Tag: RTM

  • Il y a 20 ans, une rude bataille pour l’unicité de la RTM

    Il y a 20 ans, une rude bataille pour l’unicité de la RTM

    Réquisition, attaque en justice… On leur aura tout fait. Mais ils auront tenu bon. Lorsque la communauté urbaine de Marseille, alors sous la présidence de Jean-Claude Gaudin (UMP, ex-LR), vote le 24 mars 2005 une procédure de délégation de service public (DSP) pour la gestion du tramway à venir et la modification du règlement intérieur, brisant l’unité de la RTM, les traminots voient rouge.

    Le maire de Marseille voit là une occasion de se débarrasser d’une régie qu’il se plaît à qualifier de « tonneau des Danaïdes ». Autre argument selon lui béton : l’Europe exigerait la mise en concurrence pour débloquer les emprunts nécessaires à la construction du tram. Bien qu’aucune directive ne le stipule… Pour « aider » la régie à répondre à la DSP, Connex, filiale de Veolia, est choisie. Moyennant trois cadres cher payés, le groupe réclame 850 000 euros par an sur 8 ans et le partage des recettes s’engageant à assurer 49% des risques financiers, soit pas grand-chose sur un tram flambant neuf.

    Soudés en intersyndicale, les traminots se mobilisent le 4 octobre. Le mouvement sera très suivi, soutenu par les salariés lors d’un vote à bulletin secret, et même les Marseillais pourtant privés de transports, les bus restant au dépôt. Quand Jean-Claude Gaudin réclame au préfet la réquisition, le 28 octobre, après une entrevue infructueuse la semaine précédente (ce sera la seule), ce dernier refuse de sortir « l’artillerie lourde » et envoie un médiateur. Bernard Bruhnes témoignera plus tard n’avoir pas compris l’attitude d’un certain nombre de gens autour du maire qui « n’avaient qu’une envie : tirer dans le tas ».

    S’ils sont obligés de suspendre leur grève, un juge des référés dans une décision politique, déclarant le préavis illégal, ils repartent le 15 novembre. Ils tiendront encore dix jours. L’avenir leur donnera raison. Contestée en justice par le sénateur PCF et membre du conseil d’administration, Robert Bret, et Michel Illac, élu communautaire, la délibération sur la DSP sera annulée le 6 juillet 2007.

  • Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Muselier et Vassal font rentrée commune à Marseilleveyre

    Le rendez-vous était prévu lundi mais décalé en raison du report de la rentrée scolaire décidé par le préfet. Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud, et Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, ont donc fait leur rentrée commune à Marseille, vendredi, du côté de la cité scolaire mixte Marseilleveyre.

    à six mois des municipales, par-delà les distributions de tablettes aux lycéens et d’ordinateur aux collégiens, le message politique se voulait assez clair. De la sénatrice (LR), Valérie Boyer, à l’ancienne secrétaire d’État chargée de la Ville et de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, une grande partie de la droite locale était là… même si l’heure des déclarations de candidature n’est pas venue, note Renaud Muselier, conseillant d’attendre la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement qui à ses yeux « ne tardera pas ».

    L’inauguration de la piscine de l’établissement (2,5 millions de travaux), un bassin de 25 mètres et quatre lignes, « la seule piscine qui fonctionne sur Marseille », se gargarise Renaud Muselier, a été l’occasion de quelques piques adressées à la municipalité de gauche. L’équipement, opérationnel après des années de fermeture, servira aux élèves mais aussi aux associations et clubs dont le Smuc, l’ASPTT Marseille ou le Cercle des nageurs qui lancera en 2026 une section water-polo féminin.

    À Marseilleveyre où près de 2 500 élèves sont accueillis, 57 millions de travaux doivent être engagés fin 2026, a par ailleurs indiqué le président de Région en marge de la visite. De quoi alléger les « 700 000 euros de facture énergétique », espère Laurent Malfettes, le représentant FCPE de cet établissement vieux de 80 ans dans lequel les syndicats enseignants pointent eux l’état des salles d’eau de l’internat et des toilettes qui ne peuvent attendre les grands travaux.

    « Une rentrée apaisée »

    Un dossier qui devra être suivi de près. Comme celui des transports en commun desservant la cité scolaire. Le sujet de la fréquence des lignes RTM 20 et 19, et celui du bus spécial pour les élèves venant du 9e arrondissement, a été rappelé à Martine Vassal par l’historique Association des parents d’élèves de Marseilleveyre (Apem), et reste en suspens.

    Dans un contexte politique national tendu, Renaud Muselier préférait apprécier lui « une visite de rentrée apaisée », installé derrière les portiques mis en place pour les élèves et la garde régionale des lycées présente depuis un an aux abords des établissements du secteur. L’ensemble de Marseilleveyre a été clôturé par des barrières anti-intrusion, « notamment ici contre les sangliers », et les CDI inondés ont été refaits. Pass Zou études, Pass santé jeunes… « C’est un gain de pouvoir d’achat de 2 200 euros pour les familles », martèle Renaud Muselier avant de partager un repas dans la cantine de l’établissement.

  • Les panneaux solaires du dépôt de la Rose alimenteront le métro

    Les panneaux solaires du dépôt de la Rose alimenteront le métro

    Directement du producteur au consommateur. Au premier semestre 2026, la RTM doit lancer le chantier pour la couverture de son nouveau dépôt de bus à la Rose, dans le 13e arrondissement de Marseille, par des panneaux photovoltaïques. Le chantier, qui doit s’achever avant la fin de l’année prochaine, permettra d’alimenter directement en électricité le métro marseillais.

    De 2015 à 2020, la régie des transports avait déjà créé le nouveau bâtiment d’exploitation, d’une capacité de 225 places, avant de réhabiliter jusqu’en 2021 l’atelier de maintenance. Alors que la flotte de bus doit progressivement basculer vers l’électrique, des travaux d’adaptation ont également été réalisés. Non sans heurts. Fin avril, la préfecture enjoignait la RTM de renforcer la sécurité incendie du site.

    Désormais, la régie arrive à la dernière étape de cet immense chantier qui était budgété pour 15 millions d’euros. Ce jeudi, elle a ainsi déposé une demande d’autorisation pour couvrir le toit d’ombrières photovoltaïques, placées entre 7 et 11 mètres de hauteur. Au total, 7 546 panneaux solaires doivent être installés, sur une superficie de 18 000 mètres carrés pour une puissance de 3,7 millions de watts crête. Un chantier en huit phases, pour maintenir l’activité du dépôt pendant les travaux. « L’énergie produite sera réinjectée sur l’alimentation nécessaire au fonctionnement du réseau, permettant ainsi de réaliser l’autoconsommation d’une production estimée à 5,3 MWh/an », explique la RTM. Soit 7% de la consommation électrique actuelle du métro.