Tag: riverains

  • À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    Des riverains dénoncent la conduite non maîtrisée du chantier de rénovation et de renaturation lancé, en septembre dernier, du parc central de Bonneveine, avenue de Hambourg, 8e, et de la promenade de la Sarette. L’opération s’accompagne, selon eux, de destruction injustifiée d’arbres.

    Lancé en septembre dernier, le marché de travaux prévoit la plantation de 70 arbres, la création de jeux, l’agrandissement de 5 000 m2 gagné sur l’ancien gymnase et la rénovation de l’éclairage, pour un coût annoncé de 2,4 millions d’euros. « Depuis quatre mois, tout est à l’arrêt sans raison valable, constate Jérôme Nardi, du collectif. Et la circulation le long du chemin de la Sarette est bloquée par des barrières de sécurité. On prend en otage les usagers du parc en pleine canicule. »

    « Quatre arbres de 50 ans sont tombés à la suite de l’arrachage des pavés qui habillaient les parois des cratères. Cela a déstabilisé leur système racinaire. Six autres ont été abattus sans précaution et 32 autres arbres sont menacés de destruction, dont 24 dans la pinède », explique Alain Senentz, qui montre comment le creusement de tranchées à la tractopelle a endommagé des sujets. « En février, un très gros pin de la place centrale s’est effondré peu après que des tranchées d’un mètre de profondeur ont été creusées à proximité pour passer le nouveau câblage des lampadaires. »

    Le soutien de France Nature Environnement

    La pétition du collectif a déjà obtenu 1 500 signatures et réclame le redémarrage du chantier avec des mesures « pour protéger les arbres restants en instaurant des méthodes de travail qui préservent l’environnement et évitent de renouveler les erreurs passées ». Ils demandent de la transparence sur les expertises techniques – et notamment le rapport complet de l’Office national des forêts (ONF) – qui fondent les décisions d’abattre les arbres. Au vu de « la fuite permanente devant les demandes d’explication », le silence de la mairie centrale et celle de secteur devant laquelle ils ont dû faire un sit-in pour être reçus, le collectif s’est résolu à aller au contentieux. Défendu par Me Sébastien Barles (ancien adjoint de Benoît Payan en charge de la transition écologique), il va assigner, la semaine prochaine, la Ville en référé devant le tribunal administratif.

    Vendredi, Richard Hardouin, président de France nature Environnement (FNE), était à leur côté : « Nous allons accompagner le groupe de nouveaux adhérents de FNE 13 du Parc Bonneveine dans le but de créer une instance d’échange avec la mairie et, si ça n’aboutit pas, nous agirons en justice. » Sa visite est édifiante. « Non, là, il n’y a rien qui justifie la coupe de cet arbre qui doit être conservé ! Ce cratère-là ne nécessite pas d’être touché. Il doit rester en l’état », tonne le militant, visiblement très mécontent. Elisabeth Parisot lui montre le grand pin qui est tombé sur le grillage de la résidence Le Véronese et qui est resté en place avec les autres.

  • Une décharge à ciel ouvert évacuée par la mairie de Ventabren

    Une décharge à ciel ouvert évacuée par la mairie de Ventabren

    Rapidement alertée par les riverains, la municipalité indique avoir réagi dans les plus brefs délais pour faire disparaître ce dépotoir. « Nous continuerons à défendre les intérêts des habitants avec détermination et dans un esprit de responsabilité », a-t-elle déclaré.

  • Les riverains vent debout contre un parking dans un parc à Aix

    Les riverains vent debout contre un parking dans un parc à Aix

    à l’entrée du parc de la Torse, une barrière « normalement fermée, puisque c’est un accès piéton » est désormais ouverte. Elle laisse accéder les voitures d’une association d’insertion par les espaces verts, installée quelques mètres plus haut, sur le terrain dont le bail lui a été cédé par la Ville et communément appelé Legs Constant. Soumis à des aménagements, les bénéficiaires de l’association viennent donc garer leurs véhicules sur une parcelle du parc. Une situation qui crispe les riverains.« Avec ces chaleurs, on se dit que c’est une aberration d’enlever un espace de nature pour l’ouvrir aux voitures (…) c’est un parc hyper fréquenté, et de plus en plus », se désole Catherine, membre du CIQ la Torse-Cézanne et membre du Conseil syndical de la Tour d’Aygosi. Fin juin, le sujet commence à faire couler de l’encre, lorsque ce même conseil fait paraître une pétition en ligne contre « la transformation du parc arboré de la Torse en parking ».« Nous avons obtenu près de 3 500 signatures », estime Catherine. Un courrier a également été envoyé dans la foulée au premier adjoint, le 13 juillet et évoque un dossier « devenu le révélateur d’une préoccupation plus profonde : la place accordée à la nature en ville, la qualité du dialogue entre les élus et les citoyens, et la cohérence des choix publics face aux défis environnementaux ».

    Débat municipal

    Clément Frel-Cazenave, élu d’opposition municipale Les écologistes au sein du groupe Aix Avenir (DVG), un peu plus tôt dans la semaine, estimait que « cet espace utilisé par les véhicules est bien plus qu’un simple terrain », mais un lieu « fréquenté chaque jour par de nombreux habitants ». Pour l’élu, « autoriser le stationnement de voitures sur cette pelouse pourrait entrainer la dégradation d’un patrimoine arboré naturel précieux ». Une décision d’autant plus « difficile à comprendre » alors que « le parking Carcassonne, situé à seulement une centaine de mètres, dispose de nombreuses places. » Du côté de la municipalité, on rappelle que la parcelle concernée était « laissée en friche, initialement fermée par un portail » et que « cette solution a été mise en place dans un contexte particulier. Jusqu’à présent, les véhicules de cette association étaient stationnés sur un terrain situé en face sur lequel, la Ville vient d’engager des travaux d’aménagement destinés à créer un nouvel espace vert ouvert au public.(…) Il a donc été nécessaire de trouver une solution alternative permettant à l’association de poursuivre ses activités. » Sollicitée, l’association concernée n’a pas pu nous répondre.

  • Les opposants au data center durcissent le ton

    Les opposants au data center durcissent le ton

    « Les riverains n’ont plus confiance », résume Philippe Chabeaudy, membre du CIQ des Pallières. Depuis la signature du permis de construire par l’ancien maire Michel Amiel, le 18 février dernier, les CIQ des Pallières, des Sibylles et d’Amphoux ont multiplié les recours, avec l’aide du MNLE. Après une visite du terrain, son président, Christian Pellicani, est catégorique : « Le site n’est pas adapté, ils ont simplement contourné les difficultés de procédure. Pour l’heure, ni la justice ni la préfecture n’ont répondu au recours. » Philippe Chabeaudy veut toujours croire que le Data center, projet porté par la société Telehouse, ne verra pas le jour : « Nous pensons que nos recours ont de très bonnes chances d’aboutir ».

    À l’issue de la réunion de jeudi avec les membres des CIQ, le MNLE annonce « de nouveaux moyens pour aller plus loin », avec l’aide de son avocate. Une réunion publique est annoncée pour septembre.

    « Il y a une accumulation de raisons inadmissibles, aussi bien du point de vue humain que technique ou environnemental », juge Philippe Chabeaudy. Les opposants dénoncent la présence de produits chimiques, de fluides réfrigérants et d’une quantité importante de carburant pour faire fonctionner la structure. Ils évoquent un « contournement du PPRIF », Plan de prévention des risques d’incendie de forêt, qui interdit « en principe ce type d’installation classée sur ce terrain ». La chaleur produite par le data center, dite chaleur fatale, marque un autre point de crispation. Le site évacuerait 70 mégawatts, « l’équivalent de 70 000 radiateurs de 1 000 watts, selon Philippe Chabeaudy. À proximité immédiate de la pinède, produire une chaleur aussi importante est criminel ».

    « Redistribuer la chaleur »

    Lors du dernier conseil municipal, le 6 juillet, le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro, promettait de « redistribuer la chaleur fatale de l’infrastructure » aux habitants, évoquant une étude lancée en ce sens. Initiative « utopique » selon Philippe Chabeaudy. Dans un communiqué, le 10 avril, Romain Amaro se disait par ailleurs « victime de la signature précipitée » de l’ancienne majorité, ajoutant avoir « signifié à Telehouse une intransigeance totale. Si le projet devait avancer, il devra impérativement se plier aux attentes légitimes de la population. »

    Le président du MNLE dénonce aussi le « mythe des data centers créateurs d’emplois ». Selon lui, ces infrastructures serviraient avant tout « aux géants des GAFAM à nourrir leurs actionnaires de bénéfices ». Une manifestation est prévue à la rentrée. Contactée, la société Telehouse n’a pas donné suite.

  • Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    « Tut tut ». Les camions de propreté de la Métropole de Marseille se succèdent dans la rue du Jet d’Eau, dans le quartier de la Belle de Mai, dans le 3e arrondissement de la cité phocéenne. Les agents municipaux et métropolitains mobilisés ce jeudi matin s’activent pour la première opération de « Coup de neuf ! », un dispositif de propreté pensé par la Ville et la Métropole, qui sera déployé dans tous les arrondissements de Marseille.

    « Une forte demande des habitants »

    Pour l’instant, six rues du quartier sont concernées. « Il faut bien commencer par un secteur. Il y avait une forte demande des habitants », déclare Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille délégué à la propreté dans la ville et désormais conseiller métropolitain.

    Jusqu’à présent, la propreté était une compétence de la métropole. La salubrité de la ville étant au cœur des débats, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, a créé ce poste et nommé Hedi Ramdane, pour « recoudre la ville et la métropole » sur cette compétence. L’idée étant de pouvoir coopérer et de « redonner un cadre de vie aux habitants ».

    Au delà de cette opération, un nettoyage des rues est réalisé quotidiennement dans différents quartiers de la ville. « On met les moyens nécessaires pour rééquilibrer les choses et rattraper toutes ces années où le travail n’a pas été à la hauteur », reconnaît Hedi Ramdane, également ancien adjoint au maire en charge de la jeunesse. Une ambition partagée par Hamza Aftis, adjoint à la mairie du 2e et 3e arrondissement, délégué au cadre de vie. « On se bat pour les habitants. Ils ont eu le sentiment de ne pas être écouté pendant des années. »

    Une colère qui s’exprime

    C’est le cas de cette riveraine, descendue de sa maison pour exprimer sa colère. « On est très énervés. Marseille est dégueulasse. On est à l’abandon ! » Et de ces deux amis âgés d’une quarantaine d’années, qui observent le travail des agents. « Ça fait deux ans qu’ils ne sont pas venus nettoyer », vitupère l’un d’eux. « C’est très bien, mais il faut que ça se poursuive », espère de son côté une habitante de la rue François Barbini.

  • Une nuit face au feu à Rognac et Lançon

    Une nuit face au feu à Rognac et Lançon

    Sur la départementale du Col du Télégraphe, l’odeur de cendre envahit les narines. C’est au bord de cette deux fois deux voies, du côté de Lançon, que le feu s’est déclenché mercredi soir, aux alentours de 20h. « Ça fait partie des endroits vraiment à risque malheureusement, parce qu’il y a beaucoup de circulation et de passage », souffle le capitaine Philippe Bodin, chef de secteur sur l’intervention. Après avoir parcouru près de 275 hectares pendant la nuit, l’incendie a été déclaré fixé ce jeudi matin, à 10 heures.

    Le cocktail était hélas parfait pour attiser les flammes : mistral et tramontane, avec des rafales allant jusqu’à 90 km/h, une température avoisinant les 30 degrés et une hydrométrie en berne. « On a lutté toute la nuit dans une zone assez inaccessible avec des conditions météorologiques extrêmement défavorables », relate Jean-Luc Beccari, chef de corps départemental des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône (Sdis 13). Le concours des deux Canadairs de la flotte nationale de la société civile dès le petit matin et les moyens au sol conséquents ont finalement permis de maîtriser le feu.

    Devant la météo toujours hostile, un important dispositif du Sdis 13 est resté sur place ce jeudi pour éviter toute réactivation des foyers. « On surveille le secteur pour continuer à préserver la partie qui n’a pas brûlé », explique le capitaine Philippe Bodin devant une opération de traitement des lisières et de noyage. La RD113 est toujours fermée à la circulation et ce, jusqu’à 19 heures ce soir afin de permettre aux pompiers de travailler en toute sécurité.

    Une vague de solidarité

    Si le pire a été évité grâce à l’intervention massive des 254 pompiers mobilisés, qui ont « lutté toute la nuit pour sécuriser les zones habitées », environ 600 personnes vivant dans les quartiers des Guigues et des Emeries, à La-Fare-les-Oliviers, ont été évacuées vers le centre culturel Jean-Bernard par mesure de précaution. Ils ont finalement pu rejoindre leurs logements au petit matin, peu après 6 heures.

    Le maire Jérôme Marciliac témoigne : « J’ai jamais vécu ça, en plus aujourd’hui j’aurais dû être en formation cellule de crise, je l’ai vécu en direct ! Ça s’est passé dans une ambiance calme, apaisée et sereine. Ça aurait pu être bien plus compliqué. Il y a eu une grosse vague de solidarité dans la commune. Les commerçants du village Vival et la Farigoule et nos bouchers ont offert des victuailles et des boissons. » L’association des parents d’élèves du collège a également porté les plateaux-repas destinés à la soirée du bal des 3e, qui se déroulait dans le gymnase de l’école Olivier Guirou et qui a été écourtée au vu des circonstances.

    Caroline fait partie de ces Farens qui sont allés soutenir les riverains touchés. « J’ai pleuré, j’ai pensé à toutes mes amies, à tout le monde. On s’est tous appelés, parce que ça reste un village où tout le monde se connaît, puis on est allés au centre culturel discuter avec les papis et mamies. Ils étaient en pyjama, ça m’a brisé le cœur. Si j’avais pu ramener tout le monde à la maison je l’aurais fait. »

    La cheffe d’entreprise, qui habite chemin des Teses, n’a pas dormi de la nuit : « On voyait les flammes arriver, elles étaient quasiment à notre porte vers 22h30, avant de dévier assez soudainement, raconte-t-elle. J’ai des animaux, des chevaux, des chiens, des oiseaux… J’ai commencé à baliser. Et puis j’ai aussi mon salon de coiffure et d’esthétique de l’autre côté. J’aurais pu tout perdre, autant mon travail que ma maison. »

    Neuf départs sur dix sont d’origine humaine

    Si aucun dégât matériel n’est à déplorer du côté de Lançon, l’incendie de Rognac, qui s’est déclarée au même moment mais a été maîtrisé plus rapidement, a été plus dévastateur.

    Les flammes ont parcouru 40 hectares et atteint la zone industrielle. Les entrepôts de l’entreprise de travaux publics Vincent TP ainsi que les locaux de Signal Market ont été détruits entre 20h30 et 4h. Cinq habitations attenantes ont été touchées. 140 sapeurs pompiers sont restés sur place dans la journée de jeudi pour surveiller les points chauds qui subsistaient.

    Après ces deux sinistres, les pompiers ont un mot d’ordre : « Soyez citoyens. » Ils rappellent que neuf départs d’incendie sur dix ont une origine humaine. L’accès aux massifs forestiers reste interdit.

    ET AUSSI

    Le maire de Marseille veut le retour des canadairs à Marignane

    Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille n’en démord pas, « il faut que les canadairs reviennent à la base de Marignane », a-t-il déclaré lors du dernier conseil municipal, vendredi dernier (notre édition des 27-28 juin). Le départ des bombardiers d’eau à la base de Nîmes en 2017 n’a toujours pas été digéré. Et de rappeler l’incendie qui a très durement frappé l’Estaque et touchés plus de 90 maisons, il y a un an. « Nous devons continuer à réclamer des moyens car nous sommes en difficulté quand ils ne sont plus accordés », a-t-il martelé. Le débat sur cette question est loin d’être clos.

    Le bataillon des marins-pompiers en renfort

    « Ce mercredi, 70 marins-pompiers ont été envoyés en renfort pour intervenir sur les feux dans les départements des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault, indique le bataillon des marins-pompiers de Marseille. Ils y ont passé la nuit. »

    Ce jeudi, « le détachement de l’Hérault est revenu tandis que 30 marins-pompiers sont restés mobilisés sur le feu de Lançon de Provence », précise-t-il. Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont également été épaulés par leurs homologues des Sdis des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, de la Drôme, de l’Ardèche et du Var.

    L’incendie de Fréjus sous surveillance

    Ce jeudi matin, « le feu de Fréjus est toujours sous surveillance », a indiqué la Préfecture du Var. Celui-ci avait parcouru mercredi en milieu d’après-midi une trentaine d’hectares mais avait obligé à l’évacuation de 2 200 personnes par précaution tandis que d’autres ont été confinés.

    « Les opérations de noyage et de traitement des lisières qui ont duré toute la nuit se poursuivent encore aujourd’hui », a-t-il précisé jeudi, avant de remercier l’ensemble des personnels mobilisés.

    Des massifs forestiers à haut risque

    Dans les Bouches-du-Rhône, 13 massifs forestiers sur 25 sont classés en risque incendie très sévère ce vendredi : Alpilles, Arbois, Castillon, Chaîne des Côtes, Chambremont, Côte Bleue, Lançon, Les Roques Montagnette, Pont de Rhaud, Quatre Termes, Rougadou, Sulauze. L’accès, la circulation, la présence et les travaux y sont strictement interdits en raison d’un mistral avec des rafales pouvant atteindre 65 km/h. Dans le Var, l’accès est déconseillé (risque sévère) dans sept massifs forestiers : les Monts Toulonnais, la Sainte-Baume, les Maures, la Corniche des Maures, l’Estérel, le Haut-Var et le Centre-Var.

  • Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Une fuite de gaz, localisée « sur une résidence proche » selon le site des transports de la Métropole, a été détectée rue des Allumettes aux alentours de 17 heures, selon les informations recueillies sur place. S’il n’y a pas eu d’évacuation, plusieurs établissements, dont la gare routière et la bibliothèque Méjanes, ont été confinés jusqu’à nouvel ordre.

    Depuis 17h, aucun bus n’a pu partir de la gare routière et les points de départ ont été modifiés. Sur place, plusieurs médiateurs de la Métropole ont informé les usagers de l’évolution de la situation.

    Aux alentours de 18h, le quartier demeurait bouclé. « Nous ne savons pas pour le moment quand nous pourrons rouvrir », indiquaient les forces de l’ordre. Les informations concernant les départs de bus étaient disponibles sur le site de la Métropole.

    Toutefois, vers 18h20, les pompiers annonçaient « que la fuite de gaz était coupée depuis plus d’une heure. Il faut attendre la fin des relevés pour être sûr qu’il n’y ait pas de poches. Pas de retours à ce stade sur la fin des relevés en cours.»

    Les informations concernant les départs de bus et leurs horaires sont à retrouver sur le site de la Métropole et les applications de transport.

  • Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Une réunion pour faire un point de situation. C’est ce que proposent, ce lundi 8 juin, Union Calanque littoral, l’association Santé Littoral Sud, Fare Sud au centre social Mer et Colline, engagées depuis des années pour réduire l’exposition des habitants et des visiteurs du littoral Sud aux polluants.

    Leur recours a permis de contraindre l’État, par une décision de justice en décembre 2024, de mener à bien un vaste chantier de dépollution entre le Mont Rose et Callelongue d’ici juin 2038. Si les associations se félicitent de « l’engagement de la préfecture » et « du professionnalisme des équipes de l’Ademe (Agence pour la transition écologique) qui ont appliqué les normes en vigueur », lors des travaux menés du 1er septembre au 31 mars, elles posent la question de l’avenir de l’usine Le gré Mante.

    Un véritable serpent de mer. Fermée en 2009, l’usine de production d’acide tartrique, précédée par une activité de traitement du plomb et de soude, a laissé près de 8,5 hectares de sol pollué au plomb, à l’arsenic, au zinc ou au cadmium, avec des « seuils inacceptables dépassés », pointe dans une étude l’Institut national de veille sanitaire.

    Une lettre au préfet

    Ce qui n’a pas empêché les promoteurs de proposer de nombreux projets immobiliers, au grand dam des riverains, qui ont soulevé les conséquences de l’arrivée massive de nouveaux habitants, sans moyens de transport supplémentaires, ni équipements publics. Le dernier, déposé en août 2025, porté par le fonds d’investissement Ginkgo propriétaire du site, et le promoteur Constructa, prévoit environ 130 logements, et reste pour le moment suspendu. Ginkgo a également été condamné par la justice à dépolluer et mis en demeure par la préfecture de sécuriser le site.

    Inquiètes, les associations relèvent elles que « ces travaux de dépollution (…) n’appliquent pas les mêmes standards que sur les calanques » et de s’interroger : « La dépollution sera-t-elle conforme à la réglementation des sites et sols pollués, la seule pouvant garantir la sécurité des futurs habitants et des riverains ? » Dans une lettre adressée au préfet le 13 mai, l’association santé littoral Sud rappelle que les trois parcelles du site « qualifiées de zones concentrées » en termes de pollution « au sens de la réglementation actuelle » nécessitent des « mesures de gestion adaptées au niveau de la pollution ». Elle s’inquiète d’un plan qui prévoit « un simple recouvrement de terre de 50 cm », alerte sur les jours d’épisodes orageux méditerranéens qui peuvent faire subir au terrain « en déclivité », un « fort lessivage » entraînant des « déchets en contrebas jusqu’au village de la Madrague ». Elle se demande également comment concilier « l’extrême sensibilité d’un secteur résidentiel où vivront des familles avec une utilisation limitée des espaces communs des résidences… »

    À 18h au 16 bd de la Verrerie (8e)

  • [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    « Il est hors de question que le projet se fasse en l’état », maintient le maire (DVD) des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. Annoncé en grande pompe lors du sommet Choose France en 2024, avec un investissement annoncé de 2 milliards d’euros du groupe japonais Telehouse, le projet du data center Cézanne fait toujours des vagues dans la commune. Les deux cabinets d’avocats mandatés par la nouvelle municipalité tirent les mêmes conclusions : « Si la commune s’engageait dans le retrait d’un permis de construire qu’elle a elle-même instruit, il y aurait des pénalités de plusieurs centaines de milliers d’euros », relate l’édile. Encore candidat, celui-ci avait négocié avec le porteur du projet. Mais les recours déposés par le CIQ, puis par la commune voisine de Saint-Victoret, ont coupé net tous les échanges. Alors que l’État pourrait accélérer les procédures et réduire la durée de ces recours, il espère relancer une nouvelle concertation. Sur la base des premières avancées obtenues : la récupération de la chaleur fatale, l’enterrement des lignes électriques, la construction d’infrastructures pour les riverains qui pourraient aussi bénéficier de l’énergie solaire produite. De quoi faire passer la pilule.

  • [La région face à l’IA] La préfecture donne son feu vert pour le centre de données à Saint-André

    [La région face à l’IA] La préfecture donne son feu vert pour le centre de données à Saint-André

    La trêve des municipales passées, les chantiers reprennent. À travers un arrêté préfectoral signé le 20 mai et publié vendredi dernier, la préfecture a accordé une double autorisation d’exploitation au groupe Segro pour son projet de data center couplé à une plateforme logistique, sur la zone Actisud, dans le quartier de Saint-André (16e arrondissement de Marseille).

    Sur cette parcelle de 5 hectares, le géant du foncier logistique prévoit de construire, à l’horizon 2025, un entrepôt sur trois étages pouvant accueillir quelque 20 000 tonnes de marchandises, avec 45 quais de livraison jouxtant un parking silo à proximité immédiate de l’A55. Le centre de données, de son côté, doit s’élever sur cinq étages, avec une emprise au sol de 18 000 m², pour une consommation électrique annuelle de 220 GWh. Soit plus que ce que consomment les habitants d’Arles. Face à la saturation des installations électriques à Marseille, notamment avec le branchement à quai des navires, une nouvelle ligne souterraine doit donc être tirée par le gestionnaire du réseau RTE sur plus de 9 km pour être raccordée au poste de Septèmes-les-Vallons. De quoi repousser la mise en service au moins en 2030.

    Crainte d’îlot de chaleur

    Situé à proximité immédiate d’habitations, ce projet d’ampleur avait suscité une fronde de riverains. À diverses reprises, ils avaient manifesté contre son implantation, la dernière fois à la veille du Coderst (Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) qui se tenait le 29 avril. « Ce n’est pas neutre un data center au milieu des habitations et nous avons la double peine avec l’entrepôt logistique », s’inquiète le président du CIQ de l’Estaque, Patrick Robert. « Face aux canicules, le data center va rejeter de la chaleur. Et avec l’entrepôt, plus de 300 camions supplémentaires vont débarquer chez nous ! » Les études de circulation réclamées par les riverains n’ont jamais été transmises, tandis que le gestionnaire du réseau électrique a déjà été autorisé à pénétrer dans les propriétés privées pour réaliser les études nécessaires au raccordement. Malgré ces inquiétudes, après les avis favorables rendus par le commissaire enquêteur le 28 mars 2025, la préfecture juge que « les consultations effectuées n’ont pas mis en évidence la nécessité de faire évoluer le projet initial et les mesures imposées à l’exploitant sont de nature à prévenir les nuisances et les risques présentés par les installations ».

    Les associations contestataires, après s’être réunies lundi, ont déjà contacté des juristes et pensent à attaquer cette décision. « Mais, en dernier recours, c’est la mairie qui décide », pointe Patrick Robert, appelant la municipalité à refuser le permis de construire. « Le permis est déposé et en cours d’instruction », confirme l’adjointe (PS) à l’urbanisme Audrey Gatian, indiquant que la municipalité, pour l’heure, ne s’exprimait pas sur l’opportunité du projet. Lors de la concertation, la maire adjointe (DVG), Samia Ghali, avait dit son opposition au projet « dans les conditions actuellement proposées ». Sollicitée, la société Segro n’a pas donné suite.