Tag: Rentrée

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Renaud Muselier veut faire « bloc » pour les municipales

    Renaud Muselier veut faire « bloc » pour les municipales

    C’est en président de parti que Renaud Muselier s’est affiché entouré d’élus de droite et centristes. Ce vendredi soir, son parti Cap sur l’Avenir fait sa rentrée régionale. « Tu nous as donné une mission, celle de rassembler le plus d’élus possible. Aujourd’hui, il y a quasiment 400 élus de la Région Sud Paca, plus de 150 maires adhérents à ton mouvement », introduit Camille Galtier, maire (DVD) de Manoque. D’ailleurs, diverses figures de la droite sont venues afficher leur soutien. Parmi elles, l’ex-ministre marseillaise Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ou la sénatrice (LR) Valérie Boyer.

    Barrer les « extrêmes »

    La méthode souhaitée par Renaud Muselier, c’est celle « du rassemblement des forces politiques républicaines » pour Bénédicte Martin, vice-présidente du conseil régional en charge de l’agriculture. Ou celle de « chasser en meute » pour François de Canson, maire de la Londe (Var). Et ce, avec l’ambition de faire barrage aux extrêmes, notamment au RN, et remporter les scrutins des élections municipales 2026, sur le modèle de la Région, « décalé du national ». L’engagement se veut basé sur une charte, incluant notamment l’adhésion à la « mobilisation de fonds européens » pour financer les projets locaux, à un « rassemblement au service des communes » et des budgets « 100% climat ». « On a réussi à bâtir ensemble quelque chose d’exceptionnel en France, s’est félicité Renaud Muselier. On a réussi à regrouper des gens fondamentalement différents (…) On a réussi à faire un bloc central ou l’on a rejeté les extrêmes et fait en sorte que tous les gens qui ont un peu de bon sens viennent s’additionner (…) Vous avez le RN contre vous, vous êtes divisés, vous perdez, point barre. Il faut être unis. »

  • L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    La mobilisation pour le maintien de la 8e classe d’ajustement de l’école élémentaire Robert Daugey de Martigues s’est soldée cette semaine par une victoire. « L’ouverture a été actée par le directeur académique » annonçait le rectorat dans une réponse laconique à nos sollicitations mercredi 3 septembre dernier.

    Pour les parents d’élèves, la nouvelle a été synonyme de soulagement. « Nous sommes ravis » souligne Magali Raymond, déléguée des parents d’élèves de l’école. Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, également mobilisé depuis l’année dernière pour l’ouverture et le maintien de la classe, parle d’une « excellente nouvelle » dans un communiqué ce jeudi, « pour notre commune de Martigues, pour la communauté éducative et surtout pour nos élèves qui méritent d’apprendre dans les meilleures conditions », plaide l’édile.

    « Nous restons vigilants »

    Cette 8e classe d’ajustement avait été ouverte au regard de la situation à sept classes, conduisant au doublement des niveaux dès le CP et des effectifs à 27 enfants par classe, alors que « les recommandations ministérielles préconisent 24 élèves pour les niveaux CP CE1 » pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage comme le rappelait la secrétaire de la FSU de Martigues, Valérie Zikka Dussol avant la rentrée. Dès lors, les effectifs préconisés sont à nouveau atteints.

    Gaby Charroux a « salué » la décision du rectorat, en même temps que de « remercier toutes celles et tous ceux qui se sont engagés sur ce dossier ». Pour autant l’édile martégal affirme qu’« à l’avenir, nous continuerons à être vigilants et attentifs pour protéger nos écoles Martégales qui demeurent des piliers de notre vie locale ».

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+

  • La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    Samedi 6 septembre à 18h30 au cercle de La Renaissance, au 1er étage du café de la Renaissance, avenue Gallieni (près de la Poste), La Ciotat nous rassemble, collectif issu d’une liste de rassemblement de la gauche, écologiste et citoyenne, fait sa rentrée politique. Au programme, «les sujets locaux dans le contexte national et international».

    L’occasion de se retrouver, échanger et débattre dans la convivialité autour des grands défis de notre Ville. Aux cotés de nos élus municipaux Karim Ghendouf, Mariann Chrétien et de toute notre équipe de femmes et d’hommes engagé-e-s pour La Ciotat.

    Concert de Lebast, jeune rappeur ciotaden de 22 ans.

    Rendez-vous ouvert à tous.

  • « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur cette plongée dans l’inconnu orchestrée par la décision du Premier ministre ?

    Jérémy Bacchi : On a une rentrée qui s’annonce dense du point de vue institutionnel dans notre pays. Le Premier ministre a fait le choix de s’exposer à un vote de confiance qui peut conduire à son départ le jour même. Il essaie de soigner sa sortie en partant par la grande porte plutôt que par la fenêtre. Or c’est un changement d’orientation politique qui doit s’opérer, pas de casting. Si le budget reste le même, la réponse politique sera la même. Ce qui arrive à François Bayrou est ce qui est arrivé à Michel Barnier. En réalité, on est en train de passer d’une crise politique à une crise de régime qu’aucun nouveau casting macroniste ne pourra enrayer.

    Quelle issue peut-on envisager face à cette crise profonde ?

    J.B. : Les institutions vieillissantes de la Ve République ne sont plus en capacité de gérer la situation. Il s’agit donc de penser à une VIe République avec un renouvellement des institutions. Les communistes sont prêts à faire des propositions. Mais pour obtenir un progrès social, il faut qu’il soit porté par une mobilisation populaire de grande ampleur. C’est pour ça que je salue le haut niveau de responsabilité des organisations qui appellent à la mobilisation ainsi que la large majorité des citoyens de ce pays qui exprime un soutien à ce mouvement porteur de changement.

    On l’a vu durant les derniers mouvements, la frontière entre politique et social est pourtant difficile à franchir. Comment s’y prendre ?

    J.B. : Le ras-le-bol est suffisamment important aujourd’hui pour que tout ce qui cloisonnait encore hier, pour que ces clivages savamment entretenus, puissent voler en éclats afin de laisser place à une véritable convergence. L’urgence sociale a fait évoluer les mentalités des uns et des autres vers un besoin d’unité plus grand. C’est ce à quoi les communistes entendent travailler dans les prochaines semaines.

    Qu’est-ce qui formera l’ordre du jour de la rentrée des communistes ?

    J.B. : En ce qui concerne la rentrée parlementaire, et qui a été avancée au 8, si Bayrou tombe, les travaux seront avortés. Il nous faudra un nouvel agenda pour faire le point sur l’après Bayrou… Quant à celle des communistes du département, c’est un temps fort où il s’agit de tracer une feuille de route avec l’urgence sociale, ce calendrier des manifestations où nous avons toute notre place. Il y a également tous les enjeux municipaux qui seront présentés car nous sommes à huit mois des élections. Nous devons travailler à créer des majorités de gauche. Nous aborderons également tous les sujets liés à l’économie locale, l’énergie, l’industrie, le port…

    Assemblée de rentrée du PCF 13, jeudi 4 septembre à 18h30 à la Maison des communistes, 280, rue de Lyon dans
    le 15
    e arrondissement de Marseille.

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »

  • Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    À quelques jours de la rentrée, les écoles s’éveillent. Des parents passent les grilles de la cour de récréation en tenant la main à leur enfant pour finaliser les inscriptions. Les enseignants prennent leurs marques dans les salles. Cette année, 4 701 élèves de maternelle et de primaire franchiront les 28 écoles de la Ville de Martigues le 1er septembre munis de leur cartable. Des effectifs en légère baisse, confirmant la tendance nationale.

    « On a une classe qui a fermé au sein de l’école de Font Sarade, mais c’est une école qui est effectivement dans un quartier pavillonnaire dans lequel on observe une diminution du nombre d’enfants depuis des années, donc on n’est pas vraiment surpris », explique Annie Kinas, adjointe au maire en charge de l’éducation et de l’enfance.

    Une classe en suspens

    Du côté de l’école élémentaire Robert Daugey, des incertitudes persistent. « La classe provisoire qui avait été ouverte l’année dernière a été refermée, poursuit l’élue. Je suis allée à l’inspection d’académie cette semaine pour essayer de la sauver parce qu’il y a toutes les familles des logements du domaine de Manon, qui ont été attribués tout au long de l’été qui dépendent de cet établissement. » Un comptage sera réalisé par l’inspectrice lundi matin pour constater le nombre exact d’inscrits. « On a peut-être une chance avec des inscriptions de dernière minute, encore faut-il trouver un ou une enseignante », tempère Annie Kinas.

    L’adjointe éclaire : « Les effectifs sont actuellement à 27,5 élèves par classe, et l’académie commence à penser à l’ouverture à 27,5. Avec ouverture on tomberait à 24 élèves. Ce qui est un peu dommage dans cet établissement c’est qu’il y a une classe double CP-CE1. Avoir des cours double en CP ça peut être perturbant pour des élèves qui arrivent en cours
    élémentaire.
     »

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    Dans les Bouches-du-Rhône, la FSU s’élève contre l’austérité et le bricolage

    « Il y a une volonté de masquer les choses, mais une chose est sûre : il va manquer du monde. » Pour Marion Chopinet, secrétaire académique du Snes-FSU pour Aix-Marseille, si le rectorat se refuse à faire remonter les chiffres au syndicat, aucun doute : « on se prépare à une rentrée compliquée » après une année 2024 de « bricolage ».

    Dans le premier degré, il manquait au niveau national, l’an dernier, « 700 postes de remplaçants, année dernière et rien que dans les Bouches-du-Rhône, le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale Ndlr] a eu recours à près de 200 postes contractuels pour pallier le manque de postes », explique Sébastien Fournier, co-secrétaire départemental du Snuipp-FSU. Le syndicat a déjà demandé à ce que soient recrutés les jeunes diplômés de la liste, sans succès assure-t-il. Au manque de moyens s’ajoutent la perte de sens et l’épuisement à courir derrière des réformes qui relèvent d’une « mécanisation de l’enseignement au détriment de la liberté pédagogique » déplore Marion Chopinet. Un monde éducatif « déconnecté du réel », dénonce Élise Khalat, co-secrétaire du Snes-FSU 13, avec des élèves sans cesse évalués « jusqu’à Parcoursup ».

    La mise en place de groupes de niveau pour les 6e, 5e et 4e au collège, « à moyen constant, en supprimant une heure de technologie », a fini de tout désorganiser. Un « tri social », s’indigne Nicolas Bernard Hayrault, co-secrétaire Snes-FSU 13, déplorant qu’elle soit reconduite.

    Le 10 septembre en vue

    Infirmiers, documentalistes, assistantes sociales… D’une manière générale, avec une mutualisation forcée entre établissements, les élèves manquent cruellement d’adultes, estiment aussi les responsables FSU.

    Et que dire de l’enseignement professionnel… Sa situation relève du « mépris de classe », avec une « baisse continue du nombre d’heures d’enseignement », balance Nicolas Voisin, co-secrétaire du Snuep Aix-Marseille, rappelant que 30 000 élèves, soit un tiers d’une génération, ont choisi cette voie dans les 53 lycées de l’académie. Avec 620 lycéens supplémentaires, cette année, « on nous avait promis 59 équivalents temps plein, au final, ce sera une dizaine de profs titulaires », assure-t-il, le reste étant assuré par « les heures sup et les contrats précaires ».

    Le contexte politique « assez lourd », 44 milliards d’économie annoncés par le Premier ministre bientôt sur le départ, n’augure rien de bon, ajoute Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU 13. « L’Éducation nationale, premier budget du gouvernement, sera fortement impactée avec des suppressions de postes, un gel à nouveau des salaires et le refus de toute mesure catégorielle. Le département ne sera pas épargné », analyse-t-elle. La FSU s’inscrivant dans « le plan d’action visant à faire échouer tout budget austéritaire », elle sera mobilisée le 10 septembre.

  • Une rentrée chargée sur la piste du Castellet

    Une rentrée chargée sur la piste du Castellet

    La rentrée s’annonce chargée sur la piste du circuit Paul-Ricard du Castellet. Différents événements prendront place dans ce haut lieu des sports mécaniques en France, tout au long du mois de septembre.

    Tout d’abord, du 5 au 7, se tiendra la 15e édition des Dix Mille Tours du circuit Paul-Ricard. 300 voitures de course des années 1950 à 2000 seront présentes et réparties en dix plateaux mêlant GT, prototypes et voitures de tourisme. Une exposition consacrée aux voitures des GT3 Revival Series et Legends of Le Mans se tiendra en marge de l’événement. Près de 500 véhicules de clubs et collectionneurs sont également attendus. Ils pourront prendre la piste lors de six sessions prévues tout au long du week-end.

    Le Bol d’Or s’associe aux Restos du Cœur

    Du 12 au 14 septembre, le circuit accueillera une course de karting en l’honneur de Jules Bianchi, pilote de Formule 1 décédé en 2015, après neuf mois dans le coma à cause d’un accident survenu lors du Grand Prix du Japon. Il s’agit d’une épreuve marathon qui durera 42h, 19 minutes et 50 secondes (en référence aux 42, 195 km du marathon), avec des équipages comptant entre 5 et 20 pilotes, répartis en deux catégories : « MK 270 kg » et « MK 245 kg ». Il y aura deux vainqueurs par catégorie, un vainqueur « Corporate » et un vainqueur « Pro », en fonction du nombre de pilotes licenciés dans l’équipage. L’objectif est d’honorer la mémoire du pilote défunt et de soutenir l’Association Jules-Bianchi, qui vient en aide aux patients de l’hôpital l’Archet à Nice.

    Enfin, la compétition motocycliste d’endurance le Bol d’Or se déroulera les 19, 20 et 21 septembre. Cette année, un partenariat a été mis en place avec les Restos du Cœur pour commémorer le record du monde de vitesse au kilomètre lancé à moto de Coluche. La machine sur laquelle ce record a été obtenu par l’humoriste sera exposée et effectuera même deux tours de démonstration. Cette manifestation permettra de récolter des fonds pour les Restos avec la possibilité de faire un don au moment de l’achat du billet, ou encore avec l’engagement des partenaires et de l’organisation à verser 1 euro par tour réalisé par les trois motos de tête. Une exposition de photos spéciale Coluche sera aussi proposée.

    Pierre Lucotte