Tag: Recrutement

  • Le service de psychiatrie de La Seyne-sur-Mer demande des renforts

    Le service de psychiatrie de La Seyne-sur-Mer demande des renforts

    Un poste sur quatre vacant dans 40% des hôpitaux publics, un patient sur deux soumis à des délais d’attente trop longs, et des demandes qui, en parallèle, augmentent (32% pour la pathologie, 25% pour les addictions) : la situation dans les services de psychiatrie se dégrade et les moyens n’augmentent pas, selon des chiffres de la Fédération hospitalière de France datés de 2024. Celle du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne (CHITS) en est un exemple concret. Avec trois psychiatres sur le départ (mutation, retraite…), l’inquiétude grandit au sein du service qui ne compte à l’heure actuelle que quatre, deux stagiaires et un médecin généraliste pour trois unités d’hospitalisation (dont une sous contrainte) et sept unités ambulatoires.

    En 2025, le service, basé à l’hôpital George-Sand de la Seyne, revendique 16 000 journées d’hospitalisation, un taux d’occupation de 90%, 1 100 patients suivis en extra hospitalier dont 349 à domicile, pour près de 5 000 consultations. Et si aucun recrutement n’était effectué, cela mettrait « en péril la prise en charge » ainsi que « la continuité et la sécurité des soins » dénonce l’intersyndicale CGT – CFDT – SUD.

    Aucune mesure annoncée par la direction

    « Malgré plusieurs réunions avec la Direction aucune mesure concrète n’est annoncée », dénonce cette dernière. Une situation qui « laisse planer un doute inquiétant sur l’avenir de ces services », d’autant plus « incompréhensible » que « le gouvernement déclare pour une deuxième année la santé mentale comme Grande Cause Nationale. » L’intersyndicale demande ainsi « des recrutements en urgence » pour que « l’établissement devienne une référence, un lieu où les psychiatres ont envie de venir et rester. »

    Le service a reçu le soutien de patients, regroupés au sein du collectif « Patients en Danger », et qui se sont mobilisés mardi devant l’établissement. Mais aussi celui du groupe d’opposition municipale « Alternative progressiste », pour qui « la psychiatrie publique ne peut être la variable d’ajustement des politiques hospitalières. Défendre ce service, c’est défendre une conception humaine, solidaire et ambitieuse de la santé. »

  • Le collège Coutarel, à Istres, en grève pour des effectifs

    Le collège Coutarel, à Istres, en grève pour des effectifs

    Au collège Élie Coutarel, la ligne rouge a été franchie. « Deux assistants d’éducation (AED) sont en accident de travail avec plusieurs jours d’ITT suite à un événement survenu la semaine dernière, commence une enseignante qui souhaite garder l’anonymat. Il y a eu une bagarre entre élèves le matin. Les parents sont venus les chercher et se sont à leur tour battus au sein de la vie scolaire. » S’il s’agit d’un acte isolé, cet épisode est « révélateur » d’un manque de moyens humains et d’une détérioration des conditions de travail, affirme l’équipe pédagogique, qui s’est mise en grève à l’appel de l’intersyndicale ce jeudi 26 mars. La Fédération des conseils de parents d’élèves soutient le mouvement.

    Postée à l’entrée de l’établissement avec ses collègues, Sylvie Petitjenet, professeure de français, témoigne : « On a eu douze conseils de discipline depuis le mois de janvier, alors qu’il y a eu deux semaines de vacances. Les faits de violence se multiplient. Les personnels sont agressés, les élèves s’étranglent entre eux, c’est quasiment incontrôlable. Donc tout le monde a peur pour sa sécurité. On est démunis. »

    Des angles morts

    Dans ce collège de 724 élèves, une seule conseillère principale d’éducation (CPE) est à l’œuvre. Côté encadrants, 5,5 équivalents temps plein sont chargés de surveiller les scolaires. Embauché l’an dernier pour s’occuper de la 3e classe du dispositif micro-collège, Santiago Gutierrez prête régulièrement main-forte aux AED. « Je vois bien que je suis bien plus qu’un renfort, que je suis quasi indispensable. (…) On n’arrive pas à être deux dans le hall, trois dans la cour, un à l’entrée et dans les étages. » L’agent déplore l’impact de ce manque d’effectifs pour les élèves. « On a beaucoup plus de cas de harcèlement ou de situations compliquées et on a de plus en plus de mal à les détecter, parce qu’on est tout le temps en train d’éteindre les feux. Il y a des angles morts. »

    Les enseignants eux-mêmes doivent « venir en renfort » en cas de problème, « intervenir quand il y a des malaises d’élèves », l’infirmière n’étant là qu’un jour par semaine. « Notre psychologue conseillère d’orientation vient de partir, on ne sait pas si elle va être remplacée, idem pour notre assistante sociale qui part en juin, donc quasi-tout le personnel médico-social est parti », révèlent trois professeures.

    « On ne peut pas se substituer au rectorat, qui est censé nous donner des moyens pour fonctionner », dénonce Lisa Laface, enseignante de lettres modernes syndiquée à la CGT Éduc’Action. « Ce n’est pas un climat apaisé, propice à la concentration et au travail, reprend une de ses collègues. D’autant que les élèves sont 31 par
    classe.
     »

    L’équipe pédagogique demande le recrutement de deux AED à temps plein et d’un CPE supplémentaire, d’accompagnants des élèves en situation de handicap, ainsi que des jours de présence supplémentaires de l’infirmière.

  • La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la Préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La Préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la Préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà doté de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la Préfecture, qui met l’accent sur la période « pré-électorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégré dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il.

    De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. «Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibérée, la décision devrait être rendue la semaine prochain.

  • Stéphane Ravier condamné en famille à l’inéligibilité

    Stéphane Ravier condamné en famille à l’inéligibilité

    Le sénateur Stéphane Ravier (ex-RN ex-Reconquête) et sa nièce Sandrine d’Angio, actuelle tête de liste RN dans les 13-14, qui lui avait succédé en septembre 2017 en mairie du 7e secteur, ont été déclarés coupables de favoritisme dans trois marchés publics passés entre 2016 et 2019 et artificiellement fractionnés pour échapper au seuil de mise en concurrence.

    La procédure découle d’un audit en 2019 de l’Agence française anticorruption qui découvre que des marchés ont été attribués sans publicité ni mise en concurrence : un marché de 24 000 euros à une société qui s’était déjà vu attribuer des marchés de 15 200 euros, 24 000 euros et 7 560 euros pour les mêmes prestations, ce qui aboutissait, compte tenu de l’homogénéité des services fournis, à un marché public global dépassant largement le seuil de 25 000 euros HT à partir duquel une procédure de mise en concurrence formalisée s’impose. Ces contrats qui portaient sur la stratégie digitale, la communication sur les réseaux sociaux, le référencement et la mise à jour du site internet, présentaient en outre un coût élevé et non justifié.

    « Je signe mécaniquement »

    Alors qu’il vient de voir une condamnation confirmée en appel la semaine dernière pour prise illégale d’intérêt -le recrutement irrégulier de son fiston en mairie- Stéphane Ravier a écopé hier de 3 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Sa nièce Sandrine d’Angio, toujours conseillère régionale et départementale et tête de liste RN dans les 13-14, est condamnée à 5 000 euros d’amende dont 2 000 euros avec sursis. La même peine complémentaire obligatoire d’un an d’inéligibilité, sans exécution provisoire au vu de l’ancienneté des faits, leur est infligée. Ils devront verser 1 500 euros de frais à la Ville de Marseille.

    Selon le jugement rendu mardi, « Stéphane Ravier a engagé un montant substantiel d’argent public en violation des règles de la commande publique, qui approche du double du seuil à partir duquel une procédure de mise en concurrence formalisée s’imposait ». Ravier avait dit à l’audience s’en remettre à son administration « point barre » (sic). « Je signe mécaniquement parce qu’il faut ma signature pour payer », avait précisé M. Ravier au tribunal qui lui a répondu mardi que c’était précisément à lui de « déterminer de manière adéquate les besoins de la mairie de secteur et d’établir un cahier des charges ». Pour les juges, ces deux anciens maires de secteur « n’ont pas fait un usage adapté de l’argent public qui leur était confié en tant qu’élus » alors que les règles de la commande publique ont pour objectif aussi de « contribuer à l’effort de moralisation tant de la vie politique que de la vie économique ». « Ces atteintes à la probité contribuent à fragiliser la confiance des citoyens dans les institutions et la cohésion sociale. »

  • Soins palliatifs : l’unité de Sainte-Marguerite menacée

    Soins palliatifs : l’unité de Sainte-Marguerite menacée

    Elle a été inaugurée à l’été 2025 et est déjà menacée de fermeture provisoire d’après SUD Santé : la nouvelle unité de soins palliatifs de l’hôpital Sainte-Marguerite (9e) évolue dans une « situation extrêmement préoccupante », lit-on dans un communiqué diffusé vendredi par le syndicat. Pensée pour accueillir à terme une vingtaine de lits, l’unité n’en compte pour l’instant que sept et fonctionne aujourd’hui avec un seul praticien à temps plein, contre les trois initialement prévus. « Malgré des locaux neufs, du matériel adapté et des équipes soignantes qualifiées, formées et pleinement engagées, l’unité ne peut fonctionner normalement en raison d’un manque criant de médecins spécialisés, s’indigne SUD Santé. Cette situation fragilise gravement la continuité des soins et fait peser un risque direct sur la prise en charge des patients en fin de vie, dont certains sont intransportables. » C’est dans ce cadre que le syndicat dénonce un « manque d’anticipation dans le recrutement médical » et réclame « des moyens humains pour assurer le fonctionnement normal du service », « la mise en place urgente de solutions médicales pérennes et non précaires » et une « véritable politique d’attractivité pour les spécialités en tension ». Une alerte qui fait écho aux débats organisés ce lundi à l’Assemblée nationale (lire page 24), où sont discutés l’accès aux soins palliatifs et le droit à mourir.

  • En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    Dans le contexte de l’augmentation annoncée du budget de la Défense
    (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards si le projet de loi finance est voté), et au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant la volonté de porter les dépenses de la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 à 449 milliards d’euros (avec l’objectif d’avancer à 2027 au lieu de 2030 l’objectif d’un budget annuel de défense de 64 milliards d’euros), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre, Farandou, est déjà sur le pont.

    Ce dernier était dans le Var, vendredi, pour visiter deux entreprises liées à l’industrie de la Défense. Première étape : le site de Naval Group, à Ollioules, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission pour les navires. Il a pu y découvrir les dispositifs de surveillance de missions et les outils anti-drones, ainsi que le projet « Synergie », qui consiste en une plateforme souveraine sécurisée au sein de Naval Group pour développer des logiciels embarqués, en s’appuyant, notamment, sur l’IA.

    Une future initiative

    avec France Travail

    L’entreprise compte recruter 1 500 salariés dans le Var et 10 000 en France d’ici 5 ans. Un enjeu d’importance pour lequel l’État « doit aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin », affirme le ministre, qui annonce la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail pour réussir ce défi stratégique pour notre pays. » Il s’agira « d’aider les entreprises à remplir les emplois dont on a besoin, et aider les personnes à trouver du travail. C’est un enjeu de formation, avec un écosystème à mettre en place autour des universités et écoles. France Travail en sera le bras armé, pour coordonner l’ensemble des forces vives », développe-t-il, sans entrer dans les détails, précisant que le projet sera « partagé avec le ministère de la Défense, qui sera le donneur d’ordres. Il faut aussi citer le président de la République, qui a compris que les enjeux de défense étaient absolument clé. »

    Ensuite, direction La Seyne, sur le site de l’entreprise Acti, spécialisée dans la chaudronnerie, engagée dans différents secteurs, dont le naval défense, travaillant à ce titre avec Naval Group. « La défense est un écosystème. Naval Group a besoin d’un réseau de sous-traitants et Acti y participe », souligne l’ancien patron de la SNCF, qui reconnaît toutefois que ces « petites entreprises » peuvent se concurrencer « sur les ressources humaines », argument fondateur pour la mise en place de l’initiative France Travail. Revendiquant 200 salariés, Acti souffre cependant de difficultés de recrutement, la chaudronnerie peinant à attirer malgré des perspectives d’évolutions horizontales et verticales. « Il faut aller chercher les jeunes mais aussi les seniors », milite Jean-Pierre Farandou. « Pour pouvoir se défendre, il faut arriver au plein-emploi. »

    Une jeunesse toutefois bien représentée au sein des ateliers de production, de quoi ravir le ministre : « Ce sont des métiers nobles. Que les jeunes qui cherchent leur voie viennent dans l’industrie. Les dirigeants ici savent repérer les jeunes qui ont de l’envie pour leur apporter des formations. De plus, l’industrie de la défense est majeure sur ce territoire. » Jean-Pierre Farandou sera de retour dans le Var le 23 avril, pour le Toulon Défense Event.

  • Baumettes : l’ex-directrice témoigne de son calvaire

    Baumettes : l’ex-directrice témoigne de son calvaire

    Elle est arrivée à l’audience de la 7e chambre de Marseille escortée par ses gardes du corps, visages masqués comme elle. Figure longiligne compressée dans son uniforme de l’Administration pénitentiaire, coiffée du tricorne, elle a retiré son épais gilet pare-balles pour s’entretenir avec ses trois avocats.

    Depuis que l’organisation criminelle DZ Mafia a mis un contrat pour l’assassiner, l’ancienne directrice du centre pénitentiaire des Baumettes est sous protection. La Marseillaise avait révélé, le 3 décembre 2024, sa suspension et son exfiltration après la diffusion, sur des réseaux sociaux, de sa mise à prix. « Marseille. 120 000 euros pour la tête de la directrice des Baumettes. » Le post sur TikTok affichait la marque DZ Mafia avec la mention « On vous parle gentiment, vous ne voulez pas comprendre. » Des menaces d’autant prises au sérieux qu’étaient interpellés, la veille, deux jeunes armés et cagoulés à proximité du domicile d’un de ses adjoints. Tout serait orchestré par un des chefs de la DZ Mafia écroué aux Baumettes après un différend sur ses conditions de détention.

    Ce mardi, la fonctionnaire aux 30 ans d’ancienneté a pris la parole au procès de deux détenus accusés d’« apologie de crime » et d’« acte d’intimidation envers un dépositaire de l’autorité publique ». Ils ont relayé en mars 2015, sur leur compte Snapchat, l’appel à l’éliminer. « Ce que vous avez publié a bouleversé ma vie », a-t-elle lancé à Othmane, 30 ans, en visioconférence depuis la prison de Nantes. « Ma vie a complètement changé. C’est un appel à l’assassinat réel avec pour moi un risque majeur de mourir », ajoute la quinquagénaire. « Depuis un an, je suis protégée. Je prends énormément de risques à être là. Je suis partie précipitamment pour un poste que je n’ai pas choisi. Je suis partie seule pour sauver ma vie. Un an que je suis à l’isolement. Vous avez brisé ma vie. » Son avenir professionnel ? « L’Administration pénitentiaire, je l’ai aimée, mais je vais la quitter. J’avais travaillé trois ans sur le projet des Baumettes 3. J’ai été arrachée en plein vol à six mois de l’ouverture. »

    « Je suis désolé d’avoir relayé cette info. J’ai fait le con », se repent Othmane, 11 mentions au casier, dont le viol d’une prostituée, et libérable en 2033. Il jure n’avoir rien à voir avec la DZ Mafia. « J’ai repris ça sur TikTok. J’ai vu que c’était problématique, mais j’ai tellement rien à voir avec tout ça. Je ne connais pas Marseille, je n’ai jamais été aux Baumettes. » Pour le confondre, les Renseignements pénitentiaires, dont les informations sont couvertes par le secret-défense, ont produit des captures d’écran de son compte « Cellule frappe » orné d’un émoji de Kalachnikov. « Vous participez indirectement au recrutement d’un tueur et ça banalise l’offre d’emploi pour venir tuer un représentant de l’état », lui lance la présidente.

    Sabrina, 30 ans, détenue à Rennes, a refusé de comparaître. Avec 17 mentions au casier pour de nombreux vols, la délinquante marseillaise, un temps sous surveillance pour radicalisation, a dit en garde à vue avoir « fait circuler cette story à titre informatif » sur son compte « LibérezmoiDZ », se disant « effarée à tel point qu’on était des fous à Marseille ».

    Pour le parquet, « cette affaire s’inscrit dans un contexte de déstabilisation de l’Administration pénitentiaire par le crime organisé », précédée « d’attaques concertées révélatrices d’une volonté d’intimider l’administration et la République française pour imposer sa loi ». à ses yeux, « ils sont prêts à monter dans le train du crime organisé avec l’objectif de faire une administration faible et permissive ». De requérir 2 ans dont 6 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans, indemnisation de la partie civile, 5 ans d’interdiction de séjour à Marseille et de port d’armes.

    « C’est un compte privé, il n’y a pas d’apologie, pas d’intimidation », oppose Me Flore Nanchino, qui plaide la relaxe. « C’est stupide, immoral, débile, mais pas pénal. » Délibéré le 28 janvier.

  • Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Un instant « solennel » pour « honorer le souvenir » des disparus mais aussi un « moment de reconnaissance en cette année intense, sans aucun répit ni sur le front du secours ni sur celui des feux », a introduit ce samedi 6 décembre, Richard Maillé, président du Sdis (Service départemental d’Incendie et de Secours) 13 à l’occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe, protectrice de ceux qui affrontent le feu et le danger.

    Dans le hall cathédrale de l’Hôtel du Département, des hommes et femmes casqués plutôt habitués au terrain, à raison d’une intervention toutes les 3 minutes. Le Sdis 13 étant l’un des plus importants de France avec 1 250 sapeurs-pompiers professionnels et 4 700 volontaires. La collectivité poursuivant une « politique volontariste du recrutement malgré la pression financière », s’est félicité Richard Maillé, ils seront 75 à venir compléter les rangs annonce-t-il. Soit une augmentation de plus de 23% en dix ans, ajoute-t-il.

    « Depuis 2015, nous mettons en avant la protection des biens et des personnes », a martelé Martine Vassal, présidente DVD du Département qui en a profité pour adresser un message au préfet Jacques Witkowski.

    Un « modèle atypique »

    « J’espère que vous resterez un long moment dans nos murs, je suis persuadée que vous allez être l’homme de la situation », a-t-elle lancée, rappelant que « nous sommes dans un département particulier où vous avez tous les risques sauf celui des avalanches ». Pour les pompiers, « pas d’économie, que des dépenses pour du matériel et des casernes du XXIe siècle », poursuit l’élue qui prévient : « Les recettes ne sont pas extensibles. » Pour elle, « les départements sont en danger », estimant que « sans eux c’est une régression de la démocratie ». Elle insiste : « Il va falloir qu’au plus haut niveau de l’État, on travaille sur l’équation des recettes et des dépenses, Monsieur le préfet. »

    Le représentant de l’État se bornera à la lecture du message de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, défendant un « modèle atypique fondé sur le volontariat qui nous oblige ». Les sapeurs pompiers vont également pourvoir bénéficier de trimestres supplémentaires pour la retraite « dans un décret pris dans les prochains jours », a promis le ministre.

    Cette cérémonie a également été l’occasion de remise de médailles de la sécurité intérieure, échelon bronze argent ou or, et de casques pour la 55e promotion de professionnels, baptisée du nom d’Emma Bouquet, tragiquement décédée à 21 ans en février et, volontaire au centre d’incendie et de secours d’Eyguières depuis 2 ans.

  • Le Village d’enfants SOS organise une journée pour recruter des éducateurs

    Le Village d’enfants SOS organise une journée pour recruter des éducateurs

    SOS Villages d’enfants propose des postes d’éducateurs familiaux en CDI et d’aides familiales en CDI et CDD. Cette réunion d’information se déroule à partir de 14h ce mardi, au Parc du Roy d’Espagne, suivie d’entretiens individuels.

    Situé au sud de la ville, près des calanques, ce village ouvert en 1972 est le plus grand du réseau SOS : onze maisons familiales, une maison commune et deux appartements accueillent actuellement 63 enfants dans un cadre « chaleureux et sécurisé ».

    L’accompagnement repose sur une équipe pluridisciplinaire de plus de 30 professionnels avec différents dispositifs (Maison des familles, Espace de transition pour les 14-17 ans, studios pour jeunes majeurs…).

    Inscriptions : mdavid@sosve.org.

    10, allée Yvon-Morandat (8e).

  • Des professeurs toujours attendus au lycée Langevin à La Seyne-sur-Mer

    Des professeurs toujours attendus au lycée Langevin à La Seyne-sur-Mer

    C’est une situation devenue trop récurrente dans certains établissements scolaires varois. Après le lycée Raynouard de Brignoles, où une enseignante de spécialité en Terminale STMG, absente depuis le début de l’année scolaire, n’a pas été remplacée, c’est au tour du lycée Langevin de La Seyne-sur-Mer de dénoncer une situation similaire. Un enseignant en génie électrique option électrotechnique (cours en seconde TNE et en Terminale Mele), et un autre en génie industriel des structures métalliques (cours en première TCI et en seconde Remi) manquent à l’appel depuis septembre. Pour compenser, « certains collègues ont pris quelques heures de classe ponctuellement sur du remplacement courte durée, mais ce n’est pas une solution pérenne », regrette Bruno Combette, professeur d’histoire-géographie et délégué FSU.

    Ces deux absences ne sont pas isolées. « Trois autres postes, en physique-chimie, en spécialité architecture et conception et en sciences numériques et technologie, n’ont été pourvus que début novembre, et les élèves ont perdu deux mois dans ces matières. Et, depuis deux semaines, un enseignant en génie industriel bois est également absent », déplore Jessica Moussouni, parent d’élève et déléguée FCPE. Une situation qui pénalise lourdement les élèves concernés, surtout en classe de Terminale : « Cette carence crée une inégalité manifeste de traitement par rapport aux autres élèves de l’académie, compromet gravement la continuité pédagogique, et met en péril leurs chances de réussite », dénonce-t-elle.

    Des problèmes de recrutement structurels

    Pourtant, certaines absences, notamment celle du professeur en génie industriel des structures métalliques, étaient prévues et auraient pu être anticipées : « C’est davantage qu’un problème organisationnel, explique Bruno Combette. Ce sont des disciplines particulières avec des problèmes de recrutement globaux. Ces professeurs sont des professionnels et il y a peu de candidats au concours, car les métiers du professorat sont peu attractifs. C’est difficile de trouver des remplaçants contractuels pour ce genre de disciplines. C’est un vrai problème car ce sont des matières à gros coefficients. »

    Si l’enseignant évoque des difficultés « à avoir des contacts directs avec le rectorat », il pointe avant tout « une défaillance de l’État. On ne va pas jeter la pierre sur une ou deux personnes au rectorat, car ils ont aussi des postes vacants ».

    Contacté, le rectorat de Nice n’a pas répondu à nos sollicitations.