Tag: Rentrée

  • À Aix, Renaud Muselier sur la route des lycées et du Sénat

    À Aix, Renaud Muselier sur la route des lycées et du Sénat

    Dans le giron de la Région Sud se trouvent les lycées. En ce jour de rentrée des classes, son président, Renaud Muselier (Renaissance) s’est attelé à visiter plusieurs établissements du secondaire. Un exercice ordinaire pour le président de Région. Mais cette année, c’est aussi comme candidat aux élections sénatoriales que ce dernier effectue sa tournée auprès des enseignants, personnels scolaires et élèves.

    Premier arrêt, le lycée Paul-Cézanne, pour l’inauguration de l’internat, dont la réhabilitation totale a été portée par la Région. Puis, direction le lycée Vauvenargues, pour l’inauguration du réfectoire et la visite des lieux d’enseignement professionnels, avant une dernière étape à Istres, au lycée Arthur-Rimbaud.

    Continuer

    à « faire le boulot »

    Engagé sur la liste portée par Brigitte Devésa, sénatrice aixoise sortante (UDI), le président de Région, s’il est élu d’ici un mois, n’occupera plus ce poste. Cette décision avait été annoncée à l’issue des élections municipales, en mars dernier. « Ma dernière rentrée en tant que président, ça c’est sûr, mais je resterai conseiller régional, j’aurais en charge des fonds européens (…) », rappelle Renaud Muselier, à l’occasion d’un point tenu avec la presse entre deux distributions de tablettes numériques et échanges avec les élèves. « Je garderai les JO, quelque chose de très important en termes de retombées sur la Région et le département des Bouches-du-Rhône, puisque normalement, j’aurais des responsabilités nationales. Je reste attentif à ce qu’il se passe. »

    D’ici un petit mois, Renaud Muselier devrait donc quitter ses dix années de présidence. Période où « on a ramené collectivement la place de la Région dans son rôle institutionnel, européen », estime Renaud Muselier. « Maintenant, la vie politique évolue, des combats nationaux importants viennent devant nous. Je suis un combattant politique, je vais essayer d’apporter à la Chambre haute une forme de stabilité dont on n’est pas sûrs pour la suite. On voit bien dans quel état est l’Assemblée nationale aujourd’hui (…). Je souhaite un Sénat fort pour apporter le soutien des communes, des territoires. »

    La vie politique d’après s’annonce différente. « Au Sénat, vous votez les lois, ici, vous les appliquez (…). Je pense que personne ne se plaint de ma présidence en réalité. Je crois qu’on a fait le boulot et on va continuer à le faire. Aujourd’hui, les lois sont votées à Paris », rappelle Renaud Muselier. Ce dernier pointe le « dysfonctionnement de notre Assemblée nationale, ce qui n’est pas le cas au Sénat », et réitère sa volonté « d’alléger » les « strates d’organisation » et traiter la somme des « difficultés » auxquelles font face les élus locaux, notamment. « Donc je veux renforcer la majorité présidentielle derrière Monsieur [Gérard] Larcher, au Sénat, parce que je pense que c’est indispensable pour la stabilité de notre pays. »

    Renaud Muselier a rappelé à la presse porter la « liste officielle de la droite et du centre ». En attendant le résultat des élections, pour lesquelles les grands électeurs seront appelés aux urnes, il entend poursuivre sa mission : « Je suis président de Région encore un mois. Ce n’est pas parce que je suis en campagne électorale pour les sénatoriales que je vais abandonner l’ouverture des lycées pour la totalité des 200 000 familles qui sont concernées par la rentrée scolaire, quand même ! ».

    Au programme de ces prochaines semaines figurent notamment la préparation de la rentrée régionale, l’élaboration du budget et l’organisation de la majorité. Du côté de la campagne sénatoriale, les rencontres avec les grands électeurs se poursuivent.

  • Dernière rentrée pour le président Macron auprès de lycéens de Lozère

    Dernière rentrée pour le président Macron auprès de lycéens de Lozère

    Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, s’est rendu mardi au lycée Chaptal, à Mende (Lozère), avec le président Emmanuel Macron, qui a échangé avec des élèves sur l’interdiction du téléphone portable dans les lycées, principale nouveauté de cette rentrée scolaire.

    Des manifestants en guise de comité d’accueil

    « Bonne rentrée à toutes et tous. On vient perturber une journée qui est déjà particulière », a lancé le président aux élèves, qui ont dû déposer un à un leur téléphone sur un espace dédié et numéroté accroché au mur de la classe. À l’extérieur de l’établissement, une quarantaine de manifestants, dont plusieurs arboraient un drapeau de la FSU et de la CGT Éducation, ont attendu le président en demandant davantage de moyens et notamment la fin des classes « surchargées ».

    Parmi les autres nouveautés de cette rentrée, des questions sur les violences sexistes et sexuelles seront ajoutées au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire distribué en novembre aux élèves, de la grande section à la terminale.

    Après plusieurs années marquées par des réformes successives et malgré des candidats à la présidentielle multipliant les propositions sur l’éducation en cette rentrée, la reprise reste relativement calme.
    « Il n’y aura pas de réforme Geffray », a répété la semaine dernière le ministre. Il a mis l’accent sur la maîtrise du langage et du raisonnement scientifique. « On a encore beaucoup de travail à faire. Il y a un effritement du niveau notamment sur les années collège depuis maintenant très longtemps », a-t-il reconnu, lundi, alors que sont attendus la semaine prochaine les résultats de l’étude internationale Pisa, qui évalue le niveau des élèves de 15 ans en français et en sciences.

    Cyberattaque

    Dans certaines régions, les enseignants étaient surtout accaparés en cette rentrée par des perturbations engendrées par l’importante cyberattaque révélée fin juillet par le ministère. Le piratage a entraîné la suspension préventive de nombreux outils numériques, entraînant des difficultés dans les académies de Toulouse et de Nantes. Les personnels doivent encore composer avec l’absence d’accès aux messageries professionnelles, aux bases de données des élèves et des familles ou à certaines applications administratives. À Toulouse, les emplois du temps seront distribués en version papier.

  • L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    Travaux d’isolation, ouverture d’un dispositif Ulis, parcours VTT… Les travaux du collège Henri-Laugier de Forcalquier étaient encore en cours, pour une somme de près d’un million d’euros, lors de la rentrée des élèves de 6e, mardi matin. La présidente du Département, Éliane Barreille (DVD), avait fait le déplacement pour l’occasion, pour souhaiter une bonne rentrée aux élèves et faire le point sur l’avancée des travaux, financés par sa collectivité. Alors que les petits 6e se jetaient dans les bras les uns des autres et s’exclamaient de joie à l’annonce de la composition de leur classe, les travaux d’isolation de leur nouveau collège étaient encore en cours.

    Les travaux vont ainsi continuer pendant que l’établissement est occupé. « Les gros percements sont faits. Les enseignants, qui s’inquiétaient, sont un peu plus rassurés en cette rentrée. Il y aura quelques désagréments. Les petits retards sont insignifiants au regard de la tâche qui a été accomplie », a affirmé le principal du collège, Grégory Mesnier. Le Département est venu lundi, pendant la réunion de rentrée du personnel enseignant, pour faire un point de sécurité et une visite. « Quand on veut que les choses se passent bien, il faut donner de l’information », a insisté Éliane Barreille. Au collège du Mont d’Or, à Manosque, où d’importants travaux sont également en cours, « à cause du défaut d’information, des enseignants et des parents n’étaient pas contents, alors qu’on fait 20 millions de travaux », a-t-elle ajouté. Une campagne d’information similaire est mise en place au collège Borrely, à Digne. « On a appris des difficultés », a souligné le directeur des collèges au Département, Thomas Galetti.

    Au collège de Forcalquier, la capacité d’accueil de certaines salles de classe, comme celle de la salle de physique, a été « maximisée par un jeu de passe-passe », en se débarrassant des « vieilles paillasses » pour accueillir davantage d’élèves, a expliqué le principal du collège. La salle de physique peut ainsi désormais accueillir 30 élèves, contre 18 auparavant. « La salle va être utilisée 26h dans la semaine, contre 6h auparavant. Aujourd’hui, on n’a plus les moyens d’avoir des groupes. Il faut pouvoir accueillir des classes entières », a affirmé Grégory Mesnier. « C’est idéal pour nous aussi, parce que s’il fallait agrandir le collège, cela aurait été plus coûteux », l’a félicité Éliane Barreille.

    Réduire la consommation énergétique

    Le nouveau dispositif Ulis permettra d’accueillir 12 élèves de 6e, 5e et 4e venus de l’ensemble des Alpes-de-Haute-Provence. Avec les travaux d’isolation, le Département espère aussi réduire la consommation énergétique de l’établissement.

    La présidente du Département a également fait des suggestions de futurs travaux à faire, comme le sol de la cuisine de la cantine, « franchement minable ». Elle a rencontré les agents et les a félicités du respect de la loi Egalim, avec l’utilisation de produits bio et locaux : « Vous êtes en plein dans ce que j’attends de vous ».

    Pour cette journée « de cohésion », les élèves de 6e avaient le repas offert. Le principal du collège avait déjà rencontré les futurs élèves de 6e et leurs parents, au mois de mai, afin de « désacraliser la rentrée ».

    « On a engagé des programmes sur les collèges qui sont absolument énormes », a conclu Éliane Barreille. « On vient toujours en compensation de l’état qui ferme ses vannes », a-t-elle par ailleurs déploré. Elle s’est ensuite rendue au collège d’Oraison.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    Pas du tout intimidés par cette énième rentrée des classes, certains élèves ne cachent pas leur enthousiasme devant l’école Brusquet, dix minutes avant l’ouverture des portes. Comme Tom, qui, interrogé, s’écrie spontanément : « C’est trop bien ! Je suis trop content ! »

    La maire de Toulon Josée Massi (SE) vient d’arriver et la visite du groupe scolaire, dans lequel la Ville vient de terminer cet été d’importants travaux, va bientôt commencer en compagnie du préfet du Var, Simon Babre, et du Dasen, Jean-Roger Ribaud. L’investissement public a porté notamment sur la désimperméabilisation de la cour. Un espace qui était auparavant entièrement bitumé et sur lequel le sol a dû être décaissé sur environ 50 cm, avant de recevoir de la terre pour être végétalisé.

    Le projet a été coconstruit pendant environ un an avec les élèves, les enseignants, la Ville et une paysagiste, explique le directeur de l’établissement, Mickaël Rioualen. L’objectif étant à la fois de répondre aux souhaits des enfants et aux usages pédagogiques tout en faisant sensiblement descendre la température dans ce nouveau lieu dédié aux jeux, au repos, mais aussi au sport et aux apprentissages.

    La cour comprend entre autres des bancs, un échiquier, une salle de classe extérieure et un jardin potager. « Un excellent support pédagogique », alimenté par une citerne de récupération des eaux de pluie, dans lequel les enfants interviennent régulièrement.

    Avec les jeunes pousses

    Pour ce qui est des autres plantations végétales, la Ville a ici misé sur le respect des élèves en supprimant les protections précédemment installées ailleurs.

    « C’est une évolution importante par rapport aux premières cours aménagées par la Ville », explique la première magistrate. Plus de ganivelles dont les pointes ont été jugées dangereuses, ni même les cordes qui les avaient remplacées, mais pouvaient être utilisées comme balançoires.

    Autre avantage constaté avec ces sols désormais drainants : ils ont permis d’éviter l’inondation de la cour lors du dernier épisode méditerranéen, alors que ce phénomène était récurrent auparavant. Ils contribuent également à faire évoluer les pratiques d’entretien vers des méthodes plus vertueuses.

    « Auparavant, les feuilles mortes des platanes étaient ramassées puis évacuées en sacs-poubelles. Désormais, elles sont soufflées dans les massifs et restent sur place, se décomposent et participent au fonctionnement naturel du lieu », explique encore Mickaël Rioualen. Avec donc une réduction des déchets verts et une matière organique bénéfiques aux plantations.

    L’école dispose également aujourd’hui d’un mur d’escalade, de deux terrains de basket, un de handball et même un autre de pétanque. Une offre diversifiée qui n’a entraîné aucun conflit d’usage, insiste le directeur. Au contraire. « Ça crée encore plus de liens et de bienveillance entre les élèves », insiste Mickaël Rioualen. Et de conclure : « Ça a changé radicalement la manière de voir l’école. Et de vivre l’école. »

    Ravie des résultats enregistrés ici aussi, Josée Massi les a replacés dans une politique globale d’adaptation de la ville au changement climatique, sans rien sacrifier au confort des élèves. La municipalité prévoit notamment de généraliser des salles fraîcheur (climatisées) dans les écoles à l’horizon de la prochaine rentrée.

  • Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Le réchauffement climatique au centre du tableau à Avignon

    Un peu plus d’un mois après avoir été dévorée par les flammes, la cité éducative de l’école des Grands-Cyprès, à Avignon,ne présente plus que quelques barres de fer qui dépassent du bâtiment. Pour cette rentrée scolaire, mardi, devant quelques écoliers qui pénètrent dans l’établissement accompagnés de leurs parents, le maire Olivier Galzi (DVD) se réjouit cependant de l’ouverture, « ce qui n’était pas du tout gagné », assure-t-il.

    Accompagné de son adjoint à l’éducation, Laurent Rochut, qui était lui-même professeur des écoles en région parisienne avant de devenir aujourd’hui directeur de plusieurs théâtres, le premier édile en a profité pour faire un point sur la situation. D’après lui et ses services, la reconstruction de la cité éducative devrait prendre « entre un an et demi et deux ans ». Mais la question de la forme se pose aussi. « Si on reconstruit la même structure pour qu’elle finisse dans le même état, ça ne sert à rien », pousse-t-il, rappelant qu’il existe une suspicion d’incendie criminel. Et déplorant « des millions qui sont partis en fumée ».

    Pour rappel, le feu avait pris dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet, au pied d’un pylône en bois. Puis l’isolant en paille compressée choisi lors de la construction n’avait fait qu’attiser les flammes. Ce bâtiment devait aussi servir à accueillir des classes pour permettre la poursuite de travaux dans les écoles primaires et maternelles. Pour l’heure, les services ont surtout veillé à boucher plusieurs fuites, les bâtiments étant inondés lors des épisodes pluvieux. Pour l’heure, quelques Algeco servent de solution de fortune.

    Au-delà du dossier des Grands-Cyprès, Laurent Rochut explique que la municipalité souhaite surtout réaliser « un inventaire » des écoles avignonnaises. Ce qui permettrait ensuite de « lister des priorités ».

    Hautes températures

    Des priorités parmi lesquelles figure notamment la température dans les bâtiments. Au sein des classes, où quelques-uns des 8 535 écoliers d’Avignon affluent tantôt avec le sourire, tantôt aussi en larmes, on murmure parmi enseignants et parents qu’il fait trop chaud. Dans le nouveau réfectoire des Grands-Cyprès, tout juste inauguré, l’air est lourd. Tout comme dans les bâtiments plus anciens. « On nous avait dit qu’il y aurait des rideaux occultants et des brasseurs d’air. Il n’y a ni l’un, ni l’autre », peste Olivier Galzi, réitérant ses piques envers l’ancienne municipalité. « Rafraîchir les écoles est une priorité budgétaire. On commence à réfléchir pour installer une salle climatisée par école, surtout les réfectoires. Mais la végétalisation est aussi en haut de la pile », assure son adjoint.

    Cette orientation intervient alors qu’en même temps, la nouvelle municipalité a mis à l’arrêt le projet de végétalisation des cours d’écoles lancé par la précédente équipe municipale. À ce jour, seule l’une des sept cours initialement prévues doit être transformée en « Fraîch’ cour ». Et c’est justement à l’école primaire Louis-Gros, la seule chanceuse végétalisée durant l’été, qu’Olivier Galzi poursuit sa visite de rentrée. Alors que pour l’heure, seules de vastes étendues de terre entrecoupent la cour d’école quasi neuve, avec des jeux ou encore des cages de football. « Les arbres arrivent à l’automne », assure le directeur de l’école, Julien Nazon. « Il faut trouver des solutions face au réchauffement, c’est évident. Il faut réfléchir à comment faire, car il n’y a pas les bases », poursuit Olivier Galzi. Qui n’est pas non plus totalement fan de la réalisation qu’il a sous les yeux, assurant que « la boue va salir les classes dès qu’il pleut et augmenter le travail des équipes de nettoyage ».

  • À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    À Marseille, la rentrée met l’accent sur le pouvoir d’achat

    Au milieu de la cour récemment refaite de l’école Clair-Soleil, dans le quartier de Bon Secours (14e arrondissement), les élèves s’empruntent de déballer les fournitures distribuées par les élus, mardi, en cette matinée de rentrée scolaire. « Ils nous ont mis bien, je n’avais pas ça en CM1 », commente Myriam en sortant les nouveaux compas, rapporteurs, équerres de son sac frappé aux armoiries de la Ville. Se faisant du haut de ses 10 ans et demi l’ambassadrice des nouveautés proposées par la municipalité pour cette rentrée, la première de ce nouveau mandat du Printemps marseillais.

    Pour le premier conseil municipal de cette saison 2 au mois d’avril, la majorité de gauche largement renforcée avait en effet approuvé une augmentation de 2 millions d’euros pour les fournitures scolaires des écoliers. De quoi adapter désormais le contenu du kit scolaire à chaque niveau de classe. « Quand on est en CP, on n’a pas les mêmes besoins qu’en CM2, commente le maire (DVG) Benoît Payan, après être allé à la rencontre des écoliers. Et nous avons des kits dont le prix a augmenté : ils valaient à peu près 80 euros, aujourd’hui, ce sont 110 euros par élève, qui vont leur permettre de pouvoir rentrer à l’école avec les mêmes chances. » La mesure a du sens dans cette école, la troisième la plus pauvre de la ville : lorsque le maire demande combien d’élèves ont vu la mer cet été, à peine la moitié lève la main. Elle contraste d’autant plus pour cette rentrée où d’autres municipalités ont elles fait le choix de supprimer les fournitures gratuites, que ce soit la majorité de droite d’Avignon ou celle d’extrême droite à Nice.

    Renforcer le périscolaire

    Avec cette rentrée entre également en vigueur la nouvelle grille tarifaire des cantines, votée lors du dernier conseil municipal le 26 juin, qui doit permettre d’étendre la gratuité à 5 000 écoliers supplémentaires, ainsi que la distribution de petits-déjeuners étendue à neuf écoles. « Des promesses de campagne », rappelle l’adjointe (Place publique) à l’éducation Pascaline Lécorché, tandis que le maire garde le regard dans le rétroviseur : « Je me souviens encore, conseiller municipal, arpenter les écoles de la ville et voir des centaines d’enfants qui n’étaient pas inscrits. Il y avait un problème énorme qu’il a fallu résoudre. »

    D’autres encore restent sur la table. Dans un courrier adressé ce lundi au maire, les élus d’opposition Romain Simmarano (Ren.) et Stéphane Pichon (DVD) pointent les difficultés du périscolaire. « La pause méridienne, qui concerne neuf enfants sur dix, demeure trop souvent dégradée », écrivent-ils, réclamant notamment un taux d’encadrement plancher. « Si la Région et le Département nous aident, on le fera très volontiers », évacue Benoît Payan. « Le périscolaire va être une des pierres angulaires du mandat », promet Pascaline Lécorché, qui affiche son ambition de structurer davantage la filière animation, alors qu’un marché a été lancé cet été, qui prévoit l’extension des horaires d’accueil dès 2027.

  • Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Comme chaque année à l’approche de la rentrée, le Secours populaire de l’Hérault (SPF 34) organise et participe à des collectes solidaires de fournitures. Différentes initiatives se déroulent dans le département, comme à Pézenas, en partenariat avec le centre social Ambroise-Croizat.

    « On réceptionne dans nos locaux des dons de fournitures neuves ou en très bon état », indique Sophie Lebouc, chargée de l’accueil et des animations du centre social. « Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun puisse démarrer l’année dans de bonnes conditions. Or la rentrée a un vrai coût pour certaines familles », poursuit-elle. « Les familles qu’on accueille ont des revenus de plus en plus faibles », confirme Martine Girault, secrétaire du comité du Secours populaire de Pézenas, qui récupère et distribue les fournitures collectées par le centre social. « Elles disposent d’environ 2 euros ou moins par jour et par personne pour vivre. Donc un cahier à 1,5 euro ou 2 euros, c’est beaucoup », insiste-t-elle.

    Également une aide à la pratique sportive et culturelle

    L’allocation rentrée scolaire (ARS), versée à certaines familles sous conditions de ressources pour un montant allant de 426,87 à 466,02 euros en fonction de l’âge de l’enfant, constitue bien sûr une aide précieuse, « mais elle fond très vite et n’est pas toujours suffisante. Car les familles doivent respecter ces fameuses listes qui détaillent les fournitures pour chaque matière. Il y a aussi le fait qu’on veut faire plaisir à son enfant, qu’il a grandi, qu’il faut lui acheter des chaussures neuves, des vêtements… »

    Cette année, à Pézenas, l’aide en matière de fournitures scolaires est ciblée sur les collégiens, qui sont environ 70. Une première distribution a eu lieu le 26 août « car les familles sont soucieuses que leurs enfants fassent leur rentrée avec du matériel », mais la collecte se prolonge jusqu’au 3 septembre et les familles bénéficiaires pourront ensuite ajuster en fonction de leurs besoins.

    Depuis plusieurs années, la Fédération du Secours populaire de l’Hérault propose également, à la rentrée, une aide à la pratique sportive et culturelle, « très appréciée par les familles  ». « Ces enfants doivent pouvoir avoir des activités comme les autres. Or la pratique sportive et culturelle reste chère. On contribue donc au paiement d’une partie de l’activité choisie. Sur Pézenas, cela concerne 35 enfants. On a un budget de plus de 2 000 euros pour aider ces familles. » De son côté, le centre social Ambroise-Croizat organise également cette année, en partenariat avec le Lieu Ressources de Pézenas, une opération de lutte contre la fracture numérique en collectant des ordinateurs portables inutilisés. Les équipements récupérés seront reconditionnés par le Lieu Ressources avant d’être redistribués à des personnes qui en ont besoin.

  • [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    Les effectifs sont stables, bien que les effets de la baisse de natalité se fassent ressentir, avec une fermeture de classe à l’école maternelle Marcel Pagnol et une ouverture à l’école élémentaire Victor Hugo.