Tag: Santé

  • L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    Après la mise en place d’une direction commune en début d’année entre l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze et celui de Pont-Saint-Esprit, l’offre de soins s’élargit dans le Gard rhodanien.

    En effet, le centre hospitalier de Pont va ouvrir deux nouvelles spécialités en consultation externe à partir de septembre : la gynécologie et l’oncologie. Avant la fin de l’année, la spécialité ORL complétera cette offre. La prise de rendez-vous pour ces consultations externes est déjà possible par téléphone*. Elles s’ajoutent aux spécialités déjà présentes dont la chirurgie viscérale, la gastro-entérologie, la médecine physique et de réadaptation, les consultations plaies et cicatrisation, la chirurgie orthopédique, la médecine interne, la diabétologie ou encore la cardiologie.

    Un nouveau centre d’imagerie

    Dans le cadre du groupement de coopération sanitaire (GCS) avec Bagnols, l’hôpital de Pont va également ouvrir, à partir du 7 septembre, un nouveau centre d’imagerie qui « permettra de réaliser des examens de radiologie générale, de sénologie avec dépistage organisé, d’échographie et de scanner ». Depuis le 24 août, les patients peuvent déjà prendre rendez-vous **.

    « À travers le développement de son activité d’imagerie et l’élargissement de son offre de consultations spécialisées, le centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit poursuit son engagement en faveur de l’accès aux soins et du parcours de santé des patients et contribue à renforcer le rôle du centre hospitalier labellisé de proximité », précise la direction de l’hôpital.

    * Au 04.66.33.40.25.

    ** ou au 04.66.33.42.90.

  • Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Quelques jours avant son départ en retraite, une aide-soignante qui travaille de nuit au service chirurgie de l’hôpital de Manosque depuis 20 ans a été hospitalisée, souffrant d’une hémorragie cérébrale, après une altercation avec son encadrement, le vendredi 21 août. Environ 70 agents de l’hôpital se sont rassemblés, jeudi, pour lui exprimer leur soutien et dénoncer un « management de plus en plus agressif ».

    « On est là pour soutenir N. et dire non au mépris et au manque de respect », a lancé une aide-soignante témoin de l’altercation et des premiers symptômes, des troubles neurologiques de l’agente quelques heures après. Une pétition, déjà signée par plus de 170 agents, sera remise à la direction. « On ne veut aucune impunité pour les comportements inacceptables, le respect du temps de travail, du temps de repos, des congés, et des effectifs suffisants », a continué l’aide-soignante du service de chirurgie.

    L’agente est actuellement toujours hospitalisée en neurologie, à Marseille. Elle souffre de « graves séquelles », selon sa collègue et amie qui est venue lui rentre visite mercredi, Corinne Thielley. Selon ses collègues qui travaillent de nuit avec elle, l’altercation a eu lieu à 19h vendredi 21 août, puis les symptômes sont apparus dans la nuit, aux alentours de 3h du matin. Après plusieurs chutes, le dimanche, elle est hospitalisée aux urgences, puis transférée à Marseille.

    Jean-Marc Bargier, directeur des ressources humaines de l’hôpital, est venu à la rencontre des agents mobilisés devant l’hôpital et a accepté d’en recevoir quelques-uns. Le directeur adjoint les recevra à nouveau dans un second temps. « Il faudra exiger des réponses et des actes », lance Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. Le syndicat demande notamment l’ouverture d’une enquête.

    La direction nie tout lien

    Pour la direction, il est impossible de faire le lien entre l’altercation et l’état de santé de l’agente. Selon eux, l’aide-soignante, affectée en chirurgie, avait refusé de rejoindre le service médecine pour la journée. « La direction a appris cette semaine avec préoccupation la prise en charge médicale de cette professionnelle, le lendemain. Cependant, à ce jour, aucun élément porté à la connaissance de l’établissement ne permet d’établir un lien entre les échanges professionnels intervenus la veille et son état de santé », avance la direction.

    Une délégation de personnels et de la CGT avait déjà rencontré l’ARS, le 2 juillet, pour alerter sur un management « de plus en plus agressif, à la France Télécom », rappelle Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « On disait que des drames allaient arriver, c’est exactement ce qu’il se passe », regrette-t-il. « On avait fait des alertes dans l’été, ça se tendait dangereusement, il n’y a pas de droit à la déconnexion, on te change de service, te renvoie chez toi pour sureffectif », abonde Nadège Bonanno. « Les employés sont en souffrance, le personnel est à bout dans tous les services », ajoute un brancardier.

  • À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    La 33e édition du forum des associations, organisé par la Ville de La Ciotat, aura lieu samedi. Il accueillera cette année plus de 200 associations, dont 29 nouvelles, qui viendront présenter leur domaine d’activité, offrant un panel large de la vie associative ciotadenne.

    Les structures seront réparties en six pôles : sport et nautisme ; bien-être et santé ; loisirs et culture ; éducation, traditions et commémorations ; environnement, cause animale et vie des quartiers ; solidarité, social et handicap.

    En plus des différents stands, le forum met aussi en place trois espaces dédiés aux représentations, animés par de diverses associations tout au long de la journée. Un podium sport accueillera des démonstrations d’arts martiaux, alors que d’autres animations dansantes et musicales seront à découvrir au théâtre de nature. Enfin, l’espace belvédère permettra de découvrir des activités et d’assister à des spectacles autour de la danse et du bien-être.

    Promouvoir l’offre associative et culturelle

    Le forum organise également différentes initiations comme du squash, des fléchettes, ou encore une animation de prévention au bien-être animal. Le reste des activités sera à découvrir sur les stands.

    Pour accompagner les visiteurs au long de la journée, des espaces de restauration, un glacier et plusieurs food-trucks sont présents sur le forum.

    Un programme riche qui permettra à chacun et chacune de trouver son bonheur pour l’année à venir, en cette période de rentrée scolaire.

    Accès libre. Plus d’informations sur laciotat.com

  • Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    « On veut juste que tout soit normal, ne plus manquer de matériel, ne pas courir et garder au moins nos repos, car nos salaires sont gelés ». Cette infirmière au bloc opératoire donne le ton de la rentrée sociale lors de l’assemblée générale du personnel de l’hôpital de Martigues, jeudi après-midi. Depuis le début de l’été, un conflit a éclaté contre les mesures d’économie prises par la direction sur injonction de la Chambre régionale des comptes.

    Après plusieurs actions cet été, dont une grève reconductible du bloc opératoire depuis la mi-juillet, la direction s’était engagée à mettre en place un dialogue social avant toute mise en œuvre des mesures. « Un premier cycle de concertation a été proposé aux organisations syndicales, avec cinq rencontres entre le 8 septembre et le 23 octobre 2026. Ce premier cycle a vocation à être poursuivi entre la fin de l’année 2026 et le premier quadrimestre 2027 » précise-t-elle à La Marseillaise.

    Mais dans l’assemblée, certains dénoncent des « tentatives de division ». « Le directeur est venu au bloc nous dire que les mesures seraient repoussées en novembre », poursuit cette agente. « C’est un service stratégique pour l’hôpital, qui fait de l’argent », analyse Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital. La direction affirme de son côté que « certaines modalités nécessitaient un temps supplémentaire de dialogue avec les équipes [du bloc opératoire, ndlr] en raison des spécificités de leurs organisations. Ce délai ne remet pas en cause la trajectoire de mise en conformité, mais permet une concertation approfondie sur sa mise en œuvre ».

    Négociations en route

    « Les négociations commencent mardi pour le bloc, il ne faut pas les laisser seuls, car quand on s’attaquera aux autres, le bloc sera avec nous », assure Laure Privat. « Il faut combiner nos forces avec les brancardiers », propose une infirmière. « Comme les dockers et les routiers », appuie une autre. « Que chacun fasse des actions gênantes, mais ensemble », insiste cet autre syndicaliste.

    Le calendrier de mobilisation est chargé, avec la grève nationale du secteur de la santé le 15 septembre et celle de toute la fonction publique le 29, le climat social va encore chauffer d’ici les instances de concertation.

  • [Entretien] Pr Gaëtan Poulen, CHU de Montpellier : « Détruire par la chaleur la zone précise du cerveau responsable de l’épilepsie »

    [Entretien] Pr Gaëtan Poulen, CHU de Montpellier : « Détruire par la chaleur la zone précise du cerveau responsable de l’épilepsie »

    La Marseillaise : À quel type de patients s’adresse cette nouvelle chirurgie ?

    Gaëtan Poulen : L’épilepsie est une maladie assez fréquente. Il existe un grand nombre de crises d’épilepsie différentes, mais on considère qu’environ 30% des patients sont réfractaires aux traitements médicamenteux, qui constituent le traitement de base de l’épilepsie. Certains ont essayé 2, 3, 4 molécules et malgré cela, ils continuent à faire des crises. Cette chirurgie au laser s’adresse à ceux, parmi ces patients résistants, dont on arrive à déterminer avec précision la zone du cerveau responsable de l’épilepsie. Ce qu’on désigne sous le nom d’épilepsie focale.

    En quoi consiste l’intervention ?

    G.P. : C’est une procédure très précise, réalisée sous contrôle stéréotaxique : c’est au demi-millimètre près. Après avoir identifié la zone à traiter, on introduit une fibre laser par un trou de 4 mm dans le crâne. Une fois cette opération accomplie, on quitte le bloc opératoire pour se rendre à l’IRM. C’est là que l’on réalise la lésion, grâce à la fibre laser qu’on a implantée. À l’IRM, des séquences particulières permettent de voir la température de chaque zone du cerveau en temps réel. On va alors faire chauffer la zone que l’on veut détruire en vérifiant que les zones autour ne soient pas lésées. L’idée est de détruire par la chaleur la zone précise du cerveau responsable de l’épilepsie.

    En quoi est-ce novateur par rapport à ce qui se faisait
    jusque-là ?

    G.P. : Soit la zone épileptogène est très difficilement accessible, si bien que ces patients n’auraient pas pu être opérés car trop risqué. Ou bien ce sont des patients qu’on aurait opérés, mais en chirurgie ouverte [incision cutanée et profonde importante permettant d’accéder directement à un organe ou une zone anatomique, Ndlr], avec des suites beaucoup plus lourdes. Là, le patient se lève dès le lendemain et rentre à son domicile deux à trois jours après la chirurgie.

    Cette technique est mise en œuvre pour la première fois au CHU de Montpellier : comment avez-vous préparé cette intervention ?

    G.P. : Ça fait deux ans que je travaille sur le projet. L’équipe pionnière en France et qui a réalisé le plus grand nombre d’interventions de ce type est l’équipe de neurochirurgie d’Amiens. J’en avais discuté avec le neurochirurgien qui la dirige lors d’un congrès. Je me suis dit que ce serait intéressant d’importer cette technique à Montpellier. Toute mon équipe (un neurologue-épileptologue, un radiologue, un anesthésiste…) s’est déplacée à Amiens pour assister à une intervention, afin de voir exactement comment ça se passait. On a ensuite fait des tests à blanc, sans patient. Et une fois qu’on a été prêts, on s’est lancés.

    Cela nécessite-t-il des moyens matériels supplémentaires ?

    G.P. : Oui, la machine qui est branchée à l’IRM et permet de faire la lésion avec le laser est une machine spécifique, que pour l’instant nous louons.

    Cette méthode
    va-t-elle rentrer dans l’offre thérapeutique du CHU ?

    G.P. : Tout à fait. On va prévoir plusieurs autres interventions de ce type d’ici la fin de l’année. Le but est que ça s’installe vraiment comme un outil supplémentaire pour traiter les patients éligibles à ce type d’intervention.

  • Guerre d’hélicoptères sur le toit du Samu

    Guerre d’hélicoptères sur le toit du Samu

    Chaque jour, les hélicoptères jaunes du Samu interviennent six fois en moyenne dans la région. Mais loin des enjeux de santé publique et des vies sauvées, c’est dans les bourrasques d’une guerre commerciale que sont désormais pris les engins. Saisi par le groupe britannique Babcock, le tribunal administratif de Marseille a ainsi décidé, vendredi, de maintenir son annulation de l’appel d’offres lancé par le groupement hospitalier de territoire des Hôpitaux de Provence pour les transports sanitaires héliportés. Un marché d’un montant pouvant aller jusqu’à 104 millions d’euros sur huit ans.

    La procédure avait été lancée au mois de février dernier pour renouveler ce marché, attribué en février 2019 au groupe Babcock, dont la filiale française est installée au Cannet-des-Maures, dans le Var. Détenue par des fonds d’investissement internationaux, la société opère aujourd’hui les hélicoptères du Samu pour les centres hospitaliers de Marseille, Nice, Gap, Toulon et Avignon, à raison de 2 300 missions annuelles et un coût compris entre 11 et 13 millions d’euros par an. Le groupe avait candidaté pour poursuivre l’activité, tandis qu’une autre offre avait été déposée par le leader européen, le Savoyard SAF Hélicoptères, racheté en 2025 par des fonds d’investissement britanniques et italiens.

    Pertes économiques

    Mais, le 30 avril, le troisième acteur du secteur, Mont Blanc hélicoptères, avait réclamé l’annulation de la procédure, en reprochant des délais trop brefs pour pouvoir obtenir les cinq hélicoptères nécessaires. Certes pour le groupement hospitalier territorial, ces délais « se situent dans la moyenne haute de ceux prévus dans d’autres marchés comparables au niveau national ». Mais face à des délais de livraisons de neuf mois pour les appareils neufs, jusqu’à 36 mois pour les Airbus H145 nécessaires pour les hôpitaux de Marseille, Nice et Digne, les opérateurs ne pouvaient candidater avec de nouveaux appareils, « sauf à avoir commandé ces hélicoptères antérieurement à la procédure de passation, ce que le pouvoir adjudicateur ne peut exiger », objectait le tribunal. Alors que le 26 juin dernier, il ordonnait l’annulation de la procédure. Une décision maintenue malgré les réclamations successives de SAF Hélicoptères et Babcock France. Sans conséquence sur les secours : « Le marché actuel sera prolongé jusqu’au déploiement du nouveau marché », explique le groupement hospitalier. Le cahier des charges, lui, sera relancé prochainement, en prenant en compte les attendus du jugement.

    Cette bataille procédurale – que les trois acteurs du marché ont déjà menée sans succès à Lyon, Clermont-Ferrand, Montpellier, Brest ou Cayenne – révèle surtout les tensions du secteur. Le 7 juillet, la députée (PS) de Côte-d’Or, Océane Godard, alertait ainsi sur « un risque réel de cessation d’activité à court ou moyen terme ». « Avec l’ouverture à la concurrence, dans les années 2010, des appels d’offres fondés sur le seul critère du coût [ont] conduit à une compression durable des marges », pointait-elle dans une question écrite, alors que l’essor du marché militaire a augmenté le coût d’acquisition et d’exploitation des hélicoptères. Résultat : en 2024, SAF Hélicoptères essuyait 1,6 million d’euros de pertes, contre 6,2 millions d’euros pour Babcock France. Les équipages des hélicoptères avaient même mené une grève historique, en mai 2025, dénonçant des salaires bien inférieurs à la moyenne européenne face à la compression des coûts. « La plupart des opérateurs français sont en réalité gérés par des fonds de pension, qui s’inscrivent dans une recherche permanente de profitabilité », dénonçait un an plus tôt la Garde médicale aérienne française, s’inquiétant des conséquences sur la sécurité des vols. Elle réclamait la mise en place d’un modèle associatif sous délégation de service public pour « désamorcer une bombe qui ne saurait tarder à exploser ».

  • Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Ce jeudi après-midi depuis Gap, la silhouette de Charance baignait dans un voile brumeux, on devinait à peine la falaise de Céuse et les massifs du Dévoluy avaient même complètement disparu dans l’horizon laiteux. De quoi susciter la curiosité, voire l’inquiétude tant ce type de paysage est en général le propre des saisons froides et des brouillards qu’elles apportent. « C’est un flux du Sud qui nous amène de la masse d’air venu d’Afrique, un phénomène qu’on a l’habitude de voir assez régulièrement chaque année, explique Sébastien Mathiot, chargé d’action pour les territoires alpins chez AtmoSud. Cette masse d’air est chaude et chargée de particules que l’on dit désertiques. L’Afrique est un vaste territoire, souvent sec, aride et dans ces territoires se forment des vents de sable, de terre et de tout un tas de choses. Une grande masse d’air chargée de particules vient donc d’Afrique, traverse la Méditerranée, se balade en quelque sorte, touche en général la Corse d’abord et nous derrière. »

    Éviter le sport en extérieur et les véhicules polluants

    Si le phénomène était prévu, les répercussions au sol ont été significativement plus importantes qu’attendues. Cette masse de particules de terres désertiques a tendance à rester en altitude, le phénomène s’est en effet d’abord manifesté dans les hauteurs du Briançonnais dans la journée de jeudi, puis les poussières sont redescendues plus bas en altitude, concernant une grande partie de la région Paca, même si les départements alpins sont les plus touchés.

    Selon AtmoSud, il est encore difficile de prévoir exactement pour combien de temps les poussières vont se maintenir, il convient dans tous les cas de prendre les précautions nécessaires. « Ça a aussi une incidence sur la santé, notamment les personnes fragiles, jeunes enfants, personnes âgées et toutes les personnes qui ont des problèmes respiratoires, rappelle Sébastien Mathiot. Ça a beau être des particules “naturelles”, ça reste des particules très fines qui posent problème à la santé quand même. Il faut donc que tout un chacun évite de rajouter encore plus de pollution et donc privilégier les transports collectifs. Évitez aussi de faire une activité sportive intense. »

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • Le nombre d’enfants à la rue augmente en France

    Le nombre d’enfants à la rue augmente en France

    « Des enfants naissent, vivent et meurent dans les rues de nos villes et rien ne se passe. Chaque année, nous alertons les pouvoirs publics sur l’aggravation du sans-abrisme des enfants. Chaque année, nous proposons des solutions concrètes pour y mettre fin. Chaque année pourtant, le constat s’aggrave. À quand le réveil ? », tempête Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité à l’occasion de la publication du baromètre sur l’enfance à la rue.

    131 enfants concernés
    en Paca

    Année après année, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’Unicef France constatent que le nombre d’enfants sans solution d’hébergement ou de logement ne cesse d’augmenter. À la veille de la rentrée scolaire, au moins 2 355 enfants, dont 514 de moins de 3 ans, sont restés sans solution après un appel au 115. Cela représente une hausse de 9% par rapport à 2025 et de 42% depuis 2022. Parmi eux, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, au moins 131 enfants, dont 21 de moins de 3 ans, sont restés sans solution après un appel au 115. Cela représente une hausse de 42% depuis 2022.

    Autre exemple, en Région Occitanie, au moins 234 enfants, dont 38 de moins de 3 ans, sont restés sans solution après un appel au 115. Cela représente une hausse de 18% par rapport à 2025 et de 93% depuis 2022, détaille le baromètre.

    Ces chiffres ne sont pas exhaustifs : de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler. Les mineurs non accompagnés sans-abri ainsi que les familles en squats ou bidonvilles ne sont pas comptabilisés. « Derrière ce chiffre, conséquence d’un échec collectif, il y a des enfants dont le quotidien est rythmé par l’insécurité et l’instabilité. Des enfants privés de leurs droits et dont on hypothèque l’avenir. Il est urgent que les décideurs publics agissent. Un sursaut politique est vital pour ces enfants. Si garantir un toit à tous les enfants n’est pas notre priorité, qu’est-ce qui l’est ? » interpelle Adeline Hazan, présidente de l’Unicef France.

    Les conséquences du sans-abrisme sur la vie et le bien-être des enfants sont dramatiques : dégradation de leur santé physique et mentale, isolement social, exposition à la violence, difficultés de scolarisation. Certains le paient même de leur vie : en 2025, 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans sont morts de la rue.

    La promesse de mettre fin au sans-abrisme n’est pas récente. À chaque échéance électorale, elle est renouvelée sans jamais être atteinte. Faut-il y voir des promesses intenables ? La FAS et l’Unicef France ne s’y résolvent pas : « Chaque année, nos organisations rappellent qu’il n’existe aucune fatalité au sans-abrisme des enfants. Ce dernier résulte d’un manque de volonté politique et de choix court-termistes en contradiction avec les objectifs affichés. » Et de recommander « la mise en œuvre d’une programmation pluriannuelle “de la rue au logement “, avec un plan massif de production de logements sociaux et très sociaux, indispensable pour sortir durablement les enfants de la rue ».

    À l’approche de l’élection présidentielle, « le sans-abrisme des enfants ne peut plus être toléré. Il doit devenir une priorité absolue des politiques du logement et de l’hébergement. Les candidates et candidats portent une responsabilité claire dans la visibilité et la prise en compte essentielles de ces enjeux. Nos organisations y seront attentives » préviennent l’Unicef et la FAS.

  • Contre l’alcoolisme, le CHU de Nîmes teste les psychédéliques

    Contre l’alcoolisme, le CHU de Nîmes teste les psychédéliques

    Longtemps associée aux seuls champignons hallucinogènes, la psilocybine franchit désormais les portes de l’hôpital. Au CHU de Nîmes, elle est devenue l’objet d’une recherche de pointe pour tenter de répondre à l’une des difficultés majeures de l’addictologie : empêcher la rechute après un sevrage alcoolique.

    À la manœuvre, la psychiatre et addictologue Amandine Luquiens, professeure à l’université de Montpellier et praticienne au service d’addictologie du Grau-du-Roi, rattaché au CHU nîmois. Dès 2024, son équipe avait lancé PAD, la première étude française depuis plusieurs décennies à administrer un psychédélique dans un cadre médical. « Nous avons inclus 30 patients dans cette étude-pilote », retrace la médecin, qui dit avoir été « dépassée par la demande » avec plus de 300 volontaires intéressés.

    Deux administrations de psilocybine, espacées de trois semaines, venaient compléter le parcours classique de soins et de psychothérapie. À douze semaines, 55% des patients ayant reçu 25 mg étaient toujours totalement abstinents, contre 11% dans le groupe ayant reçu une très faible dose. Des résultats suffisamment encourageants pour passer aujourd’hui à l’étape supérieure.

    De trente patients

    à un essai national

    Depuis le 1er juillet, Nîmes coordonne ainsi ERPPAD, un essai clinique national de phase III mené dans huit CHU : Nîmes, Bayonne, Bordeaux, Lyon, Besançon, Saint-Étienne, Brest et Nantes. 172 patients doivent être inclus pendant trois ans et chacun sera suivi durant douze mois. « Notre hypothèse est que deux administrations orales de 25 mg de psilocybine, à trois semaines d’intervalle, seront plus efficaces que deux administrations de 3 mg », détaille Amandine Luquiens.

    Car il ne s’agit pas de distribuer des « champignons » aux patients. Les séances sont préparées puis réalisées pendant plusieurs heures dans un environnement hospitalier sécurisé, avec psychiatres et psychologues. Hallucinations, modification des perceptions ou sensation de sortie du corps peuvent accompagner l’expérience. « La gélule va rester plusieurs heures dans le sang et peut entraîner des réactions pour le patient », explique la psychiatre. Méditation, présence constante des soignants et accompagnement psychothérapeutique doivent permettre d’intégrer cette expérience sans la dissocier du soin.

    L’espoir repose notamment sur la capacité supposée des psychédéliques à assouplir temporairement certains automatismes cérébraux profondément installés dans l’addiction. Amandine Luquiens compare volontiers ce mécanisme à « une voiture sur l’autoroute qui pourrait normalement prendre toutes les sorties, mais qui reste bloquée sur sa voie, sans freins, l’accélérateur enfoncé à fond. » La psilocybine pourrait ouvrir, temporairement, d’autres chemins là où les conduites addictives se sont rigidifiées.

    La prudence reste toutefois de mise : il appartient désormais à l’essai national de confirmer l’efficacité et la sécurité observées à petite échelle. « Si l’efficacité de la psilocybine est confirmée, cela pourrait représenter une avancée significative pour une population de patients aujourd’hui insuffisamment prise en charge », souligne Amandine Luquiens. Depuis le Grau-du-Roi, le CHU de Nîmes s’est déjà imposé comme l’un des pionniers français du retour des psychédéliques dans la recherche médicale. Une innovation de plus pour un établissement qui multiplie les projets de recherche et les nouvelles approches thérapeutiques.

    Les personnes qui voudraient participer à l’essai clinique, ayant un trouble de l’usage de l’alcool avec symptômes dépressifs persistants après sevrage, peuvent se rapprocher de l’équipe investigatrice via le lien suivant : https://redcap.link/ERPPAD