Tag: science

  • [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    Jade, 8 ans en CE2 à l’école Jean Henri Fabre d’Avignon

    On retient mieux quelque chose quand on fait l’effort de l’expliquer à quelqu’un. Car, pour l’expliquer à un autre, tu dois d’abord l’avoir compris. Mais en plus, une histoire, c’est une construction, avec un début, un milieu et une fin. Ce qu’on appelle un récit, qui donne du sens à tous les détails. C’est pour cela que le philosophe Paul Ricoeur a fait un lien entre le récit et l’Histoire ; un événement historique, c’est un événement qu’on a raconté d’une certaine façon, pour lui donner du sens. Donc, avant de raconter une histoire à quelqu’un, tu dois d’abord la retenir, et ensuite retrouver l’ordre du récit. Si on élargit encore la réponse à ta question, les humains ont toujours inventé des histoires. Avant l’invention de l’écriture, la transmission de ces histoires était toujours orale. Les conteurs, les aèdes, connaissaient par cœur la structure et des formules qui les aidaient à avancer, comme des étapes pour ne pas perdre le fil. Ils inventaient les détails, ce qu’on appelle « étoffer ». Le fil, l’étoffe, le textile, tu vois que le mot « texte » est lié au tissage ? comme quand tu déroules un fil, avec une idée précise du résultat. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMUau Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    Marina, 13 ans, en 4e au collège du pays de Banon

    Personne ne s’en doute, mais je peux te dire que les mouches ont une très grande utilité dans la nature car elles recyclent la matière organique morte. Tu as remarqué que grâce à leur odorat très développé, elles sont attirées très vite par tout ce qui est très odorant : les crottes d’animaux, les cadavres, la viande, les fruits, etc. Chaque espèce de mouche (et il y en a des centaines de milliers) a son propre régime alimentaire.

    Les adultes pondent dans la matière organique de minuscules œufs qui vont éclore sous la forme de vers (les asticots). Ces vers sont très voraces et ingèrent une quantité énorme de nourriture par rapport à leur taille. Ils transforment ainsi ce qui est mort en matière vivante. Ils sont comme les mouches adultes très très nombreux et constituent ainsi la base alimentaire de nombreux prédateurs (oiseaux, batraciens, petits reptiles, chauves-souris et une multitude d’insectes et araignées).

    Les mouches sont donc indispensables au fonctionnement de la nature, par leur capacité à recycler la matière organique morte et en servant de garde-manger à d’innombrables animaux. Vive les mouches ! »

    Jérôme ORGEAS Maître de conférences en écologie et entomologiste à Aix Marseille Université et à l’Imbe.

  • Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Le Village des sciences éveille la curiosité des familles

    Sur le parvis de la salle du Moulin Saint-Jean, le camion des Petits débrouillards annonce la couleur en ce samedi après-midi ensoleillé. Dès l’entrée, de nombreux stands permettent aux visiteurs de découvrir et d’apprendre de multiples choses à l’occasion de cette nouvelle édition du Village des sciences, organisée par la Ville de Cavaillon et son pôle jeunesse.

    Apprendre en s’amusant

    De la magie aux origamis, en passant par des expériences et des ateliers ludiques, parfois même loufoques, tout a été pensé pour attiser la curiosité du plus grand nombre.

    Noa, 11 ans, est venu avec sa maman. La veille, il avait déjà participé à l’événement avec son collège, mais ce passionné de sciences a souhaité revivre les expériences et les faire découvrir à sa mère. « J’adore la science, pour moi, cet événement est vraiment intéressant car j’apprends beaucoup de choses », explique-t-il. Il a notamment participé à l’atelier de l’Amuseum, qui mêle connaissances scientifiques, magie et gourmandises. Grâce à la fabrication d’une barbe à papa, les visiteurs pouvaient découvrir la force centrifuge tout en s’amusant, mais aussi comprendre pourquoi l’Everest n’est finalement pas le plus haut sommet du monde. « Je m’intéresse beaucoup à l’astronomie et aux plantes grâce à ma mamie qui a chez elle beaucoup de plantes et de fleurs. Elle m’a appris plein de choses », sourit Noa.

    Et côté astronomie, il y avait de quoi satisfaire les curieux. Le fondateur de l’Observatoire de Vaison-la-Romaine, Frédéric Charfi, avait installé un planétarium proposant plusieurs séances au cours de l’après-midi : « On apprend les différents états de l’eau sur Terre et dans le système solaire avec cette animation qui intrigue petits et grands. »

  • [Science] Des arbres témoignent d’une éruption solaire hors-norme… il y a 14 300 ans

    [Science] Des arbres témoignent d’une éruption solaire hors-norme… il y a 14 300 ans

    Des morceaux de troncs d’arbres ont enregistré, il y a 14 300 ans, des éléments chimiques issus de cette éruption solaire hors-norme. Celle-ci a provoqué une arrivée massive de particules dans l’atmosphère, générant différents éléments. Notamment du carbone-14 qui a fini dans du dioxyde de carbone, lui-même absorbé par les arbres lors de la photosynthèse. L’accélérateur de particule AixMicadas du Cerege a observé un pic particulièrement élevé de carbone-14, daté d’il y a 14 300 ans. « Le signe d’une éruption deux fois plus importante que la plus grosse connue jusqu’alors », précise Edouard Bard. Celle-ci s’était produite en l’an 774 de notre ère et avait été observée dans des cèdres du Japon, en 2012.

    Bascule

    Cette découverte de 2012 a rebattu les cartes. « Jusque-là, nous pensions que le carbone-14 était produit uniquement par des protons issus du rayonnement cosmique galactique », explique Edouard Bard. Les scientifiques expliquaient les variations de la teneur en carbone-14 dans l’atmosphère par les fluctuations du champ magnétique solaire qui dévie plus ou moins les protons venus de la galaxie. Mais ces fluctuations sont lentes. La variation de l’an 774 est trop brutale. Il faut trouver une autre origine : « L’éruption solaire est la piste privilégiée », souligne le chercheur.

    Depuis, d’autres anomalies majeures en carbone-14 ont été identifiées et associées à des éruptions solaires exceptionnelles : en 660, 5259 et 7176 avant notre ère, par exemple. Mais celle d’il y a 14 300 ans est particulièrement intense. Elle s’est produite par le passé et pourrait donc se reproduire à nouveau. Cela serait problématique quand on sait les dégâts que peuvent provoquer les éruptions solaires sur les réseaux de télécommunications et les satellites. « D’où l’importance de mieux comprendre ces éruptions géantes, ce qui les provoque et leur fréquence », conclut Edouard Bard.

  • [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    Séraphine, 14 ans en 2de au lycée Martin-Bret de Manosque (04)

    Le prix des produits alimentaires dépend fortement de l’organisation des entreprises qui vont les produire et les distribuer. En France, il y a environ 350 000 fermes, environ 23 000 entreprises de transformation alimentaire, et 6 centrales d’achat alimentaires qui concentrent entre 85% et 90% des parts de marché. Cette concentration leur donne un pouvoir de négociation énorme vis-à-vis des autres entreprises.

    Ces centrales se livrent une compétition féroce sur les prix, ce qui se répercute notamment sur les comportements des autres entreprises. Pour maintenir des prix aussi bas, il faut produire en très grande quantité avec des ingrédients bon marché qui sont souvent pauvres, voire mauvais, pour la santé humaine. Les produits bio signalent le fait de ne pas employer certains produits pour cultiver, un effort souvent récompensé par un prix généralement un peu plus élevé mais souvent amplifié dans la grande distribution.

    Les produits locaux sont souvent produits sur des plus petites fermes, en plus petits volumes et offrent la possibilité de connaître les manières employées par les agriculteurs. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] on oublie des choses alors que les ordinateurs n’oublient jamais ?

    [#DisMoiPourquoi] on oublie des choses alors que les ordinateurs n’oublient jamais ?

    Mehdi, 8 ans en CE2 à l’école Jean-Giono de Bollène (84)

    D’abord, parce qu’au contraire d’un ordinateur qui retient bêtement ce qu’on lui dit d’apprendre, le cerveau doit décider tout seul ce qu’il doit retenir. Imagine si on devait retenir tout ce qu’on a vécu du matin au soir, tous les jours. Très vite, notre mémoire serait pleine à craquer on ne pourrait plus rien apprendre. Notre cerveau choisit donc ce qu’il faut apprendre et ce qu’il faut effacer. Et ça, ce n’est pas évident !

    Ça se passe mieux quand on répète plusieurs fois ce qu’on veut apprendre ou alors quand on dort. Là, le cerveau répète ce qu’on doit retenir, ce qui fait que ça s’enregistre mieux. Des fois aussi, la mémoire n’a jamais été vraiment oubliée, c’est juste qu’on n’arrive pas à la retrouver. C’est souvent ce rappel qui marche mal. On ne sait pas complètement pourquoi, mais on sait que les zones du cerveau qui servent à ça marchent mal des fois.

    Pour finir, contrairement aux ordinateurs qui sont faits de circuits électroniques, le cerveau c’est un organe vivant. Alors, les composants qui sont dedans, les neurones, peuvent s’abîmer, se casser, surtout quand on est vieux. Alors, on n’arrive plus à mémoriser ou à se rappeler. »

    Pierre-Pascal Lenck-Santini. Chercheur à l’Inserm

  • [#DisMoiPourquoi] Il n’existe pas de légumes bleus ?

    [#DisMoiPourquoi] Il n’existe pas de légumes bleus ?

    Taïka, 11ans. Collège du Pays de Banon. Banon (04)

    Commençons peut-être par le long débat sur la différence entre un légume et un fruit. Un légume est une plante (ou une partie d’une plante) potagère que nous utilisons en cuisine pour notre alimentation.

    Les fruits sont la partie d’une plante qui renferme le noyau ou les pépins qui permettront à la plante de se multiplier. En cuisine, on assimile souvent les fruits aux produits végétaux plutôt sucrés et acidulés que nous mangeons en fin de repas.

    Les plantes sont composées de molécules qui leur permettent de grandir (photosynthèse), de ne pas vieillir trop vite (antioxydants), de donner envie aux animaux de les manger (belles couleurs) que l’on appelle pigments. Les pigments sont souvent de couleur verte (chlorophylle), jaune/rouge (caroténoïdes), ou bleu/violet (anthocyanes). Les anthocyanes changent de couleur en fonction de l‘acidité. Dans les milieux acides, ce qui est plutôt le cas des légumes, elles apparaissent violettes. La pomme de terre Bleue d’Artois, se rapproche un peu du bleu, sans vraiment l’atteindre. »

    Mikaël Akimowicz – Maître de Conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • La Fête de la science met les saveurs au menu

    La Fête de la science met les saveurs au menu

    Cette année, la Fête de la science titille les papilles avec le thème « Saveurs savantes ». Pas moins de 917 actions sont prévues dans 109 communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Insolite ? Pas vraiment. « L’alimentation est au cœur d’importants enjeux de santé publique et soulève des questions environnementales majeures, de la résilience des systèmes agricoles à la préservation de la biodiversité », rappellent les organisateurs lors de la présentation de cette 35e édition. En biologie, en physique-chimie, en sciences humaines et sociales, en écologie ou encore en santé, à travers l’approche globale « One Health », l’alimentation est explorée sous toutes ses dimensions : santé publique, environnement, biodiversité, mais aussi résilience des systèmes alimentaires.

    Diffuser la culture scientifique

    Vendredi, les scolaires ont pu se précipiter avec avidité vers les premières installations, parcours et visites. Tout au long du week-end, les villages ouvrent tour à tour leurs portes à des familles toujours plus nombreuses à venir découvrir la science. Populaire et gratuite, cette grande fête favorise le partage des savoirs entre citoyens et scientifiques.

    à Marseille, l’association Les Petits débrouillards est la cheville ouvrière du Festival des sciences, organisé du 10 au 12 octobre, sur l’esplanade Bargemon (2e). « La culture scientifique et technique est plus que jamais un outil de lutte contre la désinformation. Mais aussi une fête pour (re)découvrir les plaisirs de l’expérimentation dans des domaines nombreux », explique Solène Merer la directrice de l’association en Région.

    Et de poursuivre : « Notre enjeu à nous, Petits débrouillards, est de maintenir une mobilisation importante sur ce temps fort, malgré des financements en baisse, en général pour les porteurs, et couvrir au maximum le territoire régional pour que tous les publics puissent avoir des propositions. »

    Pour continuer à attirer un public toujours plus nombreux, il faut renouveler la programmation, mais aussi accompagner les chercheurs vers de nouveaux formats de médiation, plus ludiques et accessibles. « Escape game, jeux de rôle, spectacles, projections, dégustations, expérimentations… sont au menu de cette édition » conclut Solène Merer.

    Informations et programme complet sur fetedelascience.fr

    « Un outil
    de lutte
    contre la désinformation »

  • [Week-end] Ce signal qui précède souvent l’effondrement d’un stock de pêche

    [Week-end] Ce signal qui précède souvent l’effondrement d’un stock de pêche

    La morue du nord-ouest de l’Atlantique est un cas emblématique : après des années de pêche miraculeuse au large du Canada, les stocks s’effondrent dans les années 1970-1980. D’autres cas similaires sont bien documentés : l’anchois du Pérou ou le thon rouge à l’ouest de l’Atlantique, par exemple. « Mais nous manquions d’une cartographie globale de ces événements », indique Mathieu Pélissié, ancien doctorant à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier qui a développé pendant sa thèse une méthode statistique pour détecter ces changements brutaux.

    Sont-ils communs ? Où se produisent-il ? Quelles en sont les causes ? Dans un article paru dans Science Advances, le chercheur, aujourd’hui à l’Université de Padoue (Italie), apporte des réponses en montrant que des changements brutaux de productivité se sont produits dans au moins un quart des stocks de poissons entre 1950 et 2020. « C’est sans doute sous-estimé, avertit-il. Et c’est légèrement plus souvent des déclins que des augmentations ». La productivité s’entend comme le taux de croissance d’un stock de poissons en l’absence de pêche. Un déclin abrupt de productivité est donc différent d’un effondrement de stock, défini comme le franchissement d’un seuil minimal en-dessous duquel une population n’est plus assez nombreuse pour survivre.

    Effet de la température ?

    L’étude montre que parmi les stocks qui se sont effondrés, un quart avait été précédé par un déclin abrupt de la productivité. « Cette part monte à presque 50% si on considère des déclins pas forcément abrupts, ajoute le chercheur. Cela pourrait indiquer un risque que les stocks s’effondrent dans les années à venir ». Alors qu’aujourd’hui des mesures de régulation sont prises presque uniquement à partir du moment où des seuils critiques sont atteints. Sachant que les chutes brutales de productivité ont lieu en moyenne douze ans avant l’effondrement du stock. « Cela peut être vingt ou cinq ans avant », précise le chercheur. Ce qui peut laisser du temps pour prendre des mesures.

    Pourvu que la productivité soit suivie de manière régulière. « Tous les ans, idéalement », estime Mathieu Pélissié. Et pas uniquement via les captures par les pêcheurs. « Ils tendent à cibler les endroits où il y a le plus de poissons, souligne le chercheur. Cela peut donner une vision biaisée et surestimée de l’état des populations. » Un suivi correct nécessiterait d’observer l’état des populations régulièrement et toujours aux mêmes endroits, sans chercher nécessairement les meilleurs.

    Pour ce qui est des déclins abrupts de productivité, ils se produisent plutôt là où l’océan se réchauffe vite : au nord-ouest de l’Atlantique, en mer Baltique et en mer du Nord, notamment. De là à établir une relation de causalité, il faut être prudent. « Cela reste une forte corrélation », nuance le chercheur. Mais c’est peut-être là qu’il faut être plus attentif.

    REPÈRES

    315

    C’est le nombre de séries temporelles sur lesquelles se base l’étude citée ci-contre. Issus d’une base de données en ligne, ces suivis de captures et de stocks de poissons ont permis de calculer l’évolution de la productivité – le taux de croissance de ces stocks en l’absence de pêche. Ces suivis devaient courir sur au moins 25 ans pour être pris en compte.

    Gadiformes

    Ces poissons sont ceux qui ont subi le plus de déclins abrupts de productivité entre 1950 et 2020, selon l’étude citée ci-contre. Cet ordre est celui de la morue et du merlu. Celui des clupéiformes – qui comprend le hareng, l’anchois, la sardine – a été aussi très touché.

    1992

    C’est la date à laquelle le Canada a mis en place un moratoire – qui a pris fin en 2024 – sur la pêche à la morue après l’effondrement des stocks au nord-ouest de l’Atlantique en raison de la surpêche.

  • Des chercheurs s’intéressent à la science participative

    Des chercheurs s’intéressent à la science participative

    Mariette Mathieu connaît la manipulation par cœur. Une fois par mois, elle pose son enrouleur au-dessus de son puits, fait descendre le mètre ruban jusqu’au fond, note la mesure qu’elle transmet ensuite à l’Observatoire citoyen de l’environnement (VOCE), piloté par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions. Comme 23 autres bénévoles, la Salonaise contribue à la surveillance participative de la nappe phréatique de la Crau. Les données servent à « améliorer le modèle » du syndicat mixte en charge de la ressource, qui ne bénéficie que d’un nombre limité de capteurs, explique Audrey Souloumiac, responsable de VOCE.

    Jean-Daniel Rinaudo, chercheur au Bureau de recherches géologiques et minières, et son stagiaire Théo se sont intéressés à la démarche et aux motivations qui poussent des bénévoles à collecter des données pour des missions d’intérêt général. « Ce sont des choses qu’on aimerait répliquer. Ce n’est pas évident de prendre des citoyens et leur demander du temps pour travailler sur des sujets compliqués… Donc, on a fait une enquête dans deux territoires. » En Alsace, où 60 bénévoles suivent l’évolution de la nappe depuis 1949, et sur la Crau, où le protocole est en place depuis 2018. Résultat : les raisons d’agir sont diverses. Transmission générationnelle, curiosité, intérêt direct ou intérêt général, sensibilité à la nature… Pour Jean-Daniel Rinaudo, une chose est sûre : « Il y a une connaissance empirique des acteurs de terrain qui peut avoir beaucoup d’utilité pour les scientifiques, donc on essaye de décloisonner. Plus on embarque des gens dans la science, plus on contribue à renforcer la confiance dans la science. Et les enjeux de ces sujets scientifiques concernent les gens. »