Tag: Santé

  • [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    Une victoire du rassemblement national à Nîmes serait en rupture avec les valeurs portées par notre ville et par les femmes et les hommes qui l’ont construite au fil des siècles.

    Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême-droite.

    L’humanisme, la bienveillance, l’entraide, la solidarité doivent l’emporter sur la haine et la peur. Pour rassembler la ville, changer la vie et construire un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants nous nous engageons aujourd’hui. »

    Les signataires

    Lydie Salvayre, écrivaine, Prix Goncourt 2014, Prix Marguerite Yourcenar 2025

    Christian Polge, président d’associations

    Antoine Penchinat, rhumatologue

    Robert Finielz, premier avocat général auprès de la cour de cassation et administrateur de la maison de santé protestante

    François Mirabel, Professeur des universités en économie

    Mohamed Kani, Boxeur Professionnel, Triple Champion de France, Double Champion d’Europe, Pompier professionnel

    Alexis Vandeventer, médecin

    Karine Weiss, professeur en psychologie à l’université de Nîmes

    Mounir Benslima, chef du service de Médecine légale du CHU de Nîmes et expert judiciaire

    Francine Cabane, professeur d’histoire-géographie

    Jean-Paul Boré, président Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD)

    Philippe Corcuff, universitaire

    Remi Penchinat, médecin généraliste

    Marion Mazauric, éditrice

    Christian Dupuy-Girard, responsable association philosophique et humaniste

    Bruno Mangin, président
    d’association

    Pierre Costa, professeur de médecine

  • Le Rove : 100e inscription au don du sang

    Le Rove : 100e inscription au don du sang

    L’Association des donneurs de sang du Rove a enregistré sa 100e personne inscrite sur la liste des donneurs depuis le renouvellement du bureau il y a deux ans. Cette 100e donneuse, habitante du Rove prénommée Laurence, a été mise à l’honneur. Pour marquer ce moment symbolique, la présidente, Isabelle Clerc, et le secrétaire, Dominique Cheraud, lui ont remis une carte personnalisée ainsi qu’un présent.

    Cette collecte est rendue possible grâce à l’engagement des bénévoles de l’Association des donneurs de sang du Rove, qui œuvrent toute l’année pour sensibiliser le public, organiser ces rendez-vous et accueillir les donneurs. Ils peuvent compter sur le soutien actif de la municipalité.

  • [ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies

    [ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies

    Le cancer du côlon est la deuxième ou la troisième cause de décès en France aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le docteur Caillol, chef du service de gastro-entérologie au sein de l’Insititut Paoli-Calmettes exerce depuis 2005 et est spécialisé dans les diagnostics et l’endoscopie, un service à part entière au sein de l’IPC. « La coloscopie n’est pas un acte anodin, il présente des risques de complication qui sont faibles mais qui existent et ça coûte cher. C’est pourquoi la sécurité sociale et le gouvernement ont décidé de mettre en place ce que l’on appelle le FIT (Fecal Immuno Test) qui est un dépistage organisé que l’on propose au grand public sans antécédent familial et à partir de 50 ans », explique le professionnel.Ce dépistage réalisable chez soi grâce à un prélèvement de selles, sera suivi en cas de suspicion de polype, d’une coloscopie. « On cherche dans ce test la présence de sang dans les selles. S’il y en a c’est un argument pour dire qu’il y a potentiellement une lésion qui saigne dans le côlon. C’est un examen très simple et sans douleur même s’il est peu ragoûtant », sourit le docteur. « Pour ce qui est de la coloscopie, il est primordial de préciser que le patient doit être bien préparé pour que l’on observe les muqueuses du côlon correctement. Grâce à la vidéo haute définition et l’utilisation de l’IA qui ne fatigue jamais, on a la possibilité aujourd’hui de détecter avec précision la présence de polypes même minimes. »

    Viande, attention à la surconsommation
  • [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.

    Dépendance alimentaire

    Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.

    Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.

    Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »

    Conférence samedi à partir
    de 17h30 à la librairie de la Friche (3
    e). Gratuit sans réservation.

    « Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,

  • [Entretien] « Il faut investir à Peyruis ou la commune meurt »

    [Entretien] « Il faut investir à Peyruis ou la commune meurt »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous à trois jours du premier tour ? Êtes-vous confiante ou inquiète ?

    Lila Desjardins : C’est toujours difficile de le dire, mais je suis assez confiante. On a eu d’excellents retours tout au long de cette campagne. Il faut dire qu’on a fait le job, on s’est efforcés de faire une communication de qualité. On a distribué la présentation de la liste en décembre. Mi-février, on a fait un point d’étape sur les projets avancés. Début mars, on a distribué notre programme de huit pages.

    Comment s’est déroulée votre dernière réunion publique jeudi soir ?

    L.D. : J’ai présenté ma liste en développant les compétences que chacun va apporter à la commune, en partant de leur vécu et de leur expérience. Ensuite, j’ai détaillé une étude de la population. On a étudié les chiffres de l’Insee pour savoir qui était la population de Peyruis aujourd’hui, en termes d’âge, de profession, de catégorie socioprofessionnelle, d’habitat… Pour pouvoir construire et bien cibler notre programme, on pensait que c’était indispensable. Après, on a donné les résultats de notre consultation qu’on avait faite en ligne. On a eu 220 répondants, soit 10% des votants. On a présenté quelques axes prioritaires : les écoles, les équipements… Contrairement à ce que dit le RN, « 75% des gens se sentent en insécurité », nous on a complètement l’inverse. 80% des gens nous disent qu’ils sont en sécurité à Peyruis.

    Que répondez-vous aux habitants qui ont peur que vous augmentiez leurs impôts ?

    L.D. : On entend beaucoup « vous avez beaucoup de projets, vous allez augmenter nos impôts ». On veut rassurer les gens et leur dire qu’effectivement, le maire actuel a fait baisser la dette, c’est son grand leitmotiv, mais si on ne fait rien, on ne s’endette pas. La dette baisse automatiquement quand on n’investit pas. Une commune qui n’investit pas est une commune qui s’appauvrit et qui meurt. En passant par l’emprunt et le maximum de subventions, on n’augmentera pas les impôts. Certes, la dette par habitant va augmenter, mais ça c’est normal.

    Quelle est votre mesure phare ?

    L.D. : On insiste sur la santé et comment anticiper le départ des médecins si jamais ils devaient partir. L’idée est d’accompagner à l’installation et d’aller chercher des jeunes médecins dans les facultés de médecine, recevoir les internes et voir s’ils veulent s’installer ici.

  • C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Claude Cerpedes : Depuis que nous avons présenté notre liste fin décembre, nous avons sorti un questionnaire auprès de la population pour avoir leur sentiment. Nous avons renouvelé notre liste à quasiment 50%. Nous avons donc de l’expérience et un renouvellement avec de la jeunesse. Il y a une très belle dynamique. Nous sommes une liste divers gauche avec un maire qui annonce haut et fort son appartenance au Parti communiste.

    Quel bilan tirez-vous de ce mandat ?

    C.C. : J’ai travaillé presque 40 ans dans les collectivités donc je sais où aller chercher les subventions. Nous sommes passés de presque rien comme subvention à des projets qui sont tous financés à au moins 60%, ce qui nous permet de démultiplier nos projets. 80% de notre programme a été réalisé. Nous n’avons pas pu faire le gymnase car l’État ne finance quasiment plus ces infrastructures. Nous n’avions pas prévu la crise énergétique, ni l’inflation, et pourtant nous avons réussi à faire l’isolation de nos trois écoles durant ce mandat avec des subventions entre 64 et 78%. Nous avons aussi inauguré notre maison de santé en septembre 2023 qui a coûté 2 millions d’euros subventionnés à plus de 60%, qui nous a permis de garder les trois médecins de la commune mais aussi d’accueillir d’autres professionnels de santé.

    Dans le premier mandat nous avons refait la pelouse du stade, là, nous venons de refaire les vestiaires. Nous avions aussi eu la volonté d’accueillir des logements sociaux. En cinq ans, nous en avons livré 170. Cela nous a permis de passer la barre des 20 % de logements sociaux et ainsi de ne pas payer la taxe de 17 000 euros que ça nous coûtait. Cette somme, nous l’avons affectée au CCAS pour créer une aide au paiement des licences sportives ou culturelles pour tous les enfants jusqu’à la fin du collège.

    Quel est votre projet pour
    ce prochain mandat ?

    C.C. : Nous allons poursuivre nos trois piliers qui sont la solidarité, le vivre-ensemble et l’environnement. Nous avons en cours la renaturation du quartier populaire historique de Camont. Cela représente deux hectares. Nous proposons aussi de faire la renaturation des cours de nos trois écoles. Dans les projets importants, il y a la création d’une association pour regrouper les producteurs d’électricité photovoltaïque et des locataires. Actuellement, les producteurs vendent leur surplus d’électricité entre 10 et 12 centimes le kilowattheure. Dans l’association, ils le vendraient à 15 centimes. Les locataires achètent cette électricité à 18 centimes au lieu de 25 centimes qu’ils paient actuellement. C’est donc du gagnant-gagnant.

    Vos opposants vous critiquent régulièrement sur la sécurité.
    En avez-vous fait un thème de campagne ?

    C.C. : Nous avons quatre policiers municipaux contrairement aux communes autour de nous qui en ont moins. Ils n’ont pas de tâches administratives et sont sur le terrain avec une équipe de jour et une équipe de nuit. Nous avons un réseau de caméras vieillissant et que nous allons remettre au goût du jour. D’après les statistiques, nous sommes la commune périurbaine qui a le moins de délits. Nous avons une brigade de gendarmerie sur place. Nous avons aussi mis en place des éducateurs de rue pour prendre en amont les problèmes. On pourrait toujours réclamer plus de policiers mais c’est très populiste.

    Entretien réalisé par T.A.

  • La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    Les allers et retours ne faiblissent pas devant la façade rouge criarde de la maison de santé Ambroise-Croizat. Sur le bassin alésien, les soignants et notamment les médecins se font rares. Alors, les habitants des communes voisines sont nombreux à se déplacer à la maison de santé de Saint-Martin-de-Valgalgues. Celle-ci a été inaugurée en 2023 en présence de Pierre Caillaud-Croizat, le petit-fils du ministre communiste et père de la Sécurité sociale.

    Cet aboutissement a été le fruit d’un important travail et fait suite à un référendum organisé sur la commune en 2018 où les Saint-Martinois ont plébiscité à 96% cet investissement. Malgré une ouverture retardée par la pandémie de la Covid, ce centre a permis de garder la présence des trois médecins qui avaient des velléités de partir et d’attirer de nombreux autres soignants. Ainsi aujourd’hui, la maison de santé compte des infirmières, des kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, naturopathes et d’autres soignants qui travaillent aussi en lien avec le centre comme les pharmaciens ou un chirurgien-dentiste.

    « Nous avons un logiciel commun entre les soignants et nous faisons des réunions entre nous pour parler des situations complexes », explique Marielle Auvergne, psychanalyste qui est également la coordinatrice de la maison de santé et ne serait pas venue travailler à Saint-Martin-de-Valgalgues sans la création de cette maison de santé. « J’aime beaucoup travailler avec les autres professionnels de santé. C’est dommage d’être enfermé tout seul dans un cabinet. C’est bien d’avoir aussi l’avis des autres. Je pense que les médecins ont aussi des peurs et ça peut rassurer de travailler en groupe au lieu d’être isolé. »

    Si la structure cherche toujours désespérément un dermatologue, des renforts de médecins pourraient arriver rapidement. Les trois docteurs saint-martinois étant formateurs et salariés du groupe de santé Filieris – garantissant la présence d’un médecin en permanence – la structure devrait accueillir un docteur junior en octobre et pourrait participer à l’accueil de médecins cubains si le projet aboutit.

    Trois listes en concurrence

    « Beaucoup de retraités viennent s’installer ici pour trouver du soleil ou trouver du vivre-ensemble mais ils cherchent forcément un médecin. Le fait d’avoir réalisé cette maison de santé et d’être en capacité d’accueillir de nouveaux médecins, c’est vraiment un atout. Parce que des gens me disent que s’ils n’ont pas de docteur, ils vont devoir repartir d’où ils viennent », explique Claude Cerpedes.

    Face à l’édile communiste s’est hissée son ancienne première adjointe. Officiellement pour une opposition sur le budget et officieusement pour des désaccords personnels, Lucile Pialat a quitté la majorité et s’est lancée dans la course aux municipales. Soutenue par trois anciens membres de la majorité, elle avance aujourd’hui sur une corde raide en tentant de critiquer un bilan auquel elle a participé. À la tête de la liste « Ambitions et perspectives pour Saint-Martin », elle critique des travaux réalisés avec « précipitation » ou la propreté dans certains quartiers « laissés à l’abandon ».

    Déjà opposant durant ce mandat, Mickaël Thery assume une ligne dure à droite où il est surtout question de sécurité avec le « renforcement de la police municipale » et l’embauche de deux agents supplémentaires. Il est également très critique à l’égard des soutiens financiers à des causes internationales comme l’Ukraine, la Palestine, la paix ou le secours en mer.

    Des critiques vite balayées par l’édile qui préfère s’appuyer sur son bilan : « Les habitants voient que notre gestion est faite de compétence et de bienveillance. Sur 3 500 inscrits, il y a près de 1 000 nouveaux inscrits depuis six ans. Je crois que les gens connaissent le maire et qu’ils sont contents de la manière dont la ville est gérée », conclut Claude Cerpedes.

  • L’urgence sociale bouscule la campagne

    L’urgence sociale bouscule la campagne

    Ce mercredi après-midi, militants du RN et du Printemps marseillais se regardent en chiens de faïence, face aux portes du supermarché de la place du 4-Septembre, dans le 7e arrondissement de Marseille. Les premiers parlent aux passants de « salles de shoot », d’une « union des droites ». « Avec Benoît Payan, pour votre pouvoir d’achat ! », répètent en boucle les seconds.

    C’est que l’envolée des prix des carburants a mis un brutal coup de projecteur sur les questions de pouvoir d’achat. À la pompe à essence voisine, le prix au litre du gazole frôle les 2 euros. Presque cinquante centimes de plus que le pic d’octobre 2018, déclencheur de la mobilisation des gilets jaunes. « Je suis surpris de voir à quelle vitesse on arrive à un panier de 100 euros », partage un préparateur de commandes du supermarché, au moment de prendre sa pause. Le lien entre la vie chère et les municipales n’est pourtant pas évident pour lui. « Ce sont des problématiques trop dépendantes des politiques internationales, pointe-t-il. Mais les mesures de gratuité, oui, cela correspond plus aux municipalités. »

    Gratuité des transports

    Ainsi ce lundi, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal s’était-elle empressée de promettre un « bouclier carburant », avec un ticket unique pour les transports en commun et des parkings relais gratuits « dès que le prix moyen du Sans-Plomb 95 ou du Gazole dépasse 2 euros le litre ». Le Printemps marseillais de son côté a fait tirer des tracts « pour le pouvoir d’achat » ce mercredi. Façon de boucler une campagne qui avait commencé en janvier sur les enjeux de solidarité. « À un moment où l’État ne joue plus son rôle, nous devons nous montrer ambitieux et assumer notre rôle de bouclier social et financier pour accompagner les Marseillais », insiste le maire (DVG) sortant, Benoît Payan.

    Les communes ont beau ne pas avoir la main sur les hausses du Smic, des pensions ou des minima, elles ont beau ne pas être, comme les conseils départementaux les chefs de file de la solidarité, elles restent en effet l’institution la plus proche des habitants. Déjà mises en place dans de nombreuses municipalités, les mesures pour faciliter l’accès aux droits, au service public, les gratuités d’usage se déclinent aujourd’hui dans de nombreux programmes, principalement à gauche.

    À Marseille, le Printemps marseillais met ainsi en avant le doublement de valeur du kit scolaire distribué à chaque rentrée aux écoliers, la demande auprès du ministère d’un encadrement des loyers, un tarif progressif sur l’eau avec les premiers mètres cubes gratuits, la gratuité de la cantine scolaire pour 15 000 écoliers ainsi que des petits-déjeuners distribués dans les établissements des quartiers prioritaires… Mise en place dans le pays d’Aubagne depuis quinze ans, la gratuité des transports en commun est désormais défendue jusqu’à 26 ans à Marseille aussi bien par les insoumis que par Benoît Payan ou par Martine Vassal, qui l’a déjà étendue jusqu’aux moins de 11 ans et propose aujourd’hui la gratuité des fournitures scolaires. Chez LFI, qui a épargné de ses critiques pourtant violentes le bilan social de la majorité sortante, c’est la cantine qui doit être totalement gratuite. « L’école est gratuite pour tous, la cantine aussi doit l’être », défendait Aurélien Bournoeuf (17e sur la liste) début mars.

    Mutuelles communales

    D’autres propositions ont fait largement leur entrée dans le débat public à l’occasion de ces municipales. C’est ainsi le cas des mutuelles communales, défendues notamment par les communistes. Elles sont inscrites dans les programmes de la gauche de Marseille à Aix-en-Provence en passant par Aubagne. « Par le volume de contrats que la Ville est en capacité de poser sur la table, on peut faire baisser considérablement le prix, résumait en janvier l’adjointe sortante (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. On estime à peu près à 30% le coût minoré des mutuelles municipales par rapport à une mutuelle individuelle ou d’entreprise. » Une réponse directe à l’envolée des tarifs après les coups de boutoir des gouvernements macronistes successifs contre la Sécurité sociale.

    Retour sur la place du 4-Septembre. Au bord de la route, les militants du Printemps marseillais insistent face aux passants sur le barrage contre l’extrême droite. « Pour combattre le RN, il faut des choses concrètes, rétorque une ancienne adhérente du PS, cabas à la main. Il leur demander ce qu’ils proposent sur l’économie. Rien ! C’est là-dessus qu’il faut se battre ! »

  • « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « L’urgence » de la santé à Port-Saint-Louis

    « Notre objectif est de redonner vie au centre médical », affirme Aurélie Grach, postée devant l’édifice dont les portes sont closes samedi matin. La tête de liste (DVG) de l’union de la gauche hors LFI avance que la santé est « une urgence, plus qu’une priorité, un engagement plus qu’une volonté », insiste-t-elle.

    Le centre de santé Joliot Curie est un symbole. Les effectifs ont fondu depuis plusieurs années, la commune ne compte plus que trois médecins généralistes pour 8 500 habitants. « Il y en a eu jusqu’à 14, plus la clinique du Golfe de Fos et les professionnels de Joliot Curie », remarque Valérie Coulomb, infirmière libérale et colistière. « Après l’incendie de 2015, le centre était fermé. On a estimé que près d’un cinquième de la population ne se soignait plus », complète Aurore Raoux, colistière et ancienne conseillère départementale PCF qui avait obtenu une enveloppe de 116 000 euros au conseil départemental pour la rénovation. « Il faut de la volonté, on va se donner tous les moyens pour attirer les professionnels de santé », argue Aurélie Grach.

    « La ville ne peut se dédouaner de ses responsabilités, le travail est fait par une médecin qui va chercher les professionnels de santé, notamment des internes, en plus de sa vie professionnelle et sa vie de famille », indique Aurélie Grach, « ça n’est pas normal quand on sait qu’entre 2008 et 2014 il y avait au CCAS une référente pour les questions de santé ». « On recréera ce poste supprimé en 2014 par Martial Alvarez », plaide-t-elle, à propos du maire sortant divers centre.

    Et la médecine libérale ? « Ce n’est pas suffisant », tranche Aurore Raoux. « Le projet qu’on porte est celui de la médecine accessible à tous et sans avance, une vision particulière de la santé. » La colistière argue que « les Saint-louisiens sont inquiets de la fermeture d’Oxance. Qu’a fait le maire actuel ? Rien sinon répéter que la menace ne concerne pas Port-Saint-Louis et que la santé n’est pas de la compétence du maire », tacle-t-elle, estimant que « ce n’est pas qu’en faisant des annonces qu’on résoudra les problèmes mais en allant demander des subventions à l’Agence régionale de santé, en montant un projet global de santé, en lien avec l’éloignement géographique, l’implantation de nouvelles industries, la santé au travail et la prévention ».

    Au-delà des élections

    L’équipe d’Aurélie Grach insiste, en fond, sur l’importance de la lutte avec la population et les travailleurs. Notamment en 2012 lorsque les centres médicaux étaient menacés de fermeture. « On avait mis près de 1 000 personnes dans les rues avec les organisations syndicales et les forces de gauche locales », rappelle Annie Stamatiou, ancienne adjointe à la santé de Jean-Marc Charrier (PCF) et directrice de campagne. D’où la remarque de Valérie Coulomb : « Si on n’implique pas la population avec des pétitions, des manifestations et des actions fortes comme on l’a fait à l’époque, nos revendications ne remontent pas », affirme-t-elle. C’est notamment le rôle de la commission extra-municipale dédiée à la santé, qu’Aurélie Grach veut renforcer et développer. « Elle ne s’est réunie que trois fois en six ans », déplore sa colistière infirmière.

    Le handicap, thème cher à la tête de liste, n’est pas oublié. « Nous sommes en carence, on avait auparavant une permanence du Conseil départemental », pour aider à remplir les dossiers de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Un projet de vie est la base de tout le dossier, il y a des termes clés à insérer, c’est technique. C’est ce qui donne droit aux prestations demandées, des enfants jusqu’aux personnes âgées handicapées », détaille-t-elle. Aurore Raoux précise que ce rôle serait endossé par le référent santé de la Ville, qui serait « également référent handicap, un soutien précieux pour les enfants et les familles ».

    Le meeting de 1er tour de la liste est prévu jeudi 12 mars à 18h30 salle Marcel Pagnol.

  • Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Bagnols-sur-Cèze : qui peut faire obstacle à l’extrême droite ?

    Si aucun sondage n’a été effectué à Bagnols-sur-Cèze, tous s’attendent à retrouver la députée RN en tête le soir du premier tour tant les scores du parti lepéniste y culminent à des sommets à chaque élection nationale. D’ailleurs, la conseillère municipale d’opposition qui est complètement absente des réunions plénières, accueillera Marine Le Pen à Bagnols-sur-Cèze vendredi 6 mars.

    Avec un discours axé sur la sécurité, Pascale Bordes espère prospérer dans une ville de 18 000 habitants gangrenée par le narcotrafic. Le trafic de drogues est d’ailleurs le sujet qui a le plus affaibli le maire sortant Jean-Yves Chapelet, notamment après la diffusion d’un épisode d’Envoyé spécial désastreux pour l’image de Bagnols. Mais l’édile, ancien socialiste aujourd’hui soutenu par des partis allant d’Horizons à Place Publique, espère tout de même être reconduit.

    Philippe Broche, la surprise ?

    Opposant pendant tout le mandat, Jérôme Jackel (Debout!, le parti de François Ruffin) mène une campagne active sur les réseaux sociaux et sur le terrain en étant très présent dans les quartiers populaires. S’il se présente comme « l’unique candidat de gauche », l’ancien insoumis semble tout de même manquer de soutiens locaux. Pour Michel Cegielski, ancien adjoint de Chapelet, c’est l’espace politique qui lui manque. Rejoint par quelques socialistes locaux (le PS n’a adoubé aucun candidat), il est loin d’incarner le changement attendu par une partie des Bagnolais.

    Reste donc l’alliance derrière Philippe Broche. Cet entrepreneur qui s’était présenté à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard est un visage connu du milieu associatif bagnolais. Soutenu par le Parti communiste qui a pleinement intégré sa liste et souhaite incarner un programme de rupture, Philippe Broche a créé une dynamique qui lui permet de rassembler 200 personnes à chaque réunion publique. Le candidat d’« Ensemble changeons Bagnols » s’est fixé quatre priorités : la santé, la jeunesse, la sécurité (voir page 8) et le dynamisme économique.

    « On ne peut pas parler de relance de Bagnols-sur-Cèze si on ne parle pas de changement d’image de marque. Il faut donner de l’élan au centre-ville en mettant en place un grand marché de manière à créer un parcours commercial. Pour la santé, nous voulons créer un pôle santé avec des logements pour les étudiants. J’ai aussi sur ma liste l’ancien directeur des urgences de l’hôpital de Nîmes qui sera président du conseil de surveillance à ma place si je suis maire. Pour la jeunesse, j’ai des investisseurs avec moi qui vont venir créer un bowling avec un pôle d’animations jeunes comme les jeunes l’ont demandé », détaille Philippe Broche.

    Un bastion industriel

    Si l’histoire de Bagnols-sur-Cèze remonte à l’antiquité, elle est aujourd’hui surtout marquée par l’industrie. De 5 500 habitants en 1950, sa population dépasse les 16 000 dix ans plus tard avec l’implantation du Centre de recherche nucléaire de Marcoule. Elle devient ainsi la capitale du Gard rhodanien qui est le deuxième pôle industriel d’Occitanie.

    Fief du Parti socialiste, Bagnols a été dirigée depuis 2008 par le duo Jean-Christian Rey (aujourd’hui président de la communauté d’agglo du Gard rhodanien) et Jean-Yves Chapelet (qui a quitté le PS en 2018).