Tag: saison

  • Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Il a quitté Toulon le cœur lourd, l’été dernier, lui qui avait découvert l’Europe sur la Rade et était tombé amoureux de cette dernière. Un amour réciproque terminé prématurément par manque de garantie sur son temps de jeu et un statut de non-Jiff (Joueur issu des filières de formation) qui limitait ses perspectives, le club en ayant recruté deux autres (Mercer et Brex) cet été. Depuis, Jiuta Wainiqolo fait le bonheur du LOU, avec lequel il revendique le statut de meilleur marqueur du Top 14 (15 essais, dont 3 en 12 minutes lors du dernier match face à Montauban, triplé le plus rapide de l’histoire du championnat).

    De quoi laisser des regrets à de nombreux supporters toulonnais, mais aussi à ses ex-coéquipiers : « On a créé des liens assez forts, on n’était pas heureux de le voir partir. Mais ça fait partie du rugby et on s’adapte, et il a l’air heureux là-bas. On l’a remplacé par d’autres joueurs qu’on est content d’avoir. On sera content de le voir avant et après, mais il reste quand même ennemi du jour pendant le match », déroule Mathieu Smaïli.

    Au-delà de la joie des retrouvailles, les Varois savent qu’ils devront se méfier de l’ailier fidjien, auteur d’un essai lors de son retour à Mayol à l’aller : « Qu’il reste tranquille (rires) », s’amuse Esteban Abadie. « Il faudra qu’on arrive à le canaliser car on connaît ses qualités. Ça reste un facteur X de leur équipe. On va essayer de le limiter, qu’il n’ait pas des ballons simples avec un couloir de 20 mètres par exemple, et qu’il ait au moins deux joueurs sur lui à chaque fois », prévient Mathieu Smaïli.

  • Top 14 : Le RC Toulon se déplace à Lyon sans Pierre Mignoni

    Top 14 : Le RC Toulon se déplace à Lyon sans Pierre Mignoni

    Jeudi, la conférence de presse d’avant-match n’a ressemblé à aucune autre. À l’introduction, pas de Pierre Mignoni. L’ancien demi-de-mêlée était remplacé par un ex-pilier et un ex-3e ligne, Laurent Emmanuelli, directeur sportif du club, et Sergio Parisse, entraîneur adjoint, qui prendront place sur le banc, ce week-end, face au LOU. « Le président (Bernard Lemaître) et Pierre ont convenu que c’était le moment idéal, dans une phase où on ne joue pas tous les week-ends, de laisser un peu de repos à Pierre, afin de reprendre dans les meilleures conditions possibles », a justifié le premier, avant de prendre la défense du boss du RCT : « Il va bien. On l’a régulièrement, il communique avec les joueurs et le staff. Il n’a pas lâché, ce n’est pas vrai. Il se met tout simplement en repos car il en a besoin. »

    Son retour est annoncé après la trêve, pour préparer la réception du Stade Français, le 21 mars. Dans ce contexte assez chaotique, le tandem, qui sera assisté par Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied, et Cédric Béal, directeur du centre de formation, assume : « Il faut que Pierre nous fasse confiance et il le fait. Ça a été naturel de sa part, on n’a même pas évoqué le sujet. Tout le monde doit savoir prendre ses responsabilités. La situation nous oblige. Chacun se met en ordre de marche et fait ce qu’il a à faire », poursuit Emmanuelli.

    Mais ce sont bien les joueurs qui figurent au premier rang des concernés, eux qui avaient pointé, à travers Teddy Baubigny, leurs défaillances et leur manque de solidarité après la défaite face à l’ASM : « On a été malmené. Sur ce match-là, les joueurs n’ont pas pris leurs responsabilités. Ce sont des professionnels et c’est à eux de monter le niveau d’exigence et de conscience », martèle le directeur sportif. Ces deux dernières semaines, le groupe a cherché à se recentrer. « On s’est coupés de tout ce qu’il se disait autour. On s’est concentré sur notre groupe. Évidemment, il y a des moments où on se retrouve entre nous pour créer du lien. On a connu des moments difficiles, maintenant il faut être capable de se relever », ambitionne Esteban Abadie.

    « Mettre les ingrédients »

    Et cela passe avant tout « par le terrain. On ne peut pas gagner en prenant 40 points tous les week-ends. On doit retrouver ce qui fait notre force depuis deux saisons, cette agressivité, ce liant en défense. Et avec ça, le don de soi, le sacrifice pour les copains ». « Faire les réunions c’est bien, mais il faut passer aux actes », abonde Sergio Parisse. « On a travaillé collectivement. Je pense que les joueurs ont pris conscience de la situation. On les a vus plus investis, avec l’envie de changer les choses. Mais la vérité, ça reste le week-end. » Et ce, même si « la saison ne se joue pas à Lyon. C’est un match hyper important, on a envie d’apporter des réponses. Le résultat, ce sera dans un second temps, mais il faut mettre les ingrédients et le comportement. C’est sur ça qu’on veut se retrouver », conclut Esteban Abadie.

    Repères

    Serin et Dréan dans le groupe

    Le RCT pourra compter sur les retours de Baptiste Serin et Gaël Dréan, qui ne font pas partie des joueurs protégés par Fabien Galthié pour préparer le prochain match des Bleus face à l’Écosse, samedi 7 mars, contrairement à Charles Ollivon et Jean-Baptiste Gros. Ce ne sera en revanche pas le cas, de Paolo Garbisi, Juan Ignacio Brex et Ben White.

    Priso de retour avec les Bleus

    Danny Priso a été rappelé par Fabien Galthié pour préparer le match face à l’Écosse, à l’instar de Baptiste Serin, Jean-Baptiste Gros, Charles Ollivon, Gabin Villière et Gaël Dréan.

    La feuille de match

    Lyon OU –RC Toulon

    18e journée de Top 14

    Samedi 28 février, 16h35 – Matmut Stadium, Lyon

    Arbitre : Pierre Brousset

    LOU : Rey, Marchand, Ainsley ; William, Roux ; Crétin, Simmonds (C.), Botha ; Cassang, Méliande ; Wainiqolo, Millet, Parisien, Dumortier ; Lorre.

    RCT : Priso, Baubigny, Sinckler ; Mézou, Ribbans (c.) ; Ludlam, Abadie, Sioshvili ; Serin, Albornoz ; Villière, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Domon.

  • Alerte aux pollens dans la région Sud

    Alerte aux pollens dans la région Sud

    Retour des beaux jours, températures douces… Et c’est le début de la torture pour les allergiques aux pollens. Le risque « est actuellement élevé voire très élevé en Provence-Alpes-Côte d’Azur et devrait se maintenir plusieurs jours encore, en particulier pour les pollens de cyprès et d’aulne », indique l’Association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud, qui traque officiellement depuis 2025 ces minuscules grains végétaux.

    « On participait déjà au réseau national de surveillance aérobiologique », précise Damien Piga, directeur innovation chez AtmoSud. La méthode : piéger les pollens dans l’air qui circule au moyen d’une bande encollée explique-t-il. « Ces grains sont très caractéristiques, des personnes sont formées à les reconnaître à l’œil nu », précise-t-il. À terme, des caméras doublées d’algorithmes devraient se charger du travail.

    Un site pour anticiper

    Mais surtout il y a la partie prévision. « Nous avons des modèles numériques qui permettent d’anticiper les conditions météo et la floraison des plantes, et tout un réseau d’acteurs sur le terrain dont des médecins sentinelles », détaille Damien Piga. Une certitude : avec le changement climatique, les périodes polliniques s’allongent et de nouvelles espèces peuvent s’implanter. Comme l’ambroisie, hautement allergisante, repérée dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. « Une mauvaise qualité de l’air extérieur et intérieur », aggravant le phénomène, ajoute-t-il.

    À noter que le pollen de cyprès, particulièrement présent en milieu urbain et périurbain, constitue la première cause d’allergie dans notre région, à l’origine de près de 75% des cas. À la clé : rhinite, conjonctivite, difficultés respiratoires, asthme et jusqu’à des réactions cutanées de type eczéma ou urticaire. Sur son site internet, AtmoSud fait un point quotidien, commune par commune et devrait donner vendredi la tendance du week-end et de la semaine suivante.

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    On avait fini par le croire imprenable, après 20 mois d’invincibilité et 21 victoires de rang en championnat. Mais après plusieurs succès au forceps ces dernières semaines, Mayol est tombé face à un assaillant clermontois qui a pris possession d’une forteresse bien mal défendue samedi soir, même s’il ne faut pas galvauder la qualité de sa prestation. « Ça nous pendait au nez depuis quelque temps. C’est dur, mais il va falloir repartir », concédait Teddy Baubigny. « Ça arrive (de perdre à domicile). Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », commentait après le match un Pierre Mignoni à la mine déconfite.

    Car il n’aura fallu que 12 minutes aux Auvergnats pour envahir la Rade, et mettre K-O debout ses hommes, qui ont semblé jouer à l’extérieur au vu de la flagrante fragilité affichée. 12 minutes et trois essais, dont les deux premiers consécutifs à des pénaltouches, alors que l’entraîneur varois avait insisté, après la déconvenue paloise d’il y a 15 jours, sur cet aspect-là, qui coûte souvent cher au RCT depuis le début de saison. À la question de savoir si son message était passé, ce dernier a laconiquement répondu « non ». « La discipline a pêché, il y a eu des plaquages manqués mais ce n’est pas le rugby ça, c’est juste la tête », complétait, plus longuement, Teddy Baubigny.

    Si on a cru au sursaut avec le doublé de Priso (26e, 47e), qui a ramené les siens à 5 points, le contenu n’a jamais laissé place au doute, tant les Rouge et Noir ont manqué de tout, entre fautes de mains, touches gâchées, et manque d’intensité dans les rucks et en mêlée.

    Mignoni : « Je me laisse 48 heures pour réfléchir »

    Mais ce qui a sans doute le plus coûté est l’apathie défensive face à la vitesse et la connexion des Jaunards, qui ont réalisé deux fois plus de franchissements (8 contre 4) que leurs homologues toulonnais, semblant créer le danger sur chaque incursion. Une domination qui leur a permis de reprendre le large grâce à Zamora, qui y est allé de son doublé, avant de résister -sans trop de difficultés- pendant 20 minutes, puis de porter l’estocade en fin de match grâce à l’excellent Hamdaoui, lui aussi auteur d’un doublé.

    Pour expliquer, partiellement, cette nouvelle déception, Pierre Mignoni invoque un manque de solidarité : « Pour aller au paradis il faut mourir, et personne ne veut le faire, en tout cas pas sur ce match. On dit, mais on ne fait pas les efforts. On ne donne pas tout ensemble, c’est la vérité », pointait-il. Et pour la première fois, l’homme fort du RCT s’avouait à court de solutions : « À chaud, je n’ai pas d’options. Je ne peux pas dire ce que je vais faire. Mais là, ça ne répond pas. » Au point de remettre en cause son avenir au club : « J’ai connu des moments comme ça à Toulon, même avec la grande équipe de l’époque. Seulement, on avait réagi. Est-ce que les joueurs me suivent encore ? Je vais bien réfléchir. La première responsabilité c’est moi. Je vais me laisser 48h, et après on verra. »

    « Le vestiaire est à 3 000 % avec Pierre. Ce n’est pas parce qu’on a perdu un match à domicile qu’on doit tout remettre en question », balayait son talonneur, conscient du manque de solidarité dont souffre le groupe, contrastant avec la saison passée : « C’est le ressenti commun. Peut-être qu’on ne s’aime pas assez, qu’on n’est pas l’équipe de Toulon qu’on devrait être, à faire les efforts pour le mec d’à côté. On va passer du temps ensemble pour retrouver la flamme qu’on n’a pas ces derniers temps. » Tel un couple en crise qui veut sauver ce qui peut l’être en ce triste soir de Saint-Valentin, qui boute le RC Toulon hors du top 6. « Si j’avais la solution je la partagerais, ce soir je ne l’ai pas. J’ai juste envie de croire qu’on va réagir. On ne va pas tout mettre à plat ce soir. Il faut que cette défaite soit une vraie étape. La saison n’est pas finie, loin de là », concluait Teddy Baubigny, avant 48 heures qui promettaient d’être brûlantes.

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Les narcotrafiquants ne tiendront pas les cités marseillaises. » Le message envoyé par le préfet de département, Jacques Witkowski, et la préfète de police déléguée, Corinne Simon, se veut limpide. Après une première frappe anti-narco simultanée le 9 décembre, une nouvelle opération de pilonnage a été organisée, ce mardi 11 février, sur dix points de deal de la ville.

    Pas moins de 250 policiers locaux et 10 compagnies républicaines de sécurité octroyées par le ministre de l’Intérieur, soit plus de 1 000 policiers au total, ont été mobilisés. Leur mission : surveiller, donner l’assaut, occuper le terrain, interpeller les trafiquants et verbaliser les consommateurs.

    Ce dispositif a permis d’interpeller 76 personnes, indique la préfecture dans son bilan, ce mercredi 11 février. Et 95 autres ont fait l’objet d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour consommation de stupéfiants. À noter que cette verbalisation, d’un montant de 200 euros, a été présentée par le président de la République comme une des solutions de lutte contre le narcotrafic. Il souhaite d’ailleurs la porter à 500 euros, alors même que la Défenseure des droits avait constaté dès 2023 que l’AFD portait atteinte aux droits de la défense et à l’accès à un juge.

    Des saisies ont également été réalisées : près de 56 000 euros, dont une partie en lien avec une affaire judiciaire, 31 kg de cannabis, 1,4 kg de cocaïne, une arme de poing, quatre armes blanches et trois véhicules. Dans une cité, la présence des CRS a également permis d’interpeller l’auteur d’un coup de couteau, précise-t-elle. Préfet de département et préfète de police déléguée se sont par ailleurs rendus, mardi, dans deux des dix cités ciblées, Kallisté (15e) et La Castellane (15e).

    Un outil supplémentaire

    « Renouvelées régulièrement, ces opérations sont un outil supplémentaire au travail quotidien réalisé par les effectifs locaux », estiment-ils. Cette stratégie de pilonnage ayant été mise en place par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône d’alors, en janvier 2021. La lutte contre le narcotrafic se déploie « à tous les étages » rappellent-ils avec, outre ce genre d’opération, le travail de voie publique, le judiciaire et l’application de la loi narcotrafic.

    Pour mémoire, la précédente opération, qui avait engagé le 9 décembre quelque 1 500 agents, tous services de police confondus, sur quinze points de deal, avait permis de saisir 7 kg de résine de cannabis pour 114 personnes interpellées et 82 garde à vue, de dresser 61 AFD pour consommation de stupéfiants et de prononcer 33 interdictions administratives de paraître. Lors de contrôle dans les commerces, 118 kg de tabac de contrebande avaient été découverts, une arme de poing neutralisée et 10 infractions relevées.

    « Partout où les trafiquants tentent de s’approprier le territoire, ils trouveront une farouche et indéfectible présence de l’État », a prévenu le préfet. Lors d’un bilan des actions de l’État pour l’année 2025, le 4 février, aux côtés du procureur, de responsables de la police, de la gendarmerie et de la douane, il avait tenu à afficher un front commun face au narcotrafic, se félicitant d’avoir obtenu des résultats en jouant collectif, chacun faisant jouer ses compétences. Il rappelait que le nombre de personnes interpellées, à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, avait augmenté par rapport à l’an dernier, respectivement de 14,2% et 11%, les points de deal avaient eux diminué de moitié : de 181 en 2021 à 89 à Marseille, et de 222 à 114 dans le département.

    Au-delà de ce vaste volet répressif, la préfète de police déléguée a également lancé, vendredi, des assises de la prévention pour éviter que les jeunes ne tombent dans les réseaux.

  • [Étoile de Bessèges] : Lukas Kubis sur les traces de Sagan

    [Étoile de Bessèges] : Lukas Kubis sur les traces de Sagan

    Il est l’une des attractions de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges. Double champion de Slovaquie sur route en titre, également champion national du contre-la-montre en 2024, Lukas Kubis est le seul coureur à porter un maillot distinctif de son pays sur l’Étoile de Bessèges. Un palmarès qui n’est pas sans rappeler sa légende de compatriote, Peter Sagan, rouleur polyvalent qui a comme lui commencé par le VTT avant de développer tout son potentiel sur route. « C’est impossible de me comparer à lui, car il a été trois fois champion du monde et maillot vert sur le Tour de France, tempère-t-il avec humilité. C’est un des meilleurs cyclistes de l’histoire. Mais c’est bien de représenter le même drapeau que lui, il était mon idole quand j’ai commencé le cyclisme, et en plus c’est un très bon mec. »

    Maillot jaune dans l’escarcelle

    Valeur montante du cyclisme mondial, passé du 236e au 56e rang UCI en l’espace d’une saison, il est porté par ses titres nationaux et de belles performances sur le circuit mondial : plusieurs top 10 sur des classiques flandriennes, 2e du tour de Hollande, victoire sur le Cholet Agglo Tour… Le pensionnaire d’Unibet Rose Rockets dispute sa deuxième Étoile. « C’est une très belle course, avec de superbes paysages. Je suis heureux d’être ici », se réjouit le coureur de 25 ans.

    Déjà annoncé comme un outsider dimanche, sur le GP de Marseille-La Marseillaise, il est l’un des favoris à la victoire finale, après avoir quitté la course prématurément l’an dernier, suite au retrait de son équipe. Un rang confirmé dès la première étape, avec après une 2e place derrière Tom Crabbe : « Ce n’est pas passé loin, on va se battre pour faire mieux dans les prochains jours. » Mais pas question de s’enflammer : « On avance jour après jour. Je suis très fier des efforts de l’équipe mercredi. Bien sûr, la victoire a toujours meilleur goût, mais c’est un très bon début pour l’équipe. »

    Après une nouvelle et frustrante 2e place jeudi, pour son coéquipier Dylan Groenewegen, Lukas Kubis, 8e, récupère le maillot jaune du classement par points. Pas une fin en soi : en ligne de mire, notamment, cette 3e étape autour de Bessèges, « la plus difficile de la semaine », et le contre-la-montre, « très spécifique, avec une grosse montée sur la fin ». Pour récupérer, cette fois, le maillot corail du général.

    3e étape : Bessèges – Bessèges (162,34 km)

    Le terrain devient nettement plus accidenté pour cette 3e étape autour de Bessèges. Après 106 km, les coureurs effectueront un premier passage sur la ligne d’arrivée, puis un second, avant de la franchir définitivement au kilomètre 163. Trois tours du circuit, donc, pour ce final exigeant, avec les montées des cols de Trelis (3,6 km à 5,6%, 1ère catégorie) et des Brousses (2,1 km à 5,2%, 2e catégorie). Un profil pour puncheurs, avec cette dernière difficulté placée à seulement 12 bornes du but.

  • [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    [Etoile de Bessèges] Nicola Marcerou pour une première étoile

    Né à Nîmes, à 18 km de Bellegarde, théâtre de la première étape, Nicola Marcerou participe à sa première Étoile de Bessèges, mais n’a cependant rien d’un novice : « C’est la première course professionnelle à laquelle j’ai assisté. J’étais sur le bord de la route à 6-7 ans, c’était un petit rêve d’y participer », ressasse le coureur de 23 ans, qui entame sa deuxième saison chez les professionnels.

    Cette première étape avait ainsi pour lui « une saveur particulière », d’autant plus qu’elle arpentait des routes qu’il connaît par cœur, « à 5 km de la maison », lui qui habite Manduel. Ses proches étaient ainsi présents au bord de la route, ce qu’il n’a pas manqué de remarquer malgré la concentration : « J’ai entendu mon nom dans la bosse d’arrivée où on est passé trois fois. C’est un boost et une motivation supplémentaire. »

    « Pourquoi pas une journée à l’avant »

    Pour cette grande première, le régional de l’étape est avant tout investi d’un rôle d’équipier. « J’ai pour objectif d’aider le collectif, notamment aller chercher une victoire avec Sandy Dujardin au sprint, et Alexandre Delettre pour le général. Mon but est d’avoir un bon placement pour les mecs, et les accompagner le plus loin possible » détaille-t-il. Avec, dans un coin de la tête, l’idée de « pourquoi pas, passer une journée à l’avant, pour me faire plaisir. »

    Ce n’était pas pour ce mercredi, le jeune puncheur s’échinant à remplir son rôle, sous des averses qui n’ont pas rendu grâce au ciel de son département. « Ce n’est pas de chance, chaque fois que l’Étoile passe à Nîmes il ne fait jamais beau, ça ne reflète pas du tout le temps du reste de l’année », plaide-t-il, non sans chauvinisme. Du reste, la journée aura été « un peu longue, même s’il n’y a pas eu beaucoup de kilomètres. Il y avait du vent mais pas assez pour faire des écarts. C’était un peu stressant avec à chaque tour le placement pour la bosse, qui était le point clé de la course. On avait deux objectifs : ne pas perdre de temps au général pour Alex (Delattre), et une place avec Sandy (Dujardin) qui fait 5e, donc c’est un bon début » se satisfait-il.

    Sur le plan personnel, avec une anecdotique 66e place, « ça a été. Comme je connais ces routes par cœur, j’ai aiguillé l’équipe à l’oreillette. » Avant de profiter de ses connaissances pour se montrer ? « Je pense que l’étape de Vauvert sera intéressante, avec ce circuit final assez cool et deux belles bosses. » Et, peut-être, une belle histoire.

  • Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Quand tous les ingrédients sont réunis, et que la mécanique bat son plein, la recette ne peut qu’être un succès. Au départ de Château-Gombert, la 48e édition du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise a été au rendez-vous sur tous les points.

    Notamment sportif avec un scénario plaisant et passionnant. « C’était une belle édition tout simplement parce qu’il y a eu de la course », souligne Lilian Calmejane, ancien coureur professionnel et consultant pour Novo19, le diffuseur du Grand prix. « Si on n’a pas suivi la course de l’intérieur ou qu’on n’a pas suivi à la télé, on se dit au final sprint massif, il ne s’est rien passé. Mais ce n’a pas du tout été le cas. Les coureurs nous ont proposé d’énormes mouvements de course depuis l’Espigoulier jusqu’à l’arrivée. Ça a été indécis avec le dernier gros repris à quasiment 500 mètres. Il y a eu du spectacle », poursuit l’Occitan, qui connaît sur le bout des doigts le tracé marseillais pour avoir terminé par deux fois à la troisième place de cette course d’ouverture de la saison cycliste européenne.

    La revanche du « Coq »

    « C’était un sprint massif, mais un sprint massif bien maîtrisé. Bryan Coquard a pris entre guillemets sa revanche, parce que c’est une course qui lui échappait alors qu’il a toujours pris en début de saison », note-t-il, conscient que « le Coq » était passé proche d’un premier sacre en 2021, année où Aurélien Paret-Peintre avait fait la différence dans un sprint final à trois.

    Mais la victoire du Nazairien n’est en rien une surprise. Surtout comparé à la présence de coureurs inattendus dans le top 10, à l’image de Nicolo Buratti (MBH Bank CSB Telecom Fort) et Xabier Berasategi (Euskaltel-Euskadi) qui terminent respectivement quatrième et cinquième au classement général. « Mais ils sortent d’où ? », s’interroge Lilian Calmejane à l’arrivée, persuadé que d’autres surprises surgiront à l’Étoile de Bessèges à partir de mercredi.