Tag: sensibilisation

  • La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    Après l’hôpital de Salon-de-Provence, c’est au tour de l’hôpital de Martigues de se voir doter d’un mammographe neuf, en grande partie financé par la Ligue contre le cancer. Une bonne nouvelle, alors qu’Octobre rose (mois dédié à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein) vient de s’achever, que salue le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni : « Cet équipement d’imagerie médicale, destiné à détecter les tumeurs du sein, permet aussi de faire de la prévention et du dépistage, ce qui est un élément extrêmement important. Cette prise en charge existait déjà au centre hospitalier de Martigues. Ceci étant, les équipements arrivent à un niveau d’utilisation qui nécessite leur remplacement. Le niveau de précision du nouveau mammographe nous permettra d’utiliser à bon escient l’intelligence artificielle et l’imagerie virtuelle pour connaître le niveau d’atteinte de la patiente en cas de tumeur, et pour savoir s’il y a une suspicion éventuelle ou un niveau de fragilité. »

    Cet appareil dernier cri, d’un coût de 280 000 euros, financé à hauteur de 200 000 euros par la Ligue contre le cancer et de 80 000 euros par la Ville de Martigues, remplacera le précédent, qui datait de 2012. Si 13 années peuvent paraître peu à l’échelle d’une vie, dans le domaine médical, c’est un monde. L’évolution des technologies est un « sujet très important » pour les établissements, affirme Loïc Mondoloni. « Les équipements très onéreux comme les IRM ou les scanners doivent être renouvelés tous les sept ans, pour des montants qui peuvent aller de 600 000 euros à 1,5 million d’euros », illustre-t-il. Une exigence compliquée à honorer, alors les hôpitaux sont exsangues.

    Accompagnement et soins support

    Magali Maugeri, directrice de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône, le concède : « On pallie les manques de l’État. » Cette année, le comité départemental de l’association a accordé plus de 900 000 euros au financement de la recherche et d’équipements médicaux, une somme record.

    « On le sait, l’argent manque », poursuit-elle. Pas seulement au plus haut niveau de l’État : « L’accompagnement financier qu’on propose aux familles touchées par la maladie devient de plus en plus récurrent, les gens sont pris à la gorge. Cette année, on va en aider plus de 480 à hauteur de 600 euros maximum. L’an dernier, elles étaient 320. »

    La Ligue contre le cancer propose aussi un accompagnement psychologique et social gratuit aux malades et aux aidants, avec des ateliers de sport adapté, une offre de soins de support et un accès à professionnels de santé et de bien-être. L’association tient des permanences au Pôle santé handicap de Martigues.

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.

  • Un voilier ambassadeur du WWF sensibilise les élèves à la Méditerranée

    Un voilier ambassadeur du WWF sensibilise les élèves à la Méditerranée

    « Nous avons lancé ce programme “Gardiens de la Méditerranée” il y a 3 ans, avec le ministère de l’Éducation nationale : ses contenus pédagogiques permettent aux enseignants de tout le territoire de sensibiliser les élèves », souligne Annaëlle Foy, chargé de communication du WWF. « Et nous avons créé un parcours sur toute l’année scolaire », poursuit-elle. Par exemple, via un podcast interactif, les enfants se retrouvent face à une tortue venue pondre sur la plage. Ils doivent prendre une décision : la protéger ou la remettre à l’eau. Le WWF, à travers son voilier en escale une semaine dans la cité phocéenne, cherche à enseigner les bons comportements.

    Les CM1 de l’école François-Moisson (2e) découvrent ainsi le Blue Panda amarré face à l’hôtel de ville. Avec leur enseignant, ils ont visionné le documentaire Rorqual pour préparer leur venue. Il faut ôter ses chaussures et monter à bord rejoindre marins et bénévoles de WWF. Il s’ensuit 1h30 d’ateliers. Baleines et herbiers de Posidonie défilent : projection ludique, jeux sur les espèces locales, pioche à l’aveuglette des déchets qui fragilisent l’écosystème marin… « Les plastiques se transforment en micro-plastiques et nous les ingérons en mangeant du poisson », explique Manon, bénévole.

    Le voilier reçoit 4 dernières classes ce vendredi et dernier jour de l’escale. « On reviendra à Marseille au printemps lorsque le Blue Panda reprendra ses missions scientifiques dans différents pays partout en Méditerranée », conclut Annaëlle Foy, avant de reprendre la mer.

  • Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Après un premier engagement porté en faveur des victimes du cancer du sein, lancé en 2024 à l’occasion de l’opération Octobre rose, CNP Assurances élargit sa campagne aux hommes ayant été atteints d’un cancer de la prostate ou du testicule, en ce mois de novembre dédié à la sensibilisation sur les cancers masculins. Alors qu’une personne en rémission doit habituellement attendre 5 ans avant d’accéder à un taux classique d’assurance pour un emprunt, l’assureur propose désormais un autre fonctionnement : le régime d’assurance sera identique à celui d’une personne sans antécédent dès lors que le processus thérapeutique sera interrompu. Chez la majorité des assureurs, les clients ayant été atteints d’un cancer sont, durant ces 5 années réglementaires, exposés à des « surprimes » – qui augmentent le prix de leur assurance – et parfois même à des « exclusions de garanties », les empêchant de s’assurer, et donc d’emprunter. « Nous demandons toujours aux clients de déclarer leurs antécédents, mais nous ne prendrons plus en compte la maladie dans notre évaluation du risque si le traitement est terminé. Plus de risque de surprime ni d’exclusion de garantie, explique Guillaume Kuch, directeur des activités emprunteurs chez CNP Assurances. Nous voulions, en tant qu’assureur inclusif et utile, proposer quelque chose qui permette à ces personnes qui ont vécu un cancer, que ce soit du sein, de la prostate ou du testicule, de tout de suite enchaîner sur un projet de vie positif. »

    Une large campagne de sensibilisation

    Pour mettre en avant leur initiative tout en sensibilisant au maximum, CNP Assurances doit déployer, dans la semaine, une affiche de 90 m² sur la façade d’un immeuble du boulevard Sakakini, à l’angle de la rue Emile-Duclaux (4e). Sur l’immense réclame, on pourra lire : « Pas à vendre aux hommes ayant eu un cancer de la prostate ou du testicule. » Le numéro affiché renverra sur un service téléphonique qui détaillera la démarche. Le visuel sera également exposé dans 210 vitrines immobilières françaises et apparaîtra aussi en ligne, sur les sites Se loger et Logic immo.

    Chaque année en France, on compte 60 000 nouveaux cas de cancer de la prostate. Il est le plus fréquent des cancers masculins.

  • [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    Comme chaque année depuis 2002, la mairie du Pradet, en partenariat avec le Parc national de Port-Cros, le Naturoscope du Var, l’association Telo Sub et le centre de plongée du Pradet, coordonne une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia.

    Une opération menée du 20 au 23 octobre, qui vise à repérer les aires de prolifération de cette algue invasive, transportée par les ancres des bateaux, qui modifie les équilibres de la biodiversité marine et s’attaque aux herbiers de posidonie, puits carbone essentiels à la vie humaine, « même si ceux-ci se défendent très bien tout seuls, car ils sont tellement denses que la caulerpa n’arrive pas à pénétrer dedans et ne reste qu’en bordure », explique éric Pironeau, président de Telo Sub. « Le problème, c’est qu’elle prend de la place et qu’aucune espèce ne s’en nourrit. Elle n’est pas non plus exploitable par l’homme. »

    « Il n’y a pas de risque pour le baigneur », précise toutefois Jean-Marc Illich, conseiller municipal en charge du Développement durable et du Littoral. Loin du qualificatif « d’algue tueuse », qui lui est souvent accolé et que réfutent les spécialistes.

    Une présence désormais minime

    Durant quatre jours, une vingtaine de plongeurs sont intervenus au quotidien dans les 80 hectares de la baie de la Garonne, qui fait partie de l’aire maritime adjacente du Parc national de Port-Cros et à ce titre, de l’aire marine protégée. « Le Pradet est une des seules communes à faire ça, affirme éric Pironeau. La Garde et La Londe commencent à s’y mettre. Le Parc, quant à lui, n’agit que sur son cœur, autour de Port-Cros et Porquerolles. »

    Dans un premier temps, pour de la prospection, grâce au soutien d’amateurs, puis pour des missions d’élimination, assurées par des professionnels, au moyen d’aspiration ou de dépotage au couteau. « On cible une zone et on s’y attaque. Il n’y a plus beaucoup de “caulerpa”. On travaillait sur 35 points en 2002. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’une petite zone, située en dehors de notre stratégie, avec des tâches de quelques cm², mais on s’y attelle pour éviter que ça s’étende. »

    Ces missions permettent également de repérer de nombreuses autres espèces, « comme des tortues, des raies, ce qui pour nous est exceptionnel », appuie le président de Telo Sub. « à l’inverse, avant, on recensait de grandes nacres et on ne repère plus que des épineuses. Cela nous permet de donner un état des lieux à la mairie et de voir qu’il n’y a pas que la “caulerpa” qui envahit. Il y a d’autres algues et espèces qui modifient eux aussi les écosystèmes. »

    En conséquence, la mairie a créé « une zone interdite au mouillage (Ziem). On observe un réel impact positif dans cette aire très riche en biodiversité », complète Jean-Marc Illich, qui met enfin l’accent sur la sensibilisation des populations, « via des campagnes estivales et grâce aux communications des associations toute l’année ».

  • La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    Ils étaient environ 500 à se retrouver pour l’agora contre l’antisémitisme, ce mercredi, à l’hôtel de Région. L’occasion pour le président (Ren) de la Région, Renaud Muselier, de présenter les ambitions régionales en matière de lutte contre cette forme de haine.

    « Il y a une augmentation de 200% des actes antisémites à Marseille, qui abrite la deuxième communauté juive française, explique Renaud Muselier. Donc on doit se demander comment on continue de vivre ensemble dans une ville où on l’a toujours fait. »

    L’éducation contre

    la haine

    L’éducation des jeunes est le premier levier sur lequel la Région veut orienter la lutte contre l’antisémitisme. « D’ici 2028, tous les lycées de la région participeront à des programmes de sensibilisation en partenariat avec le camp des Milles et le rectorat, soutient Renaud Muselier. Car l’éducation est l’arme la plus puissante contre la haine. » L’élu a également annoncé un renforcement du soutien aux victimes d’antisémitisme, notamment au moment de leur dépôt de plainte, avec des associations comme France Victime. Enfin, la Région a annoncé sa volonté d’ouvrir un espace de dialogue interreligieux nommé « Région Sud fraternité » pour favoriser les échanges. Une façon pour le président de passer un message à la communauté juive : « vous êtes Français avant d’être juif et si l’on vous attaque, c’est la République française que l’on attaque. »

    Une vingtaine de personnes, à l’appel de la CGT région et de l’Union juive française pour la paix, ont dénoncé, devant l’hôtel de Région, la présence de certaines personnalités jugées polémiques, telle que la chroniqueuse de CNews Rachel Khan ou la journaliste Nora Bussigny.

  • Plus de 110 000 euros récoltés pour sauver des vies en mer

    Plus de 110 000 euros récoltés pour sauver des vies en mer

    Un moment de solidarité et de sensibilisation sur le sauvetage en mer, c’était l’ambition du concert organisé samedi au Dôme (4e), à l’initiative des Mutuelles de France. Et l’objectif est presque atteint, en chiffre au moins : 111 000 euros ont été récoltés, contre 150 000 espérés. Le Projet Aquarius, qui aide les jeunes rescapés à reconstruire leur rapport à l’eau, la Société nationale de sauvetage en mer, qui officie au large de toutes les côtes françaises, et le bateau de sauvetage Louise Michel, qui se concentre sur la Méditerranée, sont trois des quatre associations bénéficiaires. La quatrième, Aide aux populations précaires et immigrées, est basée à Marseille et accompagne les personnes exilées dans leurs recours aux droits et démarches administratives.

    De 19h à 00h, 16 artistes se sont succédé sur scène. Parmi eux : Rim’K, interprète de Tonton du bled avec le 113 et Alonzo, célèbre rappeur marseillais. Zamdane, rappeur à l’origine de l’événement, est lui aussi monté sur scène, malgré la polémique liée aux accusations d’agressions sexuelles que portent à son encontre plusieurs collectifs féministes.

  • Ces associations mobilisent la jeunesse avant la COP30

    Ces associations mobilisent la jeunesse avant la COP30

    Près de la place Castellane, dans les locaux de leur fédération, les associations Air et Moi et AtmoSud préparent un échange intercontinental en visioconférence. Autour de la table, Victor Hugo Espinosa fondateur d’Air et Moi, qui délivre des formations sur la pollution de l’air. Mais aussi Dominique Robin, d’AtmoSud, structure qui s’intéresse à la qualité de l’air en Paca.

    De l’autre côté, l’écran projeté donne la parole à neuf intervenants. Huit coordinateurs du Réseau Climat Jeunesse, association regroupant 1 600 jeunes de 26 pays francophones autour des défis liés à l’environnement. Un membre de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable est aussi présent. Ils sont en direct du Tchad, Burundi, Côté d’Ivoire, Guinée, Mali, Congo…

    « Prise de conscience »

    Cette réunion a permis à Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin de présenter leurs diverses actions, menées pour préserver la santé sur toute la planète (humains comme biodiversité) face à divers facteurs extérieurs (maladies, pollution de l’air, déforestation…). Un rendez-vous organisé en amont de la COP30, conférence mondiale sur le climat organisée par l’ONU, qui se tiendra du 10 au 21 novembre, à Belém, au Brésil. Cet événement mondial accueillera 50 000 personnes. Parmi elles, Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin.

    Ils veulent soutenir et encourager le Réseau Climat Jeunesse, comme le précisent les deux associations : « Le but est de mettre en avant les actions des jeunes de chaque pays ainsi que leurs différents projets pour 2026. » Jusqu’ici, Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin sensibilisaient les jeunes à l’importance de la qualité de l’air et partageaient des contenus pédagogiques. C’est dans ce cadre que l’association Air et Moi a été sollicitée par le Réseau Climat Jeunesse. Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin rejoindront le Brésil avec deux capteurs multipolluants open source, des outils d’AtmoSud destinés à mesurer la qualité de l’air. « La qualité de l’air est une urgence qu’on peut traiter sur la dynamique des COP, estime Victor Hugo Espinosa. La prise de conscience liée à la santé est croissante. L’OMS ne peut plus parler de la santé elle-même sans parler de la santé de la planète », ajoute-t-il. Selon l’OMS, une personne sur trois est asthmatique ou allergique.

    Ils mettent en avant ce large réseau international relayant leurs actions locales (reboisement, gestion des déchets, recyclage…). « Les jeunes du monde entier se rendent compte qu’il y a des associations qui œuvrent dans leur pays. Chez les jeunes, la morale ne passe plus. Il faut informer », note Victor Hugo Espinosa.

    Aurélie Laborde

    L’IRD et ses partenaires lancent la caravane fluviale

    L’Institut de recherche pour le développement (IRD), établissement français public, étudie les évolutions du climat et de leurs impacts environnementaux, sociaux, économiques et sanitaires. Avec ses partenaires, il lance une caravane fluviale scientifique et interculturelle, qui naviguera sur le fleuve Amazone, à partir du 28 octobre, jusqu’à la fin de la COP30. Une initiative innovante issue d’un partenariat étroit entre institutions brésiliennes et françaises autour des enjeux climatiques. M.-L.T.

  • Une sensibilisation à la démocratie pour 200 jeunes

    Une sensibilisation à la démocratie pour 200 jeunes

    Ils sont venus de Nantes, Nîmes, Alès, Digne-les-Bains… 200 élèves issus des structures d’insertion des quatre coins de la France ont déambulé, ce mercredi, dans le camp des Milles. Pour ce jeune public, issu de structures d’insertion comme l’École de la deuxième chance, l’Institut Télémaque et autres associations, fouler le sol du site mémoriel est une première. D’autres n’en avaient jamais entendu parler. Ignoraient même, le rôle de la France dans la déportation des juifs, entre 1939 et 1945. Ce bout d’histoire, ils ont pu le découvrir par le biais d’une journée « d’engagement et de réflexion citoyenne » autour du thème de la démocratie, coorganisée par le Camp des Milles et la Fondation groupe EDF.

    « C’est une journée de lancement. 3 000 au total répartis dans une vingtaine d’associations spécialisées dans l’insertion des jeunes vont vivre la même journée », précise Alain Perra, délégué général pour la Fondation EDF. Au programme de la journée, visite guidée des lieux, de l’exposition de La Vie Dessinée de Joann Sfar et séquences d’ateliers et d’échanges axés sur les thèmes de la « citoyenneté, la mémoire et la fraternité ». Objectif, décrypter les mécanismes qui mènent aux actions de discriminations et fournir des outils de lutte contre l’extrémisme et la haine dans leur globalité.

    L’« espoir » de demain

    « J’ai été touchée, on parle souvent du rôle des nazis et des étrangers dans la déportation, mais on oublie de rappeler qu’on a eu notre rôle aussi, pointe Margaux, 20 ans. On nous le cache presque et on préfère accuser les autres. » En « temps de crise », terme régulièrement revenu au cours des ateliers et terreau des discriminations, Margaux estime que la « fraternité » est nécessaire. « Il y a beaucoup d’injustices en ce moment : sexisme, racisme, violences envers les femmes et hommes, les homosexuels. On peut se soutenir malgré nos différences. » « On se met à la place des gens qui ont été enfermés ici (…) En termes d’informations, j’avais l’impression qu’il manquait quelques éléments (…) C’est bien de parler du site, mais il faudrait qu’on ramène les propos de ce qu’il se passe aujourd’hui. On doit parler de ce qu’il se passe aujourd’hui, ne pas laisser faire. Par exemple, sur l’affiche à l’entrée (traitant du 7 octobre 2023), il aurait fallu rappeler le contexte », ajoute Guillaume, 22 ans.

    Pour Alain Chouraqui, président de la Fondation du Camp des Milles, l’engagement citoyen de la jeunesse est « un espoir » pour assurer la démocratie de demain. « Ce qu’il faut retenir avant tout, des leçons de cette venue au Camp des Milles, c’est que la haine de l’autre peut mener au pire pour chacun d’entre nous, au pire pour la société, la liberté, la démocratie. Nous sommes aujourd’hui dans un contexte en France ou l’on voit se développer les haines identitaires, le rejet de l’autre et ce lieu est une alerte terrible (….) Il ne faut plus rien laisser passer dans ce domaine. »

  • Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    « Transformer ce malheur en une action politique », déclarait, lundi, Pinar Selek dans nos colonnes, à propos de l’acharnement judiciaire que lui fait subir l’État turc depuis 27 ans. C’était l’ambition de la journée organisée, mardi, à l’institut d’études avancées d’Aix-Marseille, où la sociologue franco-turc et ses soutiens ont été reçus entre 9h et 16h, en parallèle de la 6e audience du 5e procès de la militante féministe. « Comme Pinar Selek n’assiste pas aux audiences à Istanbul, le comité de soutien organise des journées de sensibilisation et de mobilisation sur les journées d’audience, détaille Valérie Manteau, membre du comité de soutien à Pinar Selek de Marseille. Aujourd’hui, on a la chance d’être reçus par l’IMERA, un lieu qui accueille des chercheurs en exil. On a choisi de centrer la journée sur la question des libertés académiques parce que Pinar Selek est aussi poursuivie pour ses recherches universitaires ».

    Quatre chercheurs, dont Brian Sandberg, arrivée en France dans le cadre du programme Safe Place for science, imaginé pour accueillir les universitaires étasuniens qui ne pouvaient plus exercer librement avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, se sont donc exprimés sur le sujet. L’après-midi a également été l’occasion d’une visio conférence avec la délégation internationale présente à Istanbul pour le procès. Pour la 6e fois consécutive, le procès de Pinar Selek a mardi été reporté à avril.

    M.M.