Tag: Region SUD PACA

  • La solidarité à pied d’œuvre pendant les fêtes

    La solidarité à pied d’œuvre pendant les fêtes

    Ces « petites mains » de la solidarité apportent des repas chauds à la tombée de la nuit, serrent des mains frigorifiées, et tendent une oreille aux récits des uns et des autres, écoutent, parlent. Et par toutes ces petites attentions, rendent à l’autre son humanité qui se perd, souvent, dans le silence et l’anonymat des grandes villes.

    Ces volontaires de la solidarité ont choisi, en conscience d’aider, d’apporter du réconfort au sein de structures telles que les Restos du cœur, le Secours populaire, la Banque alimentaire, Un peu de toit, Partage ou encore les Petits frères des pauvres. Ils ont choisi d’intégrer une structure, une équipe reconnaissable aux chasubles de différentes couleurs, parce qu’à l’heure d’un individualisme exacerbé, œuvrer collectivement, se donner un but commun et l’atteindre malgré le manque criant de moyens, fait aussi sens.

    Hassen, bénévole au Secours populaire 13

    « On apporte du réconfort »

    Quelques jours après avoir joué le rôle du Père Noël vert (lire notre édition du 17 décembre 2025), Hassen n’a pas quitté le terrain. Bénévole au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône depuis deux ans, il est particulièrement mobilisé durant cette période de fêtes. « On ne peut pas laisser les gens dans l’abandon. Il faut leur montrer qu’on pense à eux et qu’on est avec eux », martèle-t-il.

    En plus des actions solidaires menées en cette fin d’année, de la distribution surprise de cadeaux dans les quartiers les plus défavorisés au réveillon solidaire, l’association est présente tous les jours jusqu’au 31 décembre sur la Canebière où elle distribue du café et de la nourriture, sans compter les maraudes du soir. Des missions qui visent principalement les personnes sans-abri et/ou sans-papiers. « On apporte du réconfort et ils oublient un peu la misère. Ça nous fait chaud au cœur. La misère à Marseille est grave, on la voit partout, surtout dans les quartiers Nord », déplore-t-il.

    La misère qu’il dénonce, il l’a vécue à son arrivée en France depuis la Tunisie dix ans auparavant. « Les premières années c’était difficile. Quelqu’un est venu me donner un coup de main. Le Secours populaire m’a beaucoup aidé. Une fois que je me suis bien installé et que j’ai trouvé un travail j’ai décidé de leur donner moi aussi du temps », raconte Hassen. Boulanger dans le quartier de Saint-Louis (15e), il laisse chaque matin son tablier pour son gilet bleu siglé avec la main ailée. Direction la centrale de la fédération départementale située chemin de Gibbes : « Dès que j’ai fini, à 7h du matin, je prends ma douche et je pars direct au siège pour donner un coup de main. Je le fais de bon cœur ! », sourit-il.

    L.Pi.

    Irène, responsable des maraudes à la Croix-Rouge Marseille

    « Les gens nous attendent, ils sont contents de nous voir »

    C’est dans la rue, auprès de ceux qui en ont le plus besoin, qu’Irène, responsable des maraudes à la Croix Rouge Marseille, passera le réveillon du Nouvel An. « On est sur le terrain toute l’année de façon générale et pendant les fêtes ça ne déroge pas ! », s’exclame-t-elle. Ainsi, elle retrouvera, comme les années précédentes, son groupe de volontaires. « Les équipes de bénévoles se constituent d’elles-mêmes, on n’impose pas d’équipe, ni de jour. C’est en fonction des plannings personnels. C’est du bénévolat, il ne faut pas que ce soit une contrainte sinon on ne fait pas bien les choses », tient-elle à souligner. Ces soirs de fête, « c’est un peu plus de chaleur que d’habitude », glisse-t-elle. « Les gens nous attendent, ils sont contents de nous voir, on passe de bons moments avec eux », relate la dame au grand sourire et aux cheveux grisonnants.

    À 68 ans, Irène continue à faire une à deux maraudes par mois, le temps moyen demandé aux membres, en fonction des disponibilités de chacun. Bénévole depuis 22 ans au sein de l’association, elle affectionne ces instants passés à créer du lien social, la mission première de la Croix Rouge. « Ce dont les gens ont le plus besoin c’est de discuter. En tant qu’association, on les écoute, on n’est pas indiscrets. Ils nous racontent ce qu’ils veulent. Parfois, ça n’a rien à voir avec leurs conditions. C’est sympa aussi », sourit-elle.

    À son arrivée, Irène s’occupait d’un vestiaire social puis elle est devenue responsable des maraudes, un rôle qu’elle combine avec sa casquette de trésorière de l’unité locale : « Je me suis fait embrigader par une gentille dame qui m’a parlé des activités qui se faisaient à l’époque. J’y suis rentrée et je suis restée. » L’an dernier, elle a été honorée de la Médaille d’or des mains du président national de la Croix Rouge française, pour son engagement dévoué.

    L.Pi.

    Laëtitia, coordinatrice Petits frères des pauvres, Marseille

    « Tous méritent de fêter Noël »

    Travailleuse sociale de formation, Laëtitia a la solidarité chevillée au corps. « C’est un métier où l’on a l’âme d’aider, où c’est normal d’être présent dans des moments importants », confie-t-elle dans le jardin partagé de la Maison Les Héros, un « habitat inclusif », dans le 1er arrondissement de Marseille. Ce lieu, où vivent des bénéficiaires de l’association des Petits frères des pauvres, a accueilli un repas de Noël, ce 25 décembre. C’est le deuxième qu’assure Laëtitia : « C’est un moment festif mais notre présence ce jour du 25 est importante pour le reste de l’année. Le fait qu’on soit là ce jour-là, aide à faire en sorte que les personnes se sentent pleinement considérées ». Elle est salariée depuis plus d’un an et demi des Petits frères des pauvres, et a débuté avec le dispositif AVL (accompagnement vers le logement) « qui a pour but de s’occuper de personnes âgées qui sont en hébergement précaire ». « Ensuite j’ai basculé sur l’habitat inclusif qui a ouvert ses portes en novembre 2024 », explique-t-elle. Inclusif notamment car ouvert sur le quartier.

    D’où la double importance d’être près des bénéficiaires en ce jour de fête : « Avec notre présence, ils se disent qu’ils ne sont pas que des usagers d’un dispositif mais bien des personnes à part entière, qu’ils méritent de fêter Noël. » D’autant que ces derniers « ont des parcours de vie difficiles avec beaucoup de précarité ». Et Laëtitia espère qu’avec l’accompagnement des bénévoles et le travail des salariés « ils ont l’impression de redevenir des êtres humains ».

    A.B.

    André, bénévole à l’association Partage, Martigues

    « L’humain passe au-dessus »

    Au rez-de-chaussée du temple protestant de Martigues, l’association Partage invite les plus démunis à venir prendre un repas chaud. Parmi les bénévoles présents, André, cadre retraité de France télécoms, est affairé à la réchauffe et découpe du pain, entre autres. Le lieu ne le dérange pas : « Je suis athée. Mais pour moi, l’humain passe au-dessus de la religion. »

    « C’est une période particulière » au moment des fêtes, estime-t-il. « Nos pensionnaires ont besoin d’un lieu pour se sentir bien, quand certains vivent en extérieur ou en voiture », considère le bénévole. « Certains sont parfois isolés, ou n’ont pas de famille. C’est une manière de se retrouver et de créer du lien social, échanger discuter autour d’un repas chaud. Car il y a parfois aussi des situations de grande solitude », renchérit le retraité.

    L’association Partage fonctionne les lundis, mardis, jeudis et vendredis midi, de novembre à mars inclus. André, lui, est un habitué du vendredi, toujours en équipe de 4 à 5 bénévoles pour préparer et servir le repas. André Pinon est venu à cet engagement par une connaissance qui s’occupait du mardi. Le partage d’expérience a suscité l’engagement. « J’ai cherché du temps au milieu mes activités de retraité, car l’idée c’est de s’occuper des autres aussi. » C’est parfois un peu plus compliqué pendant les fêtes. « On a chacun notre famille, il y a fallu que je m’organise pour me libérer cette journée et la semaine prochaine » pour le Nouvel An.

    An. M.

    Eric, vice-président de la Banque alimentaire, Vaucluse

    « J’ai débuté en donnant un coup de main »

    Au sein de la Banque alimentaire de Vaucluse, Eric prône « la polyvalence de chacun », mais c’est aujourd’hui en tant que vice-président de la partie Ressources humaines qu’il évoque son engagement associatif.

    Qui a commencé il y a « environ 7 ans », confie-t-il sans s’en rappeler avec exactitude. Alors en fin de carrière dans la Police nationale, c’est un collègue qui l’invite à donner un coup de main pour la collecte nationale qui se tient chaque année lors du troisième week-end de novembre. S’ensuit une aide ponctuelle, travail oblige. « Puis j’ai appris qu’il y avait une pénurie de chauffeurs, donc je suis venu donner un coup de main. Et, une chose en appelant une autre, j’ai pris quelques responsabilités », poursuit-il. Depuis, il est sur site cinq fois par semaine pour assurer le bon fonctionnement des récoltes et des distributions.

    Un temps qu’il consacre « à une bonne cause », car c’est quelque chose qui est dans sa « mentalité ». D’autant que « comme dans de nombreuses assos, on manque de bénévoles », glisse l’ancien policier. La structure cherche à recruter pour répondre à la demande croissante. En 2025, 55 000 personnes ont reçu une aide passée par la Banque alimentaire de Vaucluse.

    Mack Salman

    Cathy, présidente de l’association Un peu de Toit, Var

    « Être à la rue en cette période, c’est tellement triste »

    À 73 ans, Cathy, retraitée des chantiers navals de La Ciotat, met son énergie au service des plus démunis depuis 2017, date à laquelle elle a rejoint l’association Un peu de Toit, créée en 2010, avant d’en prendre la présidence en 2020. « Je me suis engagée car les personnes sans-abri sont les reflets visibles et évidents des laissés-pour-compte. C’est important pour moi de les aider. Mais une présidente seule ne sert à rien, ce qui compte c’est l’ensemble des bénévoles qui œuvrent tous dans le même sens », soutient-elle.

    Chaque semaine et durant toute l’année, l’association et ses 40 bénévoles organisent une maraude dans les rues de Toulon, pour distribuer plus de 5 000 repas par an à une centaine de personnes. « On leur apporte du réconfort, on n’est pas juste des distributeurs de repas, on essaie de faire plus que ça », précise-t-elle. Les dons de nourriture proviennent en majorité de collectes dans les supermarchés et des aides de partenaires, comme l’association le Lien 83, dont l’aide « est très précieuse », remercie la bénévole. Dans le cadre des fêtes, Un peu de Toit donne une teinte particulière à ses maraudes, « plus festive que d’habitude, avec un très bon plat chaud, beaucoup de chocolats. Le 16 décembre, une petite fille est venue en distribuer, avec des dessins réalisés en classe. Être à la rue en cette période, c’est tellement triste. Mais les gens nous reçoivent avec le sourire, que ce soit ou non en période de Noël. On n’a jamais reçu autant de remerciements que cette année », salue Cathy, avant la dernière maraude de 2025, qui se tiendra le 30 décembre.

    Adam Benhammouda

  • L’agence régionale de santé appelle à ne pas engorger les urgences

    L’agence régionale de santé appelle à ne pas engorger les urgences

    Pendant les fêtes, si vous avez besoin d’un médecin, suivez le bon chemin. » Une manière polie de l’Agence régionale de santé (ARS) d’inciter la population à ne pas engorger les urgences, en cette période d’épidémie de grippe.

    « Les services des urgences en France et dans notre région voient chaque année leur nombre de patients augmenter de manière continue, en particulier à l’approche des fêtes, période durant laquelle les épidémies hivernales cohabitent », indique l’ARS dans un communiqué. Et d’insister : les urgences « doivent être prioritairement réservées aux situations les plus graves ».

    Pour assurer la continuité des soins, un dispositif est mis en place précise-t-elle avec la mobilisation des médecins généralistes en ville, l’ouverture des maisons médicales de garde, le renforcement des moyens de l’aide médicale urgente et une coordination assurée par le Centre 15.

    La bronchiolite stable

    La semaine dernière, l’activité pour grippe aux urgences a continué à augmenter, avec plus de 2 000 passages enregistrés dans la région, conduisant à près de 450 hospitalisations. La vaccination associée aux gestes barrières, demeurant l’une des armes les plus efficaces de protection rappelle l’ARS. Côté bronchiolite, qui touche particulièrement les enfants, la région est en phase épidémique depuis quatre semaines et l’activité des urgences concernant les enfants de moins d’un an se stabilise, à un niveau inférieur à celui observé à la même période l’an dernier.

  • À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. La fanfare Brass Koulé se dirigera vers Eugène Pierre par le bd Chave depuis la gare de la Blancarde, en terminant place Sébastopol à partir de 15h.

    Salon-de-Provence. Petit train du père Noël et embarquement sur la mer imaginaire attendent les enfants en centre-ville de 14h à 19h.

    La Ciotat. Crèche sur l’eau au cœur du Port-Vieux, mapping sur la façade du musée ou encore illumination des barques et barquettes sont encore au rendez-vous.

    Martigues. Dernier jour pour profiter des six kiosques décorés et animés aux couleurs de Disney, Pixar et DreamWorks sur la place de la Libération.

    Var

    Le Lavandou. Plongez gratuitement dans l’univers féerique des contes de Noël avec Sandra la fée à la bibliothèque municipale entre 15h et 17h.

    Saint-Tropez. Concert gratuit de Divin’Gospel Music Choir, place des Lices dès 16h30.

    La Londe-les-Maures. Il est l’heure de dire au revoir au père Noël avec un grand show Disney sur l’avenue Georges-Clémenceau dès 18h30.

    Vaucluse

    Carpentras. Place aux spectacles au chaud qui vous donnent rendez-vous à la Charité. « Souffle de Neige » est à voir à 14h30 et 16h30 dès 6 mois.

    Pernes-les-Fontaines. Découvrez un ancien magasin drapier de 1860 devenu musée du costume rue Gambetta de 14h à 17h.

  • Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Depuis quelques semaines, le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec-Sud) a ouvert une cagnotte en ligne, accessible à partir du site du groupe, en évoquant sans détour un risque de fermeture à court terme.

    Pour cette association, inspirée du Giec et spécialisée dans la synthèse des connaissances climatiques à l’échelle régionale, l’initiative relève d’une nécessité. « Tout l’enjeu, c’est de trouver de l’argent pour le court terme », résume le directeur de l’équipe du Grec-Sud, Antoine Nicault. Ce rôle d’interface entre science et action publique se heurte aujourd’hui à un contexte financier fragile. Au cours de l’année, l’association a été notifiée d’une procédure d’alerte de la commissaire aux comptes, en raison de tensions de trésorerie. « On arrive à boucher les trous et à tenir, mais cela fait un an et demi que l’on est en grande difficulté », confie Antoine Nicault. Le financement croisé des collectivités n’arrive pas à compenser la baisse des subventions et aides d’État, résume en substance le responsable de la structure.

    Un soutien citoyen

    La nouvelle cagnotte, relancée récemment, a permis de récolter près de 10 000 euros et de « repousser l’échéance », offrant un peu de visibilité à court terme. Au-delà de l’aspect financier, cette mobilisation témoigne de l’attachement des scientifiques et des collectivités à un acteur reconnu pour « créer un socle commun de connaissances sur les enjeux du changement climatique ». Pour les chercheurs, l’objectif est désormais de stabiliser l’organisation. Sans cela, prévient Antoine Nicault, « la région perdrait un acteur clef sur ces enjeux-là », alors même que l’anticipation des impacts climatiques n’a jamais été aussi cruciale.

  • Le Sud attire toujours plus d’habitants

    Le Sud attire toujours plus d’habitants

    La ruée vers le Sud se poursuit, s’accélère. Chaque année en moyenne depuis six ans, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur gagne quelque 31 345 habitants, « soit l’équivalent de la population d’une ville comme Carpentras », illustre l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui a publié ce jeudi les chiffres du recensement en vigueur à compter du 1er janvier prochain. De quoi en faire la septième région la plus peuplée, avec désormais quelque 5,2 millions d’habitants.

    Cela représente une hausse de 0,6% par an sur la période, plus que la moyenne nationale (+0,4%). Une évolution uniquement due aux nouvelles installations plus nombreuses que les départs, le nombre de naissances et de décès s’équilibrant presque. Cette croissance démographique est d’autant plus importante que la région est la seule – avec dans une moindre mesure la Bretagne – à la voir s’accélérer par rapport à la période précédente 2012-2017. Même si elle reste moins attractive que ses voisines d’Occitanie (+0,8%) ou de Corse (+1,0%). À chaque fois, la mer, que ce soit la Méditerranée ou l’Atlantique, attire toujours plus.

    Le Var dans le top 10

    Cela vaut particulièrement pour le Var. Dixième département le plus dynamique de l’Hexagone, il compte désormais 1,1 million d’habitants, avec en moyenne chaque année plus de 10 000 personnes de plus (+0,9%). Des villes comme Toulon ou Fréjus ont ainsi vu leur population augmenter en moyenne de près de 1 200 résidents par an, tandis que le nombre d’habitants a augmenté de moitié en six ans au Castellet (+9,2% par an). Cette croissance démographique est uniquement liée aux nouveaux arrivants, bien souvent pour leur retraite. Sur fond de vieillissement de ses habitants, le nombre de décès est désormais plus important que le nombre de naissances, et ce solde naturel négatif fait baisser sa population de 2 200 personnes chaque année en moyenne.

    Marseille divisée

    Département relativement jeune, les Bouches-du-Rhône elles aussi gagnent des habitants à un rythme toujours plus important, à la vitesse de 10 600 personnes par an en moyenne (+0,5%), soit la population de Gignac-la-Nerthe qui vient s’ajouter chaque année pour atteindre 2,1 millions d’habitants. Signe de cette attractivité retrouvée, le nombre d’arrivées désormais est plus important que celui des départs, et la croissance démographique accélère y compris à Marseille ou Aix-en-Provence, même si Salon-de-Provence ou Arles continuent de perdre des habitants.

    Dans la cité phocéenne elle-même, dont la population s’élève désormais à 886 040 habitants et qui en gagne 0,4% de plus chaque année, le nombre de nouvelles installations ne suffit pas encore à compenser les déménagements. Mais ce constat à l’échelle de la ville dissimule des écarts toujours plus marqués entre les arrondissements. Car à lui seul, le troisième arrondissement représente la moitié de cette augmentation, avec près de 9 300 habitants en plus entre 2017 et 2023, autant en raison des naissances que des nouvelles installations. Sur la même période, le 6e arrondissement a perdu un dixième de sa population : le solde migratoire pèse chaque année de 2,4 points dans cette baisse, un chiffre comparable à certains arrondissements parisiens ou lyonnais.

    Moins vite en Vaucluse

    Quant au département de Vaucluse, avec ses 572 000 habitants, il est le seul dans la région à voir sa croissance marquer le pas (+0,4% par an, après +0,5%), avec un excédent naturel qui s’amenuise, entre baisse de la natalité et vieillissement. À Avignon, le nombre de naissances plus important que les décès à beau contribuer (+0,5 point) à la croissance démographique, la population stagne. Surtout, 62 communes du département ont perdu des habitants sur la période, soit quatre communes sur dix. La moitié d’entre elles ont moins de 900 habitants. Comme un reflet des difficultés des zones rurales.

  • La féérie de Noël vous attend dans les villes

    La féérie de Noël vous attend dans les villes

    Bouches-du-Rhône

    Istres. « Parade de Lune » au départ de la Maison des Traditions à 17h, suivie de l’arrivée du père Noël.

    Arles. Parade lumineuse et féerique à partir de 18h sur la place de la République. Dès 19h, feu d’artifice sur les quais du Rhône.

    Allauch. Une lecture de contes de Noël pour les enfants de 3 à 7 ans à la bibliothèque Dans la cabane aux histoires à 17h30.

    Var

    Le Lavandou. Spectacle de ventriloque gratuit « Un terrien dans la lune » au village de Noël sur le front de mer à 15h.

    Sanary-sur-Mer. Arrivée du père Noël et ses lutins sur

    le port à 15h. Goûter pour les enfants à 15h30 sur le parvis de la mairie.

    Saint-Raphaël. Parade musicale en centre-ville de 10h à 12h et de 15h à 17h. Arrivée du père Noël et de la Parade des jouets à 18h au départ du parking du Beau Rivage. Feu d’artifice à 19h.

    La Garde. Défilé canin « Christmas dog show »au pied du grand sapin à 16h.

    Vaucluse

    Carpentras. Voyage sensoriel gratuit pour les familles au Forum des Patrimoines de 15h à 16h30 pour découvrir la table calendale.

    Avignon. Grand spectacle pyrotechnique et musical sur les berges du Rhône à partir de 19h.

  • Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Il va falloir prévoir des chaises supplémentaires dans les salles du conseil. À l’issue du scrutin du mois de mars prochain, cent conseillers municipaux de plus par rapport à la précédente mandature siégeront en effet dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse.

    Ce sont en effet les chiffres du dernier recensement de l’Insee publié ce jeudi qui font autorité pour déterminer le nombre d’élus pour ces prochaines municipales. Or depuis 2020, 79 communes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont changé de tranche de population, dont 50 passées à la strate supérieure. C’est le cas pour huit d’entre elles dans les Bouches-du-Rhône, dont Gignac-la-Nerthe, Cabriès et Lambesc qui ont passé le cap des 10 000 résidents, et qui devront élire chacune quatre élus de plus, quand le département en gagne 30 au total. Le Var est particulièrement concerné, avec dix-huit municipalités qui verront leur conseil s’étoffer, apportant 66 élus de plus au total, jusqu’à Draguignan qui a dépassé les 40 000 habitants. Et une autre, Régusse, qui avec 233 résidents de moins sur le mandat perd quatre conseillers à compter du mois de mars. En Vaucluse, la balance reste positive aussi. Mais si huit communes gagnent des conseillers, avec là aussi 30 sièges de plus, en particulier à Carpentras ou L’Isle-sur-la-Sorgue, elles sont six à en perdre (-22 sièges), y compris Pertuis qui est passée sous la barre des 20 000 habitants.

    Une autre évolution concerne les 499 communes de la région dont la population est inférieure à 1 000 personnes, soit plus de la moitié des municipalités en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au mois de mars pour la première fois, elles devront à leur tour présenter des listes paritaires, comme le reste des communes.

  • L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    « Santé publique France prédit un pic épidémique qui pourrait arriver cette semaine ou la semaine prochaine », indique Olivier Reilhes, directeur de la Santé publique et environnementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. Face à la vague importante de contaminations que connaît la région, le préfet a publié ce lundi un arrêté de réquisition de certains médecins généralistes à la demande de l’ARS.

    C’est la quatrième semaine consécutive que la région Paca est en phase épidémique, comme le reste des régions de France métropolitaine. La semaine passée, la région a enregistré « 2 000 passages aux urgences pour état grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations la semaine dernière, ce qui équivaut presque au pic épidémique de l’année dernière », indique Olivier Reilhes. Une augmentation par rapport à la semaine précédente qui laisse penser au directeur que le pic de l’épidémie devrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

    Trois semaines d’avance

    Une grippe arrivée plus tôt de quelques semaines par rapport aux années précédentes, ce qui fait arriver la vague épidémique pendant les fêtes.
    « Mêmes chiffres que la saison dernière », pour l’heure.

    Le niveau très élevé d’activités hospitalières a obligé l’ARS à déclencher la mise en œuvre des plans de gestion spécifiques à ce type de situation.

    « Cela signifie que l’on prépare les établissements depuis plusieurs semaines. Pour assurer la prise en charge des cas à la fois aux urgences et en hospitalisation, explique le directeur de l’ARS Paca. Ça veut dire consolider les plannings de présence des personnels, un sujet sensible dans le contexte des fêtes de fin d’année. » Cela nécessite « des services saisonniers complémentaires avec des lits supplémentaires pour pouvoir absorber ce flux de patients. Cela signifie aussi sortir d’hospitalisation un certain nombre de patients qui ne le nécessitent plus pour les malades de la grippe ».

    Les gestes barrières et le port du masque ont également été remis en place, depuis le 8 décembre, dans de nombreux centres hospitaliers. Comme au sein de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) où le port du masque est de nouveau obligatoire pour les professionnels et les visiteurs, ainsi que le renforcement de l’hygiène des mains avec des distributeurs de gels hydroalcooliques réinstallés à certains endroits et l’augmentation des vaccinations au sein des professionnels.

    Le vendredi suivant, le 12 décembre, la stratégie de prévention des risques a été ajoutée aux gestes barrières au sein de l’apr.-HM. Chaque patient hospitalisé, peu importe la raison de son admission, est dorénavant dépisté afin de l’orienter vers une chambre simple ou double suivant les résultats. Au service pédiatrie, les parents accompagnants sont également testés. Un moyen de contenir les transmission de maladie.

    Une meilleure couverture vaccinale

    Une épidémie dont le variant K semble être en grande partie responsable. D’abord arrivé au Royaume-Uni, il est maintenant très répandu en France. « On est sur de la transmissibilité élevée mais il ne semble cependant pas avoir un excès de sévérité, explique Olivier Reilhes. Le pourcentage de personnes hospitalisées après passage aux urgences est globalement stable et proche de ce qu’on a connu l’année dernière. »

    Une épidémie qui pour le moment semble être équivalente à celle de la saison dernière. « On pense qu’elle est à peu près égale mais on n’en est pas sûr. On sait en général que pendant les fêtes, il y a un brassage de population : les gens se retrouvent en famille, donc ça accentue la transmission du virus », précise le haut fonctionnaire.

    Un brassage qui rend encore plus nécessaire la vaccination, qui a par ailleurs été plutôt bien suivie avec 900 000 doses distribuées sur la région, et 42% des personnes à risque vaccinées, soit autant qu’à la fin de la campagne de l’an passé. Le directeur de l’ARS Paca rappelle également l’importance des gestes barrières « que l’on connait bien mais que l’on n’applique plus toujours », déplore-t-il. Ainsi, il rappelle l’importance du masque s’il l’ont ressent des symptômes, l’aération des pièces et un lavage régulier des mains.

  • La Région promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    La Région promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    En partenariat avec le ministère des Armées et des anciens combattant, la Région Sud a lancé mardi en grande pompe l’Opération d’intérêt régional (OIR) Défense et Sécurité. Celle-ci s’articule autour de 7 priorités et de 50 actions déjà identifiées, qui doivent être rendues possible grâce à la mobilisation de 500 millions d’euros d’ici la fin du mandat.

    Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique sécuritaire et militariste de la collectivité, entamée le 27 mars par Renaud Muselier (Ren.), président de la Région Sud, qui organisait alors une « agora de l’économie de défense ». « Avec cette OIR, la Région ne change pas de cadre, elle accélère. Elle met de la méthode, des moyens, de la clarté politique au service de la défense nationale, au service de la sécurité française, au service de la souveraineté de notre territoire et de la France », a lancé mardi Renaud Muselier, après avoir rappelé la place de choix qu’occupe Paca dans l’écosystème de la défense nationale, identifié comme « la première région militaire de France ». Yves Metayer, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud, a quant à lui vivement soutenu la démarche initiée par la collectivité, la qualifiant de « formidable opportunité » pour « capitaliser sur les atouts de la Région Sud, terre de défense historique ».

    Géopolitique instable

    Renaud Muselier s’inscrit dans la ligne d’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui le 4 mars a lancé le plan ReArm Europe, promettant la mobilisation de 800 milliards d’euros dans les prochaines années pour renforcer la structure de défense européenne. Et dans celle du président de la République qui promet à la France « une économie de guerre ». Yves Metayer voit ces investissements militaires massifs de la Région comme une indispensable réponse au « contexte géopolitique instable ».

    « À l’heure où l’évolution du contexte stratégique impose d’accélérer la transformation de nos armées et notre industrie de Défense afin de les préparer aux engagements les plus durs, la synergie entre les différents acteurs conditionne directement le succès », a-t-il assuré.

    Alors, pour se préparer à toute éventualité, y compris à un potentiel « retour de la guerre », la Région entend, par cette OIR, soutenir la production d’équipement de défense, le développement de grandes infrastructures industrielles et d’entraînement des forces, l’innovation et la recherche, l’emploi dans le secteur mais aussi améliorer les moyens logistiques, de santé et de transport, augmenter les capacités de logement pour les forces et, enfin, permettre un « renforcement de l’esprit de défense ». Tout un programme.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski : lutte contre le narcotrafic, effectifs de police, ligne THT, avenir industriel, logement social, transports, plan Marseille en grand…

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