Tag: Service public

  • Retour du courrier, mais pas des colis

    Retour du courrier, mais pas des colis

    « Nous sommes heureux du retour du courrier à Notre-Dame-des-Marins », lance Francis Fournier, du comité de vigilance postale de Martigues. Après trois mois d’absence, la mobilisation a payé. « Notre pétition et nos élus, force de proposition, ont contribué à trouver cette solution », affirme-t-il.

    Comme l’explique La Poste, « une factrice, habitante du quartier et ancienne médiatrice, a été recrutée en collaboration avec les services de la mairie et formée pour assurer cette tournée ». La distribution a pu reprendre, lundi 8 septembre au matin. « On est satisfaits de cet aboutissement », estime Saoussen Boussahel, adjointe (PS) du quartier. « C’est une personne avenante qui habite le quartier, connaît les associations, les parents d’élèves et les travailleurs sociaux. Bref, tout l’écosystème de Notre-Dame des Marins », développe l’élue.

    La tâche ne s’annonce pas mince. L’adjointe indique qu’« un important travail de rattrapage est nécessaire pour distribuer tout le courrier resté en attente ou non réclamé ».

    Une inégalité à corriger

    Pour Francis Fournier, cette avancée s’inscrit dans un contexte plus large liée à La Poste. « Ce quartier a été pénalisé à trois titres : il a manqué de ne plus avoir le bureau de Ferrières, il n’y avait plus de courrier et il n’y a toujours pas de colis, c’est terrible pour un quartier prioritaire » juge-t-il. « Nous continuons la mobilisation sur cette revendication, tous les citoyens doivent profiter du même service public », annonce le président du comité de vigilance. Même engagement pour Saoussen Boussahel, qui veut « continuer à dialoguer avec La Poste pour résoudre cette inégalité ».

    Une réunion publique est prévue le mercredi 17 septembre au centre social pour faire le point.

  • L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    La lutte est le seul moyen que le gouvernement écoute nos revendications aujourd’hui comme avant », martèle le secrétaire général de l’Union locale des syndicats CGT de Martigues, Daniel Bretonès, lors d’une conférence de presse organisée vendredi.

    Alors que la rentrée sociale a débuté depuis une semaine avec le mouvement de grève initié par la CGT de l’énergie, l’Union locale suit l’engagement confédéral de se raccrocher à la mobilisation du 10 septembre contre le budget proposé par le Premier ministre, François Bayrou. « On espère que ce mouvement s’inscrive dans la durée, à partir du 10 septembre, puis le 18 et bien après », avise le syndicaliste, qui souhaite « une grève reconductible d’ampleur qui bloque l’économie pour montrer notre désaccord avec le patronat ».

    Daniel Bretonès justifie le choix de rejoindre le mouvement du 10 septembre en affirmant que « nous, on est du côté des travailleurs qui expriment leur mécontentement car on comprend cette envie de changer les choses quand on voit qu’il n’y a plus d’argent pour le service public ou la santé, mais qu’il n’y a plus de limites pour financer l’armée ou la guerre », affirme le secrétaire. D’autant plus au regard de la situation de l’hôpital de Martigues, « très tendue entre le manque de personnel, de moyens et face aux promesses non tenues », selon Daniel Bretonès, qui « ne rêve pas des gilets jaunes, mais d’une unité de tous les travailleurs pour qu’à la fin on gagne ».

    L’UL CGT propose un départ en bus pour Marseille mercredi 10 septembre à 9h depuis le parking de la Halle de Martigues.

  • À l’appel de la CGT, des électriciens gaziers débrayent

    À l’appel de la CGT, des électriciens gaziers débrayent

    Les électriciens gaziers parmi les premiers à dégainer. Certes ils n’étaient que quelques dizaines mardi 2 septembre sur le site de Trencavel à Montpellier au moment de lancer la grève reconductible. Mais selon la CGT, le mouvement pourrait monter en puissance jusqu’aux prochaines journées de mobilisation.

    D’abord le 10 septembre à l’appel du collectif citoyen « Bloquons tout », avec des actions dans les entreprises. Et surtout le jeudi 18 septembre, rendez-vous pris par l’intersyndicale contre la vie chère, la casse des services publics et l’austérité d’un gouvernement sur la sellette. « Bayrou ou pas Bayrou, cela ne changera rien au quotidien des Français. Il faut changer d’axe politique. On veut des appels dans le privé et gagner la grève », martèle Serge Ragazzacci.

    En cette rentrée qui pourrait être explosive, le secrétaire de la CGT 34 s’est rendu sur le premier piquet de grève pour jauger l’état d’esprit. « 100% de mécontents ne font pas 100% de grévistes. Il y a parfois de la résignation, on va voir. » Si les électriciens gaziers sont parmi les premiers à faire grève, c’est aussi parce qu’ils ont des revendications propres. La première concerne les ménages frappés par la hausse du prix des abonnements de gaz et d’électricité à cause du passage de 5,5% à 20% de la TVA. « 12 millions de foyers se retrouvent en précarité énergétique. 68% des foyers disent avoir réduit leur chauffage », illustre Sabrina Guillaud, secrétaire générale de la CGT Mines Énergie 34.

    Depuis la privatisation rampante d’EDF-GDF dans les années 2000, les « usagers » désormais appelés « clients » sont les grands perdants. « Les prix ont explosé sous le coup de la spéculation des nouveaux acteurs, alors qu’on devrait payer l’énergie moins cher qu’il y a 20 ans », déplore Serge Ragazzacci, qui réclame un « grand plan national contre la précarité énergétique ».

    Hausse des salaires

    Mais plutôt que de redonner des moyens à ce service public, l’État continue à le détricoter, regrette Sabrina Guillaud. « Entre 2021 et 2024, nos salaires ont baissé de 4% avec l’inflation pendant que les dividendes du CAC40 ont bondi de 40% », calcule la secrétaire générale. Plutôt que des primes, son syndicat réclame 9% d’augmentation des salaires et le maintien d’une grille salariale commune, rare vestige du statut. « Engie, Enedis, GRDF, EDF, RTE… ils veulent multiplier les grilles pour nous diviser encore plus », redoute Sabrina Guillaud.

    Face au délitement de l’ex-entreprise publique désormais société anonyme, elle souhaite le retour des formations et des missions. « On a de plus en plus d’intérimaires. Les conseillers ne récupèrent que les appels complexes. L’exécution ne représente plus que 15% de nos tâches. On se retrouve souvent donneurs d’ordre de prestataires. Peu à peu on perd notre savoir-faire », constate la cégétiste qui observe une montée des burn-out.

    Tandis que la CGT cherche à mobiliser ses troupes lors de premières assemblées générales, Serge Ragazzacci espère que ces prémices se muent en véritable mouvement de contestation. « Le mécontentement général est réel, la mobilisation reste inconnue. » Les premiers éléments de réponse ne devraient plus tarder.

  • « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    La Marseillaise : Pourquoi candidater aux élections municipales de 2026 ?

    Michel Illac : Parce que j’ai envie de terminer le travail commencé en 2008. Nous avons fait évoluer la commune qui est maintenant dotée d’un service public de qualité, avec des régies municipales pour les crèches, la bibliothèque, ou les portages de repas à domicile du CCAS. Nous sommes passés de 0 à 150 logements sociaux, et 50 sont dans les tuyaux. Ils ont profité aux familles d’Ensuès, aux jeunes pour partir de chez leurs parents et à des personnes âgées pour quitter un logement inadapté. Nous avons créé un jardin partagé de 20 parcelles en mai dernier dans lesquels les gens ont récolté courges, aubergines et tomates. Un jardin pédagogique va suivre pour les écoles, pour lesquelles la concertation pour désimperméabiliser les cours est terminée. Mais il reste 3 gros dossiers en cours et j’ai besoin d’un 4e mandat pour les terminer.

    Quels sont ces dossiers en cours ?

    M.I. : Déjà le réaménagement du cœur de village amorcé il y a 16 ans. Les questions foncières sont en bonne voie d’être finalisées le 30 septembre prochain et nous pouvons maintenant le proposer. On y voit le retour de commerces et activités, des services, de l’habitat de qualité, de la nature en ville avec des espaces très verts et stationnement sans bitume, sans oublier l’embellissement du centre et de l’église historique. Une grosse concertation a été menée depuis 2021 malgré le Covid avec les assos, riverains et partenaires. Le projet pourrait être présenté au prochain budget. Il y a également l’aménagement de la grande voie du vallon de Graffiane, sur un kilomètre, Avec enfouissement des lignes Et la création de pistes cyclables et piétonnes pour sécuriser et relier les calanques au village en sécurité. 10 millions d’euros sont mobilisés et le projet est programmé avec la Métropole entre 2026 et tout début 2028.

    Pensez-vous au parc des Aiguilles, qui a été sujet à débat et critiques ?

    M.I. : J’y viens, c’est le troisième. J’ai travaillé 15 ans pour obtenir les aménagements routiers et l’échangeur avec l’A55 se construit en ce moment même, la fin des travaux prévue en 2026. Nous avons créé 100 000 mètres carrés de hangars et 60 sont à venir, car le permis de construire est à l’instruction, après le départ de Biotechna, qui cause de grosses nuisances olfactives dans le secteur. Certains ne voulaient pas de cette zone et voulaient planter des carottes dans un terrain pollué. Aujourd’hui on parle de 600 emplois et il y en aura 2 000 à terme. Il y a aussi un aspect de retombées fiscales du foncier bâti qui a déjà permis d’éponger les pénalités de la loi SRU sur le logement social ainsi que de compenser l’augmentation de la masse salariale de la Ville.

    Six ans de plus, ne vous font pas peur ?

    M.I. : C’est une expérience, et un réseau qui va avec. J’ai 66 ans, la pêche et l’envie. J’aime les gens. Certains utilisent le mensonge et la division pour tenter d’obtenir le pouvoir à tout prix. Alors on peut ne pas être d’accord. La critique est productive, elle m’a déjà permis de revoir certains projets. Mais quand on est sur du faux, il faut quand même s’expliquer, tranquillement, et parler de fond. Sans animosité, car on respecte la démocratie et la République. On va écrire le bilan avec mon équipe sortante que l’on publiera dans les prochains mois pendant que je construis ma liste jusqu’à la fin de l’année.

  • La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    La grève reconductible démarre dans les entreprises électriques et gazières

    « Les électriciens gaziers défendent leurs salaires et emplois mais aussi le service public sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur 24 », résume Fabrice Coudour, secrétaire général de la fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT (FNME). À l’occasion d’une réunion d’information publique des personnels lundi, le syndicat explicite le mouvement de grève reconductible national entamé ce mardi. En question, la revalorisation de la grille des salaires ainsi que la baisse de TVA pour les usagers.

    De nombreux piquets de grève apparaissent sur la carte interactive de la fédération syndicale dans notre région, à l’instar d’Enedis de Tarascon à Fréjus, à la centrale EDF Martigues et GazelEnergie Gardanne, à GRDF et RTE Marseille, ou comme à Elengy Fos-sur-Mer. La FNME-CGT cherche à obtenir « la réévaluation des grilles de salaires à hauteur de 9% », indique son secrétaire général, comme pour l’indemnité d’astreinte, ainsi que des échelons d’ancienneté en plus « pour toutes les entreprises des industries électriques et gazières ».

    « Le marché libéral explose les factures »

    Au-delà des revendications internes à la vie d’entreprise, la Fédération des mines et énergie défend également une autre politique publique en la matière. « Année après année, le secteur a été libéralisé et les factures n’ont fait qu’exploser », affirme Fabrice Coudour, qui parle de « pansement » au sujet du chèque énergie entre autres dispositifs « pour masquer l’hémorragie du marché qui ne produit rien mais fait augmenter la note » de l’usager.

    La fédération CGT explique le lien entre salaires et factures, en partant du coût moyen du tarif bleu grand public, à 22,44 centimes d’euros du kilowatt par heure. « La part de production et d’acheminement, l’industrie, représente 65% du tarif », détaille le secrétaire général de la FNME, contre « 20%de TVA et 14% de masse salariale ». L’augmentation des salaires de 9% et la baisse du tarif pour les usagers se conjuguent dans « la baisse de la TVA à 5,5% » comme variable d’ajustement, la part technique n’évoluant pas d’après le syndicat.

    De quoi donner de l’énergie à la rentrée sociale.