la route à l’extrême droite », reprend la tête de liste de « Nouvelles Pages ». Elle pourra même compter sur les potentiels électeurs de Sébastien Denaja. Le socialiste, arrivé en cinquième position (13,70%), a préféré se retirer plutôt que de fusionner avec Nouvelles Pages – les négociations n’ayant pu aboutir. « Le choix du désistement républicain est le plus fidèle à nos convictions et à la ligne politique claire que nous avons portée. Nous formons le vœu que ce choix responsable rassemble le plus largement possible contre le double péril que représenteraient la perpétuation d’un système vermoulu et l’accession aux responsabilités de l’extrême droite », écrit le conseiller régional dans une lettre adressée aux Sétois. Une décision augmentant les chances de la gauche d’accéder à la mairie. D’autant que ce n’est pas la seule réserve de voix possible, Nouvelles Pages entend aller chercher les abstentionnistes – la participation étant de 63,48% au premier tour. « Ils sont encore malheureusement très nombreux. Notamment dans certains quartiers populaires. Or, les mesures que l’on porte sur l’accès au logement digne, sur le pouvoir d’achat comme la gratuité de la cantine scolaire, des transports en commun, sont vraiment destinées à améliorer leur quotidien. Il faut aller les chercher et espérer gagner », fait valoir Laura Seguin. Une alternative permettant d’écrire une nouvelle page de l’Île singulière.
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Cette année, la grève féministe sera antifasciste et solidaire dans l’Hérault et le Gard
« Cette année, les questions de l’antifascisme et du contexte international vont être saillantes dans les mobilisations du 8 mars », affirme Marie, membre de l’Interorga féministe de Montpellier. Comme chaque année, cette organisation qui rassemble différents collectifs, syndicats et associations, a préparé la manifestation féministe du 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Le cortège partira dimanche 8 mars de la place Albert Ier, à 14h. Il remontera ensuite le boulevard Henri IV et passera par la place de la Préfecture, avant de terminer sur la place de la Comédie. Plusieurs collectifs seront alors invités à prendre la parole, notamment Montpellier contre l’extrême droite, des collectifs en soutien aux peuples palestiniens, kurdes et iraniens, ou encore l’intersyndicale.
« En plus de réaffirmer notre antifascisme et notre opposition aux guerres impérialistes, la question de l’égalité au travail sera également centrale, précise Marie. Il faut bien rappeler que la journée du 8 mars est une journée d’appel à la grève internationale féministe, issue de différents mouvements révolutionnaires. La question de la grève est d’autant plus importante depuis la période du Covid, qui a montré à quel point les femmes sont surreprésentées dans les métiers essentiels. Et nous savons que ces grèves peuvent être très massives, grâce aux exemples de l’Espagne ou de l’Argentine. »
10h30 à Alès, 11h à Sète, 14h30 à NîmesDans la deuxième ville de l’Hérault, à Béziers, une manifestation organisée par l’intersyndicale (CGT, FSU, Unsa, Solidaires et CFDT) aura également lieu ce dimanche, pour la quatrième année consécutive. Elle partira du parvis du Théâtre à 10h30, avant de rejoindre la Bourse du travail, puis la place David-d’Anger, où se tiendront des prises de paroles et quelques stands, dont celui du Planning familial. Le cortège sera aussi accompagné de différentes animations du collectif féministe Les rosies de Béziers, et la mobilisation s’achèvera par un concert du groupe La tible. Ici aussi, le contexte politique sera au cœur des revendications : « La lutte contre l’extrême droite va de pair avec la lutte féministe, il y aura donc des prises de parole à ce sujet. Et bien sûr, la question des guerres et de leur impact sur les femmes sera aussi abordée », assure Julien Rader, secrétaire CGT de l’Union locale de Béziers.
Ailleurs dans le département, la manifestation de Sète se tiendra à 11h au départ de la place de la mairie et celle de Ganges partira de la mairie à la même heure.
Dans le Gard, le cortège féministe d’Alès est prévu au départ de la sous-préfecture à 10h30, le dimanche 8 mars. De son côté, le cortège féministe de Nîmes est prévu le samedi 7 mars, à 14h30 au Carré d’art. Il se dirigera vers le tribunal et sera constitué, entre autres, des syndicats Solidaires, FSU et CGT, et de l’association Femmes Solidaires. « De notre côté, en tant que syndicat, nous voulons faire entendre nos revendications liées à l’égalité au travail, précise Christine Boularasse, membre de Solidaires 30. La première loi sur l’égalité salariale en France date de 1972 et pourtant, les femmes gagnent toujours 28% de moins que les hommes, notamment à cause des temps partiels imposés. Nous revendiquons aussi la revalorisation salariale des métiers féminisés, comme tous les métiers liés aux soins. » La militante rappelle également qu’il reste de nouveaux droits à conquérir concernant les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) ou encore la prise en charge des « congés hormonaux ». Par ailleurs, Solidaires est également signataire de l’appel national à la grève lancé par le collectif Grève Féministe, appelant à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation, résumée par le slogan « Sans les femmes, tout s’arrête ».
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« La mise à l’abri des coquillages fait partie des pistes à travailler »
La Marseillaise : En quoi consiste la mise à l’abri préventive des coquillages ?
Fabrice Grillon : Je tiens au préalable à préciser que la mise à l’abri n’est pas une solution à prendre isolément. Elle fait partie des pistes à travailler, mais avant cela il faut parler des travaux à effectuer sur les réseaux d’assainissement pour limiter les risques de saturation lors d’épisodes de pluies intenses ; des solutions innovantes comme l’installation d’une porte au niveau des canaux de Sète – cela existe déjà à Venise – afin d’éviter, en courant rentrant, que le norovirus se retrouve dans la lagune de Thau ; il faut parler également de la « recherche et développement » qui peut être réalisée dans les stations d’épuration pour abattre la charge virologique.
Une fois listées toutes ces solutions, pour lesquelles nous attendons des engagements, nous, conchyliculteurs, pouvons jouer notre partition en mettant en place des unités de mise à l’abri sanitaire. Elles peuvent être de trois types. Individuelles : une entreprise, à son échelle, va agrandir son mas ou en racheter un et mettre en place des bassins de purification plus conséquents, pour disposer de sa propre mise à l’abri. La deuxième possibilité, ce sont des conchyliculteurs qui se mettent à plusieurs et créent une petite unité de mise à l’abri collective sur les ports conchylicoles existants. Enfin il y a une troisième option, plus ambitieuse, qui est la mise à l’abri collective sur la zone halieutique de Frontignan.
Comment identifier le niveau de risque justifiant une mise à l’abri ?
F.G. : La mise à l’abri sanitaire doit être intégrée en routine dans une période commerciale cruciale que sont les fêtes de fin d’année, où on va commercialiser du coquillage. À partir de mi-novembre, on se met donc en ordre de marche et on surveille à la fois le climat (la pluie) et la propagation du norovirus dans la population, grâce aux données de l’Agence régionale de santé (ARS) et aux observations réalisées dans le milieu. À ce sujet nous portons un observatoire expérimental appelé Oxyvir, qui permet d’estimer de manière indirecte la présence de norovirus infectieux, et donc le niveau de risque. On peut ainsi préconiser une durée de purification des coquillages allongée. Et éventuellement décider ensuite, quand il y a fermeture ou avant un gros épisode de pluie, de mettre les coquillages en bassin, donc de travailler en circuit fermé. Ils sont alors stockés et mis à l’abri. Face à une période de fermeture aussi longue que celle que nous connaissons actuellement, on n’exclut pas la possibilité de pouvoir faire également du nourrissage dans ces bassins de mise à l’abri sanitaire.
Existe-t-il déjà des expériences de ce type ?
F.G. : Quelques entreprises ont déjà leur bassin de mise à l’abri, mais ce sont plutôt de grosses entreprises. Or cela va sans doute, demain, devenir nécessaire pour tous les producteurs.
Comment financer ces dispositifs ?
F.G. : La conchyliculture dispose des Fonds européens pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa). Aujourd’hui il nous reste du budget sur ces enveloppes Feampa pour la programmation qui court jusqu’en 2027. On a donc encore une force de frappe pour réagir.
Où en sont les réunions avec
les collectivités et l’État ?
Des projets sont-ils en train
de se concrétiser ?F.G. : La Région Occitanie a confirmé sa volonté de nous mettre à disposition du foncier sur la zone halieutique de Frontignan pour mettre en place la grosse mise à l’abri collective. Le Département, sur ses ports, veut mener un travail de mise en place de petites unités collectives de mise à l’abri. Enfin l’État, sur les ports qui ne sont pas départementaux, a déjà identifié des mas où on pourrait expérimenter ces solutions.
À côté de ça, on a une coopérative qui s’est emparée de la question et va probablement essayer d’investir dans des unités pour protéger les coquillages dès l’hiver prochain.
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La situation s’éclaircit aux Prud’hommes de Sète
L’année 2026 s’ouvre sur une bonne nouvelle : « la permutation des greffières prévue pour ce début d’année et qui avait été suspendue en septembre suite à notre mobilisation n’aura finalement pas lieu. La greffière rattachée au Conseil des prud’hommes a obtenu, en janvier, de passer dans le corps des cadres greffiers. Le motif qui justifiait cette permutation n’existe donc plus », se félicite le président sortant du conseil des Prud’hommes (CPH) de Sète, Bertrand Lacabanne (CGT).
Aux côtés de son vice-président Joachim Yapi (Medef), auquel revient la présidence en 2026, il était monté au créneau pour dénoncer cette réorganisation « en dépit du bon sens » , imposée par la direction du greffe du tribunal judiciaire de Montpellier. La greffière qui occupait le poste aux Prud’hommes de Sète depuis plusieurs années – « et qui maîtrise donc totalement la procédure » – se retrouvait en effet affectée au service des tutelles… et vice versa. Une permutation « sans lien avec leurs compétences respectives » qui n’aurait pas manqué d’impacter le bon fonctionnement du CPH, selon les chefs de juridiction. Ce risque est désormais écarté. Un soulagement pour ce Conseil de petite taille dont l’existence est conditionnée, Bertrand Lacabanne en est persuadé, à ses bons résultats : « On a un conseil qui fonctionne bien [la durée de vie des affaires terminées, toutes sections confondues, est de 9,8 mois, ce qui est très peu, Ndlr.] et c’est ce qui permet sa pérennité. »
Les chefs de juridiction exigent d’être consultésAutre point positif : « l’administration nous a accordé une salariée administrative à partir du 1er mars », laquelle assurera « des tâches chronophages qui libéreront davantage la greffière ». Elle n’est affectée qu’à 80%, mais « ce dispositif devrait permettre au conseil de mieux fonctionner. »
Un bémol, toutefois, assombrit un peu le tableau : « ils veulent utiliser notre greffière des Prud’hommes trois jours par mois au tribunal de proximité : deux mercredis et un vendredi », explique Bertrand Lacabanne. Ce qui impliquerait donc, trois jours par mois, une fermeture du CPH au public (pour les gens qui viennent se renseigner ou déposer des requêtes). « Il faut s’imaginer des salariés qui viendraient de Mèze, par exemple, et qui trouveraient porte close », illustre le vice-président. « Comme ça a déjà été le cas pour la permutation des greffières, la direction du greffe nous met devant le fait accompli alors qu’elle est tenue de nous consulter. On a donc écrit pour réclamer que cette consultation ait lieu, comme le prévoit la loi. Après, nos avis ne sont que consultatifs : s’ils veulent faire comme ça, ils feront comme ça… »
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Fabien Gay : « On a 15 mois pour éviter le scénario du pire » à Sète
« On a 15 mois pour éviter le scénario du pire. Ce n’est pas une fatalité si on s’occupe de l’affaire. Si on laisse tout dériver, c’est un scénario probable ». Quelques heures avant de monter sur l’estrade de la salle Brassens, mardi 3 février à Sète, Fabien Gay n’a pas minimisé la gravité du moment pour une France divisée dans un monde en ébullition.
A l’heure où des grandes puissances jouent les va-t’en-guerre et où la peste brune gagne du terrain, le scénario redouté par le sénateur communiste est celui de l’arrivée de Le Pen ou Bardella à l’Elysée en 2027. « Une grande partie du capital a basculé. Et préfère se retrouver au 2e tour face à Mélenchon qui perdrait », redoute Fabien Gay. Pour autant, pas question pour lui de tirer à boulets rouges sur le leader Insoumis, pas plus que sur les socialistes qui maintiennent sous perfusion le gouvernement Lecornu. « Je ne partage pas la position du PS. Le fil rouge du budget reste l’austérité et il n’y a pas de compromis possible avec des perdants (ndlr : des législatives 2024) qui sont restés au pouvoir. Mais pas d’anathème. Il faut avoir un débat franc et sincère avec nos partenaires », estime-t-il tandis qu’approche le congrès du PCF, qui décidera de la stratégie à la Présidentielle.
Pour une presse pluralisteA 6 semaines des Municipales qui donneront le ton, le temps presse. « Une nouvelle internationale fascisante alliée au grand capital est en train de détricoter les droits des travailleurs, d’alimenter les discours de haine entre les peuples ou de l’intérieur ». Fabien Gay fait référence à Frontex ou à la milice ICE de Trump. « Il ne faut pas croire que parce que nous sommes la France, nous ne passerons pas sous les fourches caudines de l’impérialisme », prévient l’élu communiste. Pour sa première venue à Sète et avant de se rendre à Nîmes aux côtés de Vincent Bouget, F. Gay en a profité pour dire son soutien à Laura Seguin, tête de liste « Nouvelles Pages ». « Les municipales peuvent protéger la vie. On ne gère pas une ville à droite comme à gauche. Il faut faire avec les citoyens de la cité à l’entreprise ».
Le rapporteur de la commission d’enquête qui a révélé le scandale des 211 milliards d’euros d’argent public octroyés aux grandes entreprises prévient : « Il n’y a pas de victoire électorale sans bataille idéologique. Et la gauche est en panne, elle a peu d’idées », regrette-t-il. Pour favoriser le pluralisme face à la puissance des milliardaires, celui qui est aussi directeur du journal l’Humanité propose de créer un fonds pour la presse indépendante et rêve d’une chaîne d’info en continue progressiste. « Le vote doit être libre et éclairé », dit-il. Or, « l’extrême droite a prévenu qu’elle coupera les aides à la presse »…



![[Entretien] « Rendre aux Sétois le pouvoir de décider »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/204a0c1f7d08c42f0d6423c92fce037f.jpg)
