Tag: second tour

  • Le PCF Var interpelle la droite au second tour

    Le PCF Var interpelle la droite au second tour

    Après un premier tour difficile pour les listes progressistes, le PCF Var partage son analyse. Pointant « une participation en baisse par rapport à 2014 », qui n’a pas joué en faveur de la gauche, et qu’il explique par « le contexte anxiogène des guerres et les trop nombreuses affaires judiciaires concernant des élus varois », il salue malgré tout « les campagnes dynamiques » menées par les partis de gauche « avec des citoyens engagés dans la plupart des villes varoises ».

    Le PCF regrette cependant la division de la gauche, qui ne lui a pas permis de « peser fortement » à La Seyne, où « chacun peut juger de l’irresponsabilité des uns et des autres face au danger du RN qui pourtant était annoncé », notant toutefois qu’« après une très bonne campagne de la liste de gauche PCF-GRS-Après-MRC, Stéphane Sacco arrive nettement en tête de la gauche ».

    « Empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite »

    Autre responsable « des résultats contrastés » : le « vote utile pour faire barrage au RN et ne permettant à la gauche de se maintenir qu’à La Seyne, La Garde, Solliès-Pont ». Toulon en Commun en a ainsi fait les frais au profit de Josée Massi selon le PCF Var, qui ajoute que cette dernière « a besoin des voix de gauche pour être élue, et doit en tenir compte ». Et enjoint, de manière générale, « les candidats de la droite sous la menace du RN » à prendre en considération « le vote des électeurs de gauche au premier tour ».

    « L’extrême droite peut conquérir plusieurs communes : Toulon, La Seyne, Draguignan, Six-Fours, Solliès-Pont, Salernes… Il est impératif d’empêcher son arrivée au pouvoir », martèlent les communistes, qui continueront « à défendre après les élections les intérêts de la population en matière de logement, de santé, d’éducation, de sécurité… »

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Notre fusion est essentielle pour gagner à Aubagne »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Notre fusion est essentielle pour gagner à Aubagne »

    La Marseillaise : Ce meeting est charnière : il acte la fusion de vos listes, au cœur d’une courte semaine de campagne de second tour. Quelle forme ce rendez-vous va-t-il prendre et quel message souhaitez-vous adresser aux habitants ?

    Jean-Pierre Squillari : Nous allons tous les deux prendre la parole à ce meeting, d’abord Giovanni Schipani, puis moi. Nous allons naturellement commencer par revenir sur les raisons pour lesquelles nous avons décidé de cette fusion. Il s’agit aussi de réinsister sur le danger que représente Gérard Gazay, avec le risque qu’il arrive à se maintenir à la mairie, et celui de Joëlle Mélin, avec le risque qu’elle accède aussi à la mairie. On va parler de notre stratégie afin d’empêcher que cela arrive.

    Justement, quelle est cette stratégie ? Comment allez-vous mener campagne pendant ces quelques jours ?

    J.-P. S. : La liste a été déposée hier [lundi] en préfecture, avec huit colistiers de la liste Aubagne mérite mieux qui nous rejoignent. Dès ce matin, nous avons commencé, notamment avec la tractation. Nous faisons campagne ensemble, avec une seule et même équipe de militants sur le terrain. Avec ce brassage, nous étions facilement une trentaine sur le marché, ce mardi matin. Et on va continuer exactement de la même manière, comme ce qu’on a appliqué pendant la campagne : nous avons un calendrier de rendez-vous pour mobiliser et tracter toute la semaine. Nous allons aller devant trois, voire quatre écoles, dès ce mardi soir. Pour les marchés, avec la trêve électorale, nous ne pourrons rien faire ce week-end, mais nous étions présents à celui de ce matin, et serons probablement sur celui de jeudi. L’avantage, c’est qu’on est deux fois plus.

    Que diriez-vous à un électeur qui doute de ce rassemblement ? Quels sont les arguments ayant mené à cette décision ?

    J.-P. S. : L’argument principal, c’est que nous voulons chasser Gérard Gazay de la maison et que nous ne voulons absolument pas que Joëlle Mélin y entre. C’est celui-ci l’argument choc, parce que sans fusion, nous n’y arriverons pas à Aubagne. La fusion est essentielle pour gagner. Autrement, nous ne sommes que des spectateurs. Et puis, ce rassemblement est tout à fait naturel, puisque nous avons le même langage. Nos deux programmes se ressemblent, à quelques nuances près bien entendu, mais il y a beaucoup de similitudes.

    Par exemple ?

    J.-P. S. : Nous avons tous les deux mis au centre de nos préoccupations la revitalisation du centre-ville, l’arrêt de la bétonisation, ou encore la construction d’une halle dans le centre-ville. Nous voulons aussi instaurer des tables rondes avec les commerçants afin de trouver des solutions à la fermeture incessante de tous ces magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. Ces choses-là étaient sur le programme de Monsieur Schipani, et sont des points majeurs d’accord entre nous. Et puis, pour les quelques différences qui existent évidemment, nous allons les aplanir en discutant. Et cette discussion, nous sommes tout à fait prêts à l’avoir.

    Seulement une journée après l’annonce du rassemblement, quels retours avez-vous déjà reçus des habitants et de vos soutiens sur ce choix de fusion ?

    J.-P. S. : Nous avons de très bons retours. Encore ce mardi matin, au marché, beaucoup de personnes nous ont dit qu’ils considéraient qu’il s’agissait d’une fusion intelligente. Beaucoup d’habitants comprennent ce choix commun et sont enthousiasmés par ce rassemblement de nos deux listes pour Aubagne.

    Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani, ce mercredi 18 mars, à 18h30, à la salle du Bras d’or.

  • [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    La Marseillaise : Comment comptez-vous l’emporter dimanche ?

    Nicolas Koukas : Tout d’abord en travaillant sur les abstentionnistes. Ensuite, lorsqu’on additionne les voix des candidats de gauche, on voit qu’on est devant. Et puis, surtout, on constate que deux Arlésiens sur trois n’ont pas voté pour le maire sortant. Au premier tour, on choisit, et au second, on élimine. Donc, au second tour, il nous faut éliminer le maire macroniste et son système, d’autant que de nombreux dossiers le concernant sont dans les mains de la justice depuis quelques jours, d’après certains médias. Il est temps de tourner cette page du clientélisme de M. de Carolis.

    Quelles actions menez-vous pour maintenir la dynamique jusqu’au second tour ?

    N.K. : Je suis, ce mercredi matin, sur le marché d’Arles et l’après-midi dans les quartiers et les villages de la ville, jusqu’à vendredi minuit. Il n’y a pas de minute de repos, on y va à fond ! Mardi après-midi, j’étais dans le quartier populaire de Barriol, à la sortie d’une école, on a fait du porte-à-porte. On est en train de convaincre toutes les familles que dimanche, il n’y a qu’un seul choix si on veut proposer une alternative, apporter des solutions concrètes dans le quotidien notamment sur le prix des transports, des cantines, etc. La seule candidature pour tourner cette page macroniste et rendre la ville aux Arlésiens est celle que je porte.

    Avez-vous reçu de nouveaux soutiens ?

    N.K. : On a reçu le soutien de Serge Meyssonnier, un ancien élu de M. de Carolis, un vrai gaulliste, qui avait été mis de côté très vite, mais aussi celui d’Europe Écologie-les Verts par l’intermédiaire de son sénateur, Guy Benarroche. Les soutiens commencent à se multiplier, ils sont de tous bords et c’est une bonne chose. Ils viennent d’abord de la gauche et ensuite de ceux qui veulent en finir avec le système qui a été mis en place depuis six ans. Au total, on compte douze démissions dans la majorité sortante, 200 départs d’emplois municipaux et des problèmes d’éthique et de morale extrêmement graves.

    Qu’avez-vous prévu pour ce dernier meeting ?

    N.K. : Une grosse mobilisation pour réexpliquer que le choix de dimanche est décisif pour l’avenir d’Arles. On veut rendre la ville aux Arlésiens, donner des moyens par quartier, par village pour que les habitants décident d’eux-mêmes des choix qui seront les leurs. Nous évoquerons les sujets liés à la prévention, à la tranquillité publique, aux stationnements, au centre-ville, aux quartiers qui ont été complètement délaissés. Mais, aussi, les villages comme Mas-Thibert ou au Salin-de-Giraud, où aucun investissement n’a été fait. Cela s’est d’ailleurs traduit dans les résultats, puisqu’au Salin-de-Giraud, je fais 41% au premier tour et 36% à Mas-Thibert. Les quartiers qui ont été abandonnés en appellent à nous. On sera là.

    Que répondez-vous aux attaques qui visent votre appartenance politique ?

    N.K. : Je trouve l’attitude de M. De Carolis indigne. Je rappelle qu’en 2015, lorsque j’avais été opposé au Front national sur une élection départementale, le premier qui m’avait appelé, c’était Patrick De Carolis, PDG de France Télévisions, en me disant « il faut battre l’extrême droite ». Et aujourd’hui, il n’y a dans sa bouche que les mots « extrême gauche » et « communiste ». C’est nier l’histoire d’Arles et celles de femmes et d’hommes qui se sont engagés dans la résistance, dans des combats syndicaux, dans des combats humains. C’est insultant vis-à-vis du peuple d’Arles et du peuple de gauche. Il n’a pas dit un mot sur l’extrême droite. Ce qui est normal puisqu’il a sur sa liste des gens qui sont proches du Rassemblement national. Son seul projet, c’est l’anticommunisme. Moi, mon seul projet, c’est de mettre fin à son système clientéliste. On a besoin d’une ville calme et apaisée. Ce que n’a pas su apporter Patrick de Carolis depuis six ans.

    Que signifierait une victoire à gauche dans le département ?

    N.K. : J’estime qu’on a résisté. Si on additionne les 25,5% aux 10% des Insoumis et les 1% de Lutte Ouvrière, on est à 36% au premier tour. On sait qu’il y a des réserves de voix qu’il faut désormais aller chercher. Il y a encore une capacité, ici, de résister à la fois à la macronie et à l’extrême droite.

  • Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Sébastien Delogu se désiste, mais LFI maintient ses listes dans 4 secteurs

    Des larmes et des accolades à l’Afriki Djigui Theatri, ce mardi, où devant caméras et micros, le candidat insoumis, Sébastien Delogu, a annoncé son retrait. « Nous sommes face au RN le plus solide rempart. Partout dans notre pays où les Insoumis sont arrivés en tête et ont fait la démonstration de leur capacité à rassembler largement et à écouter les aspirations du peuple tout entier, pose-t-il. Mais ici, à Marseille, les socialistes sont arrivés en tête et ils ont fait la démonstration de leur irresponsabilité et de leur sectarisme. »

    Comme il n’a jamais cessé de le faire tout au long de la campagne, il dénonce l’attitude du maire sortant et candidat à sa succession avec le Printemps marseillais, Benoît Payan (DVG). « En refusant tout front antifasciste au second tour, [il] fait la démonstration éclatante que le combat contre l’extrême droite valait moins à ses yeux que la soif de pouvoir », balance Sébastien Delogu, estimant que « l’orgueil et l’égo d’un homme ne doivent pas précipiter notre ville dans l’abîme ».

    En revanche, dans les secteurs où il n’y a pas de risque RN, ce sera le maintien, le candidat appelant ses soutiens à s’engager là « où il y a quelque chose à faire ».

    L’extrême droite, « les premiers corrompus »

    En clair, dans les 1-7, avec le dissident écologiste Sébastien Barles, dans les 2-3 avec Alladine Abdallah Salim (LFI), dans les
    4-5 avec Léa Bijaoui et dans les
    15-16 avec Rabyata Boinaheri, pour « faire entrer notre programme de rupture dans les mairies d’arrondissement » espère Sébastien Delogu. De fait, mis à part dans les 13-14 avec 13,10% des suffrages, les Insoumis n’ont pas réalisé de score suffisant pour espérer peser sur le scrutin.

    Sinon, pas de consigne de vote, mais une certitude : le RN ne doit pas l’emporter. « Je veux dire aux Marseillaises et aux Marseillais que les premiers corrompus, ce sont l’extrême droite », martèle Sébastien Delogu, rappelant que « leur présidente, Marine Le Pen, est condamnée pour détournement de fonds publics. Leur candidat, Franck Allisio, est mis en cause pour détournement de biens publics. Et enfin, la candidate des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Sandrine D’Angio, condamnée pour favoritisme durant son mandat précédent ». Une évidence : « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là. »

    Alors que Sébastien Delogu repart, refusant de répondre à la presse, Sébastien Barles en rajoute une louche. « C’est un retrait de combat », insiste-t-il. Et d’espérer avec les mairies de secteur, « créer une forme de “Parlement de Marseille fier et populaire” pour que les idées qu’on souhaitait porter comme nouvelles politiques publiques, soient portées à l’avenir à Marseille ». Sur l’extrême droite, « nos électeurs voteront en conscience, une conscience qui leur appartient », assure Léa Bijaoui, considérant avoir toutes ses chances dans son secteur, forte de 5 813 voix au premier tour, soit 16,64% des suffrages. « On a déjoué les pronostics », analyse-t-elle. Elle se félicite aussi au passage du score de Mathilde Lanté (Révolution permanente), « avec qui nous partageons pas mal d’idées ».

  • Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le Printemps marseillais en rempart au RN

    Le décor final est planté. À quelques heures de la date limite de dépôt des candidatures, l’insoumis Sébastien Delogu, qui avait promis de dégager Benoît Payan, le maire (DVG) sortant de l’hôtel de ville, a acté son échec. Arrivé en quatrième position du 1er tour des municipales dimanche, le député des quartiers nord a annoncé, mardi matin, son retrait de la course à la mairie centrale face « au risque » de victoire du Rassemblement national. Une annonce reçue avec froideur par Benoît Payan alors que la veille, une foule de partisans insoumis et de militants antifascistes était venue réclamer, avec force et dégradation, une fusion des listes aux fenêtres de son QG. La porte est restée close.

    Pari manqué

    La conclusion d’une campagne houleuse et arrogante dans laquelle l’insoumis, qui s’était promis de faire revenir aux urnes les habitants des quartiers populaires, n’a pas réussi son pari. Non seulement le taux de participation dans ces secteurs trop longtemps méprisés n’a pas connu l’engouement espéré, mais il n’a surtout pas réussi à rassembler. Dans une ville qui a placé Jean-Luc Mélenchon en tête du 1er tour de la présidentielle 2022 avec 31,12% des suffrages (108 423 voix), lui a plafonné à moins de 12%, réunissant péniblement 33 808 électeurs.

    Le 2nd tour se jouera donc dans une triangulaire avec un seul candidat désormais à gauche, Benoît Payan, crédité de 36,69% des suffrages dimanche, mais talonné de près (35,02%) par le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN). Jamais l’extrême droite n’a été aussi haute à Marseille. Une progression en partie liée à la dégringolade de sa concurrente Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, représentante d’une droite républicaine locale quasi disqualifiée et qui jouera gros, dimanche prochain, à Marseille. Le retrait insoumis, qui libère un couloir au Printemps marseillais, a immédiatement fait réagir le président du RN, Jordan Bardella, qui a exhorté son homologue des Républicains, Bruno Retailleau, à « prendre (ses) responsabilités en obtenant le retrait » de Martine Vassal, ignorant que celle-ci n’a plus sa carte aux Républicains.

    Un retrait dans les 13-14

    Reste à savoir comment réagiront les électeurs de la France insoumise. Sébastien Delogu n’a pas été des plus clair, appelant « toutes celles et ceux qui ont accordé leur voix à ne pas abandonner la lutte antifasciste et notre programme politique ». Dans son esprit d’abord le soutien aux candidats insoumis restés en lice dans quatre des cinq secteurs où ils avaient franchi la barre des 10%. Des secteurs, les 1-7, les 2-3, les 4-5 et les 15-16, où la gauche apparaît majoritaire.

    Dans ce dernier (8e secteur), une voix s’est élevée, celle du collectif Ibrahim Ali, pour tirer la sonnette d’alarme (lire encadré) et éviter un scénario qui, en 2014, dans les 13e et 14e arrondissements voisins, avait vu l’extrême droite arriver au pouvoir. Une mémoire à vif qui a en partie conduit au retrait de Mohamed Bensaada (LFI) , quatrième (13,1%) dimanche, dans ce 7e secteur justement.

    Une triangulaire y opposera donc Sandrine D’Angio (RN), Tina Biard-Sansonetti, candidate du Printemps marseillais, et Marion Bareille, la maire (DVD) sortante, élue en 2020 après le retrait de la gauche. Arrivée derrière Mohamed Bensaada, elle se maintient malgré le risque de l’extrême droite. La valeur du déshonneur… Mais devant la défaite annoncée, à droite, toute place semble bonne à gratter pour s’accrocher à la Métropole. Dans le reste des secteurs, les seconds tours restent inchangés.

    Sébastien Delogu balaie la demande de retrait des 15-16 du collectif Ibrahim Ali

    Face au risque de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, le collectif Ibrahim Ali a appelé, mardi, au retrait de la liste de la France insoumise dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille. La candidate LFI, Rabyata Boinaheri, est arrivée en 3e position (23,28%) dimanche, derrière le candidat du RN (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais (36,96%). « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN. Nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », justifient les proches du jeune marseillais assassiné en 1995 sur l’avenue des Aygalades. Une proposition rapidement balayée d’un revers de la main par Sébastien Delogu, soucieux de faire « accéder au pouvoir dans les quartiers Nord de Marseille la première femme noire » et « faire dégager Samia Ghali ». Un vrai programme…

    Réactions

    Martine Vassal, candidate de la droite et du centre

    « Benoît Payan choisit LFI. Marseille en danger. Accord secret, arrangements entre amis… Le masque tombe. Pour sauver sa place, Benoît Payan s’aligne sur les plus radicaux. Nous ne nous soumettons pas. Nous tenons. Pour Marseille, désormais, nous sommes la seule voie face aux extrêmes ! »

    Franck Allisio, candidat RN

    « [C’est une] alliance tacite entre Benoît Payan et Sébastien Delogu. Il n’y a que les plus naïfs qui y ont cru, comme ceux qui ont cru que Madame Rubirola allait être maire de Marseille. Eh bien ! Ils refont le coup ! Le vrai maire de Marseille, ce ne sera pas Monsieur Payan, mais Monsieur Mélenchon »

    Valérie Boyer, sénatrice LR

    « Ne vous leurrez pas, voter Benoît Payan et Yannick Ohanessian, c’est voter pour LFI. Une autre voix existe, celle de Martine Vassal et Sylvain Souvestre »

    Pierre Huguet, adjoint au maire et candidat Printemps marseillais dans les 9-10

    « Face au danger du RN, Sébastien Delogu a pris ses responsabilités en se retirant. Dans les 9e et 10e, où le RN est arrivé en tête, Laure-Agnès Caradec (LR) doit en faire autant. Se maintenir, c’est prendre le risque assumé de faire gagner l’extrême droite. »

  • Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Après un long silence, Martine Vassal se maintient, comme elle l’avait promis

    Il aura fallu la nuit et plus d’une demi-journée pour qu’enfin, Martine Vassal sorte d’un silence assourdissant. Le temps de digérer son score de 12,41%, sa liste étant arrivée loin derrière le Printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan (36,69%) et le RN Franck Allisio (35,02%) mais un poil devant l’insoumis Sébastien Delogu (11,94%).

    « Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position. Je veux l’affirmer avec clarté : nos courants doivent continuer à être représentés », assène-t-elle dans un long communiqué. « Entre la gauche de Monsieur Payan, l’extrême droite du RN et l’extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l’ordre, à la responsabilité, à l’équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville » qu’elle compte bien incarner. Elle met en avant « une équipe rajeunie, renouvelée et compétente, qui représente ces courants de pensée » qui « devra, demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal ». Pour Martine Vassal, « il serait impensable de priver les Marseillais de cette représentation au second tour ». Et de se poser en « véritable alternative à la gestion actuelle de la ville doit s’incarner dans un projet sérieux, expérimenté et capable de rassembler largement ».

    Des conséquences

    sur la Métropole

    La candidate de la droite et du centre revient sur son avenir au sein de la Métropole, qu’elle préside depuis 2018 et sur laquelle « cette élection aura également des conséquences majeures ». La Métropole « est une institution essentielle, composée d’une assemblée de maires qui travaillent ensemble pour les transports, l’économie, l’aménagement et l’avenir de notre territoire » rappelle-t-elle, « les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche ! Car nos courants sont les seuls à pouvoir maintenir une majorité à la Métropole ».

    Plus tôt dans la journée, Christophe Madrolle, au nom des « écologistes raisonnables » estimait lui aussi indispensable le maintien de Martine Vassal, qu’il qualifie d’« acte de résistance républicaine face à la montée des extrêmes ». « Une ville comme Marseille ne peut pas se résumer à un jeu de ping-pong institutionnel entre la gauche et l’extrême droite, les Marseillais ont besoin d’équilibre de pluralisme et de dialogue », insistait-il. Dans un communiqué, le référent Marseille de l’UDI, Frédéric Guelle, inquiet de la progression du Rassemblement national et de « la perspective de le voir accéder aux responsabilités », saluait l’engagement de Martine Vassal, porteuse d’une « alternative républicaine » et réclamait lui aussi son maintien.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».

  • Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Le scénario dont n’osaient même pas rêver le RN et Dorian Munoz, arrivés en tête au premier tour avec 35,3% des suffrages, est en passe de se réaliser. Il n’y aura pas de front républicain pour les empêcher de prendre la deuxième ville du Var, giron communiste puis socialiste sur une période totale de 55 ans, entre 1947 et 2020.

    Les trois autres qualifiés au second tour ont décidé de se maintenir. Stéphane Sacco, tête d’une liste d’union de gauche, considère « impensable qu’il n’y ait pas de voix de gauche audible à La Seyne pendant 7 ans. La droite a fait n’importe quoi pendant son mandat », justifie-t-il, affirmant que ni son parti (GRS), ni le PCF, n’avaient donné de consigne de retrait ou de fusion, y compris avec le PS Olivier Andrau, qui se retire, « ne voulant pas porter la responsabilité de l’arrivée du RN », affirme Stéphane Sacco.

    Passe d’armes à droite

    À droite, le maire sortant Joseph Minniti (LR) et le dissident de la majorité Cheikh Mansour (Hor.) se renvoient la balle. Le premier, qui se dit « prêt à discuter, mais encore faut-il qu’on (lui) demande », martèle que le second avait annoncé qu’en cas de 3e place, il se retirerait. « J’en appelle à une réaction républicaine de chacun », lance-t-il, confirmant que sa liste ne bougerait pas. Quant à Cheikh Mansour, il traite son ancien allié de « menteur. Il fait croire qu’il est ouvert, mais pas du tout », réfutant avoir tenu les propos qu’on lui prête. « Son équipe m’a demandé de me retirer contre une aide pour les législatives », jure-t-il, regrettant le fait que « tout le monde savait que le RN serait en haut, personne n’a pris le soin de s’allier ». Seul point d’accord entre les trois candidats : il reste 20 000 abstentionnistes à mobiliser. En une semaine, cela ressemble à nettoyer les écuries d’Augias.

  • Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Avantage à la gauche et au centre à Aubagne

    Le second tour aubagnais sera une triangulaire. En choisissant l’union, les listes de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani rebattent les cartes d’un premier tour qui positionnait comme favoris la droite et l’extrême droite. Les listes d’union de la gauche et divers centre ont choisi de s’unir, face à l’arrivée en tête de la candidate RN, Joëlle Mélin, avec 24,9% des voix, suivie de près par le maire sortant Gérard Gazay (LR), à 24,8%. Dès dimanche soir, Jean-Pierre Squillari, à la tête de la liste Aubagne en commun, a affirmé sa volonté d’une union avec les listes « anti-Gazay et anti- RN ». Une union voulue et confirmée ce lundi.

    De la gauche au centre, si « la culture politique n’est pas la même au départ, c’est sur l’urgence pour Aubagne que la convergence s’est faite », confie David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Théoriquement, l’addition des votes de la liste Aubagne en commun (DVG), troisième, qui a obtenu 23,35% des suffrages exprimés, et celle d’Aubagne mérite mieux (DVC), arrivée à 16%, les mènerait en pole position dimanche prochain.

    La liste LFI menée par Élodie Malek, qui a obtenu 4% au premier tour, n’a donné aucune consigne de vote à l’heure actuelle, mais la possibilité d’un report de voix reste envisageable. Si Jean-Pierre Squillari avait ouvert, dimanche, le dialogue avec toutes les listes hors celles du RN et de Gérard Gazay, la liste de Mohammed Salem (DVD), « n’a pas souhaité poursuivre les discussions engagées », comme le rapporte David Chiousse. Elle avait obtenu 6,5% des suffrages exprimés… À ses électeurs de faire leur choix dimanche prochain. En tout cas, l’union entre Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani fait basculer la campagne aubagnaise.

    L’union contre la division

    Si les deux candidats viennent de familles politiques différentes, Jean-Pierre Squillari a insisté sur l’importance du rassemblement, face « au risque, devenu réel, de voir le Rassemblement national diriger notre ville ». Pour le candidat de gauche « le constat est simple : ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Il affirme « partager l’essentiel » avec son nouvel allié : « Refuser le déclin, défendre les valeurs républicaines, protéger l’avenir de notre ville. »

    Giovanni Schipani s’est déclaré « très heureux d’être aux côtés de Jean-Pierre Squillari dans cette liste et prêt à travailler autour de ce projet ». Et à Jean-Pierre Squillari d’insister :
    « Nous refusons de laisser notre ville tomber aux mains de l’extrême droite, nous refusons aussi que rien ne change après douze ans d’immobilisme », assure-t-il. Le second tour est une véritable bataille pour le candidat, qui refuse de le qualifier « d’affrontement classique », et préfère y voir un « moment de vérité, lors duquel, dimanche, chaque voix comptera ».

    Des voix qui laissent, théoriquement, une porte grande ouverte à la nouvelle liste d’union. En pratique, Jean-Pierre Squillari a d’ores et déjà annoncé que la fusion des listes se ferait « sur la base d’une représentation issue des urnes ». Les deux listes seront rebattues à hauteur des voix et présenteront un programme, visiblement consensuel, précise David Chiousse, qui voit dans celui d’Aubagne mérite mieux, « un programme 100% compatible avec celui d’Aubagne en commun ». Plus de temps à perdre pour les deux candidats, qui tiendront leur premier meeting commun mercredi soir, à la salle du Bras d’or.

    Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et de Giovanni Schipani, le mercredi 18 mars,
    à 18h30, salle du Bras d’or.

  • À Gardanne, une triangulaire et 43% d’abstention à capter

    À Gardanne, une triangulaire et 43% d’abstention à capter

    Dimanche, le maire sortant Hervé Granier (LR), tête de la liste Gardanne-Biver avance, a pris la première place de ce premier tour avec 43,56% des voix devant la liste d’union de la gauche, Ensemble changeons de cap pour Gardanne-Biver conduite de Jean-Marc La Piana (36,48%). En troisième position, le candidat RN Bruno Priouret (RN), Notre ville, notre avenir, est qualifié et se maintient pour le second tour avec 19,96%.

    Dans cette triangulaire pour le second tour, il reste aux candidats et à leur équipe à mener un grand travail de terrain pour aller chercher les voix qui ne se sont pas manifestées.

    Une semaine pour convaincre 665 voix

    Seuls 9 391 Gardannais et Biverrois se sont exprimés dans les urnes dimanche. Avec 7 470 abstentionnistes sur 17 070 inscrits, c’est un large spectre d’électeurs qui ne s’est pas déplacé. « On peut dire que la moitié de la population vote contre Hervé Granier, ce qui prouve que son mandat est loin d’être satisfaisant », estime Jean-Marc La Piana, qui entend continuer le travail de terrain qui a été le fondement de sa campagne.

    Considérant les 665 voix d’écart entre sa liste et celle du maire sortant, « c’est tout à fait récupérable » l’équipe d’Ensemble Changeons de cap pour Gardanne-Biver ne baisse pas les bras pour reprendre la main le 22 mars. D’autant que le candidat bénéficie d’un large éventail à gauche, LFI comprise. Dès lundi matin, les colistiers et leurs soutiens se sont mis en marche pour aiguiser une stratégie de campagne afin « d’aller, partout, tous les jours, à la rencontre des habitants », explique Jean-Marc La Piana. De même que « chacun connaît au moins une personne qui ne s’est pas rendue aux urnes qu’il s’agira de convaincre avec honnêteté contre le clientélisme et le mensonge ».