Tag: Secours Populaire

  • Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.

    Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.

    Porte d’entrée

    Le lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.

    Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.

    Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.

    Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.

    Coupures de droits

    L’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…

    « Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »

  • L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    À l’entrée de la Halle de Martigues, un panneau renseigne le visiteur sur les recherches de bénévoles d’un côté et celles d’associations où donner du temps de l’autre. Le carré des associations de solidarité se présente bien en vue dès la porte de la salle principale franchie.

    À la table de la Croix-Rouge, les biais d’engagement sont divers, entre secourisme, aide humanitaire ou alimentaire. Marc le Coz, membre du bureau de l’unité locale de Martigues, fait part de ses « difficultés à recruter dans la durée ». « Dans la société de consommation, les gens peinent à s’engager plus que sur une seule activité. Sur 100 bénévoles, seuls 10 à 15% sont fidélisés sur l’ensemble des activités et sur la durée », détaille le responsable. Même son de cloche pour la responsable du Secours catholique, Agnès Pau. « Avant le bénévolat était un engagement, maintenant c’est un loisir », juge-t-elle. Au Secours populaire, si ce n’est pas le nombre de bénévoles qui est en cause, c’est « la difficulté à trouver des gens compétents sur des domaines précis, comme la communication ou l’encadrement de groupes de jeunes », explique Marie-Pierre Di Folco, secrétaire générale. Mais la plus grande crainte, ce sont les finances, à la vue du budget Bayrou sabrant dans celui des collectivités.

    « Si demain nous n’avons plus de subventions des villes, on devra tout arrêter », lance Patricia Molins, des Équipes Saint-Vincent. Au Secours populaire, « si on devait payer le loyer pour nos 300 m² de locaux prêtés par la Ville, ça serait fini », stipule Marie-Pierre Di Folco.

    Pire encore, si l’opération Martigues solidaire venait à disparaître. « La Ville déclenche la solidarité, avec 9 tonnes de dons récoltés en échange d’une place de concert. Mais elle paye une grosse communication et un grand concert », précise la secrétaire. « Si ça venait à disparaître, on n’aurait plus d’aide alimentaire », selon Agnès Pau du Secours catholique. Plus que jamais, la solidarité est politique.

  • Cuges-les-Pins : une braderie solidaire spéciale rentrée organisée par le Secours populaire

    Cuges-les-Pins : une braderie solidaire spéciale rentrée organisée par le Secours populaire

    Ce mercredi, les bénévoles du secours populaire sont sur le pont pour proposer « une mini-braderie spéciale rentrée scolaire » dans son magasin solidaire.

    Des bénéfices, moteurs des actions locales

    Ce magasin, actif depuis quatre ans, est ouvert à tous, sans condition de ressources, dans les locaux de l’ancienne école Chouquet, prêtés par la municipalité. Des articles neufs, issus principalement de dons faits par de grandes enseignes de distribution, y sont proposés : vêtements, jouets, livres, le tout à petits prix. « On essaye de diviser le prix par 4 ou 6 », confie Dominique Desalons, secrétaire général du Secours Populaire de Cuges.

    « On ne perçoit aucune subvention, donc l’argent récolté nous permet de financer les actions du Secours populaire de Cuges-les-Pins », affirme Dominique Desalons. Des recettes qui leur permettent de mener à bien les distributions alimentaires du mardi et vendredi, les sorties et activités organisées pour les familles (Ok Corral et Disneyland) ou encore de verser des aides ponctuelles aux étudiants et aux associations.