Tag: Région Sud

  • Les salariés de Fibre Excellence en colère après la liquidation de l’usine

    Les salariés de Fibre Excellence en colère après la liquidation de l’usine

    Après plusieurs mois de lutte, le couperet est tombé pour les salariés de Fibre Excellence à Tarascon. Le tribunal de commerce de Toulouse a acté, mercredi, la liquidation judiciaire du site, évoquant une « situation irrémédiablement compromise, sans perspectives de redressement », avec un « passif [ensemble des dettes et obligations financières d’une entreprise envers des tiers, Ndlr] de 105 millions d’euros ». Près de 270 emplois directs, ainsi qu’une centaine de postes d’intérimaires et de sous-traitants, sont concernés par cette décision. Depuis jeudi, le site de l’usine est occupé par plusieurs syndicalistes de la Filpac-CGT, déterminés à inscrire leur combat « dans la durée ».

    La décision, malgré la mobilisation des élus locaux, était attendue depuis lundi, date à laquelle le tribunal a rejeté l’offre de reprise portée par le banquier d’affaires Matthieu Pigasse avec un soutien des Régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur., les « conditions suspensives n’ayant pas été levées ». La proposition du financier était en effet subordonnée à plusieurs engagements de l’État. Parmi eux, un rachat à un tarif plus avantageux de l’électricité produite par les turbines et la réintégration du fabricant dans le système européen des quotas carbone.

    Des exigences auxquelles le gouvernement n’a pas donné suite, comme le laissaient entendre les déclarations de Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui affirmait, le 21 juillet à l’Assemblée nationale, que « l’offre n’était pas au niveau ». De quoi mettre en colère la CGT qui, dès mardi, dénonçait dans un communiqué « une lourde responsabilité politique incontournable : celle d’un État qui refuse d’assumer son rôle de stratège industriel alors même qu’une solution de reprise existe ».

    Lundi, un industriel avait manifesté à la dernière minute son intérêt pour le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), où travaillent également 270 salariés. Le tribunal lui avait laissé jusqu’à mercredi pour effectuer un versement de deux millions d’euros, condition pour obtenir un nouveau délai afin de formuler une offre de reprise en bonne et due forme. Cette seconde décision n’a pas été rendue mercredi matin et pourrait l’être ce jeudi.

    « Ça recommence »

    À Tarascon, l’annonce a été accueillie avec colère et résignation. Mercredi matin, une cinquantaine de salariés se sont réunis devant les grilles de l’établissement avant la décision de « la dernière chance ».

    Sous une casquette bleue, Hubert Costa, 46 ans, employé du site depuis deux ans, verse des larmes : l’ouvrier vit son deuxième plan social en peu de temps après avoir dû quitter une autre usine à papier près d’Avignon : « Quand je suis arrivé ici, on nous annonçait des investissements, des projets. Je pensais retrouver une entreprise solide. Et là, ça recommence. » Père de trois enfants, il s’inquiète désormais de l’avenir. « Quand on n’a pas de diplôme, les usines sont parmi les seuls emplois qui permettent encore de vivre correctement. »

    Pour lui, la fermeture dépasse le sort des seuls salariés : « C’est quand même important la souveraineté industrielle. Pendant le Covid, pour tout ce qui était produit en France, t’étais un dieu. Aujourd’hui, quand on écoute les informations, on n’entend parler que de fermetures ».

    Même amertume chez Frédéric Sanchez, délégué syndical CFDT. « Bien sûr que c’est une trahison, lance-t-il. On va faire venir de la pâte du Brésil ou de Chine alors qu’on a les capacités pour la produire ici. Économiquement, c’est aberrant. » Il souligne aussi les difficultés de reclassement dans la région : « Pour retrouver de l’industrie lourde, il faut aller vers le bassin de Fos-sur-Mer. Ici, les entreprises du secteur recrutent peu ».

    Placée en redressement judiciaire fin avril, Fibre Excellence a déjà cessé toute activité sur ses deux sites de Tarascon et Saint-Gaudens. Son actionnaire indonésien, le milliardaire Jackson Wijaya, qui affirme avoir injecté près de 300 millions d’euros dans le groupe, avait décidé au printemps de ne pas poursuivre son soutien financier, invoquant l’absence de rentabilité.

    Amers, les salariés rappellent que la dépollution du site est estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros, beaucoup plus, selon eux, que le soutien nécessaire à la poursuite d’activité.

    RÉACTIONS

    Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie

    « Mes premières pensées vont aux salariés qui ont travaillé pendant des années sur ce site et qui vivent aujourd’hui un moment d’une grande incertitude, tout comme leurs familles. Notre priorité est désormais d’être aux côtés des salariés concernés et de les accompagner concrètement dans cette période difficile. Une prestation “grands licenciements” sera mise en place afin de proposer à chaque salarié un accompagnement renforcé et un suivi individualisé pour faciliter son retour à l’emploi et sa reconversion. L’état va aussi collaborer étroitement avec les élus locaux et les acteurs du territoire pour préparer l’avenir du site, engager sa reconversion et favoriser l’émergence de nouvelles activités industrielles. »

    Syndical CGT, national

    « La CGT soutiendra pleinement les mobilisations décidées par les salariés. Nous ne laisserons pas démanteler un outil industriel stratégique et fonctionnel construit par des générations de travailleurs pour qu’il finisse à la ferraille », a déclaré dès mardi la centrale syndicale.

    Conseil régional Paca

    « Au-delà des 270 emplois directement concernés, cette liquidation menace toute une filière économique (…). » Aussi, « la Région Sud demande la tenue en urgence d’une réunion avec l’ensemble des acteurs concernés pour mesurer l’impact de cette liquidation et examiner toutes les solutions susceptibles de préserver une activité industrielle à Tarascon et assurer la pérennité de la filière bois. »

    Stéphane Paglia, président de la CCI d’Arles

    « C’est un choc pour le pays d’Arles. Sincères pensées pour les 275 salariés et leurs familles mais aussi pour les nombreuses entreprises du territoire qui seront directement ou indirectement touchées. Cette décision aura des conséquences bien au-delà du seul site industriel. Elle affecte tout un écosystème économique et humain auquel beaucoup d’entre nous sommes attachés. »

    Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône

    « L’état n’a pas pris ses responsabilités ! Son inaction condamne notre souveraineté industrielle. Soutien total aux salariés et à leurs familles. »

    La France Insoumise, Bouches-du-Rhône

    « C’est un scandale industriel et social. C’est un savoir-faire stratégique qui est sacrifié sur l’autel des logiques financières. (…) Nous exigeons le maintien de tous les emplois de Fibre Excellence. »

  • L’Ardear conteste la suppression d’une aide de 100 000 euros de la Région Sud

    L’Ardear conteste la suppression d’une aide de 100 000 euros de la Région Sud

    « On a trois salariés sur la sellette, dont deux sûrement mis au chômage en septembre. Des dossiers en cours ne pourront potentiellement pas aboutir. C’est compliqué », se désole Charles-Henri Tavernier, président de l’Ardear, un réseau associatif qui œuvre dans l’installation en agriculture paysanne et agroécologique depuis plus de vingt ans.

    En cause, la suppression d’une subvention de 100 000 euros versée à l’association par la Région Sud depuis 2008. « On n’a pas eu de discussion avec la Région. Béatrice Martin [vice-présidente en charge de l’agriculture, Ndlr] nous a simplement envoyé une lettre en disant qu’elle avait décidé de son propre chef de mettre l’installation et la transmission uniquement dans les mains des chambres d’agriculture. On est un peu surpris du manque de concertation », exprime ce vigneron des Hautes-Alpes. Dans cette lettre, adressée au président de l’Ardear, le 27 avril, l’élue explique les raisons de cette décision : « Cette politique volontariste s’inscrit dans un cadre budgétaire extrêmement contraint. »

    Depuis sa création, le réseau associatif indique avoir accompagné plus de 1 000 installations, soit un tiers des porteurs de projet de la région. « On nous parle toujours du renouvellement des générations d’agriculture, ils font le contraire de ce qu’il faudrait faire », estime Charles-Henri Tavernier. Dans un communiqué, daté du 24 juillet, l’Ardear demande à la Région Sud de « revenir sur cette décision et de maintenir son soutien financier ». La Région n’a pas encore répondu à nos sollicitations à ce sujet.

  • Ces fumées polluantes qui touchent la région Sud Paca

    Ces fumées polluantes qui touchent la région Sud Paca

    « Bien que les concentrations polluantes dans l’air aient diminué ce lundi 27 juillet, cette situation devrait perdurer jusqu’à mercredi, où une modification de l’orientation des vents et une reprise de la canicule sont annoncées ». Dans un communiqué, l’association de surveillance de qualité de l’air dans la région, AtmoSud, alerte sur l’impact des fumées de l’incendie de Gironde dans notre atmosphère, car si les effets « ne devraient plus être directs, la présence de polluants “dilués” devrait persister », prévient-elle.

    Alors que dans le Sud Ouest, 2,5 millions de masques FFP2 vont être distribués et que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande de se mettre à l’abri, AtmoSud fait le point sur ce que nous respirons depuis le 19 juillet, date à laquelle les feux varois se sont déclenchés, sans oublier les feux des Hautes-Alpes, entre Freissinières et L’Argentière-la-Bessée, où les flammes restent activent dans la montagne (lire en page 5).

    AtmoSud a mesuré les impacts locaux de ces incendies via des capteurs éloignés de ces zones. Le 25 juillet à Manosque, des pointes horaires jusqu’à 109 microgrammes par mètre cube de particules fines PM10 (air dégradé), et 94% de particules « black carbon » (carbone suie) – liées à la combustion du bois – ont été relevées. Les champs de vent ayant rabattu les panaches du Var sur la vallée de la Durance. Sur Briançon, le 22 juillet, les microcapteurs ont également mesuré d’importantes pointes de particules PM10 (plus de 200 microgrammes par m3).

    Les feux de forêt sans précédent qui ravagent la Gironde depuis le 22 juillet s’ajoutent au facteur de dégradation de la qualité de l’air. Après une première incursion le 24 juillet, l’entrée sur le territoire de ce panache de fumée, annoncée par la plateforme nationale Prev’Air, a été confirmée dimanche en fin d’après-midi par les stations de mesure AtmoSud. Des niveaux élevés de particules fines (PM10) ont été relevés sur la trajectoire du panache.

    Des remontées

    venues d’Espagne

    Des remontées issues des incendies en Espagne ont également concerné les Alpes-Maritimes. AtmoPaca concluant que « la région Sud est actuellement le réceptacle de polluants atmosphériques qui proviennent de feux de forêts plus ou moins lointains – illustrant que ces polluants de l’air circulent sur plusieurs centaines, voir des milliers de kilomètres », appelant à la « plus grande vigilance » qui reste « de mise ».

    Au-delà de la population, il y a aussi le cas des premiers concernés, les pompiers. « L’appareil respiratoire isolant (ARI) reste le seul équipement protégeant contre l’intégralité des polluants gazeux », explique la CFDT des Sdis, mais « avec ses 14 à 16 kg, il est impraticable sur plusieurs heures en milieu naturel : il reste au camion. Les masques de fuite et demi-masques de cabine ne servent qu’au repli. La cagoule devient donc, par défaut, l’unique barrière ». Une cagoule qui a subi des modifications, mais qui ont un coût : 70 euros en moyenne contre 20 euros, ne permettant pas à tous les Sdis de s’équiper. Et là encore, plus chaudes et plus lourdes à porter, elles seraient moins respirables.

  • Fibre Excellence doit être sauvé

    Fibre Excellence doit être sauvé

    À quoi joue le gouvernement de Sébastien Lecornu et, singulièrement, son ministre de l’Industrie Laurent Lescure à propos de l’offre de reprise du groupe de pâte à papier Fibre Excellence ? Rappelons que les trois quarts de la pâte à papier consommés en France sortent des usines de Tarascon (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Si des milliers d’emplois n’étaient pas en jeu, la mesquinerie de la macronie agonisante pourrait prêter à sourire. Car l’intérêt général doit primer dans ce dossier.

    « bronze-culs »

    Fibre Excellence « c’est 20% du bois d’industrie français » qui fait vivre « 10 000 emplois indirects » rappelle l’entrepreneur Mathieu Pigasse, pilote de l’offre de reprise. Le tribunal de commerce de Toulouse, dans la décision qu’il devrait rendre à l’issue d’une audience cruciale ce lundi, doit tenir compte de tous les enjeux.

    Fibre Excellence a été laissé dans une situation scandaleuse par son propriétaire, le milliardaire indonésien, Jackson Wijaya, à la tête de la multinationale Asia Pulp and Papier. Ce qui a conduit à sa mise en redressement judiciaire. Aujourd’hui, les deux usines peuvent échapper à la liquidation et être et revitalisées grâce à un projet industriel sur 10 ans. Les Régions Occitanie et Sud Paca, les syndicats CFDT, CGT et FO ont interpellé fortement le chef du gouvernement. Une offre de reprise, solide est là, encore sur la table.

    La destruction du tissu industriel dans le sud de la France n’est pas inéluctable. C’est une question de choix et de volonté politique. Nos territoires ne sont pas voués à être des « bronze-culs » pour reprendre l’expression iconique des ouvriers d’ici.

  • La garde régionale forestière, un nouvel outil de prévention contre les incendies

    La garde régionale forestière, un nouvel outil de prévention contre les incendies

    Chaque jour, Savine et Naoa parcourent plus d’une vingtaine de kilomètres à travers les zones forestières de la presqu’île de Giens. Pas pour faire du tourisme, ni du sport, mais pour prévenir les risques d’incendie qui menacent les massifs varois, sur un territoire qui accueille 900 000 personnes chaque année, jusqu’à 45 000 par jour en été. Ils font en effet partie des 250 gardes régionaux forestiers, une brigade créée par la Région Sud dans le cadre du plan de lutte contre les incendies « Guerre du feu », institué en 2018. Ce dispositif vise à soutenir les forêts, les collectivités et les acteurs de la prévention et de la lutte contre les incendies grâce à des moyens humains et matériels renforcés.

    Prévention et observation

    Employés saisonniers, de mi-juin à fin août, ils sont une centaine pour le seul département du Var, dont 14, depuis cette année, dans le territoire de la métropole TPM, parmi lesquels deux sont déployés à Giens. Deux autres dépendent du Parc national de Port-Cros. Ils travaillent en étroite collaboration avec les autres équipes de surveillance de la zone, à savoir deux éco-gardes permanents, ainsi que des personnels de l’Office national des forêts (ONF), du Parc national de Port-Cros et du Conservatoire du littoral, dotés, contrairement à eux, d’un pouvoir de police. Car leur mission principale est d’être « le premier rempart, de prévenir avant qu’il y ait un drame, explique Naoa. On a à cœur de protéger notre magnifique territoire et de tout faire pour qu’il prospère ».

    Cela passe aussi par « l’observation de la nature », explique Savine, ornithologue de formation. « On a des espèces rares ici, et c’est important de les protéger. Notre rôle, c’est aussi de les suivre, notamment sur le plan de leur reproduction. » Avant d’entrer en fonction, les gardes régionaux forestiers, qui travaillent systématiquement en binômes, bénéficient ainsi de trois jours de formation, notamment sur le volet de la biodiversité et du contact avec les personnes. « Souvent, quand on arrive avec un sourire, ça désamorce le conflit et permet de mettre en confiance », note Savine. Ce qui réussit plutôt bien au binôme, qui n’a eu aucun incident à déplorer en un mois de patrouille.

  • Renaud Muselier porte plainte contre Nice Matin pour diffamation

    Renaud Muselier porte plainte contre Nice Matin pour diffamation

    Renaud Muselier, président de la Région Sud, annonce ce samedi porter plainte contre le quotidien Nice Matin. Celle-ci fait suite à l’affaire dite du « chalet ». Pour rappel, le 15 juillet dernier, le journal faisait paraître un article rapportant l’ouverture à Marseille d’une enquête pour prise illégale d’intérêt « concernant l’employé de maison de Renaud Muselier ». L’article fait suite à un précédent, paru le 5 juillet, le quotidien avait déjà révélé « un signalement adressé au procureur de la République de Marseille accuse Renaud Muselier, le président de la Région Sud-Paca d’avoir fait salarier l’employé de son chalet par une agence de communication attributaire d’un marché public ». Des faits que Renaud Muselier a maintes fois contestés. L’affaire, a ensuite été largement reprise par la presse locale et internationale. « J’ai mis en demeure tous les médias qui ont relayé de fausses informations de les retirer, annonce Renaud Muselier par voie de communiqué de presse. J’ai enfin demandé des dommages et intérêts de 2 millions d’euros à Nice Matin pour propagation de fausses informations et 1 million d’euros à tous les médias qui les ont relayées. » Le président de Région indique, dans un second communiqué « prendre l’engagement public que les sommes dont devront s’acquitter les diffamateurs seront intégralement reversées aux associations agissant dans les sports paralympiques. » Dans un autre communiqué, ce jeudi 16 juillet, la Région rappelait « faire de la prévention et de la lutte contre les atteintes à la probité une priorité de son action publique ». « Je réaffirme toute ma confiance dans notre rédaction, son professionnalisme et sa rigueur », a officiellement déclaré de son côté Simon Perrot, directeur général du groupe Nice-Matin. « Nous laissons désormais la justice faire son travail. »

  • Aménager les rivières pour sauver les anguilles à Marignane

    Aménager les rivières pour sauver les anguilles à Marignane

    Sauver l’anguille : des seuils aménagés pour des rivières vivantes », c’est le nom du projet financé par la Métropole, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Région Sud pour préserver la biodiversité aquatique.

    Il s’agit de rétablir progressivement le passage de l’anguille européenne dans les cours d’eau du territoire en agissant sur les seuils hydrauliques : les effaçant si possible ou en les aménageant lorsque le contexte le nécessite. Ces structures, qui régulent le niveau des rivières et des canaux constituent un obstacle aux déplacements naturels des espèces aquatiques migratrices, en l’occurrence l’anguille européenne.

    Dans le cadre de ce projet, la métropole Aix-Marseille-Provence a confié à l’établissement public Ménélik une intervention sur le seuil Saint-Pierre, situé sur le cours d’eau de la Cadière à Marignane.

    Une espèce en danger critique d’extinction

    Dans le cas du seuil Saint-Pierre, c’est la protection des anguilles européennes qui est visée par les aménagements. L’espèce est gravement menacée par de multiples facteurs comme la disparition des zones humides, les pollutions de l’eau, le parasitisme, le turbinage, la prédation, le braconnage, la pêche professionnelle et de loisir. Par-dessus tout, c’est la fragmentation des rivières par l’intervention de l’homme qui réduit drastiquement son taux de survie, la rendant incapable de se déplacer dans les rivières selon son propre cycle de vie. En effet, l’anguille doit remonter les cours d’eau pour grandir, un seuil peut devenir un véritable obstacle.

    Les aménagements consistent notamment en la création d’une rampe spécialement conçue pour les anguilles dont la surface rugueuse permettra à ces dernières de se déplacer au-dessus du seuil Saint-Pierre.

    Les travaux préparatoires ont débuté en mai 2026, et le seuil va être partiellement repris, accompagné par la création d’une rampe adaptée entre juillet et mi-août 2026. Dès novembre, les berges seront revégétalisées de manière durable et en cohérence avec l’écosystème local.

  • Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Ils sont de plus en plus nombreux, les guichets fermés dans les petites gares. Et l’absence de personnel pour aider les usagers à prendre leur billet rend l’accès aux trains plus compliqué pour certains. Face à ce constat la poste, la Région Sud et la SNCF ont noué un partenariat pour faire des points de ventes Zou !, nom du réseau de transport de la région Sud, au sein de certains bureaux de poste de la Région. Une collaboration officiellement lancée ce jeudi, à Salon de Provence.

    « à Salon-de-Provence, on a plus de guichet, explique Nicolas Isnard, maire (LR) de Salon-de-Provence. Et beaucoup de nos habitants sont âgés et n’arrivent pas à prendre leur billet [sur internet]. C’est donc un soulagement d’avoir ce service, car nos usagers en avaient besoin. »

    En ouvrant des guichets alternatifs dans ces bureaux de poste, la SNCF espère rendre plus accessible l’achat de billets « pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre le billet sur internet », précise Andrine Bernard, directrice de lignes TER ouest Provence pour SNCF Voyageurs.

    Chaque personne souhaitant acheter un titre de transport pour un TER de la région Sud pourra se rendre dans l’un des 26 bureaux de poste de la région qui a ce dispositif. Elle sera accompagnée par un chargé de clientèle qui l’aidera à choisir l’horaire de son train, la fera payer et imprimera son billet.

    Maintenir le service public

    « C’est pratique pour ceux qui n’arrivent pas avec la technologie, ceux qui préfère avec un billet papier ou encore ceux qui ont cassé leur téléphone », indique Nathalie Collin, directrice générale grand public et numérique de la Poste.

    L’objectif de ce partenariat est donc d’ouvrir des points de vente dans les postes de villes dotées de gare mais sans guichet ou avec des horaires restrictifs. Pour Nathalie Collin, « c’est une belle façon de maintenir le service public dans les territoires qui n’ont plus suffisamment de flux pour avoir chacun son guichet ».

    L’initiative a également court dans la Région Grand Est, où 11 Postes peuvent vendre des billets de TER.

    L’objectif est d’élargir à plus de villes, pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au train. « Car si la sécurité, la santé et l’éducation sont des services publics essentiels, la mobilité est tout aussi importante », insiste le maire de Salon-de-Provence et 9e vice-président de la Région Sud.

    Liste des postes concernées.

    Bouches-du-Rhône : Cassis, Salon Massenet, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Martigues Jonquières, Istres Les Échoppes, Vitrolles Les Arcades, Tarascon.

    Alpes-de-Haute-Provence : La Brillanne, Sisteron

    Hautes-Alpes : Aspres, Chorges, Serres, Veynes

    Var : La Garde

    Vaucluse : Bollène, Pertuis, Sorgues.

  • Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    On a connu lancement de campagne plus serein. Jeudi, Renaud Muselier, président (Ren) de la Région Sud, présentait les quatre premiers de sa liste baptisée « En Provence, l’expérience qui rassemble » pour les sénatoriales du 27 septembre. à ses côtés, la sénatrice (UDI) sortante, Brigitte Devesa, la maire (LR) d’Auriol, Véronique Miquelly, et le maire (LR) de Graveson, Michel Pécout.

    Valérie Boyer « s’isole »

    Pas de Valérie Boyer sur la photo de famille, en revanche. Annoncé partante, la sénatrice LR sortante de Marseille a finalement annoncé, une heure plus tôt, qu’elle irait en solitaire. « Elle était quatre, elle est passée trois, elle voulait être en tête de liste (…). Elle s’isole, nous, on additionne », glisse Renaud Muselier, qui laisse la première place à Brigitte Devesa.

    « Moi, je recherche l’équilibre », insiste le macroniste qui se dépeint volontiers en rassembleur, relevant que sa liste a le soutien de Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, et des majorités régionale, départementale et métropolitaine. « Nicolas Isnard (LR) et Martine Vassal (DVD) seront les deux coprésidents du comité de soutien », ajoute-t-il pour mieux convaincre.

    Mais la candidature de Valérie Boyer n’est pas le seul grain de sable dans la machine. La veille, le parquet de Marseille a confirmé l’ouverture d’une enquête pour prise illégale d’intérêt après un signalement affirmant qu’un des employés de maison du président de Région serait salarié par une société attributaire de marchés publics de sa collectivité. Dans la foulée, une enquête de Mediapart révèle qu’à l’initiative des JO d’hiver 2030 dans les Alpes, Renaud Muselier a investi dans une station de l’Utah où se tiendront les JO d’hiver en 2034, et décrit « les contours d’un conflit d’intérêts majeur » pour le membre du bureau exécutif du Cojop et coprésident de la Solideo.

    « Un fait de campagne »

    « Je m’en prends deux à un moment particulier, c’est un fait de campagne », a réagi Renaud Muselier, indiquant avoir, dès la publication de l’article, mandaté son avocat pour « préparer un dépôt de plainte avec constitution de partie civile pour dénonciation calomnieuse. Ces affirmations sont fausses et ces accusations sont mensongères dans le seul but de me nuire ».

    Mettant en avant un tout récent de rapport de l’Agence française anticorruption notant que tous les process de sa collectivité sont conformes, il assure, sur un « plan juridique pur », n’avoir « jamais siégé à la commission des marchés, ni signé un marché depuis dix ans. Les process sont clairs et je n’ai jamais eu de salarié payé directement ou indirectement par la Région ».

    Dans un communiqué, la Région défend pour sa part « un fonctionnement conforme à la réglementation, et rigoureux, des procédures de mise en concurrence », et indique se réserver le droit de déposer une plainte contre X auprès du procureur.

    Dans ce contexte, Renaud Muselier reste, lui, ambitieux. Chiffres à l’appui, il espère décrocher quatre places fin septembre. « On est capable d’en rentrer quatre, c’est un match collectif », martèle le président, sans doute quand même bien conscient que la candidature de Valérie Boyer et celle de Stéphane Le Rudulier (LR) pourraient lui coûter le grand chelem espéré.

  • Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    « Félicitations à tous, chers bacheliers ! Nous mettons à l’honneur votre travail et votre mention très bien avec notre bourse au mérite de 300 euros ! », indique la Région Sud, présidée par Renaud Muselier, lors de la cérémonie organisée ce jeudi, pour saluer les quelque 3 624 bacheliers de l’Académie d’Aix-Marseille ayant obtenu cette distinction. Crée en 2016, ce dispositif a déjà permis d’accompagner près de 52 000 jeunes pour un montant de plus de 20 millions d’euros. Une mesure qui s’ajoute aux différents dispositifs en faveur des jeunes : gratuité des manuels dans les lycées ; restauration scolaire ; aides au financement des tenues professionnelles ; Pass Zou ! et Pass Santé Jeunes.