Tag: sécurité

  • La violence gangrène le football amateur

    La violence gangrène le football amateur

    Agressions entre joueurs, bagarres entre supporters, menaces envers un arbitre… Les violences et les incivilités sont devenues monnaie courante dans le monde du football amateur.

    Pas plus tard que le 26 octobre dernier, où la rencontre du 6e tour de Coupe de France entre Aubagne Air Bel (National) et le FC Avignon (Régional 2) a été interrompue à la 72e minute après des incidents entre supporters en tribune. Une affiche qui devait déjà se disputer la veille, mais qui a été décalée au lendemain en raison de craintes liées à la sécurité, notamment concernant le déplacement des supporters vauclusiens. La mère d’un joueur avignonnais, touchée lors des affrontements entre supporters et forces de l’ordre, a porté plainte contre le Sporting club Aubagne Air-Bel et la Ligue Méditerranée pour manquement à la sécurité.

    Chaque année, plus de 10 000 actes de violences sont enregistrés sur les terrains amateurs, selon l’Observatoire des comportements de la Fédération française de football. La barre des 12 000 a même été franchie pour la première fois l’an passé, soit une moyenne de 230 incidents chaque week-end. Ces débordements peuvent conduire jusqu’au retrait de l’agrément d’un club, synonyme d’arrêt des activités de l’association, comme l’a vécu celui d’Orange FC, dans le Vaucluse, au mois de janvier.

    « Depuis la saison sportive 2022-2023 (…), de nombreuses rencontres impliquant le club, ses supporteurs ou ses encadrants ont conduit à des actes de violence contre des équipes adverses ou des officiels », précisait le communiqué du préfet. Depuis, des dizaines d’enfants, passionnés par le ballon rond, se retrouvent punis et privés de leur sport favori. Entre temps, la Ville d’Orange a permis au Rugby Club Orangeois de récupérer le stade Marcel-Clapier.

    Menacés de mort

    De nouveaux dispositifs pour lutter contre ce phénomène vont être proposés, a annoncé la Ligue Méditerranée, le week-end dernier (lire ci-dessous).

    Parmi les acteurs victimes de ces violences et de ces incivilités, les arbitres sont de plus en plus pris pour cible sur les terrains. Plus de 100 agressions – insultes, menaces, intimidations, voire violences physiques – ont été signalées, à l’échelle nationale, après un mois de compétition seulement en début de saison 2024-2025.

    « Au-delà de ce qu’ils peuvent subir sur les terrains, on constate que de plus en plus d’arbitres sont pris à partie sur les réseaux sociaux, où ils sont critiqués après un match, avec des insultes à tout va et jusqu’à même recevoir des menaces de mort », déplore Lionel D’Antonio, président de la Commission départementale de l’arbitrage au District de Provence.

    « ça n’a jamais été simple, mais c’est devenu très compliqué d’arbitrer, parce qu’au-delà de la petite indemnité que chacun perçoit, il y va quand même des fois de notre intégrité physique. Il faut être fort mentalement pour continuer. » D’où la nécessité d’un nouvel arsenal dissuasif et préventif.

    « Il y va quand même des fois de notre intégrité physique »

  • Var : une campagne pour dénoncer les heurts de véhicules de sécurité

    Var : une campagne pour dénoncer les heurts de véhicules de sécurité

    Face à ce constat « inacceptable », tel qu’elle le décrit, une exposition a été mise en place sur deux aires d’autoroute du département présentes sur le réseau Escota (Aire de La Garde et Aire de l’Esterel, à Fréjus). Celle-ci reprend les messages de la campagne printanière-estivale « Quand allez-vous percuter ? ». Elle se matérialise par des cubes qui rassemblent quatre visuels : le nombre de fourgons heurtés en moyenne chaque semaine, la règle du corridor de sécurité, la flèche de rabattement et un message mettant en scène un patrouilleur en intervention avec la mention « Merci de les protéger ».

  • Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Le retour du calme après la tempête ? La réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront, le campus Massalia, dans le 3e arrondissement de Marseille, est prévue à partir de ce lundi 15 décembre. Une annonce officiellement faite aux salariés à la suite d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu ce jeudi. « Le retour sur site est prévu à partir de ce lundi 15 décembre », explique l’entreprise, en fin d’après-midi.

    Pour rappel, le site de l’opérateur télécom avait ses portes closes depuis le 27 novembre dernier. Une fermeture qui a fait suite à des soupçons de rixes dans le quartier pendant plusieurs jours consécutifs, des confinements temporaires des salariés et plusieurs alertes syndicales. La CFE-CGC avait dénoncé un « affrontement entre deux bandes rivales cherchant à contrôler des points de deal », des salariés avait évoqué des tirs à proximité. Le tout, avant que la Préfecture de police ne nuance : « Nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange, (…) pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang. » La CGT Télécoms avait aussi déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent ». L’entreprise justifie avoir « mis en place des mesures de précaution, notamment le télétravail ».

    La préfète de police attentive

    « En étroite collaboration avec les forces de l’ordre, nous avons préparé le retour de nos salariés sur site dans les meilleures conditions, autour de la mise en place de plusieurs dispositifs, dont une présence policière renforcée », détaille l’entreprise. Avant de préciser : « Les échanges privilégiés avec les services de l’État se poursuivent très régulièrement et permettront d’adapter le dispositif. » La préfète de police déléguée, Corinne Simon, expliquait, la veille, qu’elle sera présente « sur place pour une rencontre avec les différents managers, car les salariés sont un millier ».

    Et de développer sa démarche : « L’idée est de vraiment travailler sur ce sentiment de l’insécurité. On ne nie pas les faits, mais l’objectif est de rassurer les salariés. Plus il y aura de communication avec eux, mieux on pourra adapter le dispositif. » Concrètement, le retour sur site va se faire à partir du 15 décembre pour les salariés n’ayant pas de voitures, et à partir du 17 pour ceux ayant un véhicule quatre roues. De son côté, la CFE-CGC maintient sa position. « On refuse toujours la réouverture en tant quel telle. En 15 jours, les problématiques de sécurité n’ont pas été solutionnées », juge un délégué syndical CFE-CGC du site, souhaitant rester anonyme. La CGT tient une position tout autre, en faveur d’une réouverture, avec de la nuance puisqu’elle « était contre le “Tous à Saint Mauront” dès le départ ».

  • Bientôt un même QG pour les forces de sécurité à Montpellier

    Bientôt un même QG pour les forces de sécurité à Montpellier

    « Rassembler toutes les autorités des sécurités sur un même lieu pour travailler ensemble et être mieux coordonné ». Voilà l’objectif affiché du futur hôtel des sécurités de Montpellier dont Michaël Delafosse a posé la première pierre, jeudi 4 décembre, à Celleneuve. « C’est une brique importante à l’ouest de Montpellier. L’efficacité passe par la coordination et la rationalisation des moyens. Tout était trop éclaté, on perdait du temps et de l’argent », résume le maire socialiste qui qualifie l’actuelle salle de crise de l’Hôtel de Ville de « passoire thermique ». « Ça nous coûte 300 000 euros par an ! »

    « Gérer les crises »

    Construit en lieu et place de l’ancien bidonville de Celleneuve, le futur hôtel des sécurités qui verra le jour d’ici 2 ans et demi, regroupera quelque 450 agents de la police municipale, de la police métropolitaine des transports, des missions de la prévention de la délinquance et de la sécurité civile. S’y ajoutent l’ensemble des moyens du centre de supervision urbaine de la Ville de Montpellier ainsi que ceux du PC sécurité de la TAM qui gère les contrôles des transports en commun. Si bien qu’au cœur de ce véritable quartier général (QG) de la sécurité, une salle sera équipée d’un gigantesque mur d’images.

    Si certains pourraient y voir une sorte de système de surveillance qui questionne les libertés individuelles, la municipalité insiste sur l’aspect dissuasif de l’outil. Le but est « la prévention de la délinquance et la protection de la population », explique l’adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, Sébastien Cote. En cas d’infraction constatée, « nous pourrons identifier les flagrances et aider à rendre justice », abonde le maire qui précise une autre fonctionnalité du lieu, celle de « mieux gérer les crises » lors des épisodes cévenols ou neigeux.

    Conçu par le cabinet Imagine – Architectes pour un coût de 65 millions d’euros, le bâtiment de 13 000 m² (dont 4 000 pourront être loués à des privés dans un pôle tertiaire), sera équipé « d’espaces polyvalents en cas de crise » (exemple : la vaccination Covid), d’un espace de formation et d’entraînement au tir, précise l’architecte lauréate Solveig Orth.

  • À Marseille, ils réclament un collège en plus dans le 13e

    À Marseille, ils réclament un collège en plus dans le 13e

    « Les collèges du 13e sont déjà au-dessus de leur capacité. Il y a un vrai besoin d’un collège en plus. » Dans la salle de l’union locale de la CGT à La Rose, ce mercredi, Maylis Merly, membre du collectif « un collège supplémentaire pour le 13e », explique pourquoi la relocalisation du collège Mallarmé, proposé ce mardi par le Département des Bouches-du-Rhône, ne les satisfait pas.

    Ce collectif, créé en mars 2024, réclame la construction d’un nouveau collège, constatant une augmentation démographique importante dans le 13e arrondissement. « Entre 2018 et 2024, il y a eu 600 collégiens en plus sur tout le 13e arrondissement, soit un collège complet », souligne Elena Izquierdo, membre du collectif.

    L’annonce, en juillet 2025, de la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil aurait pu être une bonne nouvelle pour le collectif. « Mais, on a appris que ce n’est qu’une relocalisation du collège Mallarmé », se désole Maylis Merly. « Le collège devrait donc fermer d’ici 6 ans, lorsque l’autre établissement aura ouvert », précise Anaël Chauvet, professeur et membre du collectif. Le nouvel établissement devrait bénéficier de 200 places supplémentaires, ce qui, d’après le Département, « permettra d’accueillir le surplus d’élèves prévu sur cet arrondissement ». Selon le collectif, cela reste largement insuffisant.

    Moins de moyens

    Aux yeux des militants, le nombre de place limité n’est pas le seul point noir de cette relocalisation. « Leur argument pour fermer ce collège est le problème de sécurité lié au trafic. Mais retirer du service public dans ces lieux n’est pas une solution », affirme le professeur d’histoire-géographie. Le collectif craint également la perte de moyen. « Le collège Mallarmé est en REP+ (Réseau d’éducation prioritaire). Au vu de la nouvelle zone de construction et des coupes budgétaires, il y a peu de chances que le nouvel établissement conserve le même statut. Ce qui signifie moins de financement », estime Maylis Merly.

    Le collectif exige donc le maintien du collège de Mallarmé et la construction du nouveau collège. Le Département des Bouches-du-Rhône assure être « attentif à l’évolution de la démographie et savoir adapter sa stratégie de gestion des collèges si besoin ».

  • Sécurité, logement, ligne THT… Les gros dossiers du préfet

    Sécurité, logement, ligne THT… Les gros dossiers du préfet

    Clairement désigné par Emmanuel Macron pour s’emparer de la question du narcotrafic, le préfet de région, Jacques Witkowski, a tapé fort, la veille de sa rencontre avec la presse, engageant une opération de ciblage de 15 points de deal répartis dans Marseille (notre édition de ce mercredi).

    S’il s’est longuement exprimé sur cette mission première, il a aussi abordé nombre d’enjeux comme le logement ou le développement du port de Marseille-Fos.

    La lutte contre

    le narcotrafic, une priorité

    Si, contrairement aux élus, il n’a « pas de programme » mis à part « celui de la nation », la sécurité et la lutte contre le narcotrafic font clairement partie des « très gros dossiers » du préfet qui va participer, ce jeudi 11 décembre, à une nouvelle réunion sur le sujet organisée à l’Élysée par Emmanuel Macron, avant la venue à Marseille du chef de l’État, la semaine prochaine. Et le préfet veut avoir les mains libres pour remplir sa mission. Entendre avoir à disposition tous les moyens nécessaires. « Je n’aurai jamais accepté ce poste si je n’avais pas eu la manette sécurité », répond Jacques Witkowski, pour qui la suppression d’une préfecture de police de pleine exercice était nécessaire quand « la cohérence publique n’était plus alignée ». Corinne Simon, préfète de police déléguée, restant spécifiquement en charge des questions de sécurité.

    La méthode : d’abord agir sur le logement, l’insertion sociale, l’éducation, même si « c’est difficile » et que « ça prend du temps ». Il entend aussi tenir le terrain avec des forces de police « visibles », de 250 à 350 agents étant mobilisés quotidiennement sur des opérations de pilonnage assure-t-il, et la réalisation d’opérations plus spectaculaires comme celle de ce mardi 10 décembre, avec 4 773 personnes contrôlées, 114 interpellations, 82 garde-à-vue, 7 kg de résine de cannabis et 118 kg de tabac de contrebande saisis. Et, enfin, le volet police judiciaire, histoire d’assurer « le service après vente », ironise-t-il. Il l’assure, les moyens engagés sont « importants » et cette politique porte ses fruits avec des saisies de cocaïne « multipliées par deux » cette année, sans compter le travail de la douane. « Nous sommes têtus, ils le sont en face » martèle le préfet, déplorant « l’hyperviolence  » des réseaux mafieux et dans la société en général. « Il faut une réaction », elle sera « absolument féroce » promet-il.

    Pas d’avis tranché

    sur la halte soins

    Pointant la responsabilité des consommateurs de stupéfiants sans qui, selon lui, le trafic n’existerait pas, le préfet est beaucoup moins tranché sur la question de leur accompagnement. Interrogé sur le véto opposé à l’installation d’une halte soins addiction (HSA) à Marseille par son prédécesseur, Georges-François Leclerc, il prône une « attente pragmatique », l’expérimentation nationale avec de potentielle ouvertures devant se terminer à la fin du mois. « Je ne porterai pas le projet, mais je ne m’y opposerai pas si l’Agence régionale de santé me démontre qu’il y a une utilité sanitaire », précise-t-il, témoignant d’une expérience plutôt réussie à Strasbourg, lieu de son précédent poste tout en prenant prudemment le parti du « ni oui ni non » pour l’instant.

    Le logement, un fort enjeu du territoire

    Force à la loi… Pas question pour Jacques Witkowski de transiger sur l’application de la loi SRU, permettant de sanctionner les maires ne respectant pas leurs obligations de construction de logements sociaux, quand bien même certains en feraient un argument de campagne électorale à l’aube des municipales. Mais, avec 110 000 demandes dans la région pour 8 000 attributions par an, c’est « long, trop long », convient le préfet, « nous avons un problème de qualité et de quantité ». Et de pointer la pénurie, mais aussi la dégradation du bâti existant, d’assurer de la volonté de l’État d’accélérer sur la lutte contre l’habitat indigne. Ses outils : les crédits de la rénovation urbaine, les opérations de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national. « Importante », cette « politique publique reste complexe », nuance le préfet, car l’État n’est pas « faiseur direct », cette mission relevant des bailleurs sociaux.

    Ligne THT, l’État rend son avis cette semaine

    Sur le projet de ligne à 400 000 volts très attendu par les industriels pour permettre l’implantation d’usines décarbonées dans le golfe de Fos, l’État doit rendre son avis au plus tard le 13 décembre sur les conclusions du débat public. Le préfet se dit prêt à statuer ce vendredi, à la fois conscient que la zone représente « 25% des émissions industrielles françaises », mais aussi « 42 000 emplois avec des perspectives de développement ». RTE pourrait être amené à revoir sa copie si l’État le jugeait nécessaire. Quant à la déclaration d’utilité publique, elle serait peu probable avant les élections municipales.

    No comment sur le plan « Marseille en grand »

    Le préfet Witkowski a préféré laisser au président de la République la primeur des déclarations sur le plan « Marseille en grand » lors de sa visite à Marseille mardi prochain.

    Un effort « maintenu » auprès du secteur social

    Quand on évoque des acteurs de terrain à bout de souffle dans les quartiers, qui dénoncent le manque de soutien et de moyens, le préfet botte en touche. « Cela relève des collectivités. Nous leur apportons des moyens financiers à l’accompagnement social », précise-t-il. Reste que « nous sommes pro-actifs dans les 41 quartiers prioritaires de la politique de la ville », assure-t-il. Les 20 millions d’euros budgétés sur ce créneau en 2025 ont été dépensés, affirme à ses côtés Isabelle Epaillard, préfète à l’égalité des chances, rappelant que les financements s’élevaient l’année précédente à 19 millions. Revenant sur les inquiétudes des associations et entreprises d’insertion qui ont alerté au niveau national sur une baisse de 14% des moyens alloués, soit 200 millions d’euros, dans le cadre du projet de budget 2026 discuté au Sénat, sur notre territoire, « les financements n’ont pas baissés, bien au contraire », affirme la préfète.

    Dans le cadre des contrats de ville, elle assure également les associations en difficulté d’un soutien sans faille de l’État. « C’est le cas notamment de Schebba à la Busserine  », ajoute-t-elle. Pour ce qui est des Maisons France service, lâchées par la Métropole, au nombre de 5 sur les 13 que compte Marseille, « nous allons trouver une solution », s’engage Isabelle Epaillard, en revoyant notamment le montage financier.

  • Un bilan « exceptionnel » revendiqué sur la baisse de la délinquance à Gardanne

    Un bilan « exceptionnel » revendiqué sur la baisse de la délinquance à Gardanne

    « Si vous me demandez quels sont les résultats [en matière de baisse de délinquance Ndlr], venant de la bouche de la gendarmerie, ils sont exceptionnels », se félicite Hervé Granier, maire (LR) sortant, lors du conseil municipal de Gardanne, tenu ce lundi. Interrogé par Samia Gamèche, élue d’opposition au sein du groupe de Claude Jorda (PCF), au sujet d’une demande de subvention pour le déploiement de la vidéosurveillance – dont les sept dernières caméras, sur un total de 108, devraient être installées dans la vieille ville – Hervé Granier a tiré le bilan sécurité de la Ville.

    « Les faits de résolution de délinquance générale en France sont à hauteur de 39%. Ils sont de 45% sur Gardanne. C’est-à-dire qu’un fait sur deux est résolu : les auteurs sont retrouvés et déférés sur les parquets. Cela montre l’efficacité de la vidéoprotection (…) qui déplace la délinquance sur d’autres villes. Les résultats le montrent de manière objective, on a des faits de délinquance qui ont baissé de 5% pendant que, dans d’autres villes, ils augmentent », poursuit le maire.

    « C’est bien beau d’avoir des caméras pour mettre des amendes parce qu’on est mal garés ou que l’on grille un stop, mais ce qui m’inquiète, en ce moment, c’est ce qu’il se passe aux abords des écoles, surtout », tranche Samia Gamèche, qui prêche pour davantage de « prévention ». « On a des effectifs de médiation sur le terrain, un CLSP (Conseil local de sécurité et de prévention) où on fait le point sur toutes les situations, on essaie de trouver des solutions. L’entièreté des chiffres 2025 sera donnée en janvier », précise le maire. La même réponse a été donnée à Jean-Marc La Piana, candidat aux municipales à la tête d’une union de gauche, qui interrogeait sur la diminution des délits.

  • L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    Pas moins de 15 points de deal ciblés simultanément, 1 500 agents supplémentaires déployés tous services de police confondus, 7 équipes cynophiles, des drones… L’opération chapeautée ce mardi 9 décembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, n’avait pas franchement de nom, mais une certitude : elle est de « grande ampleur », a expliqué le représentant de l’État devant une foule de caméras, au pied d’un bâtiment des Oliviers A (13e). Une opération de « visibilité, judiciaire, de voie publique, de police administrative » avec la fermeture d’un certain nombre de commerces « pour suivre les directives du ministre de l’Intérieur qui m’a demandé d’insister et d’accélérer sur la lutte contre les narcotrafics », poursuit le préfet.

    Une demi-heure avant de convoquer la presse, l’« assaut » a été donné pour dégager un point de deal avec chicane tenu par des charbonneurs. Consommateurs, nourrices étaient également dans le collimateur. « Des perquisitions sont en cours », a indiqué Jacques Witkowski, ajoutant que « toute la circonscription de Marseille » était concernée par ces descentes de police et ce « jusqu’au bout de la nuit ». Avec « une pointe d’effort sur le 3e arrondissement, qui a été ces derniers temps le théâtre d’actions criminelles que nous condamnons », précise-t-il.

    En début d’après-midi, plus d’une vingtaine d’interpellations et quelques saisies de stupéfiants avaient déjà été réalisées, un commerce fermé.

    « Nous ne souhaitons pas laisser les narcotrafiquants tenir le terrain, la République ne leur passera rien », martèle le préfet, promettant que « ces opérations d’ampleur seront réitérées en fonction des moyens ».

    Il enchaîne sur une saisie qui en dit long sur le sens du commerce des réseaux… Une affichette truffée de fautes, trouvée quelques instants plus tôt dans un hall : « Les Oliviers A fête Noël, du 25 au 31 décembre, appéritif (sic), chips, boisson, bonbon, ect… Pochons beuh ou shit cadeau, venez comme vous êtes », remerciant les acheteurs de leur passage, « à la prochaine ! ».

    Des habitants apeurés ou complètement désabusés

    À l’avant-veille d’une nouvelle réunion sur le narcotrafic à l’Élysée, à laquelle le préfet va participer, et à quelques jours de la venue de son locataire le 16 décembre dans la cité phocéenne, pas question pour autant d’y voir une simple opération de com’, assure Jacques Witkowski. Même si le plan « Marseille en grand », c’est la « reprise de la sécurité, la première de nos libertés » convient le préfet, il rappelle aussi qu’il est question du « développement du logement, de l’éducation ». Et de marteler qu’au-delà de ce moment « spectaculaire », les forces de police resteront mobilisées quotidiennement.

    Aux balcons des bâtiments délabrés, on reste sceptique… « Ils sont pas souvent là », nous assure une dame désabusée. Alors qu’un habitant se fait fouiller, un petit groupe de jeunes dénonce l’inutilité de l’action policière. « Regardez les façades, ça tombe en ruine, Macron, il est déjà venu ici ça n’a rien changé, ils préfèrent mettre les sous là-dedans », s’indigne l’un d’entre eux, pointant du doigt un camion de gendarmerie stationné devant les murs lézardés ou qui perdent des morceaux de béton, entre deux barres métalliques rouillées.

    D’autres habitants refusent de témoigner, parce qu’« on a peur », reconnaît une dame, quand cet homme est en colère : « Même pas on va se fatiguer à vous répondre, pour vous dire quoi ? Ça sert à rien, on est abandonnés et ça dure depuis des années. En quoi elle compte notre parole ? »

    Alors que les patrouilles de police se poursuivent, les caméras lèvent le camp au bout de quelques heures. « Revenez nous voir quand ils seront partis, vous verrez, ici ils se passent aussi des choses bien », nous assure un gamin, le col remonté jusqu’aux yeux.

  • Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Un instant « solennel » pour « honorer le souvenir » des disparus mais aussi un « moment de reconnaissance en cette année intense, sans aucun répit ni sur le front du secours ni sur celui des feux », a introduit ce samedi 6 décembre, Richard Maillé, président du Sdis (Service départemental d’Incendie et de Secours) 13 à l’occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe, protectrice de ceux qui affrontent le feu et le danger.

    Dans le hall cathédrale de l’Hôtel du Département, des hommes et femmes casqués plutôt habitués au terrain, à raison d’une intervention toutes les 3 minutes. Le Sdis 13 étant l’un des plus importants de France avec 1 250 sapeurs-pompiers professionnels et 4 700 volontaires. La collectivité poursuivant une « politique volontariste du recrutement malgré la pression financière », s’est félicité Richard Maillé, ils seront 75 à venir compléter les rangs annonce-t-il. Soit une augmentation de plus de 23% en dix ans, ajoute-t-il.

    « Depuis 2015, nous mettons en avant la protection des biens et des personnes », a martelé Martine Vassal, présidente DVD du Département qui en a profité pour adresser un message au préfet Jacques Witkowski.

    Un « modèle atypique »

    « J’espère que vous resterez un long moment dans nos murs, je suis persuadée que vous allez être l’homme de la situation », a-t-elle lancée, rappelant que « nous sommes dans un département particulier où vous avez tous les risques sauf celui des avalanches ». Pour les pompiers, « pas d’économie, que des dépenses pour du matériel et des casernes du XXIe siècle », poursuit l’élue qui prévient : « Les recettes ne sont pas extensibles. » Pour elle, « les départements sont en danger », estimant que « sans eux c’est une régression de la démocratie ». Elle insiste : « Il va falloir qu’au plus haut niveau de l’État, on travaille sur l’équation des recettes et des dépenses, Monsieur le préfet. »

    Le représentant de l’État se bornera à la lecture du message de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, défendant un « modèle atypique fondé sur le volontariat qui nous oblige ». Les sapeurs pompiers vont également pourvoir bénéficier de trimestres supplémentaires pour la retraite « dans un décret pris dans les prochains jours », a promis le ministre.

    Cette cérémonie a également été l’occasion de remise de médailles de la sécurité intérieure, échelon bronze argent ou or, et de casques pour la 55e promotion de professionnels, baptisée du nom d’Emma Bouquet, tragiquement décédée à 21 ans en février et, volontaire au centre d’incendie et de secours d’Eyguières depuis 2 ans.

  • Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Le lieu est symbolique. Quatre membres de l’équipe de Gaby Charroux ont choisi la Poste de Ferrières, pour ce premier samedi de campagne après la déclaration de candidature du maire communiste de Martigues, jeudi soir. Symbolique par l’énergie dépensée par le maire et son équipe, en lien le comité de vigilance postale de Martigues, durant plus d’un an et demi, pour le maintien du bureau de Ferrières, menacé de fermeture au prétexte de la baisse de fréquentation.

    Cet usager s’en souvient. « Il y a eu pas mal de manifestations pour que le bureau ne ferme pas. Il est très utile pour beaucoup de personnes âgées qui doivent utiliser leur voiture et pour lesquelles se garer à Jonquières est un enfer », resitue Fatih Resaigui, qui vit et travaille à Martigues. « Je sais comment le maire a poussé pour maintenir le bureau de Poste », affirme-t-il, de même qu’il renouvelle sa « confiance pour défendre la Poste, mais aussi tous les services publics ».

    Confiance mais exigence

    Cette confiance de Fatih Resaigui s’accompagne, comme pour plusieurs autres Martégaux rencontrés, d’une exigence. « Il ne faut pas négliger le volet sécurité, nous avons besoin d’une police de proximité qui réinstaure le dialogue avec les gens » recommande-t-il, en précisant que « ça va de pair avec l’activité des centres sociaux ». Même son de cloche pour ce néo martégal arrivé de Pau depuis un an, qui « ne connaît pas la politique locale ».

    Christian Deprez, élu de la majorité, répond qu’« il y aura toujours à améliorer », tandis que sa collègue Marceline Zéphir (PCF) développe : « Nous voulons aussi la police dans tous les quartiers avec un rôle qui ne soit pas que répressif. »

    Grégoire Benoît, néo martégal depuis un an et demi et travaillant dans une ville voisine, pense que « c’est partout pareil, il faut se battre contre la délinquance ». Mais avant tout, le quadragénaire souligne que « Martigues est une ville chaleureuse. Mes enfants sont heureux, mon fils fait du judo et, cet été, je suis beaucoup allé à la plage de Ferrières avec mes enfants. C’est super, elle a été refaite et c’est agréable l’été avec les paillotes. »

    Face aux nouveaux arrivants, Marceline Zéphir rappelle que « cette ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 60 ans. Ça veut dire médiathèques et crèches municipales gratuites, ou cantines peu chères, par exemple ». Christian Deprez renchérit : « Le centre d’initiation sportive permet aux enfants de découvrir tous les sports gratuitement. »

    Un bilan qui appelle d’autres propositions lors du premier atelier citoyen, prévu le 6 décembre à 10h, salle Dufy.