Tag: rassemblement

  • En colère contre la baisse des subventions des associations

    En colère contre la baisse des subventions des associations

    Cette mesure risque à terme de faire disparaître certaines associations et va porter un coup fatal à l’âme de notre village » : l’argument du collectif d’associations qui appelait dimanche à se rassembler sur le marché pour dénoncer la baisse des subventions attribuées aux associations décidées lors du dernier conseil municipal.

    Quelque 250 personnes ont répondu à l’appel, sachant que la pétition qui demande au maire de revoir sa copie a déjà rassemblé près de 900 signatures dans un village qui compte 1 700 habitants. « Rien ne justifie une coupe de 35%, soit 15 000 euros dans un budget de 2 millions d’euros. La commune à un endettement très faible, une situation financière saine », dénonce un participant. Un autre souligne que les associations culturelles sont prioritairement touchées. Et de demander une table ronde rassemblant élus, associations et population pour une réflexion collective. Les élus de l’opposition Simonne Chagniard, Marion Andlauer, Kamal Lorenzo, Florent Mongin participaient à la manifestation.

  • Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Cette mobilisation était organisée par SUD-PTT, dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale contre la répression syndicale. Pour Yann Remlé, représentant syndical, la situation de Didier Rochette facteur des Pennes-Mirabeau, illustre cette problématique « on n’a pas les moyens d’endosser la charge de travail qu’on nous demande, c’est ce que Didier dénonçait. Il défendait le service public ! », assène-t-il.

    Facteur depuis 1999, le militant de Sud avait dénoncé l’organisation interne au bureau. Une plainte contre lui de sa direction a été classée sans suite. Sa révocation a été réclamée, mais au vu « du contexte de l’établissement » et les « difficultés rencontrées dans les directives données par ses managers », le Conseil de discipline qui l’a convoqué à Paris fin avril dernier a finalement voté à l’unanimité pour une exclusion temporaire sans rémunération de deux ans, dont un avec sursis.

    Depuis, pour Didier Rochette c’est « la galère », notamment financière déplore ce père de famille qui se sent mis « au ban de la société ». « À mon âge, je ne sais pas où je pourrais trouver du travail, ni dans quel état je serai quand je reprendrais mon poste », souffle le postier qui a l’intention de contester cette décision en justice. Une pétition de soutien a été signée par 350 usagers de sa tournée. Samedi, 550 euros ont été récoltés dans la caisse de solidarité lui étant dédié.

    « Ce qui se passe aux Pennes, se passe partout », martèle Yann Remlé, dénonçant une « stratégie pour exterminer la contestation, syndicale et sociale ». Le représentant de SUD-PTT tire la sonnette d’alarme : « On se dirige à la Poste, à la SNCF, à l’Éducation nationale, dans les hôpitaux et dans tous les services publics, vers la situation de France Télécoms ».

  • Gauche et syndicalistes rassemblés contre le RN

    Gauche et syndicalistes rassemblés contre le RN

    Être présents ce soir, c’est refuser le silence et l’habitude, et que la présence du RN devienne une normalité. » Le conseiller municipal Nicolas Féraud (PCF) donne le ton du rassemblement de vendredi soir, sur le parking de la Maison de la mer de Fos, à l’initiative de l’opposition de gauche au conseil municipal.

    L’élu communiste, portant la parole du groupe Notre Fos, a dénoncé le prêt de la salle communale par le maire d’extrême droite Philippe Maurizot à trois députés RN pour leur réunion publique. « Le nouveau maire de Fos n’assume pas ce qu’il est, ses choix politiques, mais fait de Fos la vitrine de l’extrême droite », affirme Nicolas Féraud. « On tente de nous opposer les uns les autres, un jour les immigrés, l’autre les retraités, demain les jeunes. Halte à la division, aux cases qui nous isolent », conclut-il.

    Les participants sont de cet avis. « La CGT a toujours été contre le RN qui agit contre les travailleurs et les syndicalistes » tance Frédéric Bruno, de la CGT Marcegaglia. « Ils font semblant de servir nos intérêts de classe mais c’est que du fake, car ils refusent de voter l’augmentation des salaires et veulent en terminer avec nos cotisations sociales, qui font la Sécu et les retraites, pour aller vers un système à l’américaine », observe le syndicaliste.

    « La Provence, nous on l’aime, mais pas eux » rebondit Jean-Philippe Murru, communiste fosséen. « La Provence est cosmopolite, elle s’est faite avec les Italiens, puis avec d’autres immigrés. Les RN vivent dans le fantasme ! Celui d’une race donnée pour un territoire donné », développe-t-il.

    « Une première étape »

    Cette histoire, Anne-Charlotte Cipreo, 16 ans, la connaît. « Ma meilleure amie est réfugiée, et y’a des gens qui auraient aimé qu’elle meure dans son bateau. Mon combat part de là », lâche-t-elle.

    Olivier Bonnet, insoumis de Fos, regrette l’utilisation de la Maison de la mer, « lieu de convivialité par excellence où les associations font leurs fêtes de fin d’année, le Téléthon ou les oursinades ». « Que ce lieu serve à distiller un discours de haine et de racisme nous est insupportable », dénonce le militant.

    Un rassemblement « bon enfant » en somme, comme l’assure Nicolas Féraud, conclu par un « siamo tutti antifascisti » collectif. « Notre message vise à s’organiser collectivement contre le RN, pas contre les urnes. Il y aura d’autres combats à mener, c’est une première étape », promet l’élu.

  • Mobilisés contre les violences en milieu scolaire à Avignon

    Mobilisés contre les violences en milieu scolaire à Avignon

    La maman, présente, a simplement adressé des remerciements. Tandis que l’organisation les Résiliantes, à l’initiative du rassemblement a, par la voix de sa représentante Sabah Boutahar, demandé à ce qu’il n’y ait « aucun acharnement ». Elle a également rappelé que le système éducatif est « très exigeant » et que les enseignants sont « trop souvent laissés seuls dans des situations complexes ». Elle demande davantage de réactivité en cas d’alerte, estimant que « la réaction a ici été trop longue ».

  • Pamar : même lutte, nouvelle direction

    Pamar : même lutte, nouvelle direction

    « On a eu des rencontres et ça, c’est le grand changement », reconnaît Kalathoumi Ibouroi. Pourtant, la déléguée syndicale CGT des salariés de Pamar ne désarme pas : « Les Pamar ne refusent jamais le dialogue, mais ces discussions ne nous mènent nulle part. »

    Entourés de nombreux soutiens venus des UL CGT Saint-Lazare, Centre, Quartiers Nord, Martigues, Cheminots, Croix Rouge et Indecosa, les huit salariés sont venus demander, devant la clinique Beauregard-Vert Coteau, leur réintégration dans des conditions de sécurité garanties. Mais, après une victoire au tribunal des prud’hommes de Marseille, puis une autre devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, il y a encore un hic à la reprise : « La cheffe de service à l’origine du conflit, est restée en poste », précise Kalathoumi Ibouroi.

    Pour rappel en 2024, les salariés de la blanchisserie avaient interpellé l’inspection du travail pour alerter de manquements graves à l’hygiène dans le procédé de traitement du linge et d’un management agressif. Quelques jours plus tard, ils déposaient une plainte au commissariat contre la cheffe de service suite à des menaces de mort à l’encontre des salariés.

    Il y a quatre mois le groupe Almaviva, 4e plus important groupe de cliniques privées en France, détenu à 60% par le fonds koweïtien Wren House Infrastructure, a repris le groupement des huit cliniques privées Sainte-Marguerite. Il hérite également du contentieux qui dure depuis plus de deux ans avec les salariés de sa filiale Pamar.

    Dernier point de blocage

    Devant la clinique ce jeudi, le tractage des militants était tout juste en cours. Deux représentants de la direction d’Almaviva et une de la clinique Beauregard-Vert Coteau sont venus à la rencontre des manifestants. La dernière s’est dite « désolée » ne voyant « pas de lien avec Beauregard ». Pour les salariés, le lien est pourtant évident : « C’est grâce à notre travail que votre établissement et tous ceux du groupe peuvent fonctionner. C’est grâce à notre lutte que vous avez obtenu l’assurance que le linge et les tenues de travail des soignants sont impeccablement traîtés parce que des contrôles ont obligé Pamar à respecter le bon process. »

    La direction d’Almaviva précisait : « Il y a des choses que nous proposons de mettre en place, mais ce ne sont pas les solutions qu’ils souhaitent. » Pour les salariés, la reprise ne tient qu’à une condition : « Nous avons accepté de travailler sous la direction de l’ancienne directrice qui, pourtant, n’a rien fait pour protéger ses salariés. Mais il est inacceptable que nous, victimes de ses menaces de mort, reprenions le travail sous le management de cette cheffe de service. » Sonia, salariée, insiste : « Nous voulons retourner travailler, mais il reste ce point de blocage qui est notre principale revendication : sa mutation ! » Or, dans cette déjà trop longue lutte, l’ultime levier semble difficile à actionner. « Sous mandat », en tant que représentante de section syndicale FO, « cette salariée est protégée », souligne la direction. Contacté, le syndicat n’était pas joignable à l’heure où nous écrivions ces lignes. Manu Roux, secrétaire de l’UL CGT Centre, lance en signe de revoyure : « Le temps passe, il y a urgence. Nous serons toujours là pour nos camarades. »

  • [Contre les violences faites aux mineurs] À Montpellier « La parole est dite. C’est à nous d’entendre les victimes »

    [Contre les violences faites aux mineurs] À Montpellier « La parole est dite. C’est à nous d’entendre les victimes »

    Des cris d’indignation que le président de la République a semblé vouloir éteindre. Le 10 juin, à l’issue du Conseil des ministres, Emmanuel Macron déclarait : « On ne répond pas à un drame par des cris. » Des mots perçus comme indécents par ceux qui ont fait le choix d’être présents ce lundi 15 juin devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Des propos aussi perçus comme une forme de victimisation secondaire par ceux qui ont été et sont encore confrontés à des violences sexuelles.

    À cela, la présidente de l’association Les Tricoteuses Hystériques, relais local de l’appel national, répond : « Quand un système choisit de ne pas protéger, il construit les conditions de la récidive. Le cas de la famille Barella est la démonstration de ce que beaucoup dénoncent depuis des années. Selon la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, soit plus de 400 par jour. Une victime sur cinq porte plainte, et parmi celles qui trouvent le courage de parler, la majorité ne trouvera jamais justice.» Tels sont les mots qui ont ouvert ce rassemblement.

    Ce soir-là, les statistiques ont pris des visages. Parmi la foule, une mère s’avance, les larmes aux yeux, pour témoigner de l’histoire de ses jumelles, aujourd’hui âgées de six ans. « À l’âge de trois ans, mes filles rentrent de chez leur père en me disant : papa me touche, papa me fait ça. Je suis allée porter plainte et celle-ci a été classée sans suite. Elles sont traumatisées. Il y a eu un signalement de l’école, une photo de fissure anale. Pourtant, le procureur a demandé il y a deux semaines un réquisitoire de non-lieu. Personne ne nous aide, personne ne croit mes enfants. » Dans la foule, des visages se ferment, des personnes crient, scandalisées. Beaucoup pleurent, aussi.

    Plus tard, c’est une jeune fille de seize ans qui prend la parole. « À quinze ans, je me suis fait violer en boîte de nuit. C’était la première fois que j’y allais. Deux mois après, je porte plainte. Et le policier me dit : “Mais mademoiselle, fallait pas être en boîte” » Un an plus tard, son agresseur n’a eu droit qu’à une garde à vue. « Honte à la police ! », s’exclame-t-elle devant la foule.

    Il y avait aussi cette femme, qui parlait de l’agression de sa fille de deux ans et qui remercie les policiers. Elle raconte avoir été bien accompagnée : « La police a été super et a fait une enquête, ma fille a été entendue, ainsi qu’une nounou qui estimait que je lisais trop de livres et que le père, le violeur, était tout à fait charmant. » Un mois après, une saisie en référé a abouti à une suspension du droit de visite et d’hébergement du père. Mais ce dernier a fait appel. « On est alors passé devant une juge plus âgée qui a commencé l’audience par : “Vous savez, madame, des études scientifiques montrent qu’on ne peut pas se fier à la mémoire d’un enfant de moins de six ans. Vous avez fait confiance à cet homme pour faire un enfant avec lui, pourquoi s’en méfier maintenant ? Madame, il va falloir vous entendre avec monsieur pour l’éducation de votre enfant. » Finalement, le jugement a estimé qu’il n’y avait pas de risque avéré et pas de raison d’empêcher le père de voir sa fille. « La police m’a aidée. La justice, non. »

    Manque de formation des professionnels

    Un manque de formation des officiers de police judiciaire (OPJ) et des magistrats que dénoncent plusieurs participants. Un déficit qui se retrouve à tous les niveaux, et que pointent aussi ceux qui travaillent au quotidien auprès des victimes. Mohamed Amine Ali, étudiant en formation d’éducateur spécialisé, témoigne : « Je suis amené à accompagner des jeunes qui ont certaines problématiques, dont la majorité ont subi des violences sexuelles ou de l’inceste. Mais du fait du tabou qui entoure le sujet, le problème n’est pas traité, car les professionnels ne sont pas formés. On parle souvent de libérer la parole des victimes, mais selon moi ce n’est pas là que se situe le problème. La parole est dite. C’est à nous, en tant que professionnels, d’être en capacité de l’entendre et de l’écouter. On a une grosse marge de progrès. » Une des nombreuses raisons pour lesquelles ces personnes étaient réunies ce lundi soir, et le seront les lundis suivants. Ce soir-là à Montpellier, on ne répondait pas à un drame par des cris. On répondait par des noms et des faits.

    En ce sens, une plateforme a été créée le 12 juin. « Classes-sans-suite.com » permet à toute personne de témoigner d’une plainte qui n’a pas été prise en compte ou déposée. En 81 heures : 80 500 connexions et 1 957 témoignages…

  • Liquidation judiciaire pour Solution 30

    Liquidation judiciaire pour Solution 30

    De quoi mettre sur le carreau les 130 salariés, dans la région, de ce sous-traitant d’Orange.
    La CGT FAPT et la CFDT organisaient un rassemblement devant la juridiction, demandant notamment des comptes à la maison-mère luxembourgeoise.

  • [Entretien] Jean-Frédéric Déjean, PCF : « Notre démarche unitaire est pertinente »

    [Entretien] Jean-Frédéric Déjean, PCF : « Notre démarche unitaire est pertinente »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir quitté vos responsabilités au PCF ?

    Jean-Frédéric Déjean : Car les statuts du PCF préconisent de ne pas occuper le même poste plus de neuf ans. Après trois mandats, c’est l’occasion de donner des responsabilités à quelqu’un d’autre. Je ne quitte pas le Parti ! J’accompagnerai la suivante, Margaux Efthimiadi-Alpe, élue le week-end dernier, je continuerai à militer activement et à jouer le rôle d’élu municipal et communautaire.

    Quels sont les enjeux du mandat municipal malgré la défaite ?

    J.-F.D. : Je retiens que malgré tout, les scores ont placé une liste d’union de la gauche portée par un communiste en tête. Il faut mesurer la qualité de notre travail : nous avons augmenté notre score de plus de 2 000 voix au 1er tour comparé aux municipales de 2020. Idem au 2nd tour, où on en fait 600 de plus, alors que Patrick de Carolis en perd au lieu d’être réélu au 1er tour. Cela démontre que notre démarche unitaire est pertinente et que la gauche n’est pas morte à Arles.

    Quelle est votre plus grande fierté après 10 ans à la tête de la section du PCF arlésien ?

    J.-F.D. : Notre capacité à renouveler nos adhérents. Nous avons perdu des camarades âgés, mais aussi réussi à faire venir de nouvelles adhésions et maintenir un effectif équivalent à mon arrivée en 2016. La section est active en dehors de la vie municipale : loto, ferrade, drôle de Noël, solidarité avec Cuba et 1336… Je retiens les 3 semaines de législatives en 2024 où tout le peuple de gauche s’est rassemblé sans se disputer, c’était la première fois que je voyais un tel enthousiasme. C’est là que le désir d’Union pour Arles s’est créé.

    Quel rôle a tenu le PCF dans votre parcours personnel ?

    J.-F.D. : Avant d’être secrétaire de section en 2016, j’ai effectué une formation de cadre. Il y a une volonté dans le Parti d’accompagner les adhérents dans l’acquisition de connaissances économiques, philosophiques et sociologiques, ou l’animation de collectif. Entre mon adhésion en 2013 et aujourd’hui je ne suis plus le même homme. Je le dois à la bienveillance de mes camarades.

    Que comptez-vous faire lors des prochaines échéances électorales ?

    J.-F.D. : Mon engagement c’est avant tout de consolider le rassemblement de la gauche citoyenne et écologiste à Arles, d’être présent sur le terrain dans le cadre de mes mandats. Concernant les échéances électorales, je n’ai pas de plan de carrière, ce n’est pas pour cette raison que je me suis engagé. Tout dépendra de l’état de l’union de la gauche, de ce que veulent les communistes et l’Appel d’Arles. Mais ça ne me ferait pas peur.

  • Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Il y a encore quelques semaines, ce type d’affaire serait peut-être passée inaperçue ou aurait créé un émoi, seulement limité au sein de l’école. Mais depuis deux semaines et le meurtre de la jeune collégienne Lyhanna mais également l’affaire du périscolaire à Paris, où une quarantaine d’animateurs a été suspendue pour des faits présumés de violences physiques ou sexuelles sur enfants, la question des agressions sur mineurs est d’une brûlante actualité.

    Un cas se fait jour dans une école publique d’Avignon. Une enseignante est soupçonnée de plusieurs faits de violences physiques envers un élève de CE2, mêlant humiliations et insultes racistes. Il y a pile un mois, la professeure des écoles aurait attaché l’enfant à sa chaise de classe à l’aide d’une corde à sauter. La maman a porté plainte dès le lendemain. D’après Ici Vaucluse, une enquête de police est ouverte et plusieurs témoins doivent être entendus.

    En attendant les avancées qui ne devraient pas être immédiates, la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) a déjà pris une mesure forte : « Une enquête administrative a été engagée afin d’établir précisément les faits. Dans l’attente de ses conclusions, l’enseignante a fait l’objet d’une mesure conservatoire de suspension », nous indique ce mercredi midi le rectorat. La mise en cause a été « reçue par son inspectrice de l’Éducation nationale ainsi que par les services de la DSDEN ». Dans l’autre sens, « la famille a été reçue par l’inspectrice et un rendez-vous va également avoir lieu avec les services de la DSDEN », précise le rectorat qui indique que le garçon présumé violenté n’est plus scolarisé dans cet établissement, de même que le reste de la fratrie.

    Rassemblement

    à 19 heures

    C’est dans ce contexte que le collectif Les Rési-liantes appelle à un rassemblement ce jeudi soir (19h) devant l’inspection académique. Dénonçant les violences en milieu scolaire, le collectif réclame « la protection effective des enfants concernés, la transparence sur les suites données aux signalements, le respect des principes d’égalité, de dignité et de non-discrimination au sein de l’école publique ». Si la prudence s’impose tant que les faits ne sont pas avérés, ce cas interroge plus généralement sur le fonctionnement du système éducatif. C’est ce que sous-tend le syndicat Unsa Éducation 84 qui, dans un communiqué, précise ne pas avoir été alerté au préalable de « difficultés spécifiques » dans cette école. Tout en « refusant que l’on jette l’opprobre sur l’ensemble d’une profession » le syndicat ne minimise pas : « Si les faits de maltraitance étaient avérés, ils seraient intolérables et contraires à toutes les valeurs que nous défendons. Nous demandons à l’administration de prendre ses responsabilités en matière de prévention des risques et de soutien effectif aux personnels et aux élèves. »

  • À Marseille, le lycée Saint-Charles attend toujours ses dotations horaires

    À Marseille, le lycée Saint-Charles attend toujours ses dotations horaires

    Inquiets de la baisse de l’enveloppe des heures attribuées à l’établissement par l’Inspection académique, les syndicats et les associations de parents d’élèves du lycée avaient obtenu un entretien en visioconférence le 7 avril dernier avec les services du rectorat. Sans réponse à ce jour, ils demandent à être reçus d’urgence.

    Dans un contexte de baisse générale des dotations globales horaires, les enseignants et parents d’élèves du lycée Saint-Charles sont particulièrement inquiets du manque de moyens attribués à leur établissement pour la rentrée prochaine et craignent voir « des enseignements mis en péril », précisant « des enseignements dont les membres de la commission nationale d’autoévaluation ont eux-mêmes souligné la pertinence et l’efficacité dans leur forme actuelle lors de leur venue l’an dernier ». Ils étaient montés au créneau du Rectorat en avril pour plaider en faveur de la marge d’autonomie. En dépit d’une oreille attentive, ils restent à ce jour sans réponse, or le dernier conseil d’administration aura lieu fin juillet.

    Requête urgente

    Comment, pour les enseignants, préparer la rentrée sans savoir ni quelles classes, ni combien leur seront confiées ? « Tout apport ou suppression d’heures entraîne une modification significative des services des enseignants », rappellent les syndicats et les deux associations dans un courrier adressé au recteur de l’Académie Aix-Marseille. Ils pointent l’urgence de la situation : « Il semble que la réponse de vos services n’interviendra qu’en juillet après affectation des élèves. » « Beaucoup trop tard », jugent-ils pour leur permettre de travailler sérieusement.