Tag: Secrétaire général

  • FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    FO Territoriaux fait son congrès et dresse un bilan de mandat

    « Top chrono, à deux sur la moto. Asalto avec un bon poto. » Pour le congrès et les vœux de Force ouvrière Territoriaux Marseille Métropole, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, fait son entrée sur le refrain bien connu du son Asalto de Jul et de l’album La zone en personne. Une arrivée en mode rock star dans le théâtre de l’Odéon, aux côtés du secrétaire général de l’organisation syndicale Patrick Rué et chaudement accueillie par les centaines de militants, à grands coups d’accolades et d’embrassades. « C’est la première fois que nos vœux s’inscrivent dans un congrès statutaire, c’est un hasard des dates. Et nous sommes en pleine campagne, je dois donc peser chaque mot », ironise Patrick Rué.

    Première organisation syndicale des deux collectivités, revendiquant près de 3 000 adhérents et historiquement décrite comme en cogestion avec la municipalité sous les mandats de Gaston Defferre (PS) et Jean-Claude Gaudin (LR), ce congrès des agents territoriaux FO est donc un moment particulièrement attendu à Marseille. Il clôt une mandature qui s’est déroulée avec Benoît Payan comme édile. Et encore plus attendue avant des élections municipales où le maire sortant est candidat à sa succession. « Les écoles et les crèches ont été très satisfaites avec une nette amélioration des effectifs. La réduction du temps de travail a été une grande avancée », entame Patrick Rué.

    Il dresse le même bilan pour d’autres services de la collectivité, comme la police municipale. Et insiste sur tout un panel d’avancées salariales à mettre au crédit de FO, comme « la revalorisation des tickets-restaurants, la prime d’inflation qui a été pérennisée en prime d’été, la prime à la police municipale… ». En clair, le syndicaliste loue le dialogue social avec la mairie et salue, tout en le tutoyant, le travail « respectueux » avec Joël Canicave, l’adjoint aux finances. Mais, il fait aussi part des revendications de l’organisation, comme la mise en place d’une « direction générale administrative de la sécurité » ou encore la municipalisation des repas pour les minots.

    « Je ne peux pas dire chers camarades »

    Si Benoît Payan est soumis à la réserve électorale et ne peut pas vanter son bilan, il est en terrain visiblement conquis. Il a d’ailleurs largement salué le travail quotidien des agents, des personnels de crèches aux policiers municipaux, en passant par les services administratifs. « Vous êtes les piliers essentiels de la vie de la cité, vous servez l’intérêt général, vous servez la République. On vous doit le respect », insiste le maire. Il prend un exemple parlant : « Ce sont les régies de Marseille qui ont fabriqué le trône du Pape, ce sont les seules au monde de l’histoire à l’avoir fait ! ». En résumé, il adresse une vraie ode aux travailleurs de la collectivité : « Je ne serais rien si je n’avais pas les agents de la Ville derrière moi. » Et toujours avec une pointe d’humour, il utilise les termes « mesdames, messieurs » pour les congressistes car « je ne peux pas vous dire chers camarades »…

  • Vaucluse : Force ouvrière vise un triplé dans la fonction publique

    Vaucluse : Force ouvrière vise un triplé dans la fonction publique

    Gâteaux des rois, sodas et un peu de champagne pour lancer l’année chez Force ouvrière (FO), à l’occasion des vœux du syndicat vendredi 23 janvier. Et si son secrétaire départemental, Étienne Raoul, a tenu à rappeler l’apolitisme de FO en évoquant les échéances municipales, c’est bien un autre scrutin qui est dans toutes les têtes : celui des élections professionnelles dans les trois versants de la fonction publique.

    « C’est l’enjeu majeur de 2026, celui de notre représentativité ! », lance avec vigueur, au micro, le représentant devant une cinquantaine de secrétaires et militants des différentes sections. Et ce car « il s’agit de conserver notre première place dans la fonction publique », poursuit-il. FO est, en effet, le premier syndicat dans la fonction publique d’État et la fonction publique territoriale, mais reste deuxième dans la fonction publique hospitalière, derrière la CGT. « Il y a huit ans, on était à 850 voix d’écart avec la CGT. Puis, en 2022, on n’était plus qu’à 150 voix. Donc, l’objectif est de passer premier. Et on a bon espoir au vu du travail engagé », confirme Christophe Del Rey, secrétaire général santé FO de Vaucluse.

    Préparation importante

    Une première place primordiale pour le syndicat. « Quand on va voir un directeur d’établissement ou l’ARS en tant que première force syndicale du département, la représentativité, ça a un poids. Si on veut faire quelque chose, on peut plus facilement faire bouger les lignes », poursuit le responsable syndical de la santé.

    Une échéance encore lointaine, du 3 au 10 décembre, mais qui se prépare bien en amont. « On a l’habitude de dire que les élections se préparent tout au long du mandat », glisse Étienne Raoul, qui n’évoque pas de projets ou travaux particuliers à venir, car « il est plus important de rendre compte de ce que l’on a fait plutôt que de faire des promesses que l’on ne peut pas toujours tenir », tout en assurant que des propositions seront formulées. Dans un premier temps, au cours des dix prochains mois, il faudra notamment constituer les listes et établir le cahier des votants.

    De nombreuses sections syndicales ont ainsi été créées dans des établissements où le syndicat n’était auparavant pas présent, comme à l’Ehpad de Bédarrides ou encore aux hôpitaux de Cavaillon et de Carpentras. « C’est beaucoup de travail. En quatre ans, on a fait quatre ou cinq fois le tour du département pour assurer des permanences », conclut Christophe Del Rey.

  • À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    Nouvelle année, nouveaux locaux pour l’Union locale CGT de Port-de-Bouc. Le syndicat s’installe cours Landrivon, dans un « bâtiment rénové », « le fruit d’une volonté partagée entre la municipalité communiste et l’association de la Bourse du travail », salue Romain Delattre.

    De quoi poursuivre sa mission : « Unir les travailleurs pour lutter contre toutes les logiques de guerre, d’exploitation et de domination ». « Agir pour la paix, c’est aussi agir quotidiennement sur nos lieux de travail, comme l’ont fait les dockers de Fos et du Havre en refusant de charger du matériel militaire destiné à l’armée Israélienne, affirme le membre de la commission exécutive de l’UL. En France, si la guerre n’est pas encore militaire, elle est clairement sociale. Les politiques menées ont un objectif clair : faire payer aux travailleurs cette énième crise du capitalisme ».

    Défendre

    le vivre-ensemble

    Les attaques se multiplient, selon la CGT : contre la sécurité sociale, les services publics, l’industrie, l’hôpital public… « Raison de plus pour continuer la lutte que nous menons localement avec la CGT de l’établissement de Martigues pour un accès aux soins dignes », assène Romain Delattre. Pour rappel, le syndicat réclame la création de 90 emplois statutaires à temps plein et le déblocage de 170 000 euros d’investissements.

    Une autre priorité pour cette année : l’arrivée de la ligne très haute tension devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos-sur-Mer, qui n’est « plus une option mais une nécessité ». Sans elle, « tout notre secteur est condamné à long terme », affirme le syndicaliste alors que les agriculteurs, les associations écologistes et les élus du pays d’Arles s’y opposent et que l’État a acté le report de sa réalisation en décembre, exigeant de nouvelles précisions au gestionnaire public du réseau, RTE.

    En cette année d’élection, la CGT rappelle que le RN, qui soutient le candidat Pascal Spanu (RPR) à Port-de-Bouc, « a voté contre l’augmentation du smic, contre l’indexation des salaires, contre le gel des loyers, contre tout ce qui est bon pour la classe ouvrière et bénéficie au CAC 40 ». « Nous ne pouvons pas laisser Port-de-Bouc être abandonné aux alliés de la bourgeoisie et de la finance, aux amateurs des dérives autoritaires et des décisions liberticides… affirme Romain Delattre. Dans cette période, il est essentiel de démontrer aux travailleurs qu’ici le vivre-ensemble n’est pas l’exception mais bien la norme ! »

  • Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Lors de ses vœux, ce jeudi 22 janvier, Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille, a tenu à rappeler que son activité relevait avant tout du « fruit du travail des travailleuses et travailleurs du port ».

    S’il convient que « le port dispose d’un modèle économique robuste », il s’interroge sur l’avenir de cet outil de développement crucial du territoire, notamment « sur la finalité de certains projets sur les segments à la fois liés à la décarbonation et soumis à une concurrence exacerbée ». Pour le responsable syndical, « les prochaines élections municipales sont un laboratoire politique ». Et de souligner que « depuis plusieurs semaines, nous voyons fleurir des discours d’équilibrisme électoral, le fameux “en même temps” ». 

    Décarbonation sans ligne THT ?

    À savoir : « Un emploi industriel mais en même temps sans industrie, pour la souveraineté énergétique mais avec une baisse de la production, pour la décarbonation mais contre la ligne à très haute tension, pour la transition écologique mais contre le transport ferroviaire, pour la qualité de l’air mais contre le branchement des navires à quai. » Et au final, des positionnements « toujours contre les industries des activités portuaires, qu’il s’agisse des passagers, de la réparation navale ou du transport des marchandises », résume-t-il. Autant d’éléments qui poussent le syndicat à la plus grande prudence.

  • Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des portuaires de Marseille mais aussi de Fos-sur-Mer ont assisté nombreux ce jeudi 22 janvier aux vœux de la CGT. L’occasion pour leur secrétaire général, Pascal Galéoté, de contextualiser ce traditionnel exercice. D’abord, la situation internationale qui concerne au premier chef un port ouvert sur le monde.

    Santé, paix, solidarité, « ces mots peuvent paraître simples mais ils prennent aujourd’hui une résonance toute particulière dans un monde traversé par l’instabilité, les conflits et les dérives autoritaires » pose-t-il. Et de revenir sur un « Donald Trump qui se pose en arbitre du monde et en tuteur autoproclamé des nations ». Il rappelle à quel point le « discours politique s’est décomplexé, glissant sans retenue d’une droite conservatrice vers une extrême droite agressive, autoritaire et prédatrice ». Déplorant la multiplication des interventions militaires, en dehors « du droit international, du rôle de l’ONU et de la souveraineté des peuples », le syndicaliste souligne le cas du Venezuela, revient sur les velléités de Trump de capter les ressources fossiles du Groenland.

    La domination par la force. Une logique « que nous retrouvons en France » décline Pascal Galéoté déplorant « la concentration des pouvoirs, l’arrogance et l’autoritarisme » qui entraîne le pays vers « l’impasse démocratique ». Jusqu’à user du 49-3 faute de pouvoir voter un budget, après avoir « refusé de nommer un Premier ministre issu du Nouveau front populaire pourtant arrivé en tête aux dernières législatives ».

    Remise en cause du 1er mai

    Et de dénoncer le creusement des inégalités, les aides aux entreprises qui atteignent des sommets « sans aucune contrepartie sociale, salariale, environnementale ou industrielle ». Il enchaîne sur la remise en cause des « repères sociaux, des droits collectifs et de nos symboles ». Il entend par là le détricotage du 1er mai avec une proposition de loi LR, soutenue par les macronistes et le RN, pour autoriser ce jour-là le travail de certains secteurs, restaurants, fleuristes ou culture, en débat ce jeudi à l’Assemblée nationale. Pas question pour lui de « s’attaquer aux droits sociaux et à l’histoire ouvrière ».

    En matière de dérive, il revient aussi sur cette Une du journal La Provence le 14 janvier, sur les « grands procès de 2026 », le mettant au même niveau notamment que le chef du clan Yoda. Si depuis, le directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, s’est fendu d’une adresse aux lecteurs, réfutant « l’idée d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur » du responsable CGT, une rencontre a eu lieu ce jeudi matin indique Pascal Galéoté, entre « notre fédération, l’Union départementale » et « la numéro 2 de CMA et le directeur du pôle média ». « Profondément attaché à la liberté de la presse », il estime qu’elle « implique des responsabilités ».

    Fort de 42 500 emplois portuaires pour 54 métiers, soit « des dizaines de milliers de familles », il s’inquiète aussi de l’avenir, alors que la campagne des municipales bat son plein. « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs », assène-t-il. Sans industrie, le port deviendrait « une coquille logistique fragile, soumise à la volatilité des trafics et à une concurrence internationale féroce », prévient-il, « la transition écologique ne peut se résumer à une opposition simpliste entre la fin du monde et la fin du mois ». Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 245 millions d’euros, le bilan d’activité reste contrasté analyse-t-il, « le port doit beaucoup à ses activités passagers, à la réparation navale et à la fourniture de ses services essentiels comme l’eau et l’électricité ».

    « Une conjoncture instable », qui ne doit pas faire oublier que ce résultat est celui d’une « capacité collective à produire de la richesse » martèle Pascal Galéoté, fier de revendications qui ont permis la création de 37 emplois supplémentaires en 2025, « dont 4 négociés hier soir pour l’activité voyageurs », de « 87 nouvelles adhésions en 2025 pour atteindre les 867 syndiqués ».

    « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs »

  • Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    C’est une première, j’ai 20 ans de Crédit Agricole et cela ne s’est jamais fait. » Alexandre Ferretti, secrétaire général de Sud Crédit Agricole Alpes-Provence, relaie, avec le Sneca/CGC, le mouvement de grève national prévu ce jeudi 22 janvier sur les caisses de la région. Date à laquelle se tient un comité social et économique. Débrayage ou journée de mobilisation selon les agences, ce mécontentement fait suite « à l’échec des négociations salariales, dans un contexte pourtant marqué par des résultats économiques solides », indique une intersyndicale dans un communiqué CGT-Sneca-Sniam-Sud-Unsa. De « 16 à 17 euros bruts par mois » à mettre en regard de résultats nets au troisième trimestre de plus de 3 milliards d’euros, détaille Alexandre Ferretti. Pour lui, « on ne peut pas demander de l’excellence relationnelle, de l’engagement aux salariés et ne pas les augmenter dans une région où le coût de la vie est plus important qu’ailleurs ».

    Les syndicats dénoncent également une dégradation de leurs conditions de travail. « On se rend compte avec une intelligence artificielle de plus en plus présente, la concurrence des banques en ligne, la demande croissante de nos clients, on doit être encore plus réactifs qu’avant », explique Alexandre Ferretti.

    « Le sang vert »

    Si l’engagement et « l’appartenance à l’image » restent « très forts », « on a des éléments qui nous sont présentés dans les CSE, sur l’absentéisme notamment. Nous sommes inquiets de la santé de nos collègues », témoigne le représentant syndical. Par-dessus tout ça, les réformes organisationnelles menées par le Crédit Agricole ajoutent à l’angoisse. Le projet « Efficacité » prévoit de réduire « les coefficients d’exploitation ». « On commence à perdre certains services au niveau de certaines caisses », précise Alexandre Ferretti. Si chaque caisse régionale est indépendante avec des services dits « support », dédiés par exemple à l’assurance emprunteur, ces derniers sont regroupés. « L’objectif, c’est de faire des économies d’échelle dans le temps », poursuit le syndicaliste, inquiet pour les « emplois de demain ». Si aucune suppression d’emplois n’est prévue au sein du Crédit Agricole Alpes-Provence qui rassemble quelque 2 200 salariés, les non-remplacements commencent déjà dans d’autres caisses, assure-t-il.

    « Ce qui fait notre force c’est la proximité et pour que ça tienne, il faut que les gens soient heureux », martèle Alexandre Ferretti, « les salariés ont le sang vert mais il faut voir comment on va vers ce nouveau projet d’entreprise ». Raisons pour lesquelles des « points conviviaux » sont organisés dès 8h30 ce jeudi 22 janvier sur les sièges de Gap et Aix-en-Provence pour échanger avec les salariés.

    Contactée, la direction régionale n’a pas donné suite. Une prochaine réunion de négociation au niveau local est prévue début février.

  • L’UD CGT à fond contre l’extrême droite en 2026

    L’UD CGT à fond contre l’extrême droite en 2026

    Une salle comble et des vœux empreints de combativité pour l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. « Nous en aurons besoin, pour affronter cette nouvelle année qui ne part pas de la meilleure des manières », entame le secrétaire général de l’organisation, Marc Pietrosino, ce jeudi soir à la Bourse du travail de Marseille. Pour sa première cérémonie de vœux, le syndicaliste élu au congrès d’octobre dernier, débute son allocution par l’actualité chaude au niveau international. Il dénonce d’emblée « l’administration Trump qui enterre clairement l’ordre international qui prévalait depuis 1945 » en citant « l’enlèvement du président Nicolas Maduro ». Dans la lignée de la tradition de l’organisation, Marc Pietrosino pointe « une violation du droit international que le président Lula comparait aux pires heures de l’ingérence états-unienne en Amérique du Sud ». Un bon moyen de rappeler qu’à l’inverse, « face aux attaques impérialistes et aux régimes autoritaires, de la Palestine au Venezuela, de l’Iran à Cuba, l’Union départementale apportera toujours son soutien inconditionnel aux peuples qui luttent pour la liberté ».

    Son constat pour l’Europe n’est pas plus reluisant. « Les entreprises européennes vont continuer de soigner leurs actionnaires en 2026. Le montant total des dividendes versés par les groupes de l’indice Stoxx 600 pourrait atteindre 454 milliards d’euros cette année. » Même dessin pour la France, mais avec un supplément « d’instabilité politique rare ». « L’explication de cette instabilité est due au refus d’un président de la République de se conformer aux résultats des élections, d’écouter les mots d’ordre des nombreuses mobilisations qui ont eu lieu », tacle le secrétaire général. Avant de tonner : « Il s’entête dans une politique néolibérale mortifère. »

    Le lien est tout trouvé avec un autre grand combat de la CGT : la lutte contre l’extrême droite. « Maintenant, pour remplacer le banquier ni de droite ni de gauche, les capitalistes s’activent pour construire une union des droites et propulser les candidats d’extrêmes droites sur le devant de la scène », s’alarme Marc Pietrosino. L’occasion d’évoquer les élections municipales de mars prochain. Un scrutin pour lequel l’organisation « ne compte pas rester muette ». « Nous avons toujours eu des accointances avec les forces progressistes, surtout avec celles qui savent qu’elle est la place de chacun », explique le syndicaliste. Il espère notamment « une victoire du camp progressiste à Arles » au regard du combat des militants pour l’occupation de la bourse du travail de la ville. Devant des représentants du PCF, LFI, NPA ou LO, le secrétaire général délivre un message clair : « Nous continuerons ce travail avec toutes les forces politiques et progressistes qui partagent nos valeurs et notre vision. »

    Un meeting avec Sophie Binet à Gardanne

    Un travail qui passe notamment par une bataille idéologique et culturelle. « Cette alliance entre le capital et l’extrême droite symbolisée par les tentatives d’appropriations de tous les médias, et du monde de la culture, par des milliardaires tels que Boloré, Krétinsky ou Stérin », analyse Marc Pietrosino. Avant de rester positif : « Nous ne sommes pas sans arme face à cela. Nous représentons le nombre et la proximité. La CGT des Bouches-du-Rhône, c’est 32 000 adhérents répartis dans des centaines d’entreprises. » Et la CGT 13, c’est aussi des luttes victorieuses. « Nous démontrons à l’ensemble du monde du travail que nous sommes capables de mener à bien des projets porteurs d’emplois qui contredisent la logique patronale », rappelle le secrétaire général. Il cite notamment la société coopérative d’intérêt collectif CPMM, fruit « d’une reprise de l’outil de travail ». Mais également « les premières embauches à la centrale de Gardanne (…) formidable outil industriel ». De quoi résumer le combat du syndicat pour « développer les industries, les activités portuaires, le réseau ferroviaire et énergétique ». De quoi annoncer surtout « un meeting sur le site de la centrale qui verra la venue de notre secrétaire générale Sophie Binet » le 13 février prochain. Tout un programme donc.

  • L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    La « Une » de nos confrères de La Provence d ece 14 janvier, à propos des « grands procès de 2026 » et des « affaires qui feront la Une de l’actualité judiciaire cette année », fait réagir l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Et il y a de quoi : le journal affiche Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (CGT GPMM) aux côtés de Félix Bingui, le « chef du clan Yoda jugé pour le trafic de la Paternelle » ou encore de l’affaire des « bars à filles de l’Opéra », à la Une comme dans les pages.

    « Une nouvelle fois, ce journal orchestre une mise en scène méthodique visant notre camarade », tempête l’organisation syndicale. Elle juge que « le placer sur la même ligne que des trafiquants, des tueurs d’enfants, des marchands de sommeil ou des proxénètes ne relève ni de l’information ni du hasard. Cela traduit un choix éditorial assumé, profondément partial et politiquement orienté ».

    L’UD CGT 13 revient aussi sur le passif entre la CGT du Port et le journal du milliardaire Rodolphe Saadé : « Deux plaintes ont été déposées en janvier 2025 visant “La Provence”. Elles sont actuellement en cours d’instruction : l’une pour violation du secret de l’enquête, l’autre pour diffamation. » Manière de rappeler que La Provence avait révélé le placement en garde à vue de Pascal Galéoté concernant des soupçons de détournement fonds du Comité social et économique du port avant même qu’il ne soit lui-même au courant. Lequel nie en bloc ces accusations. « Cette mise en parallèle scandaleuse vise à discréditer l’action syndicale et celles et ceux qui, chaque jour, défendent les droits des salariés », développe l’UD CGT 13. Avant de dénoncer une « tentative grossière de caricature ». Et de noter : « La stigmatisation et les amalgames ne feront jamais taire la contestation sociale ni les luttes portées par la CGT. »

    Précisons qu’au lendemain de la parution de cette Une et la diffusion du communiqué de presse de la CGT, le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye s’est justifié d’un mot « à nos lecteurs » apportant quelques éléments d’importance*. Ce dernier entame : « Une photo qui ne passe pas », avant de renvoyer à la communication de la CGT. Puis développe : « Cette Une peut en effet prêter à interprétation, nous entendons le point de vue de Pascal Galéoté, sa présence aux côtés des autres affaires peut se discuter ». Pour autant il précise ensuite : « Cependant, nous réfutons l’idée que nous ayons voulu porter à l’honneur du responsable CGT dont nous suivons l’actualité avec minutie et rigueur ». Les militants de l’organisation syndicale et le concerné apprécieront… Ou pas.

    *Article mis à jour le 15/01 dans la matinée

  • Les postiers de SUD PTT au front contre les sanctions

    Les postiers de SUD PTT au front contre les sanctions

    « C’est le cinquième entretien, il y a une forme très claire d’acharnement. » Devant l’Hôtel des Postes, rue Colbert à Marseille, le postier et syndicaliste Yann Quay-Bizet de SUD PTT, va droit au but. « Il y a une grande solidarité, on peut être serein et droit dans nos bottes. Si ça finit en conseil de discipline, on sera 3 milliards sur cette place ! », tonne-t-il avec humour, devant des militants de l’organisation venus le soutenir. Habitué des « entretiens préalables à sanction » comme celui pour lequel il est convoqué ce jour, le syndicaliste n’en démord pas et peut compter sur le soutien de son organisation syndicale. « La nouvelle direction nationale vient pour taper fort. Elle table sur 5 à 6 000 emplois qui vont être supprimés à la Poste. Cette attaque contre Yann est télécommandée, il y a la volonté de couper les têtes de ceux qui disent que cette politique est néfaste », juge Yann Remblé, représentant de SUD PTT.

    Si le motif exact de la convocation n’est pas communiqué, les militants ont bien une idée : « On se doute qu’ils vont encore lui dire qu’il désorganise le service. Mais qui désorganise réellement ? Aujourd’hui, on fait face à des bureaux qui ferment, un management toxique, une charge de travail qui s’accroît et de la précarité », poursuit Yann Remblé. Logiquement, l’organisation dénonce une « répression et une discrimination syndicale ». D’autant qu’elle se targue d’une victoire aux prud’hommes qui contredirait largement la position du service public postal à son encontre : « Le conseil des prud’hommes a annulé toutes les précédentes sanctions, le 30 juin dernier. La liberté d’informer et d’expression à la Poste existe depuis des années. » Le député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, Hendrik Davi était également présent en soutien.

  • Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Plus d’une tonne de légumes donnés à Avignon pour ne pas les jeter

    Devant la préfecture de Vaucluse, ce mercredi 10 décembre en milieu de matinée, un long camion rempli de dizaines de cagettes de mâche est déchargé par une demi-douzaine de bénévoles d’associations diverses du territoire avignonnais. « On donne pour ne pas jeter », lâche avec dépit Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84).

    Au total, 500 kilos de mâche, 200 de céleri, de blettes et de butternuts ont ainsi été donnés aux Restos du Cœur de Sorgues et à l’épicerie solidaire de Châteaurenard.

    Car chaque semaine, « on en jette au moins dix fois plus par exploitation », assure un exploitant de Pernes-les-Fontaines, gilet sans manches des Jeunes agriculteurs sur les épaules. « On comprend que les gens achètent le moins cher, bien sûr. Surtout quand on voit que ça passe du simple au double. Mais de notre côté, on est obligés de tout broyer. C’est comme ça chez tout le monde. Qui peut travailler dans ces conditions ? », s’interroge son confrère dans la même tenue. « C’est de la belle marchandise, et au lieu de la jeter, c’est formidable de pouvoir en proposer à nos bénéficiaires. Car on en manque en ce moment », témoigne Claude, bénévole pour Les Paniers solidaires, épicerie sociale basée à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). « Il faudrait mettre un système en place pour pouvoir récupérer tout ça dès qu’ils doivent jeter quelque chose. Car on est très demandeurs de ces produits et on peut se déplacer sans aucun problème », insiste Vincent Rodrigue, bénévole « à la ramasse » des produits pour les Restos du Cœur de l’Isle-sur-la-Sorgue, tout en tentant de faire rentrer toutes les cagettes dans son camion tel un Tetris de verdure. D’autant qu’il affirme qu’il y a « de plus en plus d’inscrits » aux distributions alimentaires, avec aujourd’hui 210 familles accompagnées. « Surtout beaucoup de jeunes », ajoute-t-il tristement.

    Moins de consommation

    Une action qui a été organisée par la FDSEA de Vaucluse, car confrontés « à un surplus de production et à des difficultés de mise en marché », précise le syndicat dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. « Les magasins nous disent qu’il n’y a plus de consommation. Et dans le même temps, ils mettent des produits étrangers moitié moins chers que les nôtres. Et ce alors que la différence quand eux les achètent est bien moindre. Ils profitent du fait que c’est produit en France pour se remplir les poches », poursuit Sylvain Bernard. « D’autant qu’avec la loi anti-gaspi, on est hors-la-loi avec tout ce que l’on jette. Déjà qu’on est assaillis par des normes sans commune mesure avec celles des autres pays », abonde Philippe Bon, vice-président de la FDSEA de Vaucluse.