Tag: Sète

  • Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Chaque année à la fin août, Sète célèbre la Saint-Louis, fête patronale multiséculaire qui rend hommage au patrimoine maritime, aux traditions et aux joutes. Durant plusieurs jours, les chevaliers de la tintaine, qui s’affrontent dans le cadre Royal, font vibrer la ville devenue une grande fête, jusqu’au point d’orgue : le tournoi des poids lourds, où est couronné le grand vainqueur de la Saint-Louis.

    Cette année, le maire de Sète, Hervé Marquez, a souhaité ouvrir la création du visuel officiel de la Saint-Louis à un concours destiné aux artistes, amateurs comme professionnels. Objectif de ce nouveau mode de sélection : rapprocher davantage l’événement de celles et ceux qui le font vivre chaque année : les habitants, les associations, les jouteurs, les artistes. « Sète est une terre de création, une ville d’artistes, une ville d’inspiration, j’espère que de nombreux artistes, et notamment les Sétois, participeront à ce concours », confie le maire.

    L’édition 2026 revêt une dimension particulière, puisqu’elle marquera les 360 ans du premier tournoi de joutes organisé à Sète en 1666, lors de l’inauguration du port voulu par Louis XIV. « La Saint-Louis n’est pas simplement une fête. C’est notre mémoire collective, notre identité, notre fierté. Elle raconte Sète, son histoire, son port, ses canaux, ses habitants et ses traditions », insiste Hervé Marquez. « Pour cette édition, nous souhaitons une affiche forte, populaire, sensible, capable de traduire toute l’émotion et la puissance symbolique de la Saint-Louis. »

    L’œuvre retenue deviendra l’affiche officielle et sera déclinée sur l’ensemble des supports de communication et de promotion de l’événement : affiches, programmes, supports numériques, signalétique urbaine, objets promotionnels et produits dérivés.

    Le concours est ouvert aux artistes âgés de plus de 18 ans, amateurs ou professionnels. Une seule œuvre pourra être présentée par candidat. Le visuel devra illustrer « l’esprit de la Saint-Louis ». Si toutes les techniques artistiques traditionnelles sont autorisées : peinture, dessin, collage, sérigraphie…, « en revanche les créations générées par intelligence artificielle, les œuvres entièrement numériques ou les photomontages sont interdits », précise la Ville. Les candidats ont jusqu’au 18 juin pour déposer ou envoyer leur œuvre.

    * règlement complet sur : www.sete.fr.

  • Les défenseurs d’Issanka prêts à passer à l’action

    Les défenseurs d’Issanka prêts à passer à l’action

    « Si les élus ne prennent pas leurs responsabilités, des associations comme ALT TGV pourraient faire un recours. » Tandis que le sujet devait être évoqué lors du Conseil de Sète Agglopôle, jeudi 28 mai en soirée (après que ces lignes ne soient écrites), Christophe Aucagne annonce la couleur.

    Pour ce membre de l’association Bancs Publics opposé à l’actuel tracé de la LGV Montpellier-Perpignan qui passe par le site protégé d’Issanka situé entre Poussan et Balaruc-le-Vieux, il est hors de question de rester les bras croisés. Or, si aucun recours juridique n’est déposé d’ici le 8 juin, l’arrêté préfectoral du 8 avril deviendra effectif. Celui même qui autorise les forages exploratoires au niveau de la source d’Issanka qui « abreuve la ville de Sète à 60% sauf en cas de sécheresse », rappelle Christophe Aucagne.

    Selon l’activiste, les sondages prévus en vue de fixer les futurs piliers du Viaduc de Poussan censé faire enjamber le Bassin de Thau à la future ligne à grande vitesse (LGV), ont « 90% de chances d’engendrer une rupture du captage ». Parmi les opérations prévues figurent trois sondages de 80 mètres de profondeur, deux forages carottés à 20 mètres et une quinzaine d’autres à 1,5 mètre maximum.

    Marche samedi 6 juin

    Autant d’investigations à risques autorisées à titre dérogatoire par la préfecture de l’Hérault dans l’intérêt général du projet LGV. Problème : un autre arrêté préfectoral de 1988 sacralise justement la source d’Issanka déclarée d’intérêt public. « La préfecture n’a aucun argument pour aller à l’encontre. Une étude d’Antea Group dit clairement que ce site n’est pas compatible avec des forages », alerte Christophe Aucagne.

    Au-delà de la ressource en eau, le militant ajoute qu’un tel chantier serait une « aberration » pour la biodiversité. « Le site a des arbres bicentenaires et compte une vingtaine d’espèces d’oiseaux, des hérons, des poules d’eau… Pierre Maigre, le président de la LPO, est venu faire une reconnaissance. Ce serait un gâchis. »

    En espérant que le maire de Sète Hervé Marquès (DVD) et que le président d’Agglo Loïc Linarès (PS) ne se positionnent, les défenseurs d’Issanka appellent à une marche entre Frescaly et Issanka, samedi 6 juin à 9h30.

  • L’intersyndicale refuse l’accès payant à la Justice

    L’intersyndicale refuse l’accès payant à la Justice

    La justice devient payante et c’est le plaignant qui paye, c’est inacceptable ! ». À Sète, Arnaud Jean n’y va pas par quatre chemins. Le secrétaire général de l’Union locale CGT balaie d’un revers de la main le forfait de 50 euros instauré par la loi de finances 2026 pour toute saisine du Tribunal judiciaire pour des procédures civiles ou du conseil de prud’hommes qui juge les litiges entre salariés et employeurs.

    Jeudi 28 mai en fin de matinée, il était présent devant le conseil des prud’hommes de Sète à l’appel de l’intersyndicale du Bassin de Thau (CGT, FO, CFDT). « C’était gratuit et cela devient payant », rumine le cégétiste qui assure que la somme n’est pas dérisoire. « 50 euros pour certains ce n’est peut-être pas grand-chose mais pour de nombreux salariés c’était déjà compliqué avec les frais d’avocat. Certains ne peuvent pas se le permettre », assure Arnaud Jean qui témoigne. « On reçoit pas mal de salariés en grande précarité à la Bourse du travail. Ces 50 euros, ils vont leur manquer à la fin du mois. »

    Tant et si bien qu’il redoute que certains travailleurs renoncent à faire valoir leurs droits en justice. « J’ai l’impression que certains n’iront plus aux prud’hommes. » À Sète, cette juridiction est particulièrement menacée par le manque de moyens. En avril, plusieurs mobilisations s’étaient tenues pour alerter notamment sur la pénurie d’administratifs. « Les affaires mettent plusieurs mois à être rendues. » Finalement, le poste de greffier qui était menacé est maintenu avec le 0,8 équivalent temps plein administratif. Malgré tout, ce tribunal de proximité conserve une épée de Damoclès au-dessus de lui. « On craint encore qu’ils finissent par nous le fermer », confie Arnaud Jean.

    Barème Macron et projet de loi Darmanin

    À l’exception des personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle, le timbre fiscal de 50 euros (d’ailleurs censé la financer en partie) est obligatoire depuis le 1er mars. Un salarié doit donc s’en acquitter pour pouvoir prétendre contester un licenciement ou simplement réclamer des salaires impayés à son patron. Mis à part certains cas particuliers (surendettement, procédures d’urgence pour violences conjugales ou certaines affaires devant le juge des affaires familiales…), un justiciable doit aussi sortir le porte-monnaie pour régler des litiges privés. Par exemple : engager une procédure de divorce, demander des dommages et intérêts pour un simple conflit de voisinage, poursuivre un artisan pour malfaçons ou agir contre un syndic.

    Le vice-président du conseil des prud’hommes y voit une rupture d’égalité dans l’accès au droit. « C’est une attaque de plus contre les services publics qui sont appauvris », dénonce Bertrand Lacabanne. Il s’inquiète d’une dérive favorable aux employeurs. Avec le barème Macron, les indemnités salariales ou le montant de l’aide juridictionnelle pour les demandeurs d’asile ont baissé. Un autre projet de Gérald Darmanin l’inquiète. « Ils veulent changer le taux de ressort de la Cour d’appel ». De 5 000 euros aujourd’hui, le plafond pourrait passer à 10 000 en dessous duquel les dossiers partiraient directement en Cassation. « C’est un filtre d’accès à la Cour d’appel, cela enlèverait un niveau de droit. »

  • Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    LES RENDEZ-VOUS PACA

    Marseille à 10h30 au Vieux-Port. Martigues à 10h, place Jean-Jaurès. Aix-en-Provence à 10h30, place de la Rotonde. La Ciotat à 10h30 à l’Union locale. Tarascon à partir de 10h30 à la gare. Salon-de-Provence à 10h, devant la mairie. Port-de-Bouc à 10h, parking des Sardinades. Port-Saint-Louis à 10h à la Bourse du Travail. Arles à 10h30, place de la République. Toulon à 10h30 à la Bourse du travail. Draguignan à 10h30 à la Bourse du travail. Saint-Raphaël à 10h30 au rond-point Kennedy. Avignon à 10h30, cours Jean-Jaurès, puis cortège vers le Palais des Papes. Digne-les-Bains à 10h30, place Général-de-Gaulle. Manosque à 11h place Rossini. Gap à 10h place de la République. Briançon à 10h30, esplanade de la mairie.

    LES RENDEZ-VOUS OCCITANIE

    Montpellier à 10h30 place Albert Ier. Sète à 10h30 place de la Mairie. Béziers à 10h30 Bourse du travail. Agde à 10h, haut de la promenade. Lunel à 10h30 hôpital. Bédarieux à 10h30 Maison des syndicats. Clermont-l’Hérault à 11h allée Roger Salengro. Ganges à 11h mairie. Nîmes à 10h30, Maison carrée. Alès à 10h30, devant la mairie. Bagnols-sur-Cèze à 10h30, devant la Poste. Le Vigan à 11h, devant la mairie. Vauvert à 10h30, à l’Union locale.

  • Un projet pour valoriser la pêche locale dans les cantines du territoire

    Un projet pour valoriser la pêche locale dans les cantines du territoire

    Le 1er avril, une dizaine de chefs-cuisiniers de la restauration collective avaient rendez-vous en cuisine au lycée Charles-de-Gaulle, à Sète, pour une journée de formation autour du poisson local, ce grand oublié des cantines du territoire. Au menu : boulettes de poulpe, rillettes de muges ou maquereaux, brandade de mulet, acras de poissons blancs… « Des propositions de recettes pensées pour être facilement reproductibles en cuisine scolaire, adaptées aux recommandations nutritionnelles et au goût des enfants ont été testées par les chefs », explique Fabien Heran, animateur du projet alimentaire de territoire au sein du Syndicat mixte du Bassin de Thau (SMBT).

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Rescoloco (« Restauration collective produits locaux »), porté par le SMBT. Lancé en septembre 2024 à l’échelle des agglomérations Sète Agglopôle et Hérault Méditerranée, dont 8 communes* ont jusqu’ici participé au projet, il vise à faire entrer davantage de produits locaux dans les cuisines de la restauration collective. À commencer par la pêche locale, quasiment absente des assiettes servies dans les cantines du territoire. Principal écueil : « Le poisson local n’est pas du tout transformé, or en restauration collective, travailler du poisson brut est quelque chose de complexe  », souligne Béatrice Pary, en charge, au sein du SMBT, d’un programme qui finance, via des fonds européens, un certain nombre d’opérations en lien avec la pêche et les cultures marines sur Sète Agglopole Méditerranée et Hérault Méditerranée. « Une grande partie des produits qu’on débarque ici partent en Italie et en Espagne (60% pour la criée d’Agde) », illustre-t-elle. « Il y a donc un vrai enjeu de relocalisation de la consommation, et peut-être aussi de la transformation. »

    Sensibilisation en classe et visites des criées

    Pour tenter de faire rentrer le poisson d’ici dans les cantines, Rescoloco agit donc à plusieurs niveaux. Outre la formation des cuisiniers de restauration collective à la préparation de produits de la mer, le projet accompagne les élus et les gestionnaires pour faciliter l’achat de produits locaux et de qualité, sensibilise les enfants à la consommation de produits du territoire et propose également une découverte des métiers de la mer. « On a monté, en partenariat avec le CPIE Littoral d’Occitanie, un programme de sensibilisation pour que dans chaque commune partenaire, des temps d’animation soient proposés en classe autour des espèces locales mais aussi des métiers de la mer, à travers notamment la visite d’une des deux criées du territoire, Sète ou le Grau d’Agde, pour aller à la rencontre des pêcheurs et comprendre jusqu’au bout la chaîne de pêche », détaille Fabien Heran.

    « Dans les cantines, il y a généralement deux repas de poisson par semaine. On sait que la ressource locale ne sera pas en mesure de remplacer tous les repas de poisson. L’objectif, c’est que toutes les communes puissent faire une, deux, trois fois par mois un repas avec du poisson local et proposer, à cette occasion, un temps de sensibilisation aux enfants », détaille l’animateur du projet alimentaire de territoire. « L’idée est de créer ou recréer ce lien terre-mer et de faire de la mer pas uniquement un lieu de baignade ou de loisir mais aussi un lieu où les gens travaillent et produisent de quoi nourrir les populations locales », complète Béatrice Pary.

    * 4 communes ont suivi le projet en 2025 : Pézenas, Lézignan-la-Cèbe, Mèze et Balaruc-le-Vieux. 4 nouvelles en bénéficient durant cette année scolaire : Agde, Pinet, Sète et Villeveyrac

  • [Éducation] Les syndicats héraultais fustigent un « tour de passe-passe »

    [Éducation] Les syndicats héraultais fustigent un « tour de passe-passe »

    Des professeurs en grève et des écoles fermées à Sète (Michelet, Renaissance, Boucher, Pasteur, Macé). Des rassemblements de parents en Agde (écoles V. Hugo, Littoral) ou à Montpellier (E. Combes, P. Langevin). Des mobilisations parents-enseignants à Lodève qui ont permis le sauvetage d’une classe (Prémerlet)…

    Dans l’Hérault, la période cruciale de validation de la carte scolaire a donné lieu à un vent d’indignation et de révolte ces derniers jours. Avec pour dénominateur commun des colères, le choix comptable de réduire la voilure. « Sur les 603 écoles de l’Hérault, la diminution qu’on nous annonce (-1 818 élèves) ne représente que 3 élèves de moins par école. La baisse démographique n’est qu’un prétexte, personne n’est dupe », enrage Sabine Raynaud. Encore mobilisée mercredi 15 avril devant le Rectorat avant le Comité social d’administration (CSA) académique dit « de repli », la secrétaire départementale du Snudi FO 34 ne digère pas la nouvelle carte scolaire dont les grandes lignes ont été entérinées le lendemain en préfecture lors du Comité départemental de l’Éducation nationale (CDEN). « On a besoin d’assurer les remplacements, d’avoir davantage d’Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) (…). On nous retire des moyens alors qu’on est à l’os », déplore-t-elle.

    Avant que le CSA de repli du 14 avril et le CDEN du 15 ne revoient certaines situations à la marge, le bilan était de 98 fermetures de classes pour 60 ouvertures, soit un solde, éducation prioritaire comprise, de -38 classes pour 20 suppressions de postes. Si les mobilisations et le travail de sape des syndicats ont un peu limité la casse (4 fermetures évitées et 4 ouvertures obtenues avant même le premier CSA du 7 avril), le compte n’y est pas du tout. Dans la lignée des 1 891 suppressions prévues dans le premier degré en France, « c’est très mauvais », résume Rémi Combettes qui espère encore quelques « ajustements » en septembre. « La démographie n’est pas identique partout, il y a un risque d’erreurs sur les prévisions », prévient le représentant des personnels du SNUipp-FSU 34.

    L’Armée plutôt que l’École

    Dans tous les cas, il n’est pas ravi à l’idée que quelques contractuels supplémentaires sans statut puissent être appelés à la rescousse. « On préfèrerait que soit ouverte la liste complémentaire au concours pour recruter des titulaires », ajoute Rémi Combettes. Comme les autres syndicats, le sien a voté contre cette carte scolaire qui prétend faire plus mais sans renforts. « Les 19 postes d’accompagnants à la scolarité sont pris sur les effectifs d’enseignants. Ils disent vouloir développer l’inclusion mais cela se fait à moyens constants », déplore le professeur des écoles qui siège au CSA et au CDEN. De la même manière, il dénonce le « gros manque » d’AESH dans l’Hérault dont les conditions de travail sont difficiles et le déclassement salarial certain.

    Quant aux chiffres édulcorés du ministère qui prétend que les classes ne seront pas surchargées (officiellement 24 élèves en moyenne), Rémi Combettes démystifie son « tour de passe-passe ». « Il compte les dispositifs dédoublés et les écoles rurales. » Lesquels font baisser la moyenne mais ne reflètent pas la réalité vécue dans la plupart des classes. « En Europe, seules la Hongrie et l’Irlande font pire que nous. » Au Snudi-FO34, Sabine Raynaud va plus loin. « Pour la première fois, le budget de l’Armée dépasse celui de l’Éducation nationale. Entre les coupes budgétaires, le service civique, les classes défense et les révérenciels défense dans les collèges, ils nous entraînent dans une économie de guerre. » Se préparer à l’avenir à « perdre nos enfants » comme prophétisait le général Mandon ? Les syndicats héraultais s’y refusent et veulent pouvoir les éduquer dans de bonnes conditions.

  • [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    Le derby ressuscite. Et réveille un peu plus le volley d’ici. Jusque-là, Montpellier, construit sur les vestiges du MUC, suivait une trajectoire ascendante depuis une décennie et sortait enfin de l’ombre. Sète avançait par à-coups au gré de fortunes et de choix plus ou moins pertinents.

    Pour la première fois de leur histoire parallèle, et commune, Montpellier HSC-Volley, sous contrôle de la famille Nicollin, et l’Arago Sète, emblème sportif du port méditerranéen, se défient en demi-finale du championnat de France. Au cœur du dernier carré, l’un et l’autre ravivent une rivalité, quelque peu éteinte ces derniers temps, et alimentent leur propre renouveau à la pointe d’un volley français, aspiré depuis une décennie par l’équipe de France. Double championne olympique.

    Vendredi 17 avril (20 h), les Sétois accueilleront les Montpelliérains dans leur salle reconstruite du Barrou. La semaine suivante, les deux équipes se retrouveront le vendredi 24 à Castelnau-le-Lez, voire le dimanche 26 dans cette même salle en cas d’égalité.

    Sète revient de loin. Et revient chez lui. Depuis le 16 janvier, l’Arago joue à nouveau dans son chaudron à taille humaine du Barrou. Pendant dix-huit mois, cette salle de 1 600 fauteuils a été rasée et reconstruite sur le même site. Avec l’étang de Thau dans son dos.

    Tout comme le Covid, en son temps, le Barrou définit presque à lui l’avantage d’un match à domicile. Pendant que les Sétois ont évolué d’une salle de repli à l’autre, comme sur le canapé du voisin biterrois ou montpelliérain, ils n’ont gagné qu’un match.

    Depuis le retour à la maison, ils enchaînent les victoires, grimpent au classement pour assurer une place en play-off. Et leur meilleur classement depuis quatre ans.

    Appâté par ce nouveau toit, le public sétois, sevré de sport de haut niveau, est revenu comme un seul homme.

    L’Arago Sète, qui vit au plus haut niveau depuis 1947, remonte à la surface. Et rattrape les années Duflos. L’ancien passeur international a dirigé à trois reprises le club sétois (2004-07, 2009-16, 2019-22). La présence de ce manager moderne a coïncidé avec une permanence au plus haut niveau. Et deux finales en 2005 et 2016.

    Le technicien italien Fulvio Bertini, qui a succédé cet été à Luc Marquet, est-il l’homme de la situation ? Sa jeune équipe, entourée de quelques vieux briscards, crève le plafond et éclaire l’horizon d’un jour nouveau. Dépourvue de complexes et portée par le Barrou, elle réussit sa crémaillère pour décrocher une 6e place. Et surtout écarter en deux manches en quart de finale Tourcoing, longtemps à la lutte aux premières places avec Tours et Montpellier.

    Tourcoing, 3e de la phase régulière au tapis, et Tours, champion en titre aussi au tapis, déroulent un boulevard à Montpellier pour conquérir le 9e titre de son histoire. Le second en quatre ans. Et l’enveloppent de l’habit de favori qu’il porte plus ou moins bien ces derniers temps.

    Si ses principaux concurrents ont fait fausse route, le MHSC-Volley est là où l’on attendait. Au bout d’une saison plutôt intéressante jusque-là à l’image de son 8e de finale de la Ligue des champions. Classée à la seconde place de la phase régulière, l’équipe de Loïc Le Marrec s’avance en force dans ce sprint. Il peut miser sur le retour de Nicolas Le Goff, le double mètre et double champion olympique. Remis d’une opération à une épaule, l’international (34 ans, ) peut diffuser son expérience dans ces matchs à enjeu.

    Le Goff ne marche pas seul. Et, surtout, Montpellier part de loin. Depuis 2016, et le passage fondateur d’Olivier Lecat (2016-23) au poste de manager, il replace le volley sur la carte de la Métropole languedocienne saturée de clubs de haut niveau. Et surtout au sommet du volley français. Champion en 2022, double finaliste de la Coupe de France, il a réappris à vivre sur des hauteurs presque oubliées.

    Quand ce Montpellier nouveau croise l’Arago en plein renouveau tout en haut de l’élite, cela donne envie de visiter le Barrou. Et revenir sur les hauts de Castelnau quelques jours plus tard. Pour voir l’épopée de ces deux équipes. Et la résurrection du derby.

  • Face à la crise provoquée par la guerre, les pêcheurs de Méditerranée sur le pont

    Face à la crise provoquée par la guerre, les pêcheurs de Méditerranée sur le pont

    C’est une crise sans précédent. La première semaine du mois d’avril, environ 50% de la flottille méditerranéenne n’est pas sortie en mer à cause de la montée des prix du gazole professionnel, selon le comité des pêches d’Occitanie. Son président, Bernard Perez, est consterné : « Nous n’avons jamais connu ça auparavant. L’augmentation du prix du gazole fait perdre environ 375 euros par semaine à chaque marin. »

    En février, le prix au litre du gazole de pêche était de 60 centimes. Avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, il est monté à 87 centimes le litre en mars, avant de dépasser 1,10 euro le litre au mois d’avril. Face à cette flambée des prix, les pêcheurs de Méditerranée s’étaient réunis une première fois à Sète le mercredi 1er avril et avaient décidé collectivement de lancer une grève illimitée à partir du 7 avril. Une décision finalement annulée dès le week-end suivant : « Nous avons finalement décidé de repousser l’idée d’une grève dans l’intérêt général, explique Bernard Perez. D’abord, parce que certains bateaux peuvent encore continuer d’aller à la mer pour l’instant et il ne faut pas les empêcher de travailler. Deuxièmement, parce que c’est une question de souveraineté alimentaire : la population doit pouvoir se fournir en poisson frais au quotidien. Or, le prix du gazole risque de continuer d’augmenter et nous sommes face à un risque de pénurie, donc il faut continuer d’aller en mer tant qu’on le peut. » Si la grève est annulée, le combat ne s’arrête pas pour autant : le président du comité des pêches d’Occitanie affirme qu’un courrier a été envoyé pour demander une rencontre avec la ministre de la pêche, Catherine Chabaud.

    Vendredi 27 mars, la ministre avait annoncé débloquer une enveloppe totale de 5 millions d’euros en soutien aux pêcheurs français, qui doivent bénéficier d’une aide de 20 centimes par litre de gazole marin, via un remboursement sur présentation des factures. Un geste considéré comme insuffisant pour beaucoup d’entre eux, qui prévoient déjà une nouvelle réunion en cette fin de semaine.

    Travail à perte

    Jean-Marie Nouguier est patron d’un chalutier de 25 mètres à Agde, sur lequel il emploie quatre marins. « Lors de la semaine sainte, je ne suis pratiquement pas allé en mer, se désole-t-il. En temps normal, un bateau comme le mien doit travailler une journée ou une journée et demie pour payer le carburant sur cinq jours. Avec les prix qui ont augmenté, je me retrouve à devoir travailler plus de trois jours pour payer le carburant. Mon entreprise perd de l’argent et ma trésorerie fond. »

    Comme beaucoup de ses confrères, le pêcheur fait le constat qu’avec des prix du carburant aussi élevés, ce n’est pas la peine de sortir en mer. Pour la deuxième semaine d’avril, il a ainsi été contraint de naviguer sans refaire le plein, en finissant la cuve qu’il avait renflouée quand le gazole marin était (déjà) à 95 centimes le litre. « Je dois payer mon équipage et ça ne va plus être possible si les prix ne baissent pas de nouveau très rapidement, poursuit-il. Je dois avancer les salaires de mes marins grâce aux aides que je reçois. J’ai honte, je ne sais même pas quoi leur dire. » L’un des membres de l’équipage doit bientôt prendre sa retraite et alors que le secteur peine déjà à recruter, Jean-Marie Nouguier s’inquiète aussi de ne pas réussir à le remplacer dans ces conditions.

  • À Sète, clap de fin pour les Journées de l’amour

    À Sète, clap de fin pour les Journées de l’amour

    « C’était en 1997. J’étais en manque d’amour et j’ai eu l’idée de créer ces Journées. » Voilà 28 ans que Christy Puertolas et l’association Histrions investissent chaque année la chapelle du quartier haut, à Sète, afin de proposer une exposition autour de l’amour. De, la non-demande en mariage, au crime passionnel en passant par l’amour des bêtes, tous les thèmes sont explorés. Mais cette année, l’idylle sétoise prend une saveur particulière. « C’est un tournant, j’ai envie de faire autre chose. Mais il fallait faire une dernière. Ce qui ne veut pas dire que je ne travaillerais plus sur l’amour, tout est ouvert », poursuit la commissaire d’exposition. Alors, pour cette dernière édition, le thème retenu est « Je t’aime mais j’ai la flemme ». « Cette phrase est de la street-artist grenobloise Petite Poissone. J’ai adoré, je me suis dit que ce serait le thème de cette année et je l’ai invité. »

    Du 4 au 26 avril, pas moins de 78 œuvres de 18 artistes recouvrant des supports différents tels que la peinture, la broderie et la sculpture seront exposés. « L’ADN de ces Journées est de rassembler des gens d’horizons différents et de notoriété variable sur le même thème de l’amour, ce puits sans fond fédérateur qui parle aux gens », souligne Christy Puertolas. Notamment Robert Combas, Victoire et Hervé Di Rosa, Anna Kache, etc. Le vernissage se fera lui en musique, le 3 avril à 18h, avec l’ensemble vocal AMMI. Les dimanches ne seront pas moins animés puisque sont proposés des cours de yoga, de sophrologie, une dictée et des visites guidés.

  • Sète met les voiles pendant une semaine

    Sète met les voiles pendant une semaine

    Vibrer au gré des marées et déambuler dans les allées garnies de trésors et spécialités de la mer : Escale à Sète est de retour ! Cette année encore, le festival met à l’honneur le patrimoine maritime français, européen et même mondial. Têtes d’affiche de cette édition 2026, le Belem, navire mythique de la flotte française, le Vera Cruz, caravelle portugaise et l’Étoile, figure de la marine française, sont exposés dans le port.

    Un retour des vieux gréements dans le centre de Sète qui ravit visiteurs et curieux venus nombreux ce 31 mars dès 8 heures pour assister à la parade sur le port. « C’est toujours quelque chose de voir ces bateaux voguer et être exposés dans le port de Sète », confie Gérard, 57 ans, comptable. Un avis partagé par Preeti, 39 ans, cadre administratif : « Je suis toujours aux anges quand je vois ces vieux navires. »

    L’Inde mis à l’honneur

    Autre star de cet Escale à Sète 2026, le Sudarshini, navire de la marine marchande indienne, est arrimé au port. Un invité peu commun et peu connu en France, qui intrigue et fait le bonheur de l’équipage. Ravikanth Nandoori, 40 ans, capitaine du Sudarshini, témoigne : « Pour nous c’est un événement un petit peu particulier parce que cela nous permet de montrer aussi la culture de la marine indienne. On est très contents de pouvoir participer à ce festival, on a fait presque 2 mois de voyage pour venir ici avec notre voilier, donc on compte bien profiter un maximum de la vue et de l’ambiance. » En attendant, Escale à Sète n’a pas fini d’émerveiller les curieux. La manifestation se prolonge jusqu’au lundi 6 avril, où elle se clora avec la parade finale et le départ des navires.