Le long-métrage retrace les jours ayant précédé l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty en octobre 2020. Initiée par la Région, cette séance s’inscrit dans une « démarche de démocratisation culturelle et de sensibilisation des jeunes aux enjeux citoyens ». Une masterclass avec le réalisateur est prévue à l’issue de la projection afin d’échanger autour de la liberté d’expression, de la laïcité et du respect de l’autre.
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Lycées : la Région Sud Paca va voter 6 millions d’euros pour des travaux d’urgence
Alors que le mouvement des lycéens est en cours depuis mi-septembre, le nouveau président de la région, François de Canson (DVD) a annoncé mercredi 14 octobre le lancement d’un « Protocole régional d’urgence » pour les lycées. A la clé une enveloppe de 6 millions d’euros, soumise au vote de l’assemblée plénière le 23 octobre pour permettre de répondre aux besoins les plus urgents. La collectivité prévoit notamment d’accélérer les réparations consécutives aux dégradations constatées ces derniers mois, et de financer des travaux réclamés de longue date par les élèves et les équipes éducatives. Les sanitaires et le confort thermique figurent parmi les priorités identifiées. En parallèle, pour mieux recenser les besoins du terrain, une plateforme baptisée « Allô Lycées » sera mise en service afin que lycéens, parents, enseignants et agents signalent des dysfonctionnements ou proposent des améliorations. Un audit des établissements sera engagé, accompagné de brigades départementales chargées d’intervenir sur les urgences techniques.
Affichant sa fermeté face aux dégradations, l’exécutif régional prévoit aussi le 20 octobre, une réunion avec 300 encadrants des 4000 agents régionaux des lycées pour identifier les besoins prioritaires. Le Parlement régional de la jeunesse, qui se réunira le 24 octobre, sera associé aux futures orientations.
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Dîner du Crif à Marseille
« Marseille est une ville enrichie par les différences, avec un même désir d’appartenance. Chaque arrivée a contribué à construire la ville » a-t-il indiqué avant de dénoncer la recrudescence de l’antisémitisme depuis le 7-octobre. « L’antisémitisme n’est pas un problème juif, c’est une alerte démocratique », a-t-il insisté. Dans le public se trouvaient également Yonathan Arfi, président national du Crif mais aussi Benoît Payan, maire DVG de Marseille, Martine Vassal, présidente DVD du Département des Bouches-du-Rhône et François de Canson, président DVD de Région Sud. Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur représentait Laurent Nuñez.
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François de Canson pour succéder à Renaud Muselier
Avant même que ne soit lancée pleinement la bataille des sénatoriales, Renaud Muselier (Ren.) avait clairement annoncé son soutien à François de Canson, « le meilleur de très loin », lançait-il, en juin, à la veille de sa dernière séance. Devant la presse, après avoir démissionné officiellement de son poste car élu sénateur, Renaud Muselier mettait logiquement en avant « un maire réputé, un élu local reconnu qui sera un président compétent ».
Maire (DVD) de La Londe-les-Maures (Var), président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, troisième vice-président de la Région Sud et président du comité régional du tourisme, François de Canson s’est dit prêt à prendre la suite et sera donc candidat, ce lundi 12 octobre. Il fait indéniablement partie des fidèles de l’ex-président de la Région, qui n’entend pas s’éloigner totalement des affaires régionales. Depuis le Palais du Luxembourg, Renaud Muselier restera ainsi « conseiller régional spécial » sur les fonds européens, les Jeux olympiques d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.
Son poulain compte néanmoins mettre sa patte. Il assurait, dès avril sur l’antenne d’Ici Provence, qu’il serait « un président de terrain, au contact des habitants et du territoire, quelqu’un qui connaît les bassins de vie ». Il indiquait également se « préparer » sur le tourisme, l’économie et mettait en avant sa connaissance des « grands dossiers », entendre « les équilibres budgétaires, les contraintes de l’action publique, les attentes des habitants ». Et d’enfoncer le clou : « Continuité ne veut pas dire immobilisme. Je ne serai pas un clone, il y aura un style François de Canson. »
Un candidat unique ?Reste à savoir s’il sera le seul candidat. Premier vice-président de la Région, Christian Estrosi (Horizons) assure actuellement l’intérim. En 2019, il avait laissé la présidence à Renaud Muselier afin de se consacrer à son mandat de maire de Nice. Battu et « trahi » par son ex-bras droit, Éric Ciotti (UDR), qui lui a ravi la place et basculé à l’extrême droite, il pourrait vouloir reprendre son fauteuil à la Région, même s’il n’a rien déclaré officiellement. En mai dernier, trois de ses proches, conseillers régionaux et élus dans les Alpes-Maritimes, Roger Roux, Bruno Bettati et Colette Fabron, ont aussi quitté la majorité de Renaud Muselier, lui imputant « l’échec des JO », laissant entrevoir des dissensions au sein du groupe. De son côté, l’opposition RN n’a rien laissé filtrer sur une éventuelle candidature.
Pour être élu au premier ou au deuxième tour, le candidat devra obtenir la majorité absolue des 123 membres du conseil régional. Si aucun ne l’obtient, un troisième tour est organisé, à la majorité relative. La majorité de Renaud Muselier compte 80 sièges et le groupe RN-UDR-Indépendants 39.
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Des échanges pour faciliter l’intégrité des élus locaux
Jean Maïa, président de la HATVP, était présent, ce mercredi matin au conseil régional, pour échanger avec les responsables publics de la région. La HATVP, qui est l’institution qui contrôle les déclarations d’intérêts et de patrimoine des élus, surveille également les influences étrangères, ainsi que les activités de lobbying en France.
« Il s’agit de répondre à l’obligation de transparence démocratique. Le contrôle qui est exercé sur les élus permet de lutter contre l’idée du “tous pourris”. Il nous permet de dire que la quasi-totalité des responsables publics répondent aux exigences de probité. C’était fondamental pour moi qu’on puisse avoir ce dialogue avec les acteurs du territoire aujourd’hui et faire un point ensemble sur les perspectives dans ce domaine », affirme Jean Maïa.
Les élus de la Région reconnaissent l’importance du travail de la Haute Autorité, dont la compétence s’exerce sur 18 000 responsables publics, dont 1 500 en Paca. « Je crois que le contrôle a toujours du bon quand il est fait à bon escient. Dans cette institution, il y a la volonté d’être irréprochable. Nous nous devons d’être exemplaires, une institution se doit de s’appliquer à soi-même ses propres règles. Nos administrés attendent de la rigueur de notre part et que l’exercice de nos fonctions soit vérifié et contrôlé. On l’accepte », partage François de Canson, vice-président de la Région. Il se réjouit d’avoir l’opportunité d’échanger avec Jean Maïa : « Je crois que ce temps d’échanges avec la personne qui dirige la Haute autorité est absolument indispensable pour que nous puissions nous comprendre. Les liens entre celui qui contrôle et le contrôlé doivent permettre d’établir cette relation de confiance. »
Prévenir plutôt
que sanctionnerLe but de cette visite est aussi d’assurer aux élus la disponibilité de la HATVP. Jean Maïa souligne en effet la nécessité de dialoguer avec les élus locaux afin de prévenir l’enrichissement illicite et le risque de conflit d’intérêts.
« Nous sommes une autorité de contrôle, mais pas seulement. Nous sommes également dans une optique de conseil et d’accompagnement des responsables et des collectivités publiques dans leurs démarches déclaratives. Il ne s’agit pas seulement d’un contrôle unilatéral, on a aussi énormément d’échanges avec les déclarants », précise le président de la Haute Autorité.
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Deux jours de débats dédiés aux enjeux stratégiques de la Méditerranée à Toulon
Depuis cinq ans, la Fondation pour la maîtrise des enjeux stratégiques (FMES), « think thank » créé à Toulon en 1990, organise les Rencontres stratégiques de la Méditerranée. Ce rendez-vous annuel s’adresse autant aux spécialistes qu’au grand public, pour débattre des enjeux de cet espace d’interconnexion partagé par 23 pays issus de trois continents.
Il a été introduit par François de Canson, vice-président d’une Région Sud qui se trouve, de fait, au centre de la réflexion française en la matière. « Toulon est le premier port militaire d’Europe », a-t-il rappelé. à ce titre, « la Région, via son opération d’intérêt régionale (OIR) Défense et Sécurité [plan d’investissement de 500 millions d’euros lancé en décembre 2025 pour soutenir l’industrie de défense, Ndlr.] est là pour permettre aux entreprises de s’installer plus facilement dans notre territoire. »
Dans cette optique, ces rencontres permettent « d’échanger entre acteurs pour avoir une vision commune qui permette de défendre le pays », appuie François de Canson.
Jean-Marc Jancovici
en « grand témoin »Et pas seulement sur le plan militaire, car ces rencontres, qui se déroulent autour de tables rondes, couvrent des thématiques diverses : « Le principe, c’est de mettre autour de la table des gens d’expériences et de cultures différentes, militaires, politiques, spécialistes des relations internationales, de la technologie, de l’économie, ou de l’environnement », explique Pascal Ausseur, directeur de la FMES.
Ce dernier aspect revêt un intérêt particulier, puisque le « Grand témoin » choisi pour cette édition est Jean-Marc Jancovici, spécialiste des questions d’énergie et de climat, intervenu mercredi après-midi. « Tous les enjeux se tiennent, donc l’écologie n’est pas un problème à part et on n’en réglera aucun sans régler les autres », justifie Pascal Ausseur.
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Face à l’illettrisme, la formation perd ses moyens
« La difficulté que nous avons, c’est que c’est relativement invisible », souffle la directrice générale de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), Cécile Jaffré. Ce mercredi 30 septembre, c’est sous les ors de la préfecture de région que l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) présentait une étude inédite sur les risques d’illettrisme en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Un phénomène certes quasi-invisible, mais massif. « Au niveau national, sur 100 personnes scolarisées en France, 11 éprouvent des difficultés fortes à l’écrit ou en calcul à l’âge adulte », explique Olivier Sanzeri, chef de projet à l’Insee. Soit 3,7 millions de personnes empêchées face aux démarches du quotidien. Et contraintes à la débrouille. « Pour prendre le métro, un homme prenait le nombre de pièces correspondant au nombre de stations qu’il fallait passer, et les changeait de poche à chaque arrêt pour savoir où descendre », illustre la coordinatrice régionale de l’ANLCI, Corinne Matteaccioli.
Alerte en Vaucluse« Le premier facteur de risque est le niveau de diplôme », poursuit Olivier Sanzeri. Au total, 38% des personnes qui n’ont aucun diplôme sont en situation d’illettrisme, soit treize fois plus que celles qui ont un diplôme du supérieur. Le phénomène touche aussi 18% des personnes qui ont commencé leur scolarité hors de France, avec des risques deux fois plus élevés que le reste de la population, ainsi que les personnes les plus âgées, dont 13% de celles qui ont entre 50 et 64 ans.
Autant d’éléments qui permettent de dresser une carte des territoires cumulant les facteurs de risque dans la région. Avec en premier lieu le Vaucluse, cinquième département le plus pauvre de France hexagonale, en particulier l’Enclave des Papes et le Pays d’Apt. Mais Marseille est aussi particulièrement concernée : 23,1% des habitants du 15e arrondissement n’ont aucun diplôme, et 21,7% dans le 14e. Plus du double de la moyenne nationale.
Des guichets des centres communaux d’action sociale aux centres sociaux, ce sont les services publics du quotidien qui sont en première ligne pour repérer ces difficultés. L’association régionale des missions locales s’est engagée, en 2023, dans une expérimentation pour repérer les jeunes les plus en difficulté. « Mais la difficulté, c’est que nous n’avons pas d’outils sur les territoires qui puissent prendre en charge la problématique », alerte leur directrice, Lila Bua.
La Région à la traîneChef de file de la formation, le conseil régional finançait pourtant un dispositif de formation spécifique, les Espaces territoriaux d’accès aux premiers savoirs (Etaps). Ceux-ci ont été abandonnés dès 2017 après la bascule à droite de la collectivité. De son côté, France Travail avait pu utiliser les fonds du premier Plan d’investissement dans les compétences, lancé en 2019 pour toucher les personnes les plus éloignées de l’emploi. Devenu régional en 2024 pour sa deuxième phase, avec la Région cette fois-ci partie prenante, il ne comporte plus de dispositif spécifique. À l’inverse d’autres conseils régionaux, comme l’Occitanie qui, dès 2019, s’est impliquée contre l’illettrisme avec son programme Lectio. La Région Sud rappelle certes qu’elle finance le centre de ressource illettrisme et analphabétisme (CRIA), qui accompagne les professionnels, à hauteur de 92 500 euros par an, et qu’elle a investi 374 000 euros entre 2022 et 2025 pour le projet Filia, qui permet d’accompagner les personnes en situation d’illettrisme ou présentant un trouble « dys ». « À partir de 2027, nous irons plus loin avec un repérage renforcé dès l’entrée en formation et un accompagnement davantage individualisé », annonce-t-elle.
Mais en attendant, cet accompagnement repose davantage sur les opérateurs de compétences, chargés de la formation professionnelle. « Cela relève aussi de la responsabilité de l’employeur, la majorité des personnes en situation d’illettrisme sont en emploi », souligne la coordinatrice régionale de l’ANLCI. Et surtout sur le tissu associatif, « qui joue un rôle fondamental parce qu’il est pérenne », insiste-t-elle. C’est le cas du centre social de la Farandole, à Istres, qui propose des cours spécifiques pour les adultes. Mais ces structures sont frappées de plein fouet par les coupes budgétaires, des collectivités comme de l’État. « Nous n’avons plus la volumétrie permettant de servir tous les besoins », reconnaît le secrétaire général adjoint de la préfecture, Philippe Matheron.
« Si nous voulons améliorer la situation, il ne faut pas détruire un écosystème qui existe aujourd’hui », alerte face à lui la directrice générale de l’ANLCI. Il y a urgence : alors que 5,1% des jeunes des Bouches-du-Rhône éprouvaient des difficultés sévères de lecture en 2023 lors de leur journée défense et citoyenneté, leur proportion est passée à 6,7% en 2024.
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Renaud Muselier siègera dans le groupe Union centriste
Fin du suspense. Vingt ans après avoir quitté l’assemblée nationale où il siégeait sur les bancs de l’UMP, Renaud Muselier ne siégera finalement pas dans le groupe RDPI où se retrouvent la plupart des sénateurs Renaissance même s’il conserve sa carte au sein du parti présidentiel.
Élu sénateur des Bouches-du-Rhône dimanche, il a choisi de rejoindre les rangs du groupe de l’Union centriste et indépendants (UCI) au Palais du Luxembourg. Un groupe présidé par Hervé Marseille, dont le nom n’est pas sans résonance pour l’ancien président de la Région Sud.
Il a annoncé son choix ce jeudi, peu avant la séance de rentrée de la chambre basse, chez nos confrères de Public Sénat, en rappelant son souhait de s’inscrire dans la majorité sénatoriale conduite par Gérard Larcher (LR). A cette heure, le groupe macroniste RDPI n’a toujours pas acté sa participation à la majorité sénatoriale, même s’il devrait s’y retrouver.
Soutenu lors des sénatoriales par une coalition rassemblant Renaissance, l’UDI et Les Républicains, l’ancien député et ancien secrétaire d’État entend ainsi conserver une position transpartisane au Sénat.


