Tag: science

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au Pigeonnier à Digne

    Dans les quartiers, les Petits Débrouillards montrent que la science est présente dans le quotidien : dans la cuisine, le sport, les transports, les plantes ou les objets qui nous entourent.

    Chacun et chacune est capable de comprendre le monde à condition de disposer des bonnes conditions pour apprendre. Les expériences deviennent ainsi des occasions de découvrir, de s’étonner et de reprendre confiance dans sa capacité à réfléchir.

    À Digne, les enfants ont pu toucher à tout grâce à de nombreuses animations proposées par Perrine et Mathilde : atelier bombe à graines, cartes Pokémon légumes, jeu sur la toxicité d’aliments pour les animaux… avec des ateliers adaptés à leur âge. On met en avant le côté sensoriel des 4-7 ans avec le jardin des sciences et une réflexion plus avancée avec les cités débrouillardes pour les 8-12 ans.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    Les savoirs prennent sens lorsqu’ils répondent aux préoccupations des personnes. Les animations scientifiques commencent souvent par une question : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Comment fonctionne un panneau solaire ? Pourquoi certains déchets se recyclent-ils ?

    Les Petits Débrouillards s’appuient sur les interrogations des habitants pour construire les activités. Cette démarche permet de montrer que chacun possède déjà des connaissances et que la science est un outil pour mieux comprendre son environnement.

    À Manosque, aux côtés de Perrine et Mathilde, les enfants se sont interrogés sur le thème des saveurs savantes : comment décrire un goût ? Peut-on manger du requin ? Que fait une abeille de ses journées ? Des jeux autour de ces questions ont été proposés : sentir et toucher à l’aveugle, cap ou pas cap de tester des plats du monde, une course par équipe pour aller polliniser un max de fleurs… ça a bien plu !

  • [Week-end] La résolution d’une vieille énigme ouvre la voie à de nouveaux antivirus

    [Week-end] La résolution d’une vieille énigme ouvre la voie à de nouveaux antivirus

    Cela faisait un demi-siècle qu’on se demandait comment les enzymes polymérases construisent les brins d’ARN et d’ADN en assemblant les briques élémentaires que sont les nucléotides. Quelques travaux faisaient pencher la balance vers un mécanisme, dit SN2. Une étude parue dans la revue scientifique PNAS le confirme. « Cette fois, nous l’avons vu, se félicite Bruno Canard, chercheur CNRS au laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (AFMB, Marseille) et dernier auteur de l’étude. Le débat est tranché. » Des images obtenues par cryomicroscopie électronique à l’échelle du dixième de nanomètre – la taille d’un atome – montrent comment se produit l’insertion des nucléotides. Et tout se passe comme décrit dans le mécanisme SN2 : avec une inversion de configuration. C’est-à-dire que la polymérase retourne le nucléotide au moment de l’insérer.

    Un détail ? Une petite victoire au niveau fondamental pour les spécialistes ? Peut-être pas : « Nous avons observé une conséquence inattendue, souligne Bruno Canard. Et cela pourrait amener au développement de traitements contre certains virus à ARN. » Comme les coronavirus ou les arénavirus pour lesquels il n’existe pas de traitement anti-viral efficace. Et pour cause : ils ont un mécanisme de défense presque imparable à base d’enzymes, appelées exonucléases, qui scrutent le brin d’ARN pendant sa construction, repèrent les anomalies et les enlèvent.

    Contourner les défenses

    Pour confirmer le mécanisme SN2, les scientifiques ont dû modifier la partie du nucléotide dont se saisit la polymérase. Car cette partie est symétrique avec un atome de phosphore et deux d’oxygène. Impossible d’observer une éventuelle inversion. Ils ont donc remplacé un atome d’oxygène par un atome de soufre, créant deux configurations possibles (R et S), en miroir, comme nos deux mains. « Il est connu que la polymérase a une préférence pour la forme S et ne touche pas la forme R », rappelle Ashleigh Shannon, chercheuse CNRS à l’AFMB et première autrice de l’étude. Mais une fois le travail de la polymérase accompli, l’atome de soufre a changé de place et le morceau de nucléotide se retrouve sous sa forme R.

    Seulement, cette forme R est très peu prise en charge par les exonucléases de l’ARN. « Cela va à l’encontre de tout ce qui était décrit dans la littérature », note Ashleigh Shannon. Et pour cause : la littérature se concentrait sur les exonucléases de l’ADN, poursuit la chercheuse : « Nous montrons que celles dédiées à l’ARN fonctionnent différemment. » Pourquoi ? « Nous l’ignorons, c’est très surprenant », admet-elle.

    Tout l’enjeu est maintenant de faire entrer des molécules inhibitrices avec cette modification dans une cellule grâce à une « pro-drogue », c’est-à-dire une molécule capable de traverser la membrane et de devenir un médicament une fois à l’intérieur. « Nous y travaillons avec des chimistes », glisse Bruno Canard.

    REPÈRES

    Nucléotide

    Ce composé de base des acides nucléiques (ADN ou ARN) est fait de trois parties : une base azotée, un sucre et un groupe phosphate. C’est sur ce dernier qu’interviennent les enzymes polymérases pour assembler les nucléotides et former les brins d’ADN et d’ARN.

    Exonucléase

    Cette enzyme assure la maintenance des acides nucléiques. Elle repère les nucléotides anormaux et les retire pour éviter les erreurs dans la réplication de l’ADN ou de l’ARN – une défense efficace et difficile à contourner pour toute solution anti-virale visant à introduire des nucléotides inhibiteurs.

    Arénavirus

    Cette famille de virus à ARN comprend celui à l’origine de la fièvre de Lassa, endémique d’Afrique de l’Ouest où elle provoque des épidémies meurtrières. Comme le Sars-Cov-2, ce virus possède des exonucléases qui assurent la bonne construction des brins d’ARN.

  • [Entretien] Ashleigh Shannon, CNRS : « S’obstiner à vouloir comprendre des détails peut amener à des surprises »

    [Entretien] Ashleigh Shannon, CNRS : « S’obstiner à vouloir comprendre des détails peut amener à des surprises »

    La Marseillaise : Votre étude montre une nouvelle fois

    que des travaux fondamentaux peuvent ouvrir la voie à des applications concrètes ?

    Ashleigh Shannon : Oui cela illustre à merveille que s’obstiner à essayer de comprendre ce qui pourrait apparaître comme des détails peut amener à des surprises. Ici, tenter de répondre à une question fondamentale sur la manière avec laquelle les enzymes construisent les brins d’ADN et d’ARN amène à comprendre comment contourner les défenses de certains virus à ARN – comme les coronavirus -, et donc à peut-être un jour avoir des traitements anti-viraux efficaces.

    Comment ?

    A.S. : Grâce à des analogues de nucléotides. C’est une famille importante de médicaments anti-viraux. Ils imitent les nucléotides naturels, sont incorporés dans l’ADN ou l’ARN et interrompent la réplication du virus. Il en existe des très efficaces contre l’herpès, le VIH et l’hépatite C. Le prochain défi est de trouver des analogues de nucléotides aussi efficaces contre les virus émergents que sont la dengue, Ebola, les coronavirus… Contre ces derniers et les arénavirus – responsables de la fièvre de Lassa – les options actuelles restent limitées ou imparfaites.

    À cause des exonucléases qui retirent les nucléotides modifiés que l’on tenterait d’insérer…

    A.S. : Oui, et le fonctionnement de ces enzymes était mal compris. On considérait qu’elles se comportaient comme celles des virus à ADN, mais personne ne l’avait vérifié. Or, celles des virus à ARN peuvent se comporter différemment et il y a un moyen de les empêcher d’agir.

    Propos recueillis par Xavier Boivinet

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    Les expériences scientifiques permettent d’aborder des questions concrètes comme le changement climatique, l’énergie, l’alimentation, la santé ou la biodiversité. Les Petits Débrouillards montrent que la science aide à comprendre les grands défis contemporains.

    L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi de permettre aux habitants de participer aux débats de société en disposant d’informations solides et d’outils de réflexion.

    Le temps d’une semaine, Les Petits Débrouillards ont posé leur modulothèque « Notre mer Méditerranée » au Stade nautique Florence Arthaud à Marseille avec Nina pour animer tout cela. L’exposition pédagogique interactive invitait le public à participer à des activités scientifiques ludiques pour explorer l’histoire, la biodiversité, les grands fonds, déconstruire les idées reçues autour des mobilités, mieux connaître les usages partagés.

  • Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Dominique Calmet pour l’Association pour la protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) poursuit inlassablement, même au cœur de l’été, sa mission de lanceur d’alerte en mettant en avant de nouvelles entorses à la légalité ou du moins des libertés prises par les élus sans études d’impact. En cause toujours les recharges de sable effectuées, cette fois « par des travaux qualifiés d’entretien », dénonce-t-il. Ce qui permet aux communes de s’exonérer des demandes d’autorisation « en laissant les herbiers de posidonie protégés en payer le prix ». Une démarche qui se serait généralisée dans le département. Sauf bien sûr sur la plage de Sainte Asile qui fait office aujourd’hui, paradoxalement, d’îlot protégé, après une longue bataille en justice remportée par l’APE.

    Depuis 2019, l’association documentait ici les recharges répétées en sable de la plage effectuées sans étude d’impact. Et le 15 mai 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé l’autorisation préfectorale, jugeant les incidences sur l’herbier suffisamment notables pour exiger une étude d’impact complète. Résultat concret : le rechargement massif prévu pour 2026 n’a pas eu lieu. Seule une opération de reprofilage sans apport de sable.

    Herbiers de posidonies menacés et pollution

    Ce qui n’est pas le cas selon les défenseurs de l’environnement des quatre autres plages de la commune, notamment les 15 et 16 juillet derniers. « Un communiqué municipal précisait seulement que les travaux se dérouleraient de nuit, entre 22h et 6h, pour limiter la gêne. Aucune information sur l’origine du sable apporté, ni sur le fondement juridique de l’opération, n’a été communiquée, pas plus sur le site de la mairie que lors des conseils municipaux », s’époumone l’océanographe. Et de poursuivre : « J’ai demandé à la mairie de m’envoyer une copie de l’autorisation administrative de ces travaux sans que cela soit suivi d’effet. »

    Pour le scientifique le plus grave ce sont ceux réalisés à la vieille « à moins de dix mètres du récif frangeant de posidonie qui borde la plage », une formation d’herbier particulièrement fragile, dont l’ensablement des rhizomes est déjà en cours. « Sans intervention, cet herbier risque de connaître, dans les prochaines années un déclin progressif », alerte-t-il. Avec le sable déposé qui finira immanquablement dispersé sur le banc.

    Une intervention similaire selon l’association à celle effectuée sur la plage de Sainte Asile que le tribunal administratif de Marseille a jugé illégale. Autre vrai sujet de préoccupation : la pollution par un émissaire rejetant des eaux usées provenant du terrain militaire en surplomb.

    « On a carrément des eaux d’égout qui sortent des installations de la marine et qui se jettent sur la plage de Grave-Cavalas, j’ai fait des prélèvements et les résultats sont catégoriques », précise Dominique Calmet. Et de poursuivre : « Le laboratoire d’analyse a retrouvé par exemple 2 000 entérocoques intestinaux par 100 ml, c’est énorme ! » Des résultats que la ville réfute tout aussi catégoriquement partant plutôt de « pollution psychologique » de l’association, en assurant que les eaux de baignade sont de bonne qualité. « Le maire dit que je dois faire mes prélèvements avec une bouteille souillée. Or, plus jeune, j’ai passé un certificat de bactériologie, virologie pour pouvoir travailler à l’hôpital et payer mes études, donc prélever et conserver les échantillons c’est quelque chose que je sais faire », affirme le scientifique.

    Affaire à suivre donc.

  • Relever la tête

    Relever la tête

    Relever la tête et regarder les étoiles. La symbolique de ces journées d’observation à forte valeur pédagogique dépasse largement le cadre scientifique. Certes, les passionnés d’astronomie vont partager leurs connaissances et leur matériel pendant ces grands rendez-vous donnés aux quatre coins de la région pour, une fois de plus, s’émerveiller du spectacle grandiose de ces nuits des étoiles. L’occasion aussi, évidemment, de méditer sur le temps, l’éloignement, l’espace, à ce qui nous dépasse sans cesse et que l’on ignore la plupart du temps. L’évènement force à changer d’échelle, à prendre du recul les yeux fixés sur une multitude de points lumineux qui vont éclairer le ciel pendant quelques jours.

    De la magie aux sciences

    Et comme le dit si bien le directeur du centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire, c’est une belle occasion de « susciter des vocations », de forcer l’admiration et la curiosité des futures générations de scientifiques, parmi les garçons et les filles – de plus en plus nombreuses – souhaitant comprendre ces phénomènes longtemps considérés comme magiques. Car l’astronomie est aussi un de ces fils ténus qui permet aux citoyens de sortir des croyances pour appréhender les sciences. Une logique cartésienne, qui inclut aussi le doute, l’absence de réponse immédiate, pour laisser place à la réflexion, l’analyse, le questionnement.

    Faut-il encore privilégier une telle approche au quotidien, dans le cadre scolaire et extrascolaire, s’en donner les moyens à l’échelle nationale, pour la construction des citoyens de demain.

  • [Science] Que se passe-t-il dans le cerveau face à l’incertitude ?

    [Science] Que se passe-t-il dans le cerveau face à l’incertitude ?

    On savait que cette molécule était impliquée dans l’adaptation du comportement. « Lorsqu’on empêche sa production, les animaux ont tendance à reproduire toujours le même comportement », souligne Jérémie Naudé. Mais cela manquait de précision. Et surtout d’un modèle : des équations mathématiques qui décriraient le taux de noradrénaline en fonction des changements constatés.

    Erreurs à ignorer

    Les chercheurs montrent ici que la noradrénaline tempère le rôle de la dopamine – un autre neurotransmetteur. « Elle permet de faire la différence entre des erreurs à considérer ou à ignorer », résume Jérémie Naudé. Car la dopamine est libérée proportionnellement à l’erreur constatée. Et le changement de comportement sera d’autant plus grand que l’erreur est grande et la quantité de dopamine importante. « C’est connu et utilisé dans le modèle standard d’adaptation du comportement face au changement », précise-t-il. La noradrénaline agit à plus long terme. « Son taux varie en fonction des erreurs consécutives », poursuit le chercheur. Si les écarts par rapport à l’attendu sont positifs ou négatifs, il faut les ignorer car l’environnement est aléatoire : le taux de noradrénaline reste faible. Mais si les erreurs vont toujours dans le même sens, il faut adapter son comportement car l’environnement a changé : le taux de noradrénaline augmente.

    Ces résultats ont été constatés chez des rats pouvant actionner deux leviers : l’un offrait beaucoup de nourriture, l’autre non. Et cela changeait, parfois de manière durable, parfois aléatoirement. « Nos collègues de Bordeaux, sous la direction d’Étienne Coutureau, ont observé la quantité de noradrénaline libérée grâce à une molécule fluorescente », précise Jérémie Naudé. Puis a été étudié le comportement de rats chez qui la libération de noradrénaline dans le cortex était bloquée. « Ils mettent plus de temps à s’adapter après un changement durable », constate le chercheur. De quoi peut-être aider à comprendre certains troubles neuropsychiatriques… pourvu que ces résultats soient confirmés chez l’humain.

  • « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    Jérémie Naudé : C’est notre hypothèse, car nous avons tous un cortex orbitofrontal – là où augmente le taux de noradrénaline face à un changement durable – et un locus coeruleus – où est produite la noradrénaline. Et que ce soit un chat, un éléphant ou un humain, quand l’environnement change et que la nourriture n’est plus au même endroit, les règles d’adaptation sont les mêmes. Mais il faudrait vérifier que c’est bien conservé.

    Comment ?

    J.N. : Des collègues à Lyon étudient ces questions chez les primates. Chez l’humain, c’est difficile de mesurer un taux de noradrénaline dans le cerveau. Mais il y a une possibilité avec des électrodes de stimulation profonde. Cela se fait de plus en plus avec des patients atteints de pathologies comme la maladie de Parkinson. Il est possible d’ajouter une sonde à noradrénaline.

    Le dysfonctionnement de ce mécanisme de production de noradrénaline pourrait-il être impliqué dans des troubles psychiatriques ?

    J.N. :C’est possible, par exemple dans des troubles compulsifs où une personne refait à l’identique les mêmes actions. Cela peut aussi être impliqué dans des troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) souvent réglés par des psychostimulants – qui augmentent les niveaux de dopamine ou de noradrénaline dans le cortex. Mais nous sommes encore loin de faire ces liens.

  • La Métropole en soutien à l’IRD

    La Métropole en soutien à l’IRD

    C’est par un courrier adressé à Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et à Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères qui est d’ailleurs attendu à Aix-en-Provence et Marseille ce vendredi 31 juillet, que Nicolas Isnard, président de la Métropole Aix-Marseille Provence a plaidé en faveur du maintien des « missions et fonctions de l’IRD sur Marseille ».

    Le gouvernement envisage en effet une fusion entre l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), dont le siège est à Marseille, et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), basé à Paris. L’option inquiète chercheurs, agents et syndicats de ce fleuron (voir nos éditions du 23 et du 29 juillet).

    Une inquiétude partagée par la Métropole qui rappelle notamment que le travail de l’IRD « trouve sa logique dans une relation scientifique entretenue depuis les années 1980 avec des laboratoires marseillais, mais aussi dans la volonté du gouvernement de faire de Marseille son hub vers les pays de la Méditerranée et de l’Afrique ».

    Aussi le président de la Métropole demande-t-il explicitement au gouvernement « d’infléchir sa copie, afin que ce rapprochement ne se fasse pas au détriment du travail des équipes de l’IRD, qui ont besoin de la proximité avec leurs partenaires marseillais, ni de ses objectifs qui s’inscrivent dans l’accompagnement au développement des pays du Sud, notamment ceux de la Méditerranée et de l’Afrique, dont la Métropole est le hub naturel pour la France et l’Europe ».